Skip to content

LE FPRC, LES ANTI-BALAKA (MOKOM) ET LES 3R, SONT ATTENDUS AU COMITE CONSULTATIF ET DE SUIVI DU DDRR : LE PEUPLE CENTRAFRICAIN N’EN PEUT PLUS

août 30, 2016

Trois (3) groupes armés traînent encore les pas pour intégrer le Comité Consultatif et de Suivi (CCS) du DDRR. Depuis le 24 août, le décret a été signé et diffusé. Le peuple centrafricain est confronté à toutes sortes de difficultés de la planète : la famine, la misère , la pauvreté, l’épidémie de choléra, le paludisme et la liste est longue. Or, les autorités légitimes du pays sont totalement aspirées par le dossier sécuritaire et de la paix. Il faut la paix pour qu’il y ait développement. C’est le peuple centrafricain qui est donc  pris en otage par les agissements des groupes armés. Un groupuscule d’individus en fait à sa tête, à ses caprices, à ses intérêts égoïstes. Les Centrafricains n’en peuvent plus. Les populations déplacées veulent regagner leurs domiciles respectifs que de s’exposer aux intempéries, dans un environnement ordurier. Les populations en exil ont hâte de regagner leur pays et leurs habitations. Les groupes armés ne sont pas constitués d’extraterrestres, mais des êtres humains comme tous les autres. Il faut donner l’occasion à ce peuple de se reconstituer une vie décente. Il n’y a pas que la sécurité et la paix. Il y a l’économie, le social, les infrastructures à rebâtir. La tâche est colossale, immense, monumentale, notamment le vaste chantier de la décentralisation et de la régionalisation, ainsi que les élections locales en vue.

Les groupes armés ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan de plus quatre (4) millions de Centrafricains. Le bon sens et la raison auraient voulu que les groupes armés tiennent compte de la majorité écrasante de la population qui souffre atrocement dans sa chair et dans son âme. Chaque chose a son temps, un début et une fin. La crise centrafricaine a trop traîné en longueur, dans l’espace et dans le temps. Aucune entité ne peut tergiverser devant l’urgence de répondre aux besoins fondamentaux de cette misérable population, meurtrie par plusieurs années de cette crise perlée. La RCA est parmi les derniers pays de la planète en terme d’indice de développement. La RCA occupe également le dernier rang dans le classement de « Doing Business », ce qui est anormal au regard des potentialités dont regorge le pays. Le climat des affaires est délétère du fait de l’insécurité qui mine le développement des affaires et empêche les investisseurs de se bousculer à la porte de la RCA. Le Rwanda, la Côte d’Ivoire, pour ne citer que ces deux (2) exemples, ont frôlé l’apocalypse comme nous en Centrafrique. Mais la crise a permis à ces deux pays de rebondir sur la scène internationale. Ils sont des exemples aujourd’hui cités dans le monde entier. Le Rwanda et la Côte d’Ivoire, ont chacun plus de banques,  une centaine, alors que la RCA n’en a que quatre (4) et des minuscules. Les investissements pleuvent pour accroître, diversifier et améliorer l’économie nationale. La RCA ne sait pas encore sur quel pied danser, tant des crapules armées se prennent pour le nombril de l’univers.

La RCA est un pays béni de Dieu. Les pluies sont abondantes, les terres fertiles, le climat est propice à toutes sortes de cultures. Même sur du rocher, du béton armé, les herbes poussent, voire sur les tôles des toits des maisons. Cette pluie abondante que Dieu déverse, ne fait que laver la tête des singes, sans être mises au profit du développement, tant de l’agriculture, de l’élevage, de l’électricité, de la consommation des populations, des bassins et tant d’autres usages de l’eau. « L’eau, c’est la vie », est un slogan en RCA, mais sous d’autres cieux, l’eau est une denrée précieuse et extrêmement rare. Les Centrafricains manquant d’ouverture sur le monde, pensent que les autres pays du  continent africain sont semblables à la RCA. Ignorant royalement ce que c’est que le désert, comme au Sahara et dans les pays du Sahel, tels que la Lybie, l’Egypte, le Maroc et bien d’autres. Curieusement, les habitants des pays désertiques vivent mieux que les Centrafricains, alors qu’ils déploient mille fois plus d’efforts pour se nourrir, urbaniser leur environnement immédiat. Il faut parfois balayer le sable pour dégager les routes et les rendre praticables, car le vent du désert déplace le sable qui encombre le réseau routier. Ce qui n’est pas le cas en RCA. C’est pourquoi les groupes armés doivent entendre raison, afin de donner une chance au peuple centrafricain de se jeter dans la bagarre du développement, d’affronter la concurrence et de se faire une place dans le peloton des pays émergents. Les atouts sont là, il ne manque que la sécurité et la paix.

La RCA est la lisière du terrorisme qui s’étend comme une traînée de poudre à travers le monde. Or, les anticorps de la RCA ne sont pas encore en état de la protéger. Il est d’extrême urgence de restaurer les Forces Armées Centrafricaines (FACA), la gendarmerie et la police. Raison de plus, la LRA s’est incrustée dans le Sud-est de la RCA et décime les populations sans que le pays ne soit en mesure de se défendre. Les braqueurs, les bandits de grand chemin, les criminels, les violeurs s’adonnent à cœur joie à leur vieil amour. C’est le règne des armes au détriment de la loi et des règles qui régissent les sociétés humaines et le monde moderne. Les loups côtoient les agneaux, les mafieux se mêlent aux opportunistes, les profiteurs aux marchands d’illusions, les apprentis sorciers aux devins, la RCA est à la croisée des chemins. Les élections ont accouché à travers les scrutins des autorités légitimes qui s’emploient corps et âme à restaurer la paix. Et parallèlement à la course contre la montre pour la paix, elles n’ont pas oublié l’autre manche qui est la relance des activités économiques. D’où la rencontre de Bruxelles, pour mobiliser les partenaires au développement, les bailleurs de fonds, au chevet de la RCA. On ne peut poursuivre deux lièvres à la fois, c’est pourquoi le front DDRR qui entre dans sa phase opérationnelle, doit céder le passage à l’économie, au social, aux sports et à la culture, afin de redonner vie et espoir aux Centrafricains, surtout à la jeunesse qui moisit sous le poids du chômage.

 

Julien BELA

 

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :