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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

septembre 6, 2016

 

 LE MINISTRE JEAN SERGE BOKASSA APPELLE A L’UTILISATION DES ATOUTS TRADITIONNELS DANS LA RESOLUTION DE LA CRISE

Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Sécurité Publique, Jean Serge Bokassa pose la chefferie traditionnelle comme voie de sortie de crise en Centrafrique. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH le week-end dernier.

Jean Serge Bokassa pense que l’imitation des modèles ne saurait apporter la paix dans le pays. « Tout concept importé, n’a pas servi jusque là. Il faut actuellement apporter des solutions propres tirées de nos cultures, de notre histoire, de la chefferie traditionnelle pour espérer solutionner cette crise. Nous pensons qu’il y a tout un patrimoine immatériel qu’il faut ressusciter », précise le membre du gouvernement.

Le patron de la Sécurité Publique plaide pour la conservation du patrimoine traditionnel. « En Côte-d’Ivoire, ils ont su conserver leur chefferie traditionnelle. C’est le cas aussi  au Cameroun, tout proche de nous. Par contre, nous avons dépassé les bornes. Et aujourd’hui, on a dû mal à les rétablir. C’est pourquoi, cette crise là, n’est pas seulement  politique, elle est aussi culturelle. C’est pour cela que nous plaidons pour la renaissance de notre culture et de la chefferie traditionnelle, ce qui nous fera gagner davantage »,note-t-il.

La réhabilitation de la chefferie traditionnelle est l’une des recommandations du forum de Bangui de mai 2015. Plusieurs ONG sont aujourd’hui engagées pour la renaissance de la chefferie traditionnelle en Centrafrique.

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PLAINTES DES CULTIVATEURS DE CACAO DANS LA SANGHA MBAERE

Les cultivateurs de cacao des villages Anam et Ziendi, situés à 45 Km de la ville de Nola se plaignent de manque d’encadrement, des acheteurs et de la dégradation des routes allant dans la localité. Ils ont lancé un appel au gouvernement et ses partenaires pour leur formation et l’évacuation de leurs produits. Position exprimée lors d’une mission du RJDH le 26 aout dernier dans cette localité.

La culture du Cacao a effectivement repris dans la Sangha Mbaéré après au moins 39 ans d’inactivité. Cependant, les autorités locales et les agriculteurs éprouvent d’énormes difficultés.

Arthur Bebagolo, responsable d’un groupement des agriculteurs de Cacao à Anam présente quelques difficultés. « Je suis cultivateur de Cacao. J’ai 02 hectares. Nous avions repris la culture de cacao après nos parents afin de faire développer notre pays. Malheureusement, ce sont les Camerounais qui viennent de temps en temps acheter nos produits. Il n’y a pas de route, ni la formation adéquate », a-t-il énuméré.

Pour lui, le gouvernement et ses partenaires doivent tout faire pour les aider à améliorer la production, et rendre compétitif le cacao centrafricain sur le marché mondial. « J’invite le gouvernement à nous former sur cette culture », a-t-il lancé.

Marc Mbali Metamba, chef du village Anam, regrette le fait que les organisations nationales et internationales qui appuient la relance de l’agriculture ainsi que d’autres projets restent seulement dans la grande ville à Nola. « Les gens ne pensent pas à nous, comme-si nous ne sommes pas des centrafricains. Non seulement qu’ils ne pensent pas à nous, mais nous sommes dépourvus de tout : eau potable, route, centre de santé, enseignants etc. », s’est-t-il lamenté.

La culture de cacao représentait dans les années 70 et 80, 5% du PIB. En juillet 2016, le directeur général de l’Office de Règlementation du Contrôle et de Conditionnement des Produits Agricoles (ORCPPA), Georges Dambéti avait évoqué la question de la relance de la culture du cacao et ses préparatifs pour cette année 2016 sur le territoire national, en vue de permettre une réelle relance économique tant souhaitée par tous après toutes ces années de tumultes stériles.

Selon la projection du ministère du Développement Rural, la Centrafrique disposera d’ici à 2020 de plus de 45 000 hectares de cacao sur le territoire national.

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LES PRIX DES PRODUITS PETROLIERS BAISSENT A LA POMPE

Le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a signé un arrêté portant en baisse le prix des hydrocarbures en République Centrafricaine.

Dans cet arrêté le prix du Super passe de 880 à 865 Fcfa le litre, le pétrole lampant passe de 660 à 645Fcfa le litre et le Gasoil de 870 à 865Fcfa, peut-on lire dans cet arrêté.

Dans un communiqué de la Primature, le premier ministre justifie cette baisse par une nette amélioration de la fiscalité pétrolière due à la baisse continue des cours du pétrole sur le marché international, de 112 dollars US en 2012, le baril du pétrole est passé en dessous de 50 dollars US, a précisé ce communiqué.

L’arrêté qui devrait entrer en vigueur le 02 septembre n’a pas pu et c’est finalement ce 03 septembre matin que les usagers ont pu bénéficier des retombées de cette décision, a constaté le RJDH

La dernière augmentation du prix des hydrocarbures a été consacrée dans la loi de finance votée par les députés en décembre 2011.

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 LES GROUPES MARGINALISES CREENT UNE PLATEFORME POUR DEFENDRE LEURS DROITS

Les groupes marginalisés de Centrafrique ont créé une plateforme dénommée « Coordination Nationale des Groupes Marginalisés »  pour défendre leurs intérêts. La structure a été présentée à la presse le vendredi 02 septembre 2016.

Cette plateforme regroupe les femmes, les personnes handicapées, les peulhs, les pygmées, les albinos, les arabes, les jeunes, les minorités sexuelles, les réfugiés et les personnes déplacées. La mission de cette structure, selon Dieudonné Aghou, coordonnateur national de la plateforme est de défendre les droits fondamentaux des groupes marginalisés. « Notre objectif est de faire en sorte que nos droits soient respectés et que nos préoccupations soient prises en compte. Nous allons mener des actions de plaidoyer en vue de l’incorporation des personnes marginalisées dans le processus électoral et politique, promouvoir l’égalité de tous comme le stipule l’article 6 de la Constitution », a-t-il expliqué.

Dieudonné Aghou pense que la situation des groupes marginalisés n’évolue pas en Centrafrique par manque de volonté politique, ce qui selon lui, a motivé la création de cette plateforme.

La plateforme des groupes marginalisés est créée après leur forum organisé par Mercy Corps en collaboration avec l’Institut Républicain International du 19 au 20 Avril 2016 et des ateliers tenus du 24 au 25 Mai et du 07 au 09 Juillet 2016.

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 LES FUGITIFS DE L’EX-SELEKA S’AFFRONTENT AVEC LES ELEMENTS AUTO-DEFENSE DE DEKOA

Un combat a opposé, jeudi dernier un groupe de fugitifs de l’ex-Séléka et les jeunes auto-défense de Dékoa. L’information a été confirmée au RJDH par le sous-préfet de Dékoa, Guy-Yves Mbetingaza qui craint des représailles de la part des ex-Séléka de Kaga Bandoro.

De sources indépendantes, le combat a eu lieu dans la brousse. Selon le sous-préfet, l’affrontement a fait un (1) mort et plusieurs blessés dans les rangs des fugitifs. Le sous-préfet de Dékoa a confié qu’à chaque village, les fugitifs prennent des jeunes en otage pour leur indiquer le chemin. « Depuis qu’ils ont fui, ils prennent des jeunes pour qu’ils leur montrent le chemin. Une fois arrivés dans un autre village, ils libèrent les premiers. C’est ainsi que les fugitifs avancent ».

Guy-Yves Mbetingaza qui précise que le combat fait suite à ces séries de prises d’otage. « Arrivés au village Cotonaffoh, ils ont pris des otages pour leur montrer le couloir de transhumance afin d’arriver au carrefour Bedanmbor. Manquant de vrais pisteurs, ils sont arrivés au village Woulo à 3 km de Dekoa et ils ont pris encore des otages. Informés par les auto-défense, c’est là où il y a eu altercation causant la mort d’un des fugitifs dont le corps a été inhumé par la Croix-Rouge de Dekoa », souligne-il.

