Skip to content

L’ETERNEL PARADOXE CENTRAFRICAIN : EAU POTABLE ET ELECTRICITE, A PORTEE DE MAIN, MAIS DIFFICILE A PRODUIRE

août 8, 2016

 

La RCA est un réservoir d’eau en surface et en sous-sol. Les chutes d’eau, on en compte plus d’une centaine sur l’ensemble du pays. Mais le déficit en eau potable est ahurissant. Quant à l’Energie hydro-électrique, c’est un cancer, inguérissable à la limite. Sodéca, Encerca, ont les mêmes problèmes. L’incapacité managériale notoire des directions générales à prendre le taureau par les cornes. Salaires exorbitants, avantages faramineux, frais de mission ruisselants de graisse, la vie s’arrête là. Les directeurs généraux se succèdent à la tête de ces deux (2) sociétés, sans faire bouger les lignes d’un micron. Et ce, avec la complicité et la complaisance des ministres de tutelle. Depuis l’indépendance, la Sodéca et l’Enerca sont  demeurés, telles que les colons ont légué. Et  pourtant, la RCA a évolué et regorge d’experts gestionnaires en mécanique industrielle, des experts en matière d’eau et assainissement. Ces diplômes ont-ils été truqués, ou sont-ils mérités ?

Des sociétés d’Etat, sur quarante (40) ans, tournent en rond. Ce qui nous autorise à douter de ces diplômes dont les gens se gargarisent. Les directions générales sont des repaires des prédateurs par excellence. Et cela , au vu et au su de tous. Les nominations ont pour dénominateur commun tribalisme, clientélisme, marchandage. La compétence et l’intégrité ne sont que des slogans creux, vides, juste pour caresser la Communauté internationale. Alors que cette Communauté internationale n’est pas bénéficiaire, c’est le misérable centrafricain au fond du village. Faut-il importer les directeurs généraux dans d’autres pays ? La Centrapalm complète le sombre tableau des sociétés d’Etat. Les nominations ne tiennent nullement compte des critères de compétence. Les ministres sont juste greffés à la tête des départements et ce qui se passe dans les sociétés ne les émeut nullement. Ils s’y complaisent et même s’y moulent harmonieusement, au point d’être dépendants des directeurs généraux. Que la ville de Bangui devienne un cyclope au plan d’éclairage, soit en panne sèche en terme d’eau, en rupture de stock en huile de palm, cela n’est l’affaire de personne. Les régimes, les hommes changent, mais le sinistre décor demeure.

Voyons les pays hyper désertiques comme l’Egypte, le Royaume du Maroc, la Libye, l’Harizona aux Etats-Unis, l’eau potable est disponible 24 heures sur 24 heures, en plein désert. L’Egypte doit la vie au fleuve Nil, l’unique qui traverse le pays. Il n’y a que des lopins de terre cultivable. La pluie est rare comme l’argent en RCA, une ou deux fois dans l’année, mais l’eau est disponible au robinet et de bonne et haute qualité. Le Maroc, d’Agadir au Sahara marocain, le désert aride à perte de vue, aucune herbe, même pas des touffes. Mais le Royaume du Maroc y a installé une grosse machine qui récupère l’eau de mer et la transforme en eau douce disponible dans tous les robinets. Imaginons le prix d’une telle machine relevant de la très haute technologie. Les gouvernements de ces pays sont au service du peuple. En RCA, les ministres sont au service de leurs tribus, de leurs régions, de leur ventre et leurs proches et rien d’autre. La majorité des pays cités, est Africaine, où les individus ont les mêmes diplômes que les Centrafricains. L’Ex-Empereur avait-il un doctorat, une  agrégation ? Et pourtant, c’est le grand bâtisseur de l’histoire de la RCA. Ceux qui ont étudié au temps de l’AEF et de l’Oubangui-Chari, sont plus intelligents, plus entreprenants, plus créateurs que les diplômés d’aujourd’hui, incapables de prouver leur savoir et leur savoir-faire. La RCA qui a pris le relais de l’Oubangui-Chari, a accouché des mécréants, des nuls, des incapables, des charlatans administratifs, des profiteurs, des assassins économiques, des truands, des détourneurs, des mafieux et conséquences logiques, le pays a plongé à pique et se retrouve au fond du gouffre. « A qui la faute ? », l’artiste musicien qui a composé cette chanson, a été inspiré de l’esprit du feu président-fondateur Barthelemy Boganda.

Les dettes de la RCA, par leur montant, on tombe en syncope. Mais le pays ne porte aucune trace de ces dettes colossales. Où vont les investissements ? Sont-ils tombés dans une poche trouée ? Les esprits des cadres centrafricains sont tordus, corrompus, mafieux, malhonnêtes et Touadéra sera comme une fourmi qui veut pousser un éléphant, une sardine qui bouscule une baleine. Les esprits sont pourris, les comportements sont exécrables, car les investisseurs, les bailleurs de fonds, les partenaires doivent acheter la signature d’un ministre, la virgule du directeur général, le point sur le i du chef de service, bref, sur toute la chaîne, il doit débourser de l’argent avant de s’installer pour donner du travail aux Centrafricains, développer le pays. Les hauts responsables se foutent du chômage, de la misère, de la pauvreté qui enveloppent le pays. Les investisseurs mafieux sont les bienvenus. Ils sont comme les hauts responsables. Ils ont l’argent à portée de main et distribuent à tout bout de champ, pillent les richesses du pays avec la complicité des hauts responsables et s’envolent pour d’autres cieux. Les Centrafricains ne voient que le chef de l’Etat, alors que les véritables responsables de leur malheur, ce sont les ministres et les directeurs généraux, les chefs de services jusqu’aux plantons. Dès que le régime tangue, ces mêmes personnes changent de vestes et sont les premiers opposants, histoire de quitter le navire pour un autre et ainsi de suite. La RCA malgré la bonne volonté, la détermination, l’engagement d’un chef d’Etat, est éternellement embourbée, noyée dans une mentalité et une moralité ordurières, exécrables, cancéreuses.

L’Energie, l’eau sont faciles à ramasser, mais se baisser devient trop pénible pour les ministres et les directeurs généraux. Tous les pays qui nous entourent, avancent, progressent, mais la RCA reste leur déversoir. Si l’on n’y prend pas garde, nos voisins seront nos colonisateurs en plus de la France. Les Centrafricains sont des valets, jouant les seconds rôles dans leur propre pays. Toutes les entreprises appartiendront un jour aux ressortissants des Etats voisins. C’est l’économie qui dirige et gouverne le monde et non la mafia, la politique d’autodestruction. Les Centrafricains hauts responsables, font du mal au pays et à leurs compatriotes. Ça alors !

 

Julien BELA

 

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :