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PRIVILEGIONS LE DIALOGUE ET LA DEMOCRATIONE DANS LA PAIX

août 22, 2016

 

L’artiste musicien, Kaïda Monganga, spécialiste de la danse traditionnelle dans la Lobaye, communément appelée « Motéguéné » ou « Loudou », dans l’une de ses chansons pour la paix, a dit, nous citons, « privilégions le dialogue, privilégions la démocratie. La démocratie dans la paix, c’est ce que nous voulons ».

Cette chanson, si nous osons le dire, doit interpeller la conscience de tout le peuple centrafricain. Mais seulement, tout se passe comme si Kaïda a prêché dans le désert du Sahara ou de San Pédro. Et pourtant, notre pays est revenu à l’ordre constitutionnel depuis un certain temps. Les nouvelles autorités issues des urnes, telles le président de la Répubique, Faustin-Archange Touadéra, le président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua et tous les députés sont en place. Le nouveau gouvernement est mis en place par le Premier ministre , Mathieu-Simplice Sarandji. Toutes ces institutions fonctionnement normalement aujourd’hui. N’est-elle pas la démocratie ? Qui des autorités citées ci-haut a-t-il fait du mal aux centrafricains ?

En plus de cela, l’artiste musicien Kaïda Monganga nous demande de privilégier le dialogue. Quand Faustin-Archange Toudéra tend la main aux groupes armés, ne privilégie t-il pas le dialogue ? D’ailleurs, la Communauté internationale sait aujourd’hui que le président de la République ne privilégie que le dialogue. C’est ce qu’il a fait lorsqu’il a reçu à tour de rôle, au Palais de la Renaissance, tous les leaders des groupes armés qui sévissent aujourd’hui en Centrafrique.

Mais malheureusement, certains centrafricains de mauvaise foi et certains étrangers continuent toujours de privilégier leurs armes au détriment du dialogue. C’est le cas de Mahamat Tidiane, Aroun Gaye, Abdoulaye Hissen, Joseph Zoundéko, Alkhatim, Nourredine Adam et bien d’autres encore. Ils prennent leurs armes pour leur nombril. La main tendue de Touadéra ne leur dit absolument rien. Et ce, par le truchement de certaines puissances de ce monde. Alors qu’ils savent bien que les armes achetées ou données par ces puissances ne participent qu’à la destruction de notre cher et beau pays, la RCA. La voie la mieux utilisée pour résoudre un conflit n’est autre que le dialogue.

Et c’est ce que Touadéra a choisi. S’il était méchant comme ceux qui l’ont précédé, nous osons croire qu’il aurait déjà agi autrement pour résoudre certains problèmes qui se posent à la RCA. Mais tel ne semble pas être le cas car c’est l’homme de Dieu. Il agit selon la volonté de Dieu et non la sienne. Et les groupes armés récalcitrants doivent comprendre son attitude une fois pour toute. Nous pensons que Kaïda nous a montré un bel exemple, un chemin à suivre pour sortir notre pays dans le gouffre où il s’est enfoncé depuis presque quatre (4) ans. Le président de la République a bien compris le message de cet artiste musicien, raison pour laquelle il suit à la lettre cette voie.

La balle est désormais dans notre camp et surtout dans le camp des groupes armés. Nous avons tous participé au retour de la démocratie dans notre pays. Privilégions maintenant cette démocratie dans la paix et non dans la guerre. Donc, pour cela, désarmons notre cœur et notre esprit, pour reprendre les propos du Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui. C’est encore une autre voie tracée par ce religieux qui ne faiblit pas dans la recherche de la paix tout en privilégiant le dialogue. Car rien ne sert de se dresser sur ses ergots, avec l’arme à la main pour tuer, massacrer ses concitoyens, car l’homme qui est créé à l’image de Dieu, est sacré. Et Dieu ne permet pas à un individu de verser le sang de son prochain pour quelque chose que ce soit. Courir derrière les richesses, tout en sachant que ces objets ne sont que des vanités qui ne servent absolument à rien, abattre son prochain par une arme, Dieu condamne ces actes. Se rebeller contre les autorités est contraire à la loi. Car c’est Dieu Tout-puissant qui élève ou abaisse un individu. Toudéra, quand il était né, ni ses parents, ni lui-même ne savait qu’il allait être président de la République Centrafricaine. Aujourd’hui, c’est chose faite. Demain, ce sera le tour de quelqu’un d’autre. A quoi sert de se lever contre quelqu’un qui prône le dialogue ?

De grâce, privilégions le dialogue pour résoudre cette crise. Et privilégions aussi la jeune démocratie acquise sous les détonations d’armes de tout calibre. Et ceci, dans la paix et l’unité. C’est ce que les centrafricains veulent et attendent de tous les acteurs de la crise centrafricaine.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

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