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ATELIER DE FORMATION DES JOURNALISTES ORGANISE PAR L’ASSOCIATION DES FEMMES PROGESSIONNELLES DE LA COMMUNICATION DU 25 AU 26 AOÛT 2016  

août 30, 2016

 

 

La salle de conférence de la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ), située à côté du ministère de transport sur l’avenue de l’indépendance, a servi de cadre, du 25 au 26 août 2016, à un atelier de formation des professionnels des médias sur la thématique : « Soutenir l’Etat de droit et la consolidation de la paix à travers la responsabilité judiciaire et sociale en République Centrafricaine », animé par la présidente de l’Association des Femmes Professionnelles de la Communication (AFPC), madame Marie-Chantal Pani.

Dans son mot d’ouverture, la présidente de l’AFPC a indiqué que l’objectif principal de cet atelier de formation consiste à outiller les professionnels des médias afin de sensibiliser la population centrafricaine de ses droits et d’accéder à la justice en cas de violation, en brisant la crainte ou le complexe d’infériorité afin qu’il ait une reforme sur le plan judiciaire centrafricain. Ensuite, la première communication est présentée par maître Bruno-Hyacinthe Gbéïgba qui a fait la lecture expliquée de la charte universelle des Droits de l’Homme. Cette charte date depuis le 10 décembre 1948 par l’organisation des Nations Unies après la seconde guerre mondiale. Dans son propos liminaire, l’orateur a précisé que tout citoyen digne de ce nom doit au moins faire connaissance des 30 articles qui constituent la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Le droit ne concerne pas seulement les juristes. A ce titre, l’organisation des Nations Unies avait confié cette tâche si noble et très importante à une équipe de rédiger cette charte universelle des droits de l’homme dans le but de consolider la paix à travers la responsabilité judiciaire et sociale sur l’ensemble de la planète. Car pendant la deuxième guerre mondiale, on tuait les gens par des actes de barbaries. « La liberté s’arrête là où commence celle d’autrui », dit-on. Du coup, la fonction est une vocation ; mais elle n’est pas un prétexte de dire qu’on est supérieur à l’autre. Il a mis un accent particulier sur les articles 3, 4 et 5 de cette charte qui interdisent la peine de mort, l’esclavage, voire même la torture. Et l’article 7 qui confirme que tous sont égaux devant la loi d’où le dicton récurrent : « Nul n’est au-dessus de la loi ». Certes, un tribunal impartial et indépendant fait toujours un procès équitable. En ce qui concerne la liberté d’expression des opinions, elle doit être positive. Dans la vie courante, il est souhaitable de joindre l’utile à l’agréable. En terme clair, un Etat de droit a le devoir de respecter à la lettre les lois dans la Constitution. Force est de constater que plus le peuple est éveillé, moins la violation des Droits de l’Homme et vice-versa.

Durant la seconde journée,  Maître Nadia Carine Fornel Poutou a entretenu les professionnels des médias sur l’accès à la justice. Dans son exposé, elle a présenté trois (3) principaux textes de base de la loi notamment la Constitution, le Code Pénal et le Code de la Famille. L’oratrice a signifié que le manque de vulgarisation de ces textes de loi entraîne des violations dans la société, si bien que « nul n’est censé ignorer la loi », dit-on. La violence basée sur le genre sous le sigle de VBG inclut le sexe féminin et masculin aussi. Par conséquent, une justice non équitable peut se solder par une justice populaire. Evidemment, les victimes des violations physiques et/ou psychologiques doivent déposer leurs plaintes en joignant, soit un certificat médical, soit  une photo ou bien un certificat genre de mort si c’est un cas d’un assassinat. Au cas échéant, il est judicieux d’emmener deux (2) ou trois (3) témoins. Néanmoins, le délai d’une poursuite judiciaire est 1 à 3 ans. Dépassé ce délai, la victime n’aura pas gain de cause. D’ailleurs, la coutume est complémentaire et contraire aux droits humains. Certaines victimes réagissent sous silence faute de moyens financiers. La liberté s’obtient si on la réclame. Si la violation des droits humains est une monnaie courante dans un pays, c’est la règle d’or qui prime (dent pour dent, œil pour œil).

Ainsi, un journaliste ne peut être un prisonnier des rumeurs, par contre, il doit faire une analyse objective avec des preuves à l’appui. Il est comparé à une fenêtre où l’on regarde un bon paysage. C’est dans cette perspective que le journaliste soutiendra l’Etat de droit, voire la consolidation de la paix en apportant un plus dans la responsabilité judiciaire et sociale en Centrafrique. Il convient de noter que cet atelier de formation des journalistes est financé par l’aide des partenaires de l’Organisation Non Gouvernementale Internationale (ONGI),  dénommée « Common Ground ».

 

Urbain Simplice BAÏTI

 

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