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« LA PERIODE D’EXCEPTION, DE TRANSITION EST TERMINEE… L’ETAT DE DROIT SIGNIFIE QU’IL N’Y A PLUS D’ANARCHIE », A INDIQUE TOUADERA

août 10, 2016

Nourredine Adam, Ali Daras, le soi-disant chef d’état-major du MPC, Alkhatime, Mokome et tant d’autres qui cherchent par tous les moyens à boycotter le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), sont-ils au courant des propos tenus par le chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera à Kaga-Bandoro, le jeudi dernier ? Certainement, puisque c’est dans la région où ils sévissent que Touadera a prononcé ce discours. Même s’ils n’étaient pas présents à cette visite présidentielle, ils ont eu quand même écho du discours.

En disant, « la période d’exception, de transition est terminée », le président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Faustin-Archange Touadera, veut rappeler à tous les combattants des groupes armés qu’il est temps de cesser avec les vielles pratiques du temps de la transition. Il n’a nullement l’intention d’aller en guerre contre les groupes armés qui persistent encore dans des actes barbares, contrairement à ce que pensent les uns et les autres. Touadera n’est pas un militaire et ne peut s’autoproclamer général comme font certains compatriotes, dans le seul but de massacrer, de tuer, d’incendier des villages et maisons. Il parle ici en tant que rassembleur et non ennemi de son propre peuple qui l’a élu à la magistrature suprême de l’Etat. Si notre mémoire est bonne, c’est la préfecture de la Nana-Gribizi parmi les seize (16) préfectures du pays, qui a voté massivement Faustin-Archange Touadera. Nous osons croire que les combattants des groupes armés l’ont élu aussi. Mais pourquoi s’agitent-ils ainsi ?

La République Centrafricaine est revenue à l’ordre constitutionnel avec l’élection du président et des députés. Donc, la période de laisser-aller, des va-t-en-guerre, des hors-la-loi est terminée. Il n’y a plus d’exception aujourd’hui. Sous la transition, des têtes sont tombées, des édifices publics et privés, des maisons d’habitation, ont été détruits, sans que les présumés auteurs ne soient arrêtés, traduits en justice pour répondre de leurs actes, alors qu’ils sont identifiés. Touadera veut signifier à ces malfaiteurs, ces bandits de grand chemin que la période de l’impunité est révolue. Le slogan, « impunité zéro », doit être effectif pour que la justice triomphe et que le peuple centrafricain se débarrasse de ces criminels. Ceux qui persistent et signent dans des actes barbares commis sur les populations civiles, seront tôt ou tard tombés dans le filet de la justice. Car Touadera n’a ni kalachinikov, ni lance-roquette, encore moins des grenades pour neutraliser ces groupes armés récalcitrants. Mais par la bénédiction divine dont il bénéficie, ces forces du mal seront vaincues un jour. Il leur prodigue des conseils. « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », pour reprendre les propos de Jésus-Christ dans les Evangiles.

Touadera est allé encore plus loin pour dire, « l’Etat de droit signifie qu’il n’y a plus d’anarchie, que tout doit se passer conformément à la loi ». Touadera a-t-il menti ? Nous ne le pensons pas. Il a dit la vérité, rien que la vérité et toute la vérité. L’anarchie ne rime pas avec l’Etat de droit. Dans un Etat de droit, tout doit se passer conformément à la loi. Mais, ce n’est pas ce que nous observons aujourd’hui chez nos compatriotes qui ont pris les armes. C’est l’anarchie totale qui règne dans les zones sous leur hégémonie. Alors, peut-on parler de l’Etat de droit dans cette situation ? Nous ne le pensons pas. Et c’est la raison pour laquelle le Chef de l’Etat ne peut tolérer une telle anarchie, planifiée et exécutée par ces hommes en armes. Il convient tout de même de leur signifier que l’anarchie est incompatible avec l’Etat de droit. Donc, tout détenteur ou porteur d’arme a l’obligation de la déposer ou  la remettre aux autorités qui y sont en charge. Car il ne sert à rien de se dresser sur son ergot pour mâter ses concitoyens, les réduire en cendre, les asservir, les exploiter abusivement.

Faustin-Archange Touadera, président de la République, Chef de l’Etat a sonné la fin de la période d’exception, de transition où les groupes armés, régnaient comme des seigneurs. Car l’autorité de l’Etat était dans la rue, et les lois de la République bafouées, piétinées par les combattants non conventionnels. Avec le retour à la légalité constitutionnelle, l’anarchie n’est plus permise, selon Touadera. Les groupes armés récalcitrants, ceux qui ne se sont pas adhérés au processus DDRR, sont priés de s’aligner derrière les autres, pour qu’ensemble, nous fassions la paix.

Plus de désordre, d’anarchie ! L’Etat de droit doit triompher. « Un homme averti en vaut deux (2) », dit-on.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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