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LES PARTISANS DE LA PAIX, DU DDRR, DE LA RSS ET DE LA RN, S’ORGANISENT. LES VA-T-EN-GUERRE SE MOBILISENT ET SE POSITIONNENT, DROLE D’EQUATION ! 

août 22, 2016

 

 

Les va-t-en-guerre se mobilisent et se positionnent à Kaga-Bandoro, Ndélé ou Bria. Or, ce samedi 20 août 2016, les partisans de la paix, du DDRR, de la RSS et de la Réconciliation Nationale (RN), s’organisent en mettant en place une coordination unique, un front commun pour défendre leur cause. La fausse note, c’est que les Anti-Balaka, version Ngaïssona, Ouénézoui et autres, ont joué à la chaise vide. Le bureau de la coordination mis en place, est incomplet. Et pourtant, les Anti-Balaka version Ngaïssona ont pris part à tous les travaux préparatoires. C’est à la dernière seconde, le jour « J », qu’ils se sont retirés. Cela se prête à plusieurs interrogations. Sont-ils convaincus par les « Nairobistes » ? Pourquoi ce coup de théâtre de dernière seconde ? Le retour de Francis Bozizé aurait-il modifié la donne ? Les Anti-Balaka seraient-ils de mèche avec les va-t-en-guerre du FPRC, de la CPJP et du RPRC ? Au lieu de dix (10) groupes armés, les partisans de la paix sont au nombre de neuf (9) groupes armés. Les hauts responsables du DDRR, de la RSS et de la RN étaient de la partie, notamment, les représentants de la Minusca.

Abdoulaye Hissen, Aroun Gaye et tant d’autres ont rejoint le front des va-t-en-guerre à Kaga-Bandoro. Nous attendons ce qui sortira de leur Assemblée Générale pour en savoir un peu plus sur leurs intentions réelles. Selon certaines sources, le FPRC, la CPJP et le RPRC veulent attaquer et anéantir Ali Daras pour s’être aligné sur la paix et le DDRR. Ali Daras devient donc une cible à abattre. Les groupes armés sont indépendants les uns des autres et personne ne doit exercer une contrainte sur les autres. Ali Daras a décidé en âme et conscience d’abandonner les armes pour faire autre chose. Les hostilités dans les circonstances actuelles, n’ont pas leur raison d’être. Les Centrafricains ne sauront tolérer un retour au pouvoir de Bozizé (père et fils). Ce serait replonger le pays dans un calvaire qui ne dit pas son nom. Le braquage des collecteurs de diamants, a ruiné autant de familles, les réduisant à des clochards. Ils ne l’oublieront pas toute leur vie.

Il faut des décennies pour qu’une génération Bozizé s’aventure au pouvoir. Il en sera de même de Djotodia qui avait de bonnes intentions, mais hélas, les hommes de troupes ne l’ont pas suivi. Les degrés d’horreurs ont ainsi dépassé l’entendement humain comme ils le disaient eux-mêmes à l’époque, « un poulet vaut plus cher qu’un être humain ». A l’opposé d’une telle déclaration, la Constitution de la République consacre la personne humaine comme « sacrée » et donc son intégrité physique et morale, ne doit en aucune manière être violée, même en période de guerre. La fuite en avant de certains leaders Séléka, ne saurait arranger leur sort. Il faut admettre et reconnaître ses bavures, à l’exemple d’un rebelle d’un pays voisin qui disait, « Jugez-nous si voulez, mais nous déposons les armes ». C’est une bonne manière de sortir par la grande porte. Le peuple sera plus clément à leur égard.

Que présage la défection d’une frange des Anti-Balaka, lors de la mise en place de la coordination des groupes armés, partisans de la paix, du DDRR, de la RSS et de la RN ? Un (1) pas en avant et cinq (5) pas en arrière, cela ne surprend personne, puisque la main tendue du président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, est considérée comme une faiblesse. Tous les capricieux pensent abuser éternellement de la confiance du chef de l’Etat, de la Communauté internationale et du peuple centrafricain. Tout le mal qu’ils ont fait au peuple centrafricain et au pays, n’est pas assez, cela ne suffit pas, il faut encore enfoncer le clou davantage. La Constitution adoptée par le peuple centrafricain, y compris les groupes armés, n’a que quelques mois d’existence, faut-il déjà la fouler aux pieds ? En plus, beaucoup de compatriotes en exil se préparent à rentrer au pays. Faut-il les maintenir dans cette posture précaire ? Les populations déplacées vivant sur des sites de fortune dans des conditions exécrables en cette saison de pluie, cela n’émeut nullement les groupes armés récalcitrants, à cause de petits calculs égoïstes. A qui profitent les hostilités ? Il faut travailler avec ceux qui aiment leur pays, car il n’y a aucune raison fondée de tourner le dos à la paix ou de s’entêter.

Julien BELA

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