Skip to content

LA PAIX ET LA SECURITE, C’EST L’AFFAIRE DE TOUS : LA CPJP, LE FPRC, LE RPRC NE DOIVENT PAS FAIRE EXCEPTION  

septembre 1, 2016

 

Le Tsunami, déclenché par la nébuleuse coalition Séléka le 10 novembre 2012 dans la ville de Ndélé, au nord de la RCA, jusqu’à la prise du pouvoir le 24 mars 2013, n’a épargné personne. Il a frappé de plein fouet toutes les couches sociales du pays. Les maisons des particuliers, des édifices publics et privés, des villages entiers, ont été tous détruits. Ministres, députés, directeurs généraux …, tous ont subi les effets pervers de cette crise. Même certains combattants Séléka et Anti-Balaka, les principaux protagonistes de la crise centrafricaine ont été durement frappés. Les uns ont perdu les membres de leur famille. D’autres ont vu leurs maisons partir en fumée.

Pour que la paix et la sécurité reviennent en Centrafrique, chaque fils, chaque fille du pays, quels que soient son grade, son rang social, sa fonction, doit se jeter à l’eau pour réussir le programme DDRR. C’est la raison pour laquelle nous avons dit que la sécurité et la paix, c’est l’affaire de tous. Car, s’il y a détonations de grenades, crépitements d’armes légères quelque part, c’est tout le monde qui est paniqué, troublé, pris de peur que de mal. Les balles perdues qui sifflent de part et d’autres n’épargnent personne.

Mais quand nous entendons certains Centrafricains s’exprimer sur le processus DDRR qui doit conduire inévitablement au retour de la paix et de la sécurité, nous avons la nausée. Leur dire nous fait vomir. Est-il possible que ces derniers affirment que la paix et la sécurité sont du domaine exclusif du gouvernement que dirige Matthieu-Simplice Sarandji, sous la très haute impulsion du Chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, et des groupes armés ? Nous pensons pour notre part qu’ils se trompent largement et ne doivent plus tenir un tel langage. La paix et la sécurité, c’est l’affaire de tous. Touadéra et le gouvernement doivent faire ce qui est de leur possible, c’est-à-dire chercher des financements par-ci, par-là, poursuivre des dialogues avec les groupes armés pour la réussite du DDRR.

Les leaders des groupes armés, de leur côté, doivent sensibiliser, conscientiser, cantonner leurs combattants. Des sommes importantes, des véhicules seront mis à leur disposition pour faire ce travail important, capital pour le devenir de notre cher et beau pays, la RCA. Nous savons qu’ils ont une lourde tâche, une grande responsabilité dans la résolution et la fin de ce conflit. Ils doivent savoir que la RCA est notre pays à nous tous. Ce qui est arrivé, est arrivé. Il nous appartient maintenant de trouver des voies et moyens pour éteindre le feu qui est à notre demeure. Ce n’est pas quelqu’un d’autre qui le fera à notre place. Nous avons tous été témoins oculaires de ce qui nous arrive, de ce qui se passe dans cette crise. Nous pensons pour notre part que, si les combattants disent non aux manipulateurs, nous sortirons tête haute de cette crise. Nous espérons que le dernier mot leur revient de droit.

Mais ce qui fait mal au cœur, c’est la réticence de la CPJP, du FPRC et du RPRC, au processus du DDRR. Ces groupes armés précités ne doivent pas faire exception à la règle. La Communauté internationale, les bailleurs de fonds, les partenaires au développement de la RCA, se mobilisent aujourd’hui pour que ce processus aboutisse. Mais pourquoi ceux-là sont très récalcitrants, réticents à ce processus ? Si nos mémoires sont bonnes, ils avaient affirmé haut et fort qu’ils ont pris les armes à cause de la marginalisation de leurs régions, notamment les préfectures de la vakaga, de la Bamingui-Bangoran et une partie de la Haute-Kotto. Leur revendication est prise en compte par le gouvernement. Le moment est maintenant venu pour développer ces régions en particulier , et toutes les autres préfectures en général. Car cette crise a détruit toutes les autres préfectures. Les ponts, les routes, les pistes rurales, les écoles et les hôpitaux, pour ne citer que ceux-là, n’existent aujourd’hui que de nom. Et il faut appuyer sur l’accélérateur pour faire avancer les choses. Si le regroupement des combattants Séléka dans la ville de Bria, est de chercher à s’aligner sur le processus DDRR, ce sera un ouf de soulagement pour la population centrafricaine toute entière. Mais, s’ils ont une autre ambition, donc ils ne veulent pas que leurs régions se développent..

Tous les efforts consentis par le gouvernement à l’heure actuelle, se concentrent exclusivement sur la paix et la sécurité, en d’autres termes, la réussite du DDRR. Ils doivent comprendre aussi que l’économie du pays est par terre. Et un pays ne peut s’afficher sur la scène internationale que grâce à sa croissance économique. Mais si tous les investissements sont orientés vers le DDRR, qu’en sera-t-il des autres secteurs ? De grâce, il faut déposer les armes et non s’entêter. Tous les Centrafricains veulent vivre en paix, être au même diapason que les peuples d’autres pays. Et pour que ce rêve soit une réalité, les armes doivent se taire et que les combattants de la CPJP, du FPRC et du RPRC s’alignent derrière le processus DDRR.

Comme nous l’avons dit au départ que la paix et la sécurité, c’est l’affaire de tous, les députés de la nation dans les zones occupées par les forces non conventionnelles, ont l’obligation de se rapprocher de ces brebis galeuses pour les ramener à la raison. Les Centrafricains lambda doivent en faire autant. Même les leaders politiques qui ont perdu l’élection présidentielle de 2015 – 2016 et ceux qui ne se sont pas présentés, doivent apporter leurs contributions et non pousser les uns et les autres à s’entredéchirer, à se regarder en chien de faïence. L’élection présidentielle est terminée. Même s’il y avait mille (1000) candidats, un seul doit être élu président de la République. Et c’est ce qui est fait plus qu’il  n’y a qu’un seul fauteuil présidentiel et non cent (100). Toutes les actions des leaders politiques doivent se focaliser sur la paix et la sécurité.

Contribuons tous pour la réussite du DDRR pour que la paix et la sécurité reviennent en RCA. La CPJP, le FPRC, le RPRC ne doivent pas se dérober à cette règle. C’est l’affaire de tous. A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

Advertisements
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :