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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

septembre 1, 2016

 

CENTRAFRIQUE: CHRISTELLE WANANGA RECONNUE COUPABLE DE LA MORT DE SON MARI AVEC 05 ANS D’EMPRISONNEMENT FERME

Christelle Wananga est reconnue coupable de la mort de son mari et est condamnée à 05 ans d’emprisonnement ferme. C’est la décision de la Cour Criminelle dans l’affaire Ministère public contre Christelle Wananga poursuivie pour des pratiques de charlatanisme et de sorcellerie ayant entrainé la mort d’Homme.

Cinq (5) ans d’emprisonnement ferme, c’est la décision de la cour rendue hier sur le dossier de Christelle Wamanga, accusée de la pratique de charlatanisme et de sorcellerie ayant entrainé la mort de son mari. Marie Rose Singuita, poursuivie pour la même accusation, a été déclarée non coupable par la cour et acquittée.

Ce mardi 30 août, le dossier Dangabo Aïck, accusé pour association de malfaiteurs, détention illégale d’arme et munitions de guerre, a comparu devant la cour. Le premier avocat général Fidèle Mbango a requis contre lui, 20 ans de prisons avec travaux forcés.

Une position rejetée par le conseil de Aïck Dangabo. Me Didier Gonenzapa, Avocat à la Cour, a indiqué que les éléments de preuves brandis par l’accusation ne sont pas fondées. « Notre client Aïck Dangabo que nous avons défendu a démontré à suffisance qu’on ne l’a pas retrouvé en armes, ni avec les malfaiteurs et les parties civiles ne se sont pas présentées pour des éléments de preuves. Et donc, j’ai demandé à la cour de prononcer son acquittement pur et simple », a-t-il dit.

Parmi les dossiers retenus pour l’audience du lundi dernier, figure celui de l’accusé Junior Bayo, un des éléments des Forces Armées Centrafricaines qui a comparu devant la Cour d’Appel, pour trois principaux chefs d’accusations à savoir : association des malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre et  vol à mains armées.

L’accusateur Jocelyn Ngoumbango dans son réquisitoire, a mentionné que Junior Bayo, est responsable de plusieurs faits  dans sa localité de Miskine: le vol armé dans le secteur, le braquage des véhicules de Caritas et du commissariat du 3e arrondissement.

Les témoins à charge qui sont les notables ont rapporté que Junior Bayo à spolier des biens et acquis illicitement des biens dont les motos. La décision de la Cour est attendue dans cette affaire. Cette session va se poursuivre jusqu’au 23 septembre prochain à Bangui.

L’OMS ET LE MINISTERE DE LA SANTE ANNONCENT LA BAISSE DU DECES DU AU CHOLERA

 Deux  cent trente-neuf (239) cas de choléra enregistrés en Centrafrique  dont 19 décès et 7 cas confirmés par le laboratoire de l’Institut Pasteur  de Bangui, ont annoncé  ce 30 aout 2016, le Ministère de la Santé Publique et l’Organisation Mondiale de la Santé au cours d’un point de presse conjoint.

Selon Michel Yao, représentant de  l’Organisation Mondiale de la Santé,  le taux de décès est en  baisse. « Au départ, nous avons 44% des personnes décédées  et à ce jours, nous sommes à 8%, pour dire qu’il y a des mesures qui ont été prises pour éviter le décès de ceux qui contractent  la maladie », a indiqué le représentant de l’OMS.

L’objectif est d’inverser la tendance. « Nous voulons atteindre au moins 1% des cas de décès lié au choléra. Pour ce faire, des équipes mobiles se rendent dans tous les villages tout au long du fleuve pour mener des activités dans ce sens », a-t-il indiqué.

Michel Yao appelle à une mobilisation en faveur de l’assainissement. « Dans les jours à venir, l’intervention la plus importante sera qu’on se mobilise tous pour l’assainissement », a souligné Michel Yao.

L’épidémie de choléra déclaré a touché quelques régions sanitaires. « Trois  régions sanitaires sont  atteintes par cette épidémie à savoir la région sanitaire n°1, 4 et 7 », a souligné Bernard Boua, directeur de la Santé publique au ministère de la Santé.

Selon lui,  quelques foyers à risque demeurent encore  dans le pays. «  Les points chauds de cette épidémie en Centrafrique  actuellement sont d’abord  Bangui précisément dans le 5eme arrondissement, au quartier Benz ville, à Boeing  et dans le 2eme Arrondissement à l’ile Bongossoua, l’Ombella M’poko et la préfecture de la Kémo », a-t-il ajoué.

Il présente le défi axé sur la sensibilisation. «Si la population est sensibilisée sur les mesures préventives, nous pensons avoir zéro personne atteinte de choléra d’ici deux mois », renchérit-il.

Le dernier cas de choléra est enregistré au quartier Benz-vi dans le 5eme arrondissement, ce samedi 27 août. Trois semaines après, la contamination est en hausse, par contre la mortalité liée au cholera a baissé.

 

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LE DEPUTE DE BOGUILA SIGNALE LA PRESENCE SUSPECTE DES HOMMES ARMES DANS LA ZONE

Le député de Nanga-Boguila, Franck Saragba, a condamné la présence massive des groupes armés, le samedi 27 août dans la sous-préfecture de Boguila. Il souligne avoir remonté les informations aux instances nationales et internationales en charge de la sécurité.

Selon les informations du RJDH, ces éléments armés font des navettes entre la sous-préfecture de Nanga-Boguila et Boguila. Plusieurs villes au nord du pays sont restées toujours sous contrôle de ces groupes armés parmi lesquelles la sous-préfecture de Markounda, la ville de Nanga-Boguila,  Bria et au nord-est.

Joint par le RJDH, le député de Nanga-Boguila a condamné la présence massive des groupes armés assimilés aux éléments du général rebelle Alkatime. Selon lui, ce mouvement a des effets négatifs sur la population.« Les habitants de différentes localités ont fui dans la brousse, pour se mettre à l’abri du danger. Les activités champêtres, commerciales, entre autres, sont paralysées. La ville est contrôlée par ces hommes en armes », a déploré Franck Saragba, député de Nanga-Boguila.

Le député appelle au respect de l’état de droit et la démocratie. « Nous venons de franchir une étape qui est le vote démocratique du président de la République Centrafricaine. Les membres du gouvernement sont nommés, pourquoi les groupes armés continuent de sévir dans plusieurs régions du pays sans en être inquiétés ? », se demande-t-il.

Franck Saragba s’inquiète de la paralysie des activités agricoles et commerciales et dénonce la passivité de la Minusca. « Au moment où je vous parle, la ville s’est vidée de sa popularité, parce qu’elle se rappelle des exactions commises par des groupes armés en 2014 où plusieurs chefs de villages ont été tués à Boguila. Cette histoire a fait déplacer les habitants vers les recoins de la ville», précise-t-il.

En 2014 à Nanga-Boguila, une vingtaine de personnes dont trois humanitaires ont été tués par des groupes armés.

 

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 LES ELEPHANTS DU PARC DE DZANGA SANGHA, BOUFFES D’OXYGENE POUR L’ECONOMIE CENTRAFRICAINE

Le PARC National de Dzanga Sangha regorge d’énormes richesses fauniques dont les éléphants qui se trouvent dans les Aires-protégées, même s’ils sont menacés parfois d’extermination par des braconniers en quête d’ivoire. C’est ce qui ressort du reportage réalisé par le RJDH à la Saline à Bayanga le 24 août 2016.

Il est 13 heures 30 min, nous entrons dans la forêt à la découverte des éléphants aux pas feutrés. Une marche de 45 minutes dans l’eau et dans la forêt avant de découvrir ce prestigieux lieu, la Saline, où les éléphants viennent s’approvisionner en sels minéraux, ainsi que d’autres espèces.

Dans cette forêt, c’est le silence qui domine. Lambert Padou, responsable du volet écotourisme dans les Aires protégées de Dzanga Sangha, qui a conduit la visite guidée nous décrit l’environnement. « Nous sommes dans la partie nord du Parc Dzanga Ndoki à la Saline. C’est une grande clairière d’une importance internationale. C’est ici qu’on peut voir les éléphants en temps réel 24h/24h mais très actifs à partir de 13 heures », a-t-il expliqué.

Ce jour-là, 157 éléphants sont sortis à la Saline pour se ressourcer.  Cette espèce animale a un mode de vie. « Les éléphants ont un système de vie sociale bien organisé. Le père est solitaire et ce sont les autres membres de la famille, notamment la mère et la tante qui s’occupent de l’enfant. Ils se connaissent dans leur lien maternel et se communiquent même en étant très éloignés », a ajouté Padou Lambert.

L’endroit est idéal pour ces éléphants. Mais qu’en est-il de leur espérance de vie et de leur mode de reproduction ? Les explications de Lambert Padou. « Les éléphants peuvent vivre pendant 80 ans. Les femelles reproduisent au moins chaque six ans. Il est difficile pour une femelle de faire des jumeaux mais cela est déjà arrivé sur le Parc de Dzanga Sangha. Ils ont horreur des cochons à cause de leurs odeurs et aiment le sel minéral », a-t-il indiqué.

