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« NOUS SOMMES PRETS A REGAGNER NOTRE PAYS, A CONDITION QUE NOS FRERES QUI ONT PRIS LES ARMES LES DEPOSENT DEFINITIVEMENT », A DECLARE UN REFUGIE DE PUIS LE TCHAD.

septembre 5, 2016

Un refugié centrafricain au Tchad que nous avons contacté ce vendredi 02 septembre 2016 déplore leurs conditions misérables et lance un vibrant appel aux groupes armés de déposer les armes pour leur permettre de regagner leur pays. Voici son témoignage : « Nous sommes prêts à regagner notre pays, à condition que nos frères qui ont pris les armes les déposent définitivement. Nous avons souffert depuis trois (3) ans. Nous avons décidé de tourner la page sombre de l’histoire de notre pays à travers des élections soldées par un retour à l’ordre constitutionnel. Nous avons choisi la voie des élections pour faire la paix. Et nous avons contribué à l’ensemble du processus électoral depuis les opérations de l’enrôlement, le vote du référendum et la tenue des élections … ».

Et nous osons croire que ce témoignage est un signal fort lancé aux groupes armés récalcitrants d’intégrer sans condition le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), pour faire la paix, afin que leurs frères et sœurs centrafricains qui souffrent ailleurs puissent revenir dans leur pays. Ces groupes armés qui ont pris les armes ne sont pas des extraterrestres. Ce sont des personnes créées à l’image de Dieu et dotées de la raison. Ils connaissent aussi les conditions misérables et inhumaines dans lesquelles les frères exilés au Tchad, au Cameroun, aux 02 Congo vivent. « On est bien chez soi, qu’ailleurs », dit un sage adage populaire. C’est sur leur propre territoire qu’ils peuvent jouir de toute leur liberté et vaquer en toute quiétude à leurs occupations quotidiennes. Ceux qui ont vécu la vie d’exil connaissent combien il est important de rester chez soi et vivre heureux. L’exil est une prison qui ne dit pas son nom. Une personne exilée ou refugiée ne jouit pas de sa liberté. Toutes ces actions et tous ces mouvements sont contrôlés et suivis à la loupe. Habitant sous des bâches, leurs conditions sanitaires ne sont pas souvent réunies. Ils sont exposés à toutes sortes de maladies : le paludisme, la fièvre jaune, l’épidémie du Choléra, voire Ebola. Ils sont condamnés à manger les mêmes aliments. Les enfants en bas âge peuvent attraper la malnutrition à l’exemple de la kwashiorkor due au manque d’équilibre alimentaire. Faut-il les maintenir dans cet état ou ils vivent le calvaire ?

C’est le même cas de figure avec les déplacés internes qui continuent de vivre en ce moment comme des animaux dans les sites des déplacés, en menant une vie ultra précaire. Ils sont exposés à tout : faim, misère, pauvreté, souffrance, maladie et récemment le choléra qui vient de faire son apparition dans le pays. Une vraie paix ne se fait pas avec les armes. Nous étions témoin du fait qu’une fois rentrées chez eux, ces personnes déplacées au moindre bruit de botte, reprennent le chemin des camps de fortune. C’est pourquoi, ils exhortent leurs frères de déposer définitivement les armes pour qu’ils rentrent chez eux.

FPRC, RPRC, CPJP, Anti-Balaka (version Mokom), ayez pitié de vos vieux papas, vos vielles mamans, vos enfants mineurs qui continuent d’errer dans la brousse, dans les sites des déplacés et sur les territoires étrangers comme des animaux. « Pitié, pitié, pitié », c’est le cri du peuple centrafricain d’Est en Ouest, du Nord au Sud, qui, n’aspire qu’à la paix, rien que la paix. Après les élections, nous sommes à la phase de la réconciliation. Le Km5, poumon du développement économique de Bangui, doit retrouver la stabilité et renouer avec ses activités commerciales pour la relance de l’économie nationale. L’agriculture l’élevage, la chasse, la pêche, la cueillette, les Activités Génératrices de Revenues (AGR), l’entreprenariat… constituent des atouts indispensables pour éradiquer la famine, la misère, la pauvreté, la souffrance, le chômage endémique des jeunes. Chaque citoyen centrafricain a sa part de responsabilité dans la gestion du pays, pour relever les défis titanesques auxquels nous nous confrontons tous les jours. Mais pour en arriver là, il faut qu’il y ait la paix. « La paix n’a pas de prix ». Le peuple centrafricain doit dorénavant chercher la paix partout où il se trouve. Les groupes armés récalcitrants qui maintiennent leur position doivent saisir l’occasion de faire la paix offerte à travers le programme DDRR en cours. De vastes chantiers verront le jour après le DDRR, permettant aux ex-combattants de retrouver une vie normale.

Bénistant MBALLA

 

 

 

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