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L’ANE ET LA CCT ONT TENU LE PARI : PREMIERE REUSSITE DES ELECTIONS DEMOCRATIQUES QUI ONT DEBUTE SUR FOND DE CRISE MILITARO-POLITIQUE

août 11, 2016

Contre vents et marrées, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) ont tenu le pari pour mener le bateau électoral à bon port. C’est une première dans l’histoire politique de la RCA d’organiser des élections véritablement démocratiques, libres, crédibles et transparentes qui ont débuté sur fond de crise militaro-politique. Face aux multiples défis tant organisationnels que financiers, le pays vient de se doter de nouvelles institutions, grâce à la détermination et la volonté des membres de l’ANE et de la CCT, qui ont tenu  à leurs engagements malgré que leurs tâches n’étaient pas aisées au départ.

Sur le plan organisationnel, c’était un parcours impeccable que l’ANE a mené, malgré les mille et un (1001) problèmes auxquels elle s’est confrontée. Le découpage de différentes circonscriptions électorales, le lancement des opérations de l’enrôlement, à Bangui et dans l’intérieur du pays, ont connu autant de difficultés. L’insécurité galopante qui régnait sur l’ensemble du territoire a entravé le bon déroulement des opérations électorales au départ. Certains agents de l’ANE ont payé le pot cassé au moment des opérations de l’enrôlement des électeurs sur la liste électorale. Car si notre mémoire est bonne, le lancement des opérations d’enregistrement des électeurs qui devrait avoir lieu dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, a été boycotté par Aroun Gaye et ses éléments. Charles Malinas et les autorités de la transition ne peuvent nous dire le contraire. Ils ont failli être lynchés au niveau de l’Ecole Koudoukou par Aroun Gaye et ses hommes.

Dieudonné Kombo-yaya et Mokamanandé ont pris la tangente, abandonnant l’ANE à son triste sort, vu les multiples défis qui pour eux ne peuvent être franchis. Ils étaient partis sans demander leur suite. C’est une honte pour eux car, une femme a fini par prendre le relais et a résisté jusqu’à la fin des épreuves. C’est ici l’occasion d’apprécier à sa juste valeur la qualité des rares femmes centrafricaines, honnêtes, intègres, capables, et qui ne cèdent plus au front. Madame N’kouet Hoornaert est désormais classée parmi les dames de fer en RCA, à l’exemple de madame Domitien, Ruth Roland, pour ne citer que celles-ci. S’il s’agit de donner une médaille aux femmes qui ont géré la transition, c’est bien la présidente de l’ANE, madame Hoornaert qui la mérite. Pour son courage et sa détermination à bien diriger le processus électoral, son domicile a été visé par les ennemis de la paix qui ont jeté une grenade dans sa concession pendant la nuit. Malgré tout, elle n’a pas cédé.

Le déficit financier dans la gestion du processus électoral, soldé par le report de la date de la tenue des élections, la prolongation sur prolongation des opérations de l’enrôlement faute des moyens financiers, l’annulation des résultats globaux du 1er tour des élections législatives etc, demeurent autant de difficultés qui pourraient éventuellement constituer la source de découragement. La pression de la communauté internationale de l’autre côté se faisait sentir sur l’ANE. En dépit de tout cela, les élections ont été achevées en bonne et due forme.

La Cour Constitutionnelle de Transition (CCT), a joué pleinement son rôle dans l’ensemble du processus électoral, en appliquant le droit, rien que le droit. C’est cet exemple de la justice indépendante, neutre et impartiale que le peuple centrafricain en a besoin. Sur une cinquantaine des candidats qui se sont présentés à l’élection présidentielle du 30 décembre 2015, la CCT en se focalisant rien que sur les règles de la loi, a validé trente (30) dossiers des candidats dont leurs profils répondaient aux critères d’éligibilité. Qu’à cela ne tienne, les résultats globaux du 1er tour des législatives ont été invalidés par la CCT, après une analyse profonde sur le fond et la forme des différentes requêtes adressées par les candidats. Cela a porté du fruit, puisque plusieurs candidats aux législatives ont fini  par jeter l’éponge pour céder la place à ceux qui ont leurs moyens de politique.

Nous jetons un pot de fleurs à l’ANE et à la CCT pour leurs courages à vaincre les mille (1000) diables qui sont les ennemis du peuple et de la République. « Toute œuvre humaine a ses limites », dit-on. C’est pourquoi, certaines imperfections étaient constatées durant le processus électoral. Mais cela ne constitue pas un péché. Ne pas reconnaître les efforts déployés par l’ANE et la CCT, c’est être ingrat.

Bénistant MBALLA

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