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SANS LES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE, QUI PEUT CHANGER EN UN LAPS DE TEMPS LA SITUATION DU PAYS ? LA SOCIETE CIVILE, LA CLASSE POLITIQUE OU LA POPULATION ?

septembre 1, 2016

 

Depuis la date du 24 mars 2013, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), notamment la police, la gendarmerie et les Forces Armées Centrafricaines (FACA) étaient dysfonctionnelles. Quand la Séléka s’est répandue comme une traînée de poudre sur l’ensemble du territoire, avec des tueries, des massacres, des carnages, des incendies de villages et maisons, tous les acteurs de la vie politique ont disparu de la scène nationale.

Au moment où les ex-Séléka étaient à Damara, certains ont pris le vol avec leur famille pour se refugier sous d’autres cieux, afin d’éviter le pire. Ceux qui étaient restés ici, ont pris leurs jambes au cou pour se mettre à l’abri, dans l’enceinte des Nations-Unies, au Binuca, à la base de la Sangaris, à l’aéroport Bangui M’Poko. C’est par la fenêtre qu’ils observaient les films des horreurs qui se produisaient sous leur barbe. Il a fallu le courage d’une population civile, sans arme en main pour s’opposer à la rage destructrice de la Séléka. Avec le déclenchement des évènements du 05 décembre 2013 par les milices Anti-Balaka, ce sont ces mêmes personnes qui, depuis leurs lieux de refuge, ont crié sur tous les toits, demandant aux Nations-Unies l’embargo sur les armes à destination de la RCA. Voilà que l’embargo exigé par ces derniers est devenu le véritable goulot d’étranglement de la population centrafricaine en général et des Forces de Défense et de Sécurité en particulier.

Pendant la transition, la société civile et la classe politique ne sont restées que l’ombre d’elles-mêmes. La question du don Angolais qui pourtant a fait couler beaucoup d’encres et de salives est restée sans suite jusqu’à la fin du mandat des autorités de la transition. Vient s’ajouter à cela le coup d’Etat du 26 septembre 2015, instrumentalisé par les Nairobistes, qui a failli disparaître la RCA de la carte du monde. Catherine Samba-Panza de son retour précipité de New-York, a cité haut et fort le nom de ceux qui ont orchestré ce coup d’Etat manqué. Nous avons cru que la classe politique et la société civile pouvaient saisir cette déclaration faite par Catherine Samba-Panza pour revendiquer aux Nations-Unies, la levée de l’embargo sur les armes à destination de la RCA, afin que  les FSD soient opérationnelles. Ce qui n’a nullement été le cas. De plus, personne n’a toussé un seul mot sur les évènements douloureux du 29 octobre 2015 dans le 6ème  arrondissement de la ville  de Bangui. Ils étaient tous entassés en ce moment- là comme des sardines dans une boîte sous la protection des puissances étrangères. C’est aujourd’hui qu’ils trouvent l’opportunité de sortir de leur tanière et parler ?

Le paradoxe est que, ce sont ces mêmes personnes qui ont fui hier devant la Séléka, abandonnant des tonnes d’armes qui continuent de polluer l’espace vital des centrafricains, qui reviennent aujourd’hui, et veulent donner des leçons aux nouvelles autorités du pays. Quel genre de miracle Touadéra et son gouvernement peuvent opérer en un  laps de temps pour changer la situation du pays sans les FDS ? Entre la société civile, la classe politique, voire la population, qui peut faire de son mieux en quatre (4) ou cinq (5) mois seulement pour changer la situation sécuritaire du pays ? Il est bon de faire des critiques. Mais il faut faire des critiques allant dans le bon sens. De New-York à Bruxelles, Touadéra et son gouvernement ont plaidé pour la levée de l’embargo sur les armes à destination de la RCA, afin de rendre opérationnelles les FDS.

La nouvelle mission européenne EUTM est, en pleine phase de restructuration de l’armée nationale.  En outre, chaque département ministériel prépare sa feuille de route qui sera soumise a la table ronde de Bruxelles. Et la question de la sécurité est inscrite en première ligne. De plus, lors de la 9e réunion du Groupe International de Contact (GIC-RCA), tenue le jeudi 25 août 2016 à Bangui, les partenaires internationaux, ont exprimé leur désir de soutenir les autorités du pays et le peuple centrafricain en général. Ils ont aussi soulevé cette question de la table ronde de Bruxelles comme point de départ du développement.

« On ne construit jamais un pays en est seul jour ». Les défis de l’heure sont immenses, colossaux, monumentaux et nécessitent une union sacrée pour relever le pays du gouffre. Les chantiers du pré-DDRR avancent lentement mais sûrement. Malgré tout, quelques groupes armés  maintiennent leur position, cela n’empêche la caravane de passer. C’est autant dire que l’heure est à l’unité et à la réconciliation nationale.

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

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