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LE FPRC, LE RPRC ET LA CPJP AU DESARROI, DEBOUSSOLES, DESAXES, NE BRANDISSENT QUE LES ARMES AVEC AUCUN ARGUMENT PLAUSIBLE ET CONVAINCANT

août 24, 2016

Depuis la perte du pouvoir par l’ex-coalition Séléka le 10 janvier 2014, un homme, Nourredine Adam, ne jure que par la guerre. Et l’on se souviendra que quelques jours avant les élections, cet aventurier a osé hisser son drapeau à Ndélé. Malheureusement, il n’a pas résisté à la foudre du contingent marocain, témoin de l’évènement. Il a fui au Tchad comme un lapin, avant de revenir sur la pointe de ses pieds à Ndélé. Birao ne s’est pas prêtée à son jeu, c’est pourquoi il a opté pour Bria. Nourredine était ministre d’Etat en charge de la Sécurité Publique, sous le régime sanguinaire de Djotodia. Personne n’a contesté le pouvoir des Séléka, sauf leur propre comportement barbare, inadmissible dans le monde des droits humains et du respect de l’intégrité physique et morale de la personne humaine. Séléka au pouvoir, il n’était plus question de partition du pays. Et pourtant, Bozizé chassé du pouvoir par la Séléka, n’a pas demandé la partition de la RCA. Pire encore, une entente donne naissance à un accord contre nature entre Bozizé et Djotodia. Dans cet accord, il n’est nullement question de partition. Djotodia est un bon président qui a été noirci, diabolisé, humilié et éjecté du pouvoir par les combattants Séléka, sans oublier les mercenaires recrutés à tour de bras qui se sont jetés sur le pays comme des hyènes, des charognards sur un cadavre quelconque. Djotodia ne faisait que répéter, « Nzapa a mou na ala Kangango bè », ce que les centrafricains ont suivi à la lettre et le Dieu de miséricorde les a délivrés des griffes de la Séléka. Djotodia et Nourredine n’ont jamais demandé pardon au peuple centrafricain, comme l’ont fait certains généraux patriotes de la Séléka.

Touadéra, dès son investiture, a tendu la main aux groupes armés sans distinction. C’est pour soulager ce peuple meurtri après près de quatre (4) ans de massacres, de carnages, de viols industriels, d’incendies de maisons et des villages entiers. L’administration, depuis les communes, les sous-préfectures, les préfectures et la capitale Bangui, depuis le Palais de la Renaissance, l’Assemblée Nationale, la Primature, le Palais de Justice, tous les ministères, les entreprises privées, les habitations des particuliers  sont par terre ; c’est assez surprenant que Nourredine Adam ne soit pas en mesure de réaliser l’étendue du  mal, fait à la RCA et au peuple centrafricain. C’est incroyable, car cela peut s’évaluer à plusieurs milliers de milliards de dollar US. Même un cœur en pierre, en acier, en marbre, serait ému par l’effet dévastateur du Tsunami Séléka. Même des extraterrestres diront que c’en est assez. Comme les centrafricains constituent un troupeau de moutons, il veut lever les armes pour tuer, tuer et tuer. C’est un peuple qui ignore tout jusqu’à son droit à la vie. La RCA est une boucherie humaine à ciel ouvert à la merci de Nourredine et ses hommes fidèles à la culture de la destruction systématique du pays. Si Nourredine s’obstine à refuser le dialogue, que reste-t-il à faire ? Ceux qui se sont engagés pour le DDRR et la paix, doivent-ils moisir pour attendre Nourredine ? Il serait souhaitable de vendre la nationalité centrafricaine pour aller vivre là où il y a des hommes au masculin, surtout au Burkina Faso. La reconstruction de nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS), laisse le champs libre à toutes les acrobaties des bandits de grand chemin, des criminels, des sanguinaires de la pire espèce. L’instrument de souveraineté a fondu comme du beurre au soleil et les souris dansent. En tout état de cause, c’est le peuple centrafricain qui est une seconde fois pris en otage. C’est ce même peuple qui souffre dans son âme et dans sa chair. Les populations déplacées ne peuvent plus regagner leur domicile, encore moins, celles en exil. Alors que leur condition de vie est en dessous du seuil animal. Nourredine Adam, sans âme ni conscience, sans égard pour ces compatriotes, peut-il cohabiter avec des êtres humains ? Sans le concours des hommes de troupes, les combattants, il ne serait rien. Il entraîne les gens à la boucherie, mais il est prêt à fuir au Tchad quand il y a la braise. De plus en plus, certains songent sérieusement à quitter le navire, mais craignent pour leur vie. Ils ne seront jamais en sécurité en désertant les rangs. Mais le nombre ne cesse de croître petit à petit et il est à craindre qu’un jour, il se retrouvera seul dans la loge des va-t-en-guerre.

En matière de lutte contre l’impunité, rien ne sert d’agiter l’épouvante des poursuites judiciaires. Il faut privilégier exclusivement le dialogue, facteur de paix. Depuis 1945 à ce jour, les Nazis sont toujours recherchés, arrêtés et jugés. Hissen Habré vient d’être jugé après vingt-six (26) ans. L’extrême urgence, c’est la sécurité, la paix, la stabilité et le retour de tout un chacun à son domicile, dans son pays, car on est mieux que chez soi. Il faut suspendre les poursuites judiciaires, pour ne privilégier que le dialogue. On ne peut poursuivre deux lièvres à la fois. Les centrafricains veulent la paix, rien que la paix et c’est la priorité des priorités. La justice ne peut s’exercer dans les agitations, mais dans le calme, la paix et la sérénité, car qui va doucement, va sûrement. Il faut faire circuler la balle à terre, calmer le jeu, car il y a beaucoup d’amalgames, d’amateurismes de certains ministres qui ne sont pas de nature à faire avancer le pays. Les déclarations incendiaires jettent de l’huile sur le feu. Il faut de la sagesse, de l’intelligence, du discernement et non des clichés arrêtés, figés, qui provoquent la constipation mentale et bloquent le processus du dialogue.

Le gouvernement doit épouser la méthodologie du Chef de l’Etat qui aborde les groupes armés avec un calme olympien. Des pourparlers avec des groupes armés, ne sont pas chose aisée. Il faut avoir de la patience, du sang froid, éviter la stigmatisation sur des clichés du passé, être sincère et convainquant et tenir le bon bout pour les amener à adhérer à la paix, à la réconciliation nationale, afin de déposer les armes. La tâche n’est pas facile. Dans le cas contraire, il faut des médiateurs pour bien expliquer l’importance de la paix dans le contexte actuel aux groupes armés. La médiation permet de renouer le dialogue entre les principaux acteurs, de circonscrire les points de divergence et d’axer les débats sur des points précis, ce qui permet d’avancer. Or, le dialogue est rompu entre le pouvoir de Bangui et certains groupes armés encore réfractaires. Les revendications ne peuvent aller au-delà du cadre constitutionnel, car la RCA vient à peine de renouer avec l’ordre constitutionnel.

 

Julien BELA

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