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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES  

août 10, 2016

 

LE NOUVEL AMBASSADEUR DE FRANCE ATTENDU A BANGUI CE MARDI

Le nouvel ambassadeur de la France en Centrafrique, Christian Bader arrive à Bangui ce mardi 09 aout 2016, a-t-on appris de sources diplomatiques généralement bien informées.

L’information a été confiée au RJDH par plusieurs sources proches de l’ambassade de France en République Centrafricaine. C’est à bord d’Air France que le diplomate français arrivera en Centrafrique, son nouveau poste.

Christian Bader arrive à Bangui une semaine après le départ de Charles Malinas, l’ambassadeur sortant de la République française en Centrafrique qui a quitté Bangui le 02 aout dernier. Selon le décret du président français, l’ancien ambassadeur de la France en Centrafrique est appelé à d’autres fonctions. De sources diplomatiques, Charles Malinas est nommé ambassadeur de France dans un pays d’Europe Centrale.

Nommé le 04 décembre 2013, Charles Malinas est arrivé à Bangui sous la transition de Michel Djotodia. Il a représenté son pays dans de nombreux dossiers dont les plus sensibles sont la démission de Michel Djotodia, l’élection de Catherine Samba-Panza, la rencontre de Brazzaville ayant abouti à la signature de l’accord de cessez le feu entre les groupes armés, les consultations populaires à la base et les élections de janvier-février 2016.

Christian Bader nommé le 15 juillet dernier rejoint son poste au moment où la RCA a renoué avec l’ordre constitutionnel. Le dossier le plus urgent qui l’attend est celui du DDRR dont la France est l’un des principaux partenaires.

Christian Bader est le 23ème ambassadeur de la République française en Centrafrique depuis 1960.

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L’AUDITION DE JEAN FRANCIS BOZIZE REPORTEE A UNE DATE ULTERIEURE

Le parquet de Bangui a reporté à une date ultérieure l’audition de Jean Francis Bozizé, ancien ministre de la Défense. L’information a été confiée au RJDH par le procureur de la République Ghislain Gresénguet qui avance des raisons techniques.

Jean Francis Bozizé n’a pas pu être présenté au doyen de juge ce matin, malgré les dispositifs de sécurité pris au niveau du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Ce report est dû, selon le procureur de la république à un problème technique qui va être réglé sous peu « l’audition n’a pas eu lieu pour des raisons techniques au niveau du doyen des Juges d’instruction » confié Ghislain Gresénguet sans donner des précisions sur la nouvelle date.

Le parquet rassure sur la sécurité de Jean  Francis Bozizé « toutes les dispositions sont prises pour garantir la sécurité  de cet ancien ministre de la défense avant son audition » a précisé le procureur Ghislain Gresénguet.

Le report de l’audition a été annoncé après une réunion entre le ministre de la justice, Flavien Mbata, la représentante adjointe du représentant du SG des Nations-Unies, Diane Corner et le procureur de la République au cabinet du ministre.

Jean Francis Bozizé, fils de l’ancien président François Bozizé est arrêté le 5 août dans l’un des sièges de la Minusca où il avait un rendez-vous. Ce dernier est sous mandate d’arrêt international depuis mai 2014. Jean Francis Bozizé est gardé sous haute sécurité à la Section de Recherches et d’Investigation(SRI) en attendant son audition par le doyen des juges d’instruction.

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DIANE CORNER DE LA MINUSCA PROMET DES SURPRISES DANS L’EXECUTION DES MANDATS D’ARRET

A sa sortie d’une audience ce matin avec le ministre de la justice, Diane Corner, représentante à la Minusca a promis des surprises dans l’exécution des mandats d’arrêt. Elle a réaffirmé la détermination de la mission onusienne à soutenir le gouvernement dans la lutte contre l’impunité en Centrafrique.

