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CENTRAFRIQUE : UNE NATION DONT LE PEUPLE VIT INDEPENDAMMENT  AU RYTHME DES DENTS DE SCIE  

août 25, 2016

 

La République centrafricaine est un pays souverain, laïc qui a acquis son indépendance au temps de la colonisation, le 13 août 1960. Elle couvre une superficie de 623.000 km² et compte environ 4,5 millions d’habitants. Son sol regorge de plusieurs ressources naturelles à savoir : l’or, le diamant, l’uranium et bien d’autres. La RCA a connu des régimes dictatoriaux comme celui de « Papa Bok » puis des régimes démocratiques comme celui du professeur Archange Faustin Touadéra, élu démocratiquement à la magistrature suprême de l’Etat centrafricain. Pour ce fait, qu’est-ce qui freine le développement social, culturel, économico-politique de la RCA ?

En dépit de ses potentialités, comment peut-on expliquer ce retard ? Est-ce que la faute appartient aux Centrafricains eux-mêmes ou le pays colonisateur ? Autant d’interrogations qui dépassent l’entendement de l’opinion nationale et internationale.

En effet, la RCA a reçu une indépendance politique et non économique. Par conséquent, le feu président Barthelemy Boganda, fondateur de la République Centrafricaine avait fait une grosse erreur de ne pas asseoir les bases des facteurs du développement économique en demandant précocement l’indépendance. Cependant, depuis le 13 août 1960 jusqu’à l’heure actuelle, la RCA a totalisé cinquante six (56) ans d’indépendance durant lesquels le peuple centrafricain a vécu en dessous du seuil de la pauvreté au rythme des dents de scie. Cela s’explique par des coups d’Etat à répétition. Ces coups de force des soldats centrafricains ont des conséquences néfastes dans le processus de rétablissement socio-économique et culturel de la nation centrafricaine. Maintenant, à qui la faute ? A cet effet, la faute est partagée entre deux camps. Le premier camp concerne le pays colonisateur qui est la France, et en secundo, le peuple centrafricain qui n’a jamais un esprit critique ou de discernement entre l’idéal et la corruption (les pratiques de pot-de vin).

Soulignant que la plupart des pays d’Afrique colonises par la France et qui font partie de la Francophonie, un terme prôné par le feu Léopold Sédar Senghor, restent et demeurent sous-développés. Quand aux centrafricains, c’est le népotisme, la corruption, et que savons nous encore ? Ces pratiques précitées sont à la une et gangrènent la société centrafricaine en général et la classe politique en particulier. Du coup, avec le coup de force de la fameuse coalition Séléka constituée en majorité de bandits de grand chemin et des mercenaires étrangers, le pays est plongé dans l’hécatombe. Ainsi, le retour à l’ordre constitutionnel le 30 mars dernier doit permettre au peuple centrafricain de se réveiller et de prendre son destin en main.

Urbain Simplice BAÏTI

 

 

 

 

 

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