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PARFAIT ONANGA-ANYANGA, LE GABON EST EN FEU : MIEUX VAUT ALLER L’ETEINDRE QUE DE NE RIEN FAIRE EN RCA

septembre 2, 2016

 

L’Afrique francophone de François Hollande bouge. Mais cette mutation ne se fait pas sans violence. Et elle est due notamment aux violences post-électorales. C’est le cas du Gabon, du feu président Omar Bongo-Odimba, paix à son âme.

En effet, le peuple gabonais s’est rendu aux urnes le dimanche 28 août 2016. Parmi les candidats qui se sont présentés à l’élection présidentielle, deux (2) d’entre eux étaient partis favoris. Il s’agit du président sortant, Ali Bongo fils du défunt président Omar Bongo Odimba et de l’ancien premier ministre Jean Ping. Celui-ci a été présidant de la Commission de l’Union Africaine, avant de revenir dans son pays pour être candidat à la présidentielle de 2016. A l’issue de ce cette élection, le président sortant, Ali Bongo est réélu, avec un pourcentage de 49,80 %, secondé de plus près par Jean Ping avec 48,23 %, soit un écart de 5594 voix. C’est une courte victoire. Et il convient de signaler que c’est un scrutin à un seul tour.

A l’annonce de ces résultats publiés par le ministre gabonais de l’Intérieur, dans l’après-midi du mercredi 31 août 2016, la réaction des gabonais ne s’est faite pas attendre, car ils n’ont pas cru à la victoire d’Ali Bongo. Des violences ont éclaté dans la capitale gabonaise. Des manifestants, probablement ceux de l’opposition s’en sont pris à certains locaux administratifs tant publics que privés. C’est ainsi que la résidence du vice-premier ministre a été saccagé, ainsi qu’une partie de l’enceinte de l’Ecobank et de l’Assemblée Nationale dans cette ville. Nous n’avons cité que quelques exemples parmi tant d’autres car les dégâts causés par les manifestants en colère étaient importants. Les forces de l’ordre gabonais ont dû intervenir pour sécuriser certaines administrations, tout en utilisant des grenades lacrymogènes et des canaux à eau. Mais la situation s’est dégradée à la tombée de la nuit. Les forces de l’ordre ont attaqué le Quartier Général (QG) de Jean Ping, arrivé deuxième dans ce scrutin présidentiel.

D’après les témoignages des uns et des autres, suivis sur les ondes de la Radio France Internationale (RFI), les forces de l’ordre ont fait usage de balles réelles, pour attaquer le QG. Et le bilan fait état de deux (2) morts et d’une vingtaine de blessés. Mais il peut s’alourdir au cours de la journée de ce jeudi 1er septembre 2016. On signale également des violences post-électorales dans la capitale économique du Gabon, Franceville, la 2ème ville du pays.

Face à ces violences au Gabon, la population centrafricaine souhaite que Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et patron de la Minusca, puisse faire sa valise et rentrer au Gabon pour éteindre le feu qui est entrain de s’étendre au point d’embraser tout son pays. Car, depuis qu’il est arrivé en RCA après la démission de Babakar Gaye, rien n’a bougé d’un iota et sa présence n’est pas utile. Les groupes armés continuent toujours de tuer, massacrer les Centrafricains sous la barbe des Casques Bleus de la Minusca. Pire encore, ces Casques Bleus de Onanga-Anyanga font de véritables manœuvres dilatoires, de la complicité dans la crise centrafricaine. Le dernier fait remonte au 13 août dernier où les principaux leaders de la Séléka, Aroun Gaye, Abdoulaye Hissen, Mahamat Tidiane, ont été arrêtés puis relâchés par les Casques Bleus de la Minusca, basés à Sibut. De plus, avec l’arrivée de Parfait Onanga-Anyanga, les viols et abus sexuels sur les mineurs, les femmes centrafricaines, commis par ses hommes, ont redoublé d’intensité.

Alors, dans ce cas de piètre figure, la présence de Parfait Onanga-Anyanga est-elle encore nécessaire en RCA ? Nous ne le pensons pas. Il vaut mieux qu’il aille éteindre le feu au Gabon, au lieu de rester en Centrafrique pour ne rien faire. Nous avons toujours dit aux autres pays africains, surtout les pays francophones que ce qui se passe en RCA, peut s’étendre aussi dans d’autres pays. Et ceux qui ont leur contingent au sein de la Minusca doivent se comporter comme de vrais soldats onusiens. Personne n’a daigné écouter les plaintes des Centrafricains. Ils se sont laissés manipuler par la France. Les conséquences de leurs actes indignes, inhumains, commencent déjà à pointer à l’horizon. Ce n’est pas le Burundi de Kurunziza qui nous démentira, encore moins le Gabon aujourd’hui.

La crise centrafricaine, la plus complexe que le pays n’a jamais connue depuis son indépendance jusqu’au 10 novembre 2012, date du Tsunami Séléka, n’est autre chose que les conséquences des élections législatives et présidentielle, mal organisées par le régime du président déchu François Bozizé Yangouvonda. D’après certains Centrafricains, leur victoire avait été volée par Bozizé et son clan. Et c’est ce qui arrive aujourd’hui au Gabon. Les opposants gabonais qui se sont alignés derrière Jean Ping, n’ont pas hésité un seul instant à affirmer que la victoire de ce dernier est volée par Ali Bongo dans la province du Haut Ogoué, le fief du Parti Démocratique Gabonais (PDG), au pouvoir depuis un demi siècle. Donc cette courte victoire d’Ali Bongo est mal digérée par les gabonais tout comme celle de Bozizé en 2011 en Centrafrique, ce qui a occasionné cette crise larvée qui ne dit pas son nom. Au cas où la situation perdure au Gabon et que l’ONU se propose d’envoyer des Casques Bleus dans ce pays, nous aimerions que Parfait Onanga-Anyanga prenne le commandement de cette force onusienne. Si les Casques Bleus sous son commandement, se comportent également dans son propre pays comme ceux qui sont déployés en Centrafrique, comment va-t-il réagir ? Va-t-il s’en prendre à ces Casques Bleus ou à la presse gabonaise qui dénoncerait leurs agissements, leurs comportements, leurs attitudes par rapport à la mission qui leur est confiée ? La balle est dans le camp de Parfait Onanga-Anyanga. Mais nous osons croire qu’il ne resterait pas sourd-muet aux lamentations, aux cris de détresse de ses concitoyens. Et c’est ce que certains centrafricains font, principalement les professionnels des médias, les leaders politiques et de la société civile, sans oublier les Centrafricains lambdas.

Parfait Onanga-Anyanga doit revenir à la raison. Ce qui se passe aujourd’hui au Gabon préoccupe aussi le peuple centrafricain car c’est un pays ami et frère. Le feu président Omar Bongo Odimba s’était pleinement investi dans la résolution de différentes crises en Centrafrique. Il n’a jamais failli à sa mission en RCA comme Parfait Onanga-Anyanga. Donc la situation qui prévaut aujourd’hui au Gabon doit interpeller la conscience de Parfait Onanga-Anyanga et le pousser à intimer l’ordre à ces Casques Bleus de la Minusca pour qu’ils fassent correctement leur travail, c’est-à-dire la protection des populations. Sinon, il doit partir définitivement au Gabon pour verser de l’eau sur le feu qui consume son pays.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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