Le sous-préfet de Dékoa dit avoir reçu des menaces de la part d’un général de l’ex-Séléka qui aurait promis d’attaquer la ville. « Un général de l’ex-Séléka m’a appelé le 31 aout à 23h en disant qu’il va descendre sur Dekoa pour en finir avec nous, car ses éléments ont traversé plusieurs villages sans difficultés mais se sont fait attaqués dans la ville. J’ai saisi la Minusca de Dekoa qui a par la suite informé celle de Kaga-Bandoro qui malheureusement n’a pas pris l’information au sérieux », a t-il regretté.

Les cadres du FPRC contactés à Bandoro n’ont pas souhaité se prononcer sur ce dossier. La Minusca n’a pas aussi été disponible pour nous répondre à ce sujet.

La présence de plusieurs groupes d’éléments de l’ex-Séléka est signalée dans la brousse entre Sibut et Kaga-Bandoro depuis que la Minusca a mis une équipe de ce mouvement en débandade.

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 LES ACTIVITES TOURISTIQUES REPRENNENT PROGRESSIVEMENT DANS LES AIRES PROTEGEES DE DZANGA SANGHA

Les Aires Protégées de Dzanga Sangha à Bayanga attirent à nouveau des touristes, selon un constat de RJDH. Mais cette reprise est confrontée, selon Lambert Padou, responsable du volet écotourisme, à plusieurs problèmes.

Mr Lambert Padou parle d’une reprise progressive des activités touristiques en affirmant que « le site était fermé en mars 2013, suite au coup d’Etat. Nous avons repris en 2014 et le Parc a accueilli 37 touristes de diverses nationalités. En 2015, c’était 95 touristes et pour 2016, les prévisions dépassent déjà les 100, ce qui signifie qu’il y a reprise progressive ».

Cette reprise est confrontée à des difficultés d’ordre sécuritaire et infrastructurelle, selon Lambert Padou qui souligne que « l’ennemi du tourisme, c’est l’insécurité. On sort de la crise et certains touristes hésitent encore à cause de la situation sécuritaire. A cela, faut ajouter la vétusté du site hôtelier et la dégradation des voies de communication ». De sources bien informées, certains touristes, faute de sécurité et du délabrement des routes entre Bangui et Bayanga, passent par le Cameroun pour visiter les Aires Protégées de Dzanga Sangha.

Le grand défi de ces Aires Protégées aujourd’hui est, selon le responsable du volet écotourisme, la construction des infrastructures. « Nous avons trop de visites et de touristes mais la capacité d’accueil au niveau du camp de passage Doli- Lodge est très limitée. Il faut procéder à l’extension de Doli-Lodge pour accueillir au moins 200 personnes, c’est un défi pour nous », a-t-il souhaité.

Selon nos informations, la Mairie de Bayanga reçoit 40% des recettes tirées de ces activités touristiques. Ces fonds, d’après un cadre de la municipalité, servent à l’entretien de la commune et à l’accompagnement de la communauté dans les activités de protection des espèces fauniques.

Les Aires Protégées de Dzanga Sangha (APDS), créées le 29 décembre 1990, se trouvent à 700 Km de Bangui. Elles ont une superficie d’environ 400 000 ha (4000 km2). Ces aires sont inscrites depuis juillet 2012 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

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 LE PRESIDENT FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA PROJETTE ZERO NOUVELLE INFECTION A VIH-SIDA, D’ICI 2030

Dans une interview accordée à la presse lors du lancement de la campagne de dépistage volontaire du VIH/ Sida, mercredi 31 août 2016 au Palais de la Renaissance, le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra s’est engagé à lutter contre le VIH/SIDA.