Dans cette région frontalière avec le Congo, le brassage est ambiant, mais comment faire pour distinguer les éléphants centrafricains de ceux des pays voisins ? « Les éléphants du PARC national de Dzanga Sangha sont identifiés grâce aux moyens technologiques. Ce mercredi 24 aout, un éléphant du Congo Brazzaville a parcouru plus de 200 km pour arriver à la Saline du parc Dzanga Sangha. Il a été reconnu après les échanges des photos par des chercheurs », c’est ce qu’a fait savoir  Andréa, une chercheuse américaine  qui vit depuis trente ans dans la zone.

Même si les éléphants vivent dans cette forêt protégée, il n’en demeure pas moins que les menaces des braconniers sont réelles. Mais face à ces menaces, les éléments des eaux et forêts multiplient les patrouilles pour la sécurisation de l’aire protégée, a signifié au RJDH le responsable d’écotourisme Lambert Padou.

Les Aires Protégées de Dzanga-Sangha font parties intégrantes du Tri-National de la Sangha, l’un des plus importants sites de conservation transfrontalière du Bassin du Congo. Ce Parc partage ses frontières avec le Cameroun et la République du Congo Brazzaville et constitue pour la RCA une source d’entrée de devise de son économie à cause des touristes qui visitent ce site malgré la crise.

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L’ONG ASA FAIT DON DE  06 MAISONS POUR SOUTENIR LA CHEFFERIE TRADITIONNELLE DANS LA LOBAYE

L’ONG Afrique Secours Assistance (ASA) sur financement de l’UNHCR a construit des bâtiments dans la Lobaye pour soutenir la chefferie traditionnelle. La remise officielle de trois des six cases, s’est faite le 29 aout dernier à Boboua après Mbaïki.

L’ONG ASA compte par ce programme, soutenir le redéploiement de l’autorité de l’Etat à travers les chefs traditionnels, principaux courrois de transmission entre la population et le gouvernement.  Ces cases ont été construites à Boukoko, Bokouma, Boboua, Bodjoula, Boda et Boganagone.

Pour Evelyne Adom, chef de mission de l’ONG ASA, ces cases des chefs sont le symbole de la restauration de l’autorité de l’Etat à travers leurs démembrements qui sont les chefs de village. « Elles représentent aussi pour nous une repique des célèbres arbres à palabres communément appelés (Gbé Ti Guira) (le grand Baobab) de notre ancienne Afrique pacifique, tolérante et conciliante ». a-t-elle expliqué.

Selon elle, ces cases serviront d’un outil d’interconnexion entre l’Etat et les notables. « La construction de ces cases est de contribuer à renforcer l’autorité des Chefs au sein des communautés, de permettre à ces derniers de retrouver leurs images d’antan, celles de rassembleur et bâtisseur, capables de répercuter sur l’administration centrale les préoccupations de la population. Mais aussi elles leur permettent d’être des apôtres de la paix et du vivre ensemble,» a-t-elle souligné.

Le Président de la Délégation Spéciale de la Commune de Nola dans la Lobaye a remercié quant à lui l’ONG ASA et a exhorté les chefs à bien entretenir ces édifices. «  C’est une grande joie pour nous car depuis un certain temps, les chefs des villages n’avaient pas de pouvoir. Ils étaient dans la rue, chacun est libre de faire d’eux ce qu’il veut. Aujourd’hui, l’ONG ASA a voulu à ce que les chefs des villages retrouvent leur autorité. Ma joie est vraiment immense et je leur dis merci pour tout. Pour les chefs des villages, je vous exhorte à bien entretenir ces établissements qui représentent pour vous une assemblée », a-t-il exhorté.

Jean serge Bokassa ministre de l’Administration du territoire ne veut pas d’amalgame entre les autorités à ce sujet. «  Ces cases sont construites pour les chefs et non pour les autorités administratives et communales », a-t-il précisé.

« Je dirais que cela est un  patrimoine national. Vous devez bien y  prendre soins. Et si j’ai dit ici que cela n’appartient pas aux préfets et autres, cela ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas y veiller dessus. J’appelle la gendarmerie, le préfet et le maire à veiller sur ces édifices et la population a bien l’entretenir », a-t-il ajouté.

L’ONG ASA a indiqué au RJDH que la construction des cases pour les chefs va se poursuivre au-delà de la préfecture de la Lobaye.

 

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