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QUEL ENJEU PRINCIPAL D’UNE ETUDE SOCIO-ECONOMIQUE GLOBALE AU COURS DU PROCESSUS D’ELABORATION DU PLAN ‘’CENTRAFRIQUE A L’HORIZON 2040‘’?

août 12, 2016

 

De l’avis général, la question parait cruciale au moment où le Gouvernement de la République serait en train de préparer soigneusement, le démarrage officiel du processus d’élaboration du Plan dénommé « Centrafrique à l’Horizon 2040‘’, mentionné dans sa Déclaration de Politique Générale approuvée par l’Assemblée Nationale en sa session extraordinaire tenue en juin 2016.

Il convient de relever d’emblée que si la Centrafrique est classée encore parmi les pays dits ‘’fragiles‘’, il n’en demeure pas moins que les centrafricains dans leur résilience, sont toujours en marche vers le développement sinon vers l’émergence. Et avec un dynamisme soutenu, rien et assurément rien ne peut les maintenir dans la stagnation ad vitam æternam!

Ainsi, les filles et fils de la Centrafrique peuvent à juste titre dans l’ordre constitutionnel retrouvé le 30 mars 2016, étudier méticuleusement dans la sérénité et fixer en toute connaissance de cause au cours des mois à venir, leur itinéraire de développement socio-économique durable dans un environnement international en pleine et profonde mutation.

Si gouverner c’est prévoir, éloigner les horizons de développement du pays permet de remédier  à l’instabilité stratégique manifeste inhérente aux projections récurrentes de court terme.

Aussi, parait-il nécessaire de rappeler qu’en sus des divergences fréquentes entre les acteurs politiques centrafricains à partir des années 1960 et des évolutions épisodiques, qui ont contribué substantiellement à la fragilité actuelle du pays, de nombreux centrafricains observent depuis quelques années, surtout sans lunettes à rayons macro-économiques autrement dit à l’œil nu, de graves déséquilibres sectoriels particulièrement une quasi-stagnation agricole, une désindustrialisation, une croissance à grande vitesse du secteur informel, pis, une détérioration chronique des termes de l’échange.

Dès lors, la réalisation d’une étude socio-économique globale au cours du processus d’élaboration du Plan dénommé Centrafrique à l’Horizon 2040,  apparait comme un exercice délicat d’autant plus qu’elle interviendra dans un contexte de sortie de crise où les priorités sont accordées jusqu’à présent à la pacification du pays, à la réhabilitation des appareils productifs et à l’assainissement des finances publiques.

Dans un tel contexte, comment discerner et anticiper les véritables événements constructeurs du Futur Consensuel Durable des Centrafricains ?

Cela va sans dire que l’étude socio-économique susmentionnée est l’un des meilleurs moyens de repérage à la portée des décideurs nationaux en vue de la bonne hiérarchisation des priorités nationales, des orientations réfléchies en matière de coopération pour le développement et de l’anticipation des réponses appropriées aux nouveaux défis nationaux et planétaires.

A cette éventualité, aucune des thématiques touchant à l’émergence de la Centrafrique à l’horizon 2040, ne doit sous aucun prétexte être occultée au risque de compromettre l’entière disponibilité des paramètres essentiels au moment de la formulation sinon de l’actualisation des politiques nationales en matière de :

– développement du capital humain ;

– modernisation agro-pastorale ;

– développement des infrastructures énergétiques et de désenclavement ;

– transformation in situ des matières premières et commercialisation des produits semi-finis ou finis;

– modernisation de l’administration publique.

Le paradoxe centrafricain d’un pays potentiellement riche mais classé parmi les pauvres des pauvres de la planète (cf classement IDH du PNUD 2015) qui titubent encore sous le fardeau quasi-sempiternel et croissant de la dette extérieure, suscite  de plus en plus aujourd’hui, des préoccupations légitimes sur le réalisme des modèles économiques appliqués en Centrafrique depuis le siècle passé (août 1960) jusqu’au siècle présent (août 2016).

Ces préoccupations exprimées de diverses manières à l’heure actuelle, posent fondamentalement la problématique de l’agencement régulier des modèles économiques nationaux avec les nouveaux enjeux planétaires de développement, lesquels enjeux sont évolutifs et non statiques ou figés.

Sans vouloir enclencher un débat sur la modélisation macro-économique en Centrafrique, l’on ne peut cependant minimiser ou faire fi du rôle crucial de la prospective dans la détection des ruptures futures possibles ou des carrefours cruciaux notamment les chocs technologiques financiers récurrents auxquels de nombreux pays en voie de développement dont la Centrafrique, seront confrontés en cette ère de mondialisation.

En effet, celle-ci offre aux décideurs nationaux la possibilité d’anticiper véritablement un certain nombre d’événements, de décisions et des choix susceptibles d’améliorer ou de sécuriser davantage la construction d’un meilleur futur national.

Son utilité dans la démarche de construction ou du choix du modèle économique national conforte l’idée selon laquelle, l’avenir d’un pays ne dépend pas uniquement des tendances affirmées ou des conjectures mais également de la volonté et de la détermination de l’Homme à modifier légitimement dans un sens positif, leur itinéraire de développement.

Ainsi, l’on doit s’attendre à ce que l’étude couvre l’ensemble du pays c’est-à-dire la ville de Bangui et toutes les seize (16) préfectures.

S’il est indéniable que la fiabilité du Plan ‘’Centrafrique à l’Horizon 2040‘’ constitue l’enjeu principal de l’étude mentionnée ci-haut, cela va de soi que la recherche de l’efficience dans la méthodologie à appliquer et la pluridisciplinarité des ressources humaines à mobiliser pour la préparation et le déroulement de l’étude, sont des facteurs clés de succès du processus d’élaboration dudit Plan.

Pour ce faire, il y a lieu de constituer dans la transparence totale et sous la très haute vigilance du Chef de l’Exécutif Centrafricain, une équipe de travail véritablement pluridisciplinaire, composée d’experts et de consultants polyvalents dont les compétences (savoir, savoir-faire et savoir être) en matière de prospective et de management stratégiques sont avérées. Ladite équipe sera chargée de la préparation et de l’appui à une mission de consultation préalable à l’étude socio-économique ainsi qu’au déroulement de l’étude proprement dite.

Fort de tout ce qui précède, une question logique adressée à qui de droit à l’heure actuelle, est formulée comme suit:

A quand, l’agenda officiel du processus d’élaboration du Plan dénommé ‘’Centrafrique à l’Horizon 2040‘’?

Michel KAROUA-YAMINDI

 – Expert en Entrepreneuriat (Diplômé de l’Institut de la Francophonie pour l’Entrepreneuriat basé en Ile Maurice)

– Juriste (Diplômé de l’Université de Bangui)

– Consultant en Prospective et Management Organisationnels

E-mail : mkarouayamindi@yahoo.fr

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