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LE GENERAL KALIL DENONCE LES VAUTOURS QUI ENTOURENT TOUADERA ET C’EST LE GOULOT D’ETRANGLEMENT DU PROCESSUS DE PAIX

août 26, 2016

 

Les vautours, les profiteurs, les marchands d’illusions sont plus nombreux et jouent leurs propres cartes se situant aux antipodes de la vision, de la démarche, de l’attitude de Touadéra. Les groupes armés sont composés des fils du pays qui se sont révoltés contre un système. Ce coup de colère a pris une tournure apocalyptique. La Communauté internationale a volé à notre secours pour nous aider à sortir de l’impasse. Mais elle ne saurait se substituer aux Centrafricains. D’où l’impérieuse nécessité d’aller aux élections pour avoir des autorités légitimes qui peuvent conduire le processus de sortie de crise et de pacification du pays. Malgré un contexte sécuritaire électrique, les Centrafricains ont tenu le pari. Ces élections ont été approuvées par la Communauté internationale, comme crédibles, transparentes et démocratiques. Des trente (30) candidats à la Présidence, un (1) seul a été élu et reflète réellement le choix de ce peuple.

Une crise comme celle-ci, est comme une maladie ; elle arrive vite, mais la guérison est lente. Il faut se résigner à suivre les prescriptions médicales. Et votre santé reviendra peu à peu, jusqu’au rétablissement total. Cela prend le temps qu’il faut. En cas de non respect des instructions des médecins traitants, on parlera de rechute et la maladie sera pire qu’avant. Touadéra a franchement opté pour le dialogue. Le dialogue n’est pas la guerre. Il a reçu tous les groupes armés. Certains ont accepté d’entrer dans le processus DDRR. D’autres par contre, sont réfractaires. Il faut prendre le mal en patience. Il faut repartir à la table des négociations et du dialogue. Les Séléka, les Anti-Balaka, ont pris les armes, mais aucun groupe n’a pu résoudre les problèmes. Cependant, la Communauté internationale est patiente, omniprésente au chevet de la RCA. Les oppositions à la tenue des élections, les urnes saccagées, d’autres brûlées, les menaces, les intimidations, le déluge de feu à l’Ecole Koudoukou, mais les élections ont eu lieu jusqu’à leur terme. Il ne reste que la circonscription de Bimbo1, pour achever le processus électoral. Touadéra a nettement perçu cette démarche de la Communauté internationale qui n’a pas cédé au découragement. Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, le processus de paix avance, même par millimètre, c’est toujours une avancée. La paix finira par s’instaurer.

Dans l’état actuel des choses, la force est contre productive. Les agitations n’apporteront rien de plus. Il faut se résigner au dialogue, il  a des vertus incroyables. Les groupes armées réfractaires sont constitués d’êtres humains comme nous, avec de l’orgueil pour monter les enchères. Ce n’est pas un mur infranchissable. Certains membres du gouvernement ne facilitent pas la tâche au Chef de l’Etat par leur comportement épidermique. Le Groupe International de Contact pour la RCA (GIC-RCA), a insisté sur la « mise en synergie des efforts pour conjurer la crise », et le GIC-RCA de poursuivre « l’avenir n’est pas dans les armes, mais l’avenir est dans le DDRR et le développement de la Centrafrique ». Nous osons espérer qu’après cette déclaration du GIC-RCA, il n’y aura plus de ministres va-t-en-guerre, ni des déclarations incendiaires, mais une approche fraternelle et conciliante. Les vautours, les profiteurs, les charlatans politiques, les marchands d’illusions n’ont plus leur raison d’être.

La paix arrive, lentement, mais sûrement. Depuis les moments  critiques, en passant par les élections, la Communauté internationale pousse et continue de pousser. De treize (13) groupes armés, dix (10) se sont engagés formellement pour le DDRR, la RSS et la RN. Un grand pas vient d’être franchi. Faut-il remettre tous ces acquis en cause à propos d’un groupuscule d’agitateurs ? Touadera tient le bon bout. Il suffit de persévérer et la paix est au bout du compte. La Minusca a ses forces et ses faiblesses. C’est une force de maintien de la paix. Une chose est sûre, il y a des limites à ne pas franchir par les groupes armés. Mais le gros du travail revient aux Centrafricains qui doivent prendre leur destin en main. Pour paraphraser le GIC-RCA, il y  a eu des crise similaires sur le continent et dans le monde, elles ont été résolues. La crise centrafricaine est presque à son terme. Il suffit de se dévêtir de la passion qui nous englobe et nous emballe et il n’y a plus de crise. L’avenir est aujourd’hui dans le DDRR, un maillon du développement de la RCA. La reconstruction a besoin de tous les bras valides.

Depuis 1996, la RCA est entrée dans une phase d’instabilité à n’en point finir. Ce qui a amené le président Denis Sassou-Nguesso à dire à certains de nos intellectuels « Sauvez votre pays ». Les groupes armés récalcitrants n’ont pas d’objectif. C’est juste une pression sur le gouvernement pour des intérêts égoïstes qui ne résoudront pas les problèmes des hommes de troupes. Or, le processus DDRR apporte une solution globale, tant pour les leaders que pour les combattants. Il est question d’environ sept mille (7000) combattants  au sein des groupes armés. Un ou deux postes de ministre n’apporte pas de solution adéquate. Les leaders cherchent à se caser, qu’en sera-t-il des combattants ? Faut-il encore avoir les compétences requises pour rester aussi longtemps au gouvernement ? Les récalcitrants paraissent ne pas savoir où se trouvent leurs intérêts réels, ce qu’ils veulent. A Kaga-Bandoro, le Chef de l’Etat n’a pas pu rencontrer les récalcitrants, à cause des futilités protocolaires. Qu’à cela ne tienne, les groupes armés ont des caprices qui tiennent à leur nature. Ils n’ont que les armes comme argument, la force aveugle ce qui n’est pas donné à n’importe qui de dialoguer avec eux. La sagesse, l’intelligence, le sang froid, la capacité de persuasion, la pertinence des arguments, pour les convaincre et les ramener à la raison.

Dans bien des cas, c’est le recours à la médiation. Elle permet de renouer le dialogue et de relancer les négociations entre deux camps diamétralement opposés. La médiation rapproche les deux bouts afin qu’il y ait un contact direct entre les deux (2) entités. Les points de divergences sont aplanis les uns après les autres pour enfin obtenir un consensus. L’épouvante de la justice doit être écartée. C’est la paix, rien que la paix qui intéresse les Centrafricains. La justice viendra en son temps. Combien de malfrats ont dû fuir des Maisons d’Arrêt ? La paix d’abord et la justice ensuite. La compétence universelle de la justice n’est plus à démontrer. Hissein Habré est jugé au Sénégal, d’autres à la CPI, d’autres en France dans le cas du génocide rwandais, les crimes et viols en RDC, de destruction de mausolée au Mali. Prenons la paix d’abord et recherchons la justice plus tard. Il faut dépassionner totalement les débats. Les Centrafricains sont impatients, car meurtris, misérables et vivant dans un dénuement total  à tel point qu’ils ont hâte d’aller à la paix, à la sécurité, à la réconciliation nationale et enfin à la cohésion sociale. La Communauté internationale n’ignore pas cet état d’esprit qui préoccupe l’ensemble du peuple centrafricain.

Julien BELA 

 

 

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