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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

août 23, 2016

 

LES JOURNALISTES SUSPENDENT UN MOUVEMENT DE GREVE SUITE A UNE COMMANDE DE DEGUERPISSEMENT DE LA MAISON DE LA PRESSE

Les journalistes réunis ont suspendu les journées sans presse qu’ils avaient annoncées pour protester contre le déguerpissement des professionnels de la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ). La décision a été prise lors d’une Assemblée Générale ce matin à la MPJ.

Les journées sans presse prévues par les journalistes en réaction à la commande de déguerpissement de la maison de la presse, sont suspendues. Cette suspension, selon Macka Gbossokotto, président de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) est prise pour donner la chance aux négociations encore en cours. « Les journalistes ont suspendu ce mouvement parce que des démarches sont en cours pour rencontrer les hautes autorités de la République afin de discuter de la question. Par cette décision, nous voulons donner une chance à ces négociations », a-t-il précisé.

Le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique a précisé que les professionnels des médias resteront sur leur garde. « Cette suspension n’est pas un abandon. Les journalistes restent sur leurs pieds, ils resteront vigilants. Au cas où les discussions avec les hautes autorités n’aboutissent pas, nous observerons les journées sans presse pour dénoncer la maquette qui se fait contre la presse afin de lui retirer une maison qui a été remise aux journalistes », explique Macka.

Selon les informations du RJDH, les responsables de l’UJCA seront reçus par le président de la République dans les prochains jours.

Rappelons que les journalistes centrafricains sont en conflit avec la succession Patassé qui réclame la Maison de la Presse et des Journalistes qui aurait été vendue en 2000 au feu président Ange Félix Patassé. La justice a déjà exigé à deux reprises le déguerpissement des journalistes de la maison de la presse et des journalistes.  La dernière décision de la justice remonte à la semaine dernière, laquelle décision donnait huit jours aux journalistes de quitter la maison.

 

***********

LAURENT GOMINA POMPALI TRAITE LA MINUSCA D’INCOMPETENTE DANS L’EXECUTION DE SON MANDAT.

Laurent Gomina Pompali, président du parti UNADER accuse la Minusca d’incohérence dans l’exécution de son mandat en Centrafrique. Position exprimée dans une interview accordée au RJDH le mardi 16 aout 2016.

RJDH : Monsieur Laurent Gomina Pompali (LGP), bonjour :

LGP : bonjour M le journaliste.

 

RJDH : dites-nous quel est l’état de santé de votre parti après les élections présidentielle et législatives.

Vous savez dans tous les partis au monde, au lendemain des élections, la plupart des partis en dehors du parti ou du groupe qui a gagné les élections, le reste vit une période de fatigue avant de se relever. C’est le cas de mon parti et moi-même. Mais on réfléchit, on fait le bilan avant de pouvoir relancer.

 

RJDH : beaucoup d’informations circulent autour de l’arrestation et d’un probable relâchement des leaders Séléka par la Minusca, qu’en dites-vous ?

LGP : sur ce malheureux événement, je voudrais user beaucoup de prudence. Non pas que je ne récents rien, au contraire, j’en récent beaucoup d’amertume, de la colère, voire de l’indignation. Je suis indigné par ce qui s’est passé. Je n’ai pas les informations précises à part ce qui est livré par la presse et au dernier moment le communiqué gouvernemental qui n’a pas fait le détail puisqu’il demande à la population de faire preuve de retenue et de patience en attendant que les enquêtes aboutissent.

Mais sur l’événement en lui-même, j’ai le devoir de tout faire pour que le pays continue dans la paix, le dialogue. Je ne peux pas faire partie de ceux qui mettent le feu au poudre. Mais ma vision de leader d’opinion et d’intellectuel aussi, fait que je ne pourrai pas me taire. Je vais prendre le temps de m’informer et je sortirai un article plus détaillé. Ce qui est certain, c’est que c’est un événement malheureux et dangereux.

RJDH : donc vous êtes inquiet ?

LGP : je suis inquiet, je suis plus inquiet dans la mesure où je me rends compte que la RCA fait partie de ces pays faibles, malheureux que les puissances et les autres Etats un peu mieux lotis cherchent à la tourner dans la farine, mais avec des drames parce que c’est suivi souvent des morts, comme récemment au RD-Congo. Des civils, des quarantaines, mais bien avant y’en avait déjà qui ont trouvé la mort. Alors que la communauté internationale, les Nations Unies sensées voler au secours des Etats faibles et désorganisés, sont présentes par leur troupe en RDC, en RCA.

En RDC, c’est la Monusco, en RCA c’est la Minusca. Mais on se rend compte que nous sommes pris dans un jeu comme cela s’est passé en Cote d’Ivoire. Moi, je parle à base d’exemple après avoir lu des livres sur ces situations. Ceux qui écrivent ces livres-là, ne sont pas des menteurs, ils décrivent ce qu’ils ont vu. La Cote d’Ivoire a été l’objet de manipulation des Nations Unies et de ceux qu’ils voulaient mettre au pouvoir de la même manière et dans beaucoup d’autres pays et dans le nôtre. Nous sommes l’objet de manipulation.

 

RJDH : donc vous rendez responsable la Minusca ?

LGP : si le désarmement avait été fait, si l’intervention de la Minusca avait été cohérente depuis le début jusqu’aujourd’hui, j’ai été Conseiller National de Transition pendant la longue transition et je n’ai cessé de monter à la tribune du Conseil Nationale de Transition pour demander que la Minusca fasse preuve de cohérence dans ses actions.

Elle déclare qu’elle n’est pas venue faire la guerre, que si nous (nous autorités, Homme politique centrafricain et leader d’opinion) voulons le désarmement forcé, nous n’avons qu’à demander au Conseil de Sécurité de corriger la première résolution et de faire en sorte que ce soit maintenant une mission d’imposition de la paix pouvant donc aller désarmer par la force. Donc, il y a ce que dit la résolution et il y a ce que fait la Minusca ici chez nous,  il n’y a pas de cohérence.

Parce que si les ex Séléka avaient été désarmées, on ne connaitrait pas ce genre d’incident ou d’événement malheureux aujourd’hui ; des hommes qui quittent Bangui, le Km5 avec les moyens roulants et les armes lourdes, où est ce qu’ils ont trouvé ces moyens ?

Nous sommes en face d’une guerre réellement asymétrique. Ça signifie qu’il y a une partie des belligérants parce qu’ils se sont mis dans cette peau-là, qui ont l’occasion de s’armer parce qu’on ne contrôle pas les frontières du Nord et de l’Est entre le Soudan et la RCA, entre le Tchad et la RCA. Les armes entrent et nous, on est là sous embargo. On ne peut pas s’armer. Donc c’est asymétrique ça !

 

RJDH : le ministre de la Sécurité Jean Serge Bokassa face à la situation, a demandé l’ouverture d’une enquête parlementaire. Pensez-vous que cela soit la panacée ou le pis-aller ?

LGP : Non, moi, je crois que c’est une suggestion. Jean-Serge Bokassa, un garçon intelligent, a été député comme moi entre 2005-2011. Il n’appartient pas au gouvernement de susciter l’enquête parlementaire. Elle est une démarche autonome de l’Assemblée Nationale. C’est le président de l’Assemblée Nationale qui prend une décision conformément à son règlement intérieur et qui met en place une équipe.

 

RJDH : monsieur Laurent Gomina Pompali, je vous remercie.

LGP : c’est moi qui vous remercie.

 

******  RJDH ******

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