La campagne de dépistage volontaire, initiée par le CNLS, concrétise, selon le Président de la République, les engagements pris à New-York par la République Centrafricaine en vue de mettre fin à la pandémie du Sida.

Faustin Archange Touadéra pose cette campagne comme l’une des stratégies de lutte contre le Sida dont l’efficacité dépend de la participation des Centrafricains. « Je place un grand espoir dans la réussite de cette journée de dépistage volontaire qui renforcera nos stratégies de riposte pour un environnement sans stigmatisation. Cette campagne contribuera sans nul doute à freiner la propagation de ce fléau qui continue de décimer le peuple Centrafricain », espère le président de la République.

Le VH/SIDA ne doit plus être un sujet tabou, selon Faustin Archange Touadera qui appelle à la participation de toute, « la population, les cadres et les agents de l’Etat  à  se dépister, car il y a beaucoup d’avantages à connaître son statut sérologique. Le VIH/SIDA ne doit plus être un sujet tabou en République Centrafricaine », lance t-il.

La campagne de dépistage volontaire prendra fin le 21 septembre prochain. Le CNLS compte dépister plus de 300 milles personnes. En  Centrafrique, le taux de prévalence du VIH/SIDA est estimé à 4,12% selon les projections Spectrum du CNLS contre 4,9% selon l’enquête mixte de 2010.

 

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RELATIONS TENDUES ENTRE LE PERSONNEL DE L’AMBASSADE DE LA RCA AU SOUDAN

La tension est palpable depuis quelques jours entre le personnel diplomatique de l’ambassade de la RCA au Soudan, a-t-on appris de sources proches du ministère des Affaires Etrangères à Bangui. Des fiches envoyées à Bangui par certains agents, seraient à l’origine de cette situation.

Les relations entre le personnel de la représentation diplomatique centrafricaine au Soudan, sont tendues selon nos informations, suite à des accusations de fiches mensongères qui sont envoyées à Bangui. Le colonel Gérard Mackyo, attaché militaire à l’ambassade de la République Centrafricaine au Soudan, est accusé par plusieurs de ses collègues d’être auteur de nombreuses fiches mensongères qui ont fini par glacer les relations. « Pour le moment, au sein de l’ambassade, la méfiance s’est installée à cause des fiches que l’attaché de défense ne cesse d’envoyer à Bangui pour demander au ministre de relever certains collaborateurs. Ce sont ces correspondances qui sont à l’origine de la tension ici », a confié un personnel de l’ambassade contacté par la rédaction.

Dans un document dont le RJDH a eu copie, le Colonel Gérard Mackfoy, attaché de défense, s’est pris à l’ambassadeur qu’il accuse de nourrir des intentions déstabilisatrices. Dans la même note qu’il a adressée au ministre des Affaires Etrangères, Mackfoy a demandé que tous ses proches collaborateurs puissent être relevés et que sa femme soit nommée comme sa secrétaire particulière.

De sources autorisées, plusieurs fiches signées par cet officier de l’armée, sont enregistrées au ministère des Affaires Etrangères. Mais, difficile de vérifier la véracité des accusations que le colonel Mackfoy porte contre le numéro 1 de l’Ambassade de la RCA au Soudan.

Ni l’ambassadeur, ni l’Attaché de défense, sont joignables pour se prononcer sur cette affaire qui a joué sur l’efficacité de la mission diplomatique centrafricaine au Soudan. Au ministère des Affaires Etrangères, on promet d’agir pour mettre fin à la pratique de fiche mensongère. « Ce n’est pas seulement du Soudan que nous recevons ces fiches qui pour l’essentiel, ne rendent pas compte de la réalité. Des mesures sont en train d’être prises pour que les auteurs soient corrigés parce que cette attitude brise l’élan qu’est attendu sur le plan diplomatique », a confié un cadre au ministère qui a requis l’anonymat.

En fin juillet dernier, la détérioration des relations entre le personnel diplomatique s’est soldée par l’envoi de la police diplomatique au niveau de la mission centrafricaine.

****  RJDH  *****

 

 

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