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CM N°2299 du mercredi 07 Septembre 2016

septembre 7, 2016

« IL N’Y A PAS DE PAIX SANS DESARMEMENT DES GROUPES ARMES ET AUTRES », A INDIQUE FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA  A BRIA

Le président de la République centrafricaine, professeur Faustin-Archange Touadéra, vient de trancher net. En effet, lors de sa première visite officielle à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, ce lundi 05 septembre 2016, après sa brillante élection à la magistrature suprême de l’Etat, Touadéra a indiqué qu’il n’y aura pas de paix sans le désarmement des groupes armés et autres individus détenant des armes par devers eux.

Ce message du chef de l’Etat à l’endroit des groupes armés est clair, précis et net. Il n’est pas passé par quatre (4) chemins pour dire la vérité, rien que la vérité. Le Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), est la condition sine qua non, la clé de voûte pour le retour à la paix définitive. Car sans le désarmement, la RCA est condamnée à de perpétuels regains de violences commises par les combattants non conventionnels sur les populations civiles. Et tous les efforts déployés par le gouvernement et les partenaires au développement de la RCA seront voués à l’échec. La reconstruction des bâtiments administratifs et autres n’aura pas son sens car ils seront détruits par ces hommes en armes qui n’ont ni foi, ni âme. La relance de l’économie nationale, tombée plus bas que terre, va peiner à se mettre debout. Car les investisseurs n’auront pas le courage de venir en RCA pour investir dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, du commerce, et nous en passons. Et ce ne sera pas seulement les populations civiles qui vont payer les conséquences des actes barbares des groupes armés, mais aussi les combattants eux-mêmes.

Donc, il s’avère indispensable que les groupes armés déposent les armes pour faire la paix. Il n’y a pas aujourd’hui d’autres solutions alternatives pour parvenir à cette paix que tous les centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à  l’Ouest, y aspirent. Tout doit passer par le désarmement, et rien d’autre. Faustin-Archange Touadéra   n’a jamais eu l’idée d’aller en guerre contre ces administrés, encore moins contre les groupes armés. Il prône toujours le dialogue comme solution à la crise centrafricaine. Alors, pourquoi les groupes armés ne l’entendent pas, surtout les branches dissidentes de la Séléka, telles que le FPRC de Nourredine Adam, la CPJP et le RPRC, pour ne citer que celles-ci ? Si les combattants de ces groupes politico-militaires sont vraiment des Centrafricains, nous les exhortons à déposer les armes, à s’aligner derrière le processus DDRR dont le chantier est en cours. Ils doivent saisir la perche que leur tend Touadéra. C’est une occasion en or qui ne demande pas un grand effort. Si la volonté d’être désarmé ou de déposer les armes est là, le retour de la paix n’est qu’une question de jours.

Mais nous osons croire aujourd’hui que c’est la méfiance qui pousse les uns et les autres à s’entêter, à être récalcitrants au processus DDRR. Il faut bannir de l’esprit cette méfiance, cette peur au ventre. Si nos mémoires sont bonnes, une dizaine de groupes armés ont adhéré au processus DDRR. Ils travaillent aujourd’hui, main dans la main, Séléka et Anti-Balaka. Hier, ils se regardaient en chien de faïence. Aujourd’hui, ils sont tous ensemble et œuvrent pour la paix. Ils tiennent leur réunion en toute liberté et ne sont nullement empêchés dans la recherche de la paix, par qui que ce soit. Ceux qui ne se sont pas adhérés à ce processus DDRR, doivent suivre cet exemple et revenir à de bons sentiments. Qu’ils ne se laissent pas manipuler par des individus mal intentionnés qui ne cherchent que leurs intérêts personnels, égoïstes au détriment de l’intérêt général.

La RCA, c’est pour tous les Centrafricains. Que nous soyons musulmans ou non musulmans, c’est la terre de nos aïeux. Un groupuscule d’individus ne peuvent dire qu’ils détiennent le titre foncier de la RCA, ou bien, telle ou telle région leur revient de droit, parce qu’ils ont des armes. C’est une utopie, un rêve sans issue, sans lendemain meilleur. Pour proclamer un Etat, il y a des règles et des procédures à suivre, à respecter. On ne peut se lever un de ces quatre (4) matins pour dire que la région qui s’étend d’une telle préfecture à une autre est indépendante ou a son autonomie, du fait que cette région n’est pas officiellement reconnue sur le plan internationale. Combien de territoires en Afrique ont réclamé leur indépendance et n’y sont jamais parvenus ? Nous citons entre autres, la Casamance, au Sénégal, la région de Katanga (RD-Congo) dans les temps anciens et tant d’autres que nous ne pouvons les énumérer tous.

De grâce, déposons les armes pour enterrer définitivement la hache de guerre. Rien ne sert de détenir des armes par devers eux pour faire des revendications fallacieuses. La RCA a besoin des bras valides de fils et filles qui sont dans les groupes armés, pour se reconstruire, se développer. Mettons tous en pratique le processus DDRR pour une paix en RCA. Il n’y a pas de paix sans désarmement pour reprendre les propos de Faustin-Archange Touadéra.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

« LA PLACE DES ENFANTS EST A L’ECOLE ET NON DANS LES GROUPES ARMES, NI DANS LA POLITIQUE », DIXIT UN HAUT RESPONSABLE CONGOLAIS

 

Le droit et la valeur des enfants en République centrafricaine sont bafoués et foulés aux pieds. Les enfants mineurs en RCA sont traités comme des moins que rien. Dans les ménages, les droits des enfants à l’éducation sont pour la plupart du temps négligés par les parents. Plusieurs enfants en âge scolaire n’ont pas été envoyés à l’école par leurs parents qui préfèrent les utiliser pour des travaux domestiques ou champêtres. C’est le cas dans l’arrière pays où bon nombre d’enfants mineurs qui doivent aller à l’école, ne sont pas scolarisés, instruits et formés. Ils subissent de durs travaux qui ne sont pas à leur niveau. D’autres enfants sont utilisés par des leaders politiques pour des intérêts égoïstes et personnels. Pendant les élections, nous avons vu des enfants qui sont associés aux adultes dans les partis politiques pour battre campagne. Ce qui est contraire avec les normes nationales et internationales, garantissant les droits et valeurs des enfants. Avec le déclenchement de la grave crise militaro-politique dans le pays, des enfants mineurs ont été recrutés dans les groupes armés. Et la majorité de ces enfants enrôlés dans les groupes armés ont perdu le goût de l’éducation. De tels actes compromettent dangereusement la vie de toute la nation centrafricaine qui doit en principe reposer sur l’éducation des enfants.

Selon un haut responsable congolais : « la place des enfants est à l’école et non dans les groupes armés, ni dans la politique ». Et nous osons croire que c’est un message fort lancé à l’endroit de tous ceux qui continuent de marginaliser, de bafouer et de fouler aux pieds les droits et valeurs des enfants mineurs en RCA. Comme l’a souligné ce haut responsable congolais, la place des enfants est à l’école. Et la responsabilité première revient aux parents d’envoyer leurs enfants en âge scolaire à l’école, au même titre que les enfants d’autres pays. La meilleure éducation se transmet à l’école. Pour devenir agriculteur, éleveur, jardinier, menuisier, maçon …, il faut apprendre les techniques à l’école pour un bon résultat. L’école est la clé de vie qui ouvre toutes les portes du bonheur aux jeunes. C’est pourquoi, il est indispensable que tous les enfants puissent être envoyés à l’école par leurs parents.

Et c’est une obligation. Recruter des enfants dans les groupes armés ou dans les activités politiques, c’est former des apprentis sorciers qui pourraient par la suite devenir le goulot d’étranglement de leur propre pays. Les braquages, les viols, les pillages des édifices publics et privés, des ONG nationales et internationales demeurent l’œuvre des jeunes recrutés dans les groupes armés qui n’ont pas reçu l’éducation de base. Les autorités du pays ont la stricte obligation de veiller sur les droits et valeurs des enfants mineurs en RCA. Les parents de leur part doivent envoyer massivement les enfants à l’école pour leur émancipation. L’avenir de toute la nation dépend d’eux.

 

Bénistant MBALLA

 

 

LE DISCOURS RASSEMBLEUR ET CONCILIANT

DU PRESIDENT TOUADERA

À BRIA DANS LA HAUTE-KOTTO

 

Dès sa prise officielle de fonction, le 30 mars 2016, en sa qualité légitime de Président de la République élu, Chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, n’a ménagé aucun effort pour rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national. C’est dans cette logique qu’il a multiplié des déplacements à l’intérieur du pays, pour tenir un même discours mais plein de sens à toutes les populations, y compris les groupes armés.

Comme dans les cinq (5) autres préfectures que FAT a visitées, il a tenu un discours rassembleur et conciliant à Bria dans la Haute-Kotto, devant toutes les couches sociales confondues, présentes à ce grand rendez-vous, ce lundi 5 septembre 2016.

A cette circonstance, le Président de la République, Chef de l’Etat, a mis un accent particulier sur l’importance du processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), en ces termes : « De la réussite du programme DDRR dépendra en grande partie la sécurisation et la pacification de notre pays la RCA. Donc le DDRR est la condition sine qua non du retour définitif de la sécurité et de la paix sur toute l’étendue du territoire national. La sécurité et la paix sont indissociables, vont de paire et ne riment pas avec les conflits armés et autres exactions de tout genre. Aussi, sans la sécurité et la paix, comment peut-on vivre et travailler décemment pour faire développer notre pays ? », s’est-il interrogé à la fin de son discours.

Nul n’ignore qu’en faisant de la sécurité et de la paix, les deux (2) premières priorités de son premier quinquennat à la tête de l’Etat, le Président Toudéra a tout à fait raison. Et personne ne pourra nous démentir, ni nous apporter les preuves du contraire, dans ce cas précis. Car, nous avons tous été témoins oculaires et victimes à divers niveaux, de l’absence de la sécurité et de la paix à un moment donné dans le pays, due au Tsunami de la nébuleuse coalition ex-Séléka. Et ce, durant plus de trois (3) ans. Somme toute, la sécurité et la paix sont nécessaires et revêtent une importance cruciale pour la survie de tout un peuple et le développement de toute une nation.

Alors, jusqu’à quand, nos frères des groupes armés vont-ils comprendre la nécessité et l’importance de déposer les armes, au nom de la « Sécurité » et de la « Paix » en RCA ???

Le Petit YEKOA

 

 

L’AFRIQUE CENTRALE, RