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EN RDC, EN RCA, AU MALI, AU SUD-SOUDAN…, LES MISSIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX ONT TOUTES ECHOUE : QUELLE HONTE POUR L’ONU ?

août 25, 2016

Les populations dans les pays en guerre s’attendent à leur véritable protection par les différentes missions de maintien de la paix des Nations-Unies dans le monde. Mais hélas, tel ne semble pas être le  cas. L’organisation des Nations-Unies (ONU), une institution mondiale qui regroupe en son sein plus de 190 pays dans le monde, que ça soit en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie, en Océanie, vogue au gré du vent. Ceux qui sont censés être protégés par ces Casques Bleus de la fameuse ONU, se lamentent, se plaignent quotidiennement de leurs comportements.

C’est le cas en République Démocratique du Congo (RDC), avec les Casques Bleus de la Monusco qui se sont installés dans ce pays depuis plus de dix (10) ans. Et jusqu’au jour d’aujourd’hui, la paix n’est jamais revenue ou maintenue en RDC. A titre d’exemple, dans la ville de Béni, les rebelles de l’ADF-Malou continuent toujours de défier la Monusco. Pas plus tard, ces rebelles ont incendié les maisons, massacré des populations civiles. Les blessés ne se comptaient plus. Et ce, sous la barbe des Casques Bleus de la Monusco qui assistent au spectacle sans réagir, ou interviennent en sapeurs-pompiers pour éteindre le feu. Malgré que leur mandat est passé du stade de maintien de la paix à celui de frappe (force). Donc en quelque sorte un mandat robuste qui les autorise à traquer, arrêter ou même participer au combat contre ces damnés de la terre. Mais les jours passent et se ressemblent en RDC, surtout dans le Sud du pays. C’est un statu quo. Les rebelles d’ADF-Malou ne faiblissent pas dans leurs attaques contre les populations civiles, puisqu’ils n’ont trouvé aucune résistance farouche des Casques Bleus de la Monusco devant eux. Et les mêmes horreurs se reproduisent quotidiennement.

Au Mali, les Casques Bleus de la Minusca se comportent de la même manière dans la région de Kidal. Au lieu de s’interposer entre les factions rebelles qui sévissent dans cette région, ils font à leur tête. C’est ainsi que, un groupe rebelle a contourné leur position, on ne sait par quel miracle, pour s’attaquer à un autre. Le bilan était lourd. Et le chef rebelle dont leur position est attaquée, n’avait pas mâché ses mots. Il a tenu la Minusma, responsable de ces actes. Etait-il un acte délibéré ou une manipulation ? Difficile de le savoir.

Ce qui prévaut aujourd’hui dans la capitale du Sud-Soudan, Duba, dépasse tout entendement humain. Il est identique, similaire à ce qui se passe en République Centrafricaine. Car, comment comprendre que les éléments restés fidèles au président Sud-Soudanais, Salvakhir et ceux de son ex-Vice-président Riak Machar, puissent s’affronter dans la capitale Duba alors qu’un nombre impressionnant des soldats onusiens se trouve dans ce pays ? Où étaient-ils ? C’est impensable et inadmissible. Des centaines d’individus qui ont perdu leur vie au su et au vu de ces soldats onusiens ne sont-ils pas des êtres à protéger ? Malgré l’incapacité de cette force onusienne à mettre en exécution son mandat, l’ONU se propose encore d’envoyer  huit mille (8000) Casques Bleus supplémentaires au Sud-Soudan. Pourquoi faire ? Nous osons croire que c’est à cause du pétrole dont regorge le pays. Il faut dans ce cas, diviser les soudanais du Sud pour bien régner. Et c’est ce qui est arrivé puisque Salvakhir s’est débarrassé de Riak Machar qui se trouverait aujourd’hui en Ethiopie, via la République Démocratique du Congo. L’ONU aurait parfaitement réussi.

En Centrafrique, notre cher et beau pays, n’en parlons pas. La complicité, les manœuvres dilatoires, l’ingérence des Casques Bleus, ne sont plus un secret pour les Centrafricains. Même un bébé qui vient de voir le jour aujourd’hui, en sait quelque chose. S’il pouvait parler à l’instant même, nous pensons que c’est lui qui peut éclairer davantage la lanterne des Centrafricains sur les bévues de la Minusca.

Les professionnels des médias, les membres de la société civiles, les leaders politiques et d’opinions, ont à maintes reprises, dénoncé les actes posés par les Casques Bleus de la Minusca. Mais rien n’a changé d’un iota. Est-il  souhaitable qu’un fantôme dise ouvertement à ces soldats onusiens que leur manipulation dans la crise centrafricaine a débordé le vase. Malheureusement, les fantômes, les cadavres ne parlent pas. S’ils s’exprimaient, nous ne serions pas là aujourd’hui. Les Casques Bleus auraient dû prendre leurs valises pour s’envoler dans leur pays respectif. Mais cela arrivera tôt ou tard.

Au vu et au su de ce sombre tableau brièvement dressé qui concerne les missions de  maintien de la paix de l’ONU dans les quatre (4) pays précités, il est clair, précis et net que ces missions à travers le monde, et précisément en Afrique, ont toutes échoué sur tous les plans. Et si aucun effort n’est fourmi par les hauts responsables onusiens pour redynamiser ces forces de maintien de la paix, les adapter aux besoins des populations civiles et au contexte des crises, l’ONU sera une coquille vide où tous ceux qui y vont, ne chercheront que leurs intérêts personnels, égoïstes au détriment de l’intérêt mondial dont elle prétend défendre et protéger. Le président burundais, Kurunziza a  parfaitement raison de s’opposer au déploiement des Casques Bleus dans son pays. Ce n’est pas l’ONU qui rétablira la paix dans le monde comme elle la prétend, mais les peuples des Etats eux-mêmes.

C’est vraiment une honte !

Denis LOUGOUSSOU-GOUVENDA

 

 

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