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DES TAS D’IMMONDICES DANS LA VILLE DE BANGUI N’ENGENDRERONT-ILS PAS LE CHOLERA ?

août 19, 2016

Tant d’étrangers qui résident en République Centrafricaine, considèrent Bangui comme un grand village, par rapport à son urbanisation et à l’insalubrité qui deviennent de plus en plus encombrantes. Dans toutes les capitales des pays d’Afrique en général, et en particulier la sous-région de la CEMAC, la capitale Bangui est reléguée au dernier rang.

En principe, qui est en charge de veiller sur la propriété (hygiène) de la ville de Bangui ? N’est-ce pas la Mairie de Bangui ? Les taxes que les membres de la Délégation Spéciale de cette mairie perçoivent  auprès des commerçants et opérateurs économiques, à quoi ont-ils servi exactement ? Quel est l’attitude du Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui sur ces tas d’immondices qui submergent Bangui, la capitale ? Il faut que nos dirigeants savent que ces tas d’immondices dans la capitale Bangui risquent bien fort d’engendrer ou d’augmenter le taux d’épidémie de la maladie du choléra.

En terme clair, nous ne pouvons pas vivre et continuer de survivre dans un environnement malsain ; car ces tas d’immondices témoignent la manière de vivre des Centrafricains et c’est vraiment une honte pour la mairie de Bangui. Décidemment, il est du devoir de la municipalité de Bangui, voire les maires des huit (8) Arrondissements de Bangui, de mettre la main à la pâte afin que tous les habitants de Bangui puissent au moins souffler un bon vent.

Ajoutons aussi le manque des toilettes publiques dans les lieux publics de la place qui peut de même entraîner la pollution atmosphérique. Que dit Emile-Raymond Gros Nakombo, Président de la Délégation de la Ville de Bangui ? En toute évidence, on devait construire des latrines dans les lieux publics à savoir : les marchés, les têtes de stationnement des taxis et bus, les ministères et bien d’autres lieux pour éviter les maladies épidémiques telles que le choléra qui est entrain de faire des ravages.

Selon les personnels compétents de la santé, le choléra est dû à la consommation de l’eau impure ou non potable. Il est aussi favorisé par le manque de latrines ou parfois des latrines inadéquates. Par conséquent, selon la coordination des Actions Humanitaires, une cinquantaine de cas de malades de choléra ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire centrafricain, dont  une vingtaine de décès recensés en province. Signalons que la dernière épidémie de choléra ou « Sassa mô dé » en langue nationale sango, a été déclarée le 30 septembre 2011 à Bangui, ainsi que dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko, voire certains villages riverains.

Le personnel soignant national et international exhortent toute la population centrafricaine à la mise en œuvre des dispositions pratiques et au respect des règles d’hygiène de base notamment, se laver les mains avec du savon après une toilette. Cette règle doit être répétée quotidiennement avant et après le manger.

En outre, la municipalité de Bangui doit faire preuve d’une propriété hygiénique (salubrité) afin de prévenir toutes maladies épidémiques en occurrence, le choléra qui est déjà dans nos murs.

Urbain-Simplice BAÏTI 

 

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