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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

août 24, 2016

 

 

20 ACTEURS HUMANITAIRES ONT PERDU LEUR VIE SELON FABRIZIO HOCHSCHILD LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE EN CENTRAFRIQUE

Vingt (20) humanitaires ont perdu leur vie depuis la crise de 2013 en Centrafrique, selon Fabrizio Hochschild, coordonnateur Humanitaire en Centrafrique. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH  lors des festivités  de la Journée  Mondiale de l’Aide Humanitaire, le 19 aout 2016.

« Vingt humanitaires ont perdu la vie pendant cette crise en Centrafrique depuis 2013 dont deux (2) personnels de MSF pour cette année 2016, assassinés par les groupes armés », a indiqué Fabrizio Hochschild, coordonnateur Humanitaire en Centrafrique.

Il a placé cette journée sous le signe de la  reconnaissance à l’endroit des humanitaires qui ont payé un grand prix, celui  de leur vie.  «C’est plutôt la journée de reconnaissance pour le courage des humanitaires en Centrafrique qui,  pendant des années de grande crise, ont apporté leurs secours à des personnes  plus affectées par les conflits  et qui ont payé aux prix de leur vie», a–t-il dit.

Selon Fabrizio Hochschild, les humanitaires se sont confrontés à deux défis majeurs à savoir : l’insécurité et la logistique. « Les humanitaires doivent être respectés dans ce qu’ils font, c’est très  tragique que des humanitaires perdent leur vie dans l’exercice de leur fonction », a-t-il déploré.

Il poursuit que certains groupes armés utilisent l’humanitaire comme une arme de guerre. « C’est inacceptable ces actes et c’est un crime international », a-t-il qualifié.

Pour lui,  des efforts diplomatique et  politique doivent être faits pour améliorer cette situation, « c’est un travail diplomatique et politique qui doit être fait pour que les humanitaires puissent travailler librement et pour que les groupes armés laissent un espace humain».

Le second défi selon Fabrizio Hochschild est purement logistique. « Le manque d’infrastructures routières surtout pendant  la saison des pluies, c’est  une négligence de l’Etat. Les humanitaires n’ont pas un accès comme il le faut, c’est un grand problème qui les  empêche  à bien  faire leur travail », a-t-il décrié

L’insécurité grandissante dans certaines régions telles qu’au Nord du pays depuis 2013, constitue un frein pour l’aide humanitaire.

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LE PRESIDENT DE LA DELEGATION DE BEGOUA S’INQUIETE DE 27 MOIS D’ARRIERES DE SALAIRE DE SES AGENTS

Jean Emmanuel Gazanguenza, président de la délégation spéciale de la commune de Bégoua, a exprimé la semaine dernière, son inquiétude suite aux  27 mois d’arriérés de salaire du personnel. Cette situation rend difficile le fonctionnement de cette municipalité et occasionne parfois une malversation des recettes de la collectivité.

Le RJDH a constaté qu’au marché de Bégoua, les agents de la police municipale ne sont pas opérationnels. Le pont bascule est envahi d’insalubrité et devenu un centre commercial au détriment de la mairie, parce qu’il manque de matériels pour enlever ces ordures.

Jean Emmanuel Gazanguenza, président de la délégation spéciale de la commune de Bégoua a témoigné que son personnel grogne parce qu’il a cumulé  27 mois d’arriérés de salaire, à son arrivée à la tête de cette institution. Les résultats de ce retard se lisent au niveau de l’effectif des agents de la police municipale. « Nous n’avons que 15 policiers municipaux parce que plusieurs d’entre eux ont désisté par manque de leur prise en charge », a-t-il déploré.

Il a expliqué au RJDH que ce fait a un impact indirect sur l’autorité municipale. « L’entrée des recettes du marché, de stationnement des véhicules et des taxis moto, entre autres, est drastiquement réduite à moins de 10.000 FCFA au lieu de 25000 FCFA par jour.  Les activités commerciales ont repris malgré qu’il y ait la crise, les trafics sont réguliers sur les deux axes, mais l’absence  de la prise en charge globale du personnel rend inefficace notre autorité sur le terrain », a relevé le maire.

Jean Emmanuel Gazangueza a souligné que plusieurs négociations ont eu lieu avec le personnel qui a tenté d’entrer en grève. « Si vous avez constaté, il n’y a pas eu de disfonctionnement dans les services municipaux, c’est le résultat des arrangements entre les agents de la mairie », a-t-il relevé..

Il interpelle le gouvernement  d’appuyer la mairie afin de prendre en charge son personnel qui ne cesse de réclamer le paiement de salaire. « Nous avons besoin d’aide du gouvernement et des partenaires au développement, afin de répondre aux exigences de la mairie de Bégoua », a-t-il suggéré.

