Skip to content

PARFAIT ONANGA-ANYANGA DOIT S’EN PRENDRE A LUI-MEME ET NON A LA POPULATION CENTRAFRICAINE, NI A LA PRESSE NATIONALE  

août 30, 2016

 

La liberté de la presse n’a pas de frontière aux Etats-Unis, en France, en Angleterre, en Afrique du sud, au Sénégal, au Bénin, au Burundi, au Tchad, au Cameroun, au Soudan, au Congo, aussi bien qu’en RCA. Les médias internationaux parlent et décrivent la crise centrafricaine comme bon leur semble. Il en est de même de la presse nationale centrafricaine qui observe et parle de la situation de son propre pays. Au regard de ses moyens de communication très limités, la presse centrafricaine tente de répondre aux droits du public, à travers des informations diffusées dans le maximum du respect de code d’éthique et de la déontologie. Comment les médias fonctionnent-ils chez Parfait Onanga-Anyanga ? Pour sa gouverne, les informations diffusées sur les ondes des radios, de la télévision et dans la presse écrite sont souvent récoltées sur le terrain auprès de la population elle-même, victime et témoin des faits. Pourquoi Onanga-Anyanga se dresse-t-il contre la presse centrafricaine qui ne fait que relater les réalités de son propre pays ? Onanga-Anyanga veut-il remplacer le Haut Conseil de Communication de la Transition en RCA ? Autant d’interrogations qui nous laissent perplexes.

Le Haut Conseil de Communication de la Transition (HCCT), le ministère de la Communication, l’Observatoire des Médias Centrafricains (OMCA), sont autant d’organes régulateurs des médias centrafricains. A cet effet, ils peuvent intervenir valablement en cas d’une faute grave commise par les professionnels des médias, au cas où les dispositions du code d’éthique et de la déontologie sont violées. Il ne revient pas à Onanga-Anyanga de faire des reproches à la presse centrafricaine. La presse est « la voix des sans voix », c’est-à-dire qu’elle ne fait que relayer ce que la population a vécu et continue de vivre au quotidien dans sa chair à travers l’incompétence notoire et la passivité des Casques Bleus devant les tueries et massacres des populations civiles. Et les médias ne parlent pas que de la Minusca. La presse centrafricaine en général et la rédaction de « Centrafric Matin » en particulier, est neutre et impartiale. Elle ne défend personne et nulle part. Elle dénonce aussi les mauvaises actions entreprises par les autorités gouvernementales, la population civile centrafricaine ainsi que les organismes internationaux accrédités en RCA. Les responsables de l’Opération Sangaris, que nous avons pourtant traité de tout, n’ont pas réagi à la presse, car ils connaissent la valeur de la presse centrafricaine.

Il y a des sujets qui font fâcher au Gabon chez Onanga comme en RCA. Quand les musulmans du Km5 ont marché l’autre jour jusqu’au siège de la Minusca, demandant l’arrestation des criminels du Km5, est-ce la presse qui les a demandés d’agir ainsi ? Quand les membres du gouvernement, la société civile et certains leaders de la classe politique ont dénoncé la manipulation de la Minusca, dans les derniers évènements survenus dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 août 2016, est-ce toujours la presse qui les a manipulés à agir de la sorte ? Alors, une chose est certaine, Parfait Onanga-Anyanga doit comprendre que le peuple centrafricain n’est pas aussi dupe qu’on le pense. La Minusca a crié sur tous les toits qu’elle a pour mission principale, la protection de la population  civile. Est-ce réellement le cas de la situation que nous continuons de vivre quand des têtes tombent et vont continuer de tomber sous la barbe des Casques Bleus, avec une armada impressionnante de guerre ? « Nous nous employons à protéger la population civile, ville sans armes, mise en garde, montée en puissance, mandat robuste », et que savons-nous encore. A quoi ont-ils servi sur le terrain ? N’est-ce pas des formules pour faire endormir la conscience du peuple centrafricain ? Onanga-Anyanga doit s’en prendre à lui-même et non à la population, ni à la presse qui ne fait que jouer son rôle.

Selon Parfait Onanga-Anyanga : « Je suis venu retrouver une presse montée contre la Minusca ». Il doit savoir que, « La voix du peuple, c’est la voix de Dieu ». Si le peuple centrafricain en général se lève pour protester contre la Minusca, c’est qu’il y a une incompétence quelque part. Et Parfait Onanga-Anyanga doit chercher par tous les moyens à retrouver ce mal pour le faire soigner, au lieu de décliner la responsabilité sur la presse centrafricaine.

Pauvre Parfait Onanga-Anyanga de la Minusca qui aboie sans pour autant empêcher la caravane de passer.

Bénistant MBALLA

 

 

Advertisements
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :