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LE MALHEUR DES CENTRAFRICAINS SE POURSUIT APRES LE TSUNAMI SELEKA ET ANTI-BALAKA, LE CHOLERA SURGIT A SON TOUR : DANGER

août 12, 2016

LE MALHEUR DES CENTRAFRICAINS SE POURSUIT APRES LE TSUNAMI SELEKA ET ANTI-BALAKA, LE CHOLERA SURGIT A SON TOUR : DANGER

Les démons de mort ont-ils été jetés par le diable sur la tête des centrafricains ? Qu’avons-nous fait pour mériter ces différents maux qui s’abattent sur nous ? Et pourtant les cellules de prière poussent en Centrafrique comme des champignons dans la forêt de la Lobaye. N’avons-nous pas la foi ? Nos différentes prières ne sont-elles pas exaucées par Dieu ? Autant d’interrogations qui dépassent l’entendement humain.

L’armée de Résistance du Seigneur (LRA), de Joseph Kony sème la terreur dans les préfectures du Mbomou, Haut-Mbomou, Haute-Kotto. Des Centrafricains sont tués, kidnappés par les hommes de Kony. Ces derniers incendient des maisons et villages entiers, empêchant les populations civiles de se rendre aux champs, d’aller à la pêche et à la chasse.

Les combattants Séléka, principalement ceux de l’UPC, du FPRC et du MPC ne baissent pas les bras depuis plus de trois (3) ans. Les tueries, les massacres, les incendies de maisons et villages sont leur préférence. Des têtes tombent et continuent de tomber sans que cela les émeut. L’être humain, pourtant sacré aux yeux de Dieu, n’est qu’un objet sans valeur devant ces hors-la-loi, ces bandits de grand chemin, ces criminels, ces malfrats.

Les Anti-Balaka, même si certains observent aujourd’hui la cessation des hostilités, d’autres par contre, sévissent dans une partie de la RCA. C’est le cas du village Ombella situé en amont de la rivière Oubangui où les Anti-Balaka rançonnent, rackettent les voyageurs à bord des baleinières. Ces actes barbares commis sur les populations civiles par ces malfrats sont nombreux et variés, et nous ne pouvons les énumérer tous. Malgré que l’accalmie précaire règne sur presque l’ensemble du territoire national, des actes barbares, isolés et qui entraînent souvent des morts d’hommes, ne manquent pas.

Au lieu que la souffrance, le malheur des centrafricains ne se limitent qu’aux exactions de la Séléka, des Anti-Balaka, des hommes de Kony et des peulhs d’Ali Daras, ces derniers font face aujourd’hui au choléra, très grave maladie intestinale épidémique. En effet, la ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Population, Fernande Ndjéngbot a annoncé officiellement, le mercredi 10 août 2016, aux environs de 17 heures, sur les ondes, l’apparition de cette maladie. D’après la ministre, une dizaine de personnes décédées à la suite de cette maladie ont été enregistrées à Djoukou, située à 100 Km de Bangui, dans la préfecture de la Kémo. Deux (2) cas ont été signalés au village Zawara, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko et un (1) cas au quartier Bruxelles en pleine ville de Bangui. Toutes les mesures sanitaires d’urgence sont prises pour contenir cette maladie.

Il est à signaler que cette maladie se manifeste par la fièvre aiguë, la diarrhée, le vomissement. C’est pourquoi nous demandons à toute la population centrafricaine d’observer les règles d’hygiène pour que cette maladie ne se propage pas. Au cas où un individu serait atteint d’une forte fièvre, il faut l’amener à l’hôpital au lieu de le garder à la maison. Car c’est une maladie très contagieuse et épidémique. Le choléra peut attaquer tous ceux qui ont eu des contacts avec le malade ou la personne décédée. Nous reviendrons dans notre prochaine parution pour énumérer des précautions à prendre et des conduites à tenir pour éviter cette maladie.

Donc, finalement la fin du malheur des centrafricains n’est pas pour demain. Si ce n’est pas les groupes armés, c’est certainement le choléra qui a vu le jour à Djoukou et qui s’est étendu à Zawara, qui nous tuera. Mais demandons sincèrement à Dieu de nous protéger contre cette maladie et que cette dernière ne se propage plus en dehors de Djoukou et de Zawara. Car nous avons trop souffert sous les bottes des groupes armés, que nous pouvons valablement affirmer que ce sont eux qui sont aujourd’hui à l’origine de tout ce qui arrive au peuple centrafricain. Si les Centrafricains ne s’étaient pas entassés sur les sites des déplacés dans des conditions d’hygiène très alarmantes, suite à cette crise, nous osons dire que le choléra ne devait pas faire son apparition en Centrafrique. Mais hélas, les hommes en armes ne nous laissent pas en paix, raison pour laquelle nous contractons par-ci, par-là des maladies.

Donc le choléra est bien présent en RCA. Prenez soin de vous à chaque jour qui passe !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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