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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

août 30, 2016

 

04 DOSSIERS TRAITES A L’OUVERTURE DE LA SESSION CRIMINELLE A BANGUI

La cour criminelle a ouvert le vendredi 26 aout, sa session criminelle 2016 à Bangui. Sur 58 dossiers enrôlés, quatre ont été traités dans les deux sites à savoir : le Tribunal de Grande Instance de Bangui et le Tribunal des enfants. Parmi les faits reprochés entre autres, associations des malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre, les pratiques du charlatanisme et bien d’autres fautes.

Tout a commencé par la prestation des jurés après le tirage au sort dans les formations du siège du Tribunal pour les enfants et le Tribunal de Grande Instance de Bangui. Sur 58 dossiers enrôlés, quatre dossiers ont été présentés à l’audience dès l’ouverture de ladite session ce 26 aout à Bangui. Il s’agit des dossiers de l’accusé Aubin Alias Chocolat Yanoué, accusé d’association de malfaiteurs, détention illégale d’arme de guerre,  son dossier a été renvoyé au 15 septembre 2016.

« L’absence de son conseil est la cause de ce renvoi » selon une source judiciaire. Cette même source note les défaillances dans les enquêtes préliminaires a-t-elle déploré.

Le second dossier est celui de Jonathan Fabrice Tchocola poursuivi pour« association des malfaiteurs et détention illégale d’armes, consommation des chanvres et faux usage  de faux». Celui-ci est acquitté pour absence des éléments constitutifs du dossier.

Pour la deuxième formation, deux dossiers ont été traités. Le dossier d’Alias Dogo Bomssé,  et le dossier de Guy Wilibona qui sont également accusés de l’association des malfaiteurs.

Cette session criminelle qui s’est ouverte par l’audience du tirage au sort des magistrats va se poursuivre ce lundi 29 avec la comparution de 4 autres accusés et suivi de la plaidoirie des avocats.

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 18 points focaux formés par l’Association du Barreau Américain pour promouvoir le respect des victimes.

Les 18 points focaux formés par l’Association du Barreau Américain (ABA) sur le rôle des points focaux VBG dans la gestion des Dossiers en RCA à l’hôtel Ledger Plazza,  cet atelier vise le renforcement des capacités des cadres  de la  justice pour une bonne administration.

Durant deux jours, les participants ont été beaucoup plus outillés sur les thématiques liées aux différents types de violence et  la notion du genre, « Ils ont appris comment identifier les types de violences, comment orienter et respecter les victimes, donner des conseils pour leur protection et leur sécurité. Ils ont aussi étudié les instruments internationaux qui sont applicables en RCA et les lois centrafricaines » a précisé Tathiana Flores conseillère de coordination secteur justice à ABA. Avant d’évoquer quelques recommandations faites lors de ces assises, « ils ont demandé la restitution de ce qu’ils ont appris dans leur communauté.  Ils ont identifié les réunions conjointes et régulières de travail. Faire des échanges d’information pour établir un réseau de travail. Ils ont exprimé des besoins d’établir des statistiques pour suivre la quantité des cas de VBG et aussi évaluer l’administration de la justice ».

L’atelier a été sanctionné par la remise des certificats de participation qui selon Sosthène Denamena chef au bureau du greffe correctionnel du tribunal de grande instance de Bangui vont refléter dans leur travail quotidien, « je suis fier de recevoir ce certificat qui prouve vraiment que nous avons la qualité. Et ces certificats, nous motivent à bien s’appliquer dans nos taches. Et je rassure les victimes qu’elles seront satisfaites après cette formation », a-t-il promis.

Ces points focaux sont des agents de l’Etat identifiés auprès du ministère de la justice, qui puissent être en charge et spécialisés dans le domaine de VBG. Ils  sont venus de la cour d’appel, du tribunal de grande instance, et  des greffes de Bangui, de Bambari et de Bouar.

Cet atelier a été organisé dans l’objectif  de promouvoir le respect des victimes dans toutes les conditions différentes.

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LA REVOLUTION JUSTICE SE RETIRE DE LA PLATE-FORME DES GROUPES ARMES SUR LE DDRR/RSS

La Révolution Justice de Armel Ningatouloum Sayo s’est retirée de la coordination des groupes armés signataires de l’accord du 10 Mai 2016. Ce dernier explique ce retrait par le fait que la plateforme  n’a pas sa raison d’être, par contre  le porte-parole de cette coordination déplore ce retrait et l’appelle à discuter avec ses éléments pour la réussite du DDRR.

Joint au téléphone, Armel Ningatouloum Sayo a expliqué au RJDH que « la coordination du DDRR mise en place n’a pas sa raison d’être, puisqu’il existe une structure pilote du DDRR à la Présidence et le DDRR est individuel » a-t-il expliqué.

Le porte-parole de cette coordination Thierry Blaise Angalaka se dit surpris par le retrait de la RJ « C’est une surprise pour nous car, il a beaucoup contribué à travers ses représentants à la mise en place de cette coordination », a-t-il déploré avant d’expliquer les motivations de ce retrait, « la raison de son retrait du processus évoqué met en avant un problème interne à la RJ, le chef d’Etat-major qui a fait une dissidence dans le mouvement » a précisé Thierry Blaise Angalaka.

Armel Sayo s’est-il retiré  du processus du DDRR ? Thierry Blaise Angalaka  a souligné que Sayo tient toujours au DDRR et l’a interpellé à un dialogue pour la réussite de ce processus tant attendu « Armel Sayo ne s’est  pas retiré du processus DDRR mais plutôt il conditionne sa participation à la plate-forme au retrait de l’autre RJ que dirige Belanga, c’est pourquoi nous les appelons au dialogue afin qu’ils puissent réussir ce processus du DDRR au sein de leur entité. Notre coordination ne gère pas les problèmes internes de chaque entité qui la compose », a-t-il précisé.

Armel Ningatoloum Sayo ne partage pas cet avis, car selon lui, « Belanga est toujours soumis à la RJ et pourquoi ne veut-il pas l’avouer ? » s’est-il demandé.

Dans un communiqué de presse publié le 26 aout, Belanga a réitéré son adhésion à la coordination, « le mouvement RJ est dirigé par le Colonel Raymond Belanga, président fondateur de la RJ et tous les principaux lieutenants qui restent favorables à la mise en place de cette Coordination des groupes armés, signataires de l’accord sur le processus DDRR/RSS » peut on lire dans ce communiqué.

La plate-forme des groupes armés a été présentée officiellement le samedi 20 Aout 2016, elle regroupe les groupes armés signataires de l’accord du 10 Mai.  Elle a pour objectif de défendre les intérêts matériels et moraux des groupes armés.

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LES PARTENAIRES INTERNATIONAUX OCTROIENT 4.5 MILLIARDS POUR LE DEMARRAGE DE LA COUR PENALE SPECIALE

4.5 milliards de francs CFA, c’est le montant de fonds octroyé à la République Centrafricaine par les partenaires internationaux pour le démarrage de la Cour Pénale Spéciale créée depuis juin 2015. La signature de la convention a eu lieu ce vendredi 26 aout 2016 à Bangui entre le Ministre de la Justice et le PNUD.

Le Ministre de la Justice Flavien Mbata a évoqué toutes les questions liées au budget, à la sécurité des juges nationaux et internationaux, et tous ce qui est corolaire à la Cour Pénale Spéciale sont aux points, « aujourd’hui nous avons signé le document du projet entre le gouvernement centrafricain et les partenaires internationaux dont le montant est d’environs 4.5 milliards pour le démarrage de cette cour. Dans ce document signé, toutes les questions du budget de cette Cour figurent dans la convention. Nous allons continuer à mobiliser le gap lors de la rencontre de Bruxelles prévu pour le mois de novembre prochain » a dit le Ministre de la Justice avant de lancer un appel pressant aux auteurs de troubles de cesser.

« Nous avons fait un pas dans le cadre de la lutte contre l’impunité et cette cour travaillera avec la Cour Pénale Internationale. Ceux qui ont commis des crimes pendant cette période, tant qu’ils soient au pays ou à l’extérieur, seront traduits devant la juridiction afin qu’ils répondent de leurs actes «  a lancé Flavien Mbata.

L’Ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, Jeffrey Hawkins a affirmé la ferme volonté de la communauté internationale d’appuyer la chaine pénale centrafricaine afin de lutter contre l’impunité dans le pays. « Nous voulons renforcer le système judiciaire dans ce pays et la communauté internationale soutient fermement la création de la Cour Pénale afin de donner la justice à des acteurs importants. Cela va nous donner à construire une nouvelle base pour que l’impunité n’existe plus » a avancé Jeffrey Hawkins l’Ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique.

Le Tribunal de grande Instance sera réhabilité pour abriter la Cour Pénale Spéciale. Le procureur spéciale sera nommé en décembre suivi des membres de ladite Cour.

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