La Minusca, selon Diane Corner agit pour soutenir les efforts en matière de lutte contre l’impunité. Pour elle, la Minusca va surprendre « Il y a toujours un élément de surprise. Il faut insister sur cela. On ne veut pas prévenir les gens que quelque chose va toujours se passer mais je peux vous assurer et assurer les Centrafricains que la Minusca est là, forte dans le système de justice parce que c’est cela mettre en place un Etat de droit » confie-t-elle.

La Minusca travaille étroitement avec le gouvernement sur le dossier Jean Francis Bozizé, confie Daine Corner qui rappelle que les actions de la Minusca ne sont que des appuis au gouvernement « nous agissons en appui et peut être nous avons la possibilité d’appréhender les gens mais nous sommes absolument là, à 100% derrière la justice centrafricaine » a-t-elle indiqué. C’est une position exprimée aussi par le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro “la Minusca appuie le gouvernement et rien d’autres. C’est dans ce cadre qu’il faut situer nos actions” exprime-t-il dans un entretien avec le RJDH.

Sans donner des précisions, Diane Corner fait savoir que l’exécution des mandats d’arrêt est entourée de plusieurs questions. C’est un dossier évité par le porte-parole de la Minusca interrogé sur la question “je vous parle du dossier de l’individu Jean  Francis Bozizé, je ne peux pas répondre à d’autres questions” a répondu Vladimir Monteiro.

Arrêté le 5 août 2016, Jean Francis Bozizé est toujours gardé à la SRI. Son audition est attendue dans les prochains jours.

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DES FEMMES LEADERS DE LA LOBAYE FORMEES SUR LA PAIX ET LE DEVELOPPEMENT

Une quarantaine de femmes de la Lobaye ont pris part du 04 au 06 aout dernier à un atelier sur la paix et le développement. Cette initiative est portée par l’ONG Afrique Secours Assistance (ASA), en partenariat avec l’HCR.

Ces femmes sont venues de Boda, Boganagone, Batalimo, Bokoma, Boukoko et Ngoto. L’atelier est mené autour des thèmes « Femme leader et développement » et « Femme, paix et sécurité ». L’objectif est de motiver les femmes leaders de la Lobaye de prendre part à la reconstruction de la RCA après la crise.

Selon Evelyne Adom, chef de mission de l’ONG ASA en Centrafrique, cette formation est orientée vers les femmes, pour leur permettre de participer à la reconstruction du pays « à travers cette formation, il est question de donner la latitude aux femmes qui ont un certain pouvoir de prendre des décisions dans leurs villages et de pouvoir prendre le devant des activités. Il est question de les encourager et de leur montrer comment prendre part intégralement à la reconstruction de ce pays » a-t-elle souligné.

Mariam Garba, participante à cette formation se dit très satisfaite de cet atelier qui lui a permis de comprendre son rôle dans la société «  nous avons retenu beaucoup de choses de cette formation. Nous avons compris que la femme joue un rôle très indispensable dans le retour de la paix et dans le développement rural. J’ai pu comprendre mon rôle » a-t-elle expliqué avant de promettre partager les acquis de cette formation « de retour dans notre localité, nous n’allons pas garder ce que nous avons reçu. Nous allons le partager avec nos sœurs qui n’ont pas eu la chance de participer à cette formation » a-t-elle promis.

Pour ASA, les femmes formées sont des relais au niveau de leurs zones respectives. L’ONG compte organiser ces genres de formations dans toutes les préfectures de la RCA.

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CENTRAFRIQUE : PLUS DE 40 « SORCIERS EXORCISES » AU DOMICILE DU CHEF CAMILLE MANDABA A BOY-RABE

Ils sont des femmes, des enfants « sorciers » qui viennent se faire délivrer de leur sorcellerie. Blandine Mbaré, une des ceux qui ont passé l’épreuve a avoué sa sorcellerie après une pratique de délivrance chez  Camille Mandaba, chef du quartier Votongbo situé dans le 4e arrondissement de Bangui.