La mairie de Bégoua fait partie de plusieurs municipalités qui travaillent dans des conditions difficiles à défaut de la décentralisation et l’autonomisation des collectivités. Jean Emmanuel Gazanguiza interpelle le gouvernement à subventionner les Communes.

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LE PERSONNEL CONTRACTUEL DE L’HOPITAL DE L’AMITIE EN GREVE DE 03 JOURS

Le personnel contractuel de l’hôpital de l’Amitié entre en grève de trois jours, à compter de ce lundi 22 jusqu’au 24 aout. Il revendique du gouvernement le paiement de sept mois d’arriérés de salaire. Cette cessation temporaire de service pourrait être renouvelée en cas d’insatisfaction.

Martial Kondondé, délégué du personnel contractuel de l’hôpital de l’Amitié explique leur mécontentement en ces termes: « L’année dernière le gouvernement avait signé un décret, qui concerne le statut général de la fonction publique et le paiement des frais de risque de travail. Et toutes les recettes des hôpitaux sont versées au niveau du trésor public. Mais pour nous payer maintenant, c’est tout un problème. Pour  ce matin, nous manifestons par rapport à nos arriérés de salaire de 7 mois ».

Il a aussi appelé les parents et les malades qui sont au niveau de l’hôpital de l’Amitié de rester calme par rapport à la suspension temporaire de leurs activités. Pour lui, leurs droits ne sont pas respectés.  « Nos droits ne sont pas respectés par le gouvernement. Nous pensons que ces personnes qui sont au chevet des malades et les malades eux-mêmes doivent nous comprendre », a-t-il lancé.

Selon le constat du RJDH, un service minimum est mis en place pour ces trois jours. Cependant, ces derniers ont promis prolonger leur piquet de grève en cas de non satisfaction à leur revendication.

Le directeur de l’hôpital de l’Amitié n’était pas présent pour sa version des faits.

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LA POPULATION DE BERBERATI SENSIBILISEE SUR LES VBG PAR L’AFJC

Le centre d’écoute et d’assistance juridique de Berberati a organisé hier 19 août une campagne de sensibilisation dans les sept (7) arrondissements de la ville. D’après la présidente de l’AFJC, Hélène Sonia Venalepa, cette activité est organisée suite aux cas fréquents des Violences Basées sur le Genre (VBG) enregistrées par cette structure.

Cette sensibilisation a été faite par les membres de l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique. Les habitants ont été édifiés sur les cas des VBG les plus récurrents à savoir : viol, agression sexuelle, harcèlement, violence physique ou psychologique etc.

Selon la présidente de l’AFJC, le choix de ces thèmes relève d’un constat fait sur le terrain. « Ces cas sont très fréquents dans la ville. Ce sont des dossiers que nous recevons beaucoup plus et nous traitons au niveau de l’association », a-t-elle  mentionné.

Par ailleurs, elle s’est plainte du fait qu’à chaque orientation, la justice sur les conciliations au niveau du tribunal n’aboutisse pas.

Les membres de l’AFJC n’ont pas aussi manqué de montrer à l’assistance venue pour la circonstance, le rôle et la place du centre d’écoute et d’assistance juridique.

Signalons que ces membres de l’AFJC ont été assistés par la division des Droits de l’Homme de la Minusca.

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CELEBRATION DE LA JOURNEE DE L’AIDE HUMANITAIRE A BANGUI

Environ 50 stands installés au Palais Omnisport de Bangui. Une exposition des différentes ONG internationales et Nationales œuvrant en Centrafrique. Ceci à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’aide humanitaire célébrée ce jour 19 août. A cette occasion, certaines ONG ont présenté la réalisation de leurs activités.

Devant l’Omnisport de Bangui, des personnes venues pour la circonstance passent pour visiter les stands, les produits et les réalisations des ONG humanitaires. Un personnel de l’ONG Plan International présente les activités de cette ONG en ces termes : « L’ONG Plan International œuvre dans la protection de l’enfance. Nous faisons de l’éducation et de la nutrition à travers les cantines scolaires, ensuite nous faisons aussi le WACH dans nos activités ».

Les femmes œuvrant pour la cohésion sociale étaient aussi présentes à ce rendez-vous.

« A l’ONG, les femmes agissent pour le vivre ensemble. Nous opérons pour la promotion et la protection de la femme et des enfants. Nous avons aussi un volet AGR dans notre organisation, c’est pour cela qu’aujourd’hui nous avons installé nos produits ici. Nous formons des femmes pour la fabrication du savon artisanal à base de l’huile de palme et nous fabriquons aussi de l’eau de javel naturel. Donc, nous avons déjà commencé avec les femmes de la maison d’arrêt de Bimbo. Dans les prochains jours, nous comptons former d’autres femmes de la RCA en fonction de nos moyens », a dit Pauline qui travaille pour l’ONG les femmes agissent pour le vivre ensemble.