Après plusieurs années d’exercice dans la sorcellerie, Blandine Mbaré entend renoncer à cette pratique « j’ai acquis la sorcellerie depuis bas âge et nous avons travaillé avec, mais je veux arrêter avec pour me tourner vers Dieu », a indiqué au RJDH, Blandine Mbaré, l’air bien fatigué après l’opération.

Elle affirme l’avoir fait sans contrainte et son aveu n’a pas été extorqué « j’ai toujours cherché à me débarrasser de ça et quand j’ai appris la nouvelle de cette femme exorciste, je me suis présentée au chef et lui ai dit de me dépister et ils ont compris que j’ai la sorcellerie et c’est ainsi qu’elle m’a délivré » a-t-elle ajouté.

La femme exorciste utilise des méthodes traditionnelles pour procéder aux opérations. Elle n’a pas disponible pour répondre au RJDH, car disent ses proches, « elle est préoccupée par la délivrance ».

Selon Camille Mandaba, chef du quartier Votongbo chez qui se déroule les événements, il y a un plan de sécurisation « la première des dispositions que j’ai prises c’est d’abord la sensibilisation des parents des ceux qui passent à l’aveu en vue de les sécuriser » a-t-il indiqué.

« En le faisant, ils se sauvent eux-mêmes et sauvent la vie de leur familles, car si cette sorcellerie demeure, elle finira par rattraper toute la famille. Plus de 40 sorciers ont déjà été délivrés » a-t-il soutenu.

Le phénomène de la sorcellerie préoccupe les anthropologues qui mènent les enquêtes pour une interprétation rationnelle du phénomène en Centrafrique.

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LA MORT PAR DIARRHEE DE QUELQUE VENU DE DJOUKOU INQUIETE LES NOTABLES DU 7EME ARRONDISSEMENT

Des notables du 7ème arrondissement de Bangui sont inquiets suite à la mort par diarrhée de quelqu’un venu de Djoukou. Le comité local de la croix rouge s’inquiète aussi de cette situation.

Albert Ngakossi,  chef du 2ème groupement du 7ème arrondissement de Bangui évoque deux cas portés à sa connaissance « nous avons été informés de la mort d’un jeune qui serait venu de Djoukou. Ce matin encore, un autre cas a été porté à ma connaissance. La victime serait toujours arrivée du secteur de Djoukou » a confié ce notable.

Albert Ngakossi se dit inquiet par rapport à cette situation et appelle l’aide des autorités de la santé « ces cas nous inquiètent en ce moment car les personnes sont mortes de la diarrhée qui, semble t-il fait des dégâts à Djoukou. C’est pourquoi, nous demandons aux autorités compétentes de faire vite pour maitriser cette situation. Pour le moment, ce sont des soupçons mais il faut réagir vite afin d’éviter toute surprise » a-t-il exprimé.

Le président de la délégation du 7ème arrondissement n’a pas été disponible pour se prononcer sur ces cas de décès qui seraient liés à la diarrhée. Un cadre de la croix rouge locale dit avoir enregistré un cas sans donner des précisions sur la provenance de la victime « j’ai été informé de ce qu’une personne est décédée suite à une diarrhée. J’ai été constaté les faits et la personne est morte après 24 heures de diarrhée. C’est un jeune de 25 ans, c’est ce que je peux vous dire en ce moment » explique ce membre de la croix rouge locale qui se dit aussi inquiet « cela est très inquiétant puis que de pareils cas sont signalés à Djoukou d’où viennent de nombreux compatriotes ».   Le ministère de la santé n’a pas été joignable pour réagir cette information.

La ville de Djoukou fait face depuis quelques jours à une diarrhée que le ministère de santé qualifie de aquese et d’aigue. On parle déjà d’une quinzaine de morts suite à cette diarrhée. Selon les informations du RJDH, de nombreux habitants de Djoukou ont regagné Bangui précisément le 7ème arrondissement après le déclenchement de cette diarrhée.

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L’AUDITION DE JEAN FRANCIS BOZIZE PREVUE POUR LE LUNDI PROCHAIN

Francis Bozizé, arrêté 5 août dernier sera présenté au juge d’instruction le lundi 8 août 2016. L’information a été confiée au RJDH par le procureur de la République Ghislain Gresenguet.

Le procureur de la République joint par le RJDH a indiqué que le fils de l’ancien président est poursuivi pour plusieurs faits « Jean Francis Bozizé est poursuivi pour plusieurs faits. La procédure concerne  le détournement des deniers publics, de complicité d’assassinat et beaucoup d’autres choses » explique t-il.

Selon Ghislain Gresenguet Francis Bozizé sera présenté au juge d’ici lundi «  la procédure se trouve chez le doyen des juges d’instruction qui va certainement l’auditionné le lundi » a indiqué le procureur de la République.

Le gouvernement a, dans un communiqué publié quelques heures après l’arrestation de Francis Bozizé, fait savoir que cette arrestation fait suite à un mandat d’arrêt émis en mai 2014 contre Francis  Bozizé. Dans le document, le gouvernement s’engage à garantir une justice équitable au fils de l’ancien président de la République.

L’ancien ministre délégué à la Défense Jean Francis Bozizé est rentré en Centrafrique le mercredi dernier après plus de trois années d’exil. Il a été arrêté par la Minusca avant d’être remis aux autorités.

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CENTRAFRIQUE, CAMEROUN, LA RDC ET LE CONGO LUTTENT CONTRE LE TRAFIC ILLEGAL DES DIAMANTS BRUTS

Les pays producteurs de diamants de la sous-région de l’Afrique centrale s’unissent pour lutter contre la fraude et la contrebande transfrontalière de diamant brut. A cet effet, la mise en place d’une plate-forme sous régionale dans le cadre du processus de Kimberley a été au centre d’une réunion sous régionale des ministres en charge des Mines qui s’est tenue à Bangui du 3 au 4 août 2016.

Il s’agit de la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, le Congo et le Cameroun. Cette réunion a été organisée dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’intersession du processus de Kimberley tenue à Dubaï du 23 au 26 Mai 2016. Elle vise la mise en place d’une plateforme de lutte contre la fraude et la contrebande transfrontalière des diamants bruts dans la sous régionale de l’Afrique Centrale.

D’après Ange Maxime Kazagui, président du présidium de la réunion, la mise en place de cette plateforme régionale du processus de Kimberley est la plus grande des recommandations formulées au cours de la réunion, « l’objectif est d’échanger sur les questions de fraude et de la contrebande transfrontalière. De mettre en place des mécanismes de veille et de surveillance pour se contacter, échanger très rapidement les informations sur les individus qui agissent de manière à promouvoir la fraude entre nos différents pays producteurs frontaliers », a relaté ce dernier.

Observer et contrôler la production minière sont deux missions assignées à cette plate-forme qui sera instituée. « Ses missions sont d’abord d’observer de manière permanente les  activités faites par les polices des mines. De s’assurer que les lots saisis soient rapatriés dans les pays d’origine. D’échanger des informations sur les sociétés délinquantes ou des opérateurs délinquants dans le système du diamant. Faire en sorte que les différents ministres se réunissent régulièrement  pour échanger des informations  », a expliqué le président du présidium.

Le ministre camerounais en charge des mines Ernest Gbwabougoua promet de tout mettre en œuvre pour la levée totale de l’embargo sur le diamant centrafricain, « au-delà de la mise en place de cette plateforme, le Cameroun continuera de soutenir toute initiative et ne ménagera aucun effort en vue de la levée totale et effective de la sanction du processus de Kimberley sur toute l’étendue du territoire centrafricain».

La RCA a été suspendue temporairement du processus de Kimberley le 23 Mai 2013 suite à l’envahissement du pays par les groupes armés en Mars 2013, cette sanction est partiellement levée dans les zones vertes que sont la partie Sud-ouest de la RCA.

 

**** RJDH ****

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