Nous nous intéressons aux activités menées par le NRC comme nous l’explique ici Jessica.

« Le Conseil Norvégien pour les Réfugiés NRC, travaille pour les personnes déplacées internes »,  explique Jessica, assistante du programme Information, Conseil Légal Assistance ICLA. « Le programme Information, Conseil Légal et Assistance ICLA au niveau de NRC traite les problèmes fonciers, les questions d’empiètement et d’occupation secondaire et l’éviction des femmes. Donc nous faisons le règlement collaboratif. On apporte une solution gagnant-gagnant entre les parties en conflit », a-t-elle expliqué.

Cette mobilisation de la population est un soutien et un réconfort pour la communauté humanitaire qui a perdu 20 personnes dans leur service d’assistance aux personnes vulnérables pendant la crise.

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 LE SOUS-PREFET DE NDJOUKOU DEMANDE PLUS D’AGENTS DE SANTE AU GOUVERNEMENT

 

Le sous-préfet de Ndjoukou, Firmin Mbifoyo a demandé au gouvernement d’envoyer plus d’agents de santé dans la localité qui fait face à l’épidémie de Choléra. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH le 13 août dernier.

Le manque en ressources humaines, selon le sous-préfet est le problème fondamental de toutes les structures sanitaires de sa zone de juridiction. Ce dernier a déploré le fait qu’aucune structure ne dispose d’infirmier diplômé d’Etat. « Depuis mon arrivée, aucun infirmier diplômé d’Etat n’est affecté dans les  trois  centres de santé et les postes de santé », a t-il relevé.

Firmin Mbifoyo a indiqué que les structures de santé sont tenues par des secouristes formés sur le tas. « Dans toute la région, ce sont les secouristes qui tiennent les services. Ces secouristes ne peuvent pas faire au-delà de leur connaissance. Parfois nous sommes obligés de prendre la personne malade pour l’amener à Sibut. Avec l’état  de la route, c’est vraiment difficile », s’est-il plaint. Le sous-préfet a plaidé pour l’affectation des agents de santé. « Nous avons besoin des agents qualifiés pour tenir la santé de la population. Je demande aux hautes autorités d’envoyer des cadres de santé à Ndjoukou qui malheureusement fait face à cette terrible épidémie », a lancé le sous-préfet.

Le constat a été aussi fait par la ministre de la santé, Fernande Ndengbot qui a effectué une mission d’évaluation de l’épidémie.

La ville, selon Firmin Mbifoyo, fait face aussi au manque de médicaments, ce qui contraint la population, d’après   Moise Mapouka, adjoint au chef du village Pasteurs –Bac, à utiliser les écorces d’arbres pour se traiter.

Ndjoukou est la ville dans laquelle, les premiers cas de choléra ont été détectés. Cette localité continue d’enregistrer d’autres cas de choléra.

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LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA REACTUALISE LE PROJET DE LOI RELATIVE A LA CREATION DE LA COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME

Le gouvernement centrafricain et la Minusca ont engagé depuis hier la relecture du projet de loi portant création de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales. Ce projet date de 2010.

L’activité est menée par le bureau de la communication et de l’information publique de la Minusca et le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. L’objectif, selon les initiateurs, est d’enrichir ledit projet avant son adoption par l’Assemblée Nationale. Selon Flavien Mbata, ministre de la justice, l’adoption de ce projet a été bloquée à cause de sa relecture. « Ce projet de loi avait été envoyé sur la table de l’Assemblée Nationale. Mais pour une question de relecture, ce document a été renvoyé par le Conseil National de Transition sur la table du gouvernement. Et donc, dès la prise de la fonction du chef de l’Etat, il a donc demandé à ce que cet important dossier soit remis sur la table. C’est pourquoi aujourd’hui, nous faisons ce travail de relecture, avant l’envoi du texte à l’Assemblée Nationale », a expliqué le ministre.

Cette commission a une mission très importante, selon le ministre de la justice. « Notre pays a beaucoup souffert, il faut maintenant une commission nationale qui va travailler sur toute l’étendue du territoire. Cette commission sera constituée des organisations de la société civile, des organisations de protection des droits de l’Homme. Elle travaillera de concert avec le ministère de la Justice qui se charge des Droits de l’Homme afin que toutes les violations soient dénoncées pour que la justice soit faite, c’est un rôle très capital pour notre pays », a-t-il souligné.

Les participants à cet atelier de relecture vont, durant les trois prochains jours, essayer de réactualiser le texte afin de le rendre plus adapté à la situation actuelle de la République Centrafricaine. Après cette relecture, le texte sera remis au gouvernement qui après avis du conseil de ministres, l’enverra à l’Assemblée Nationale pour adoption, après quoi, le chef de l’Etat pourra promulguer cette loi.

 

****  RJDH  ****

 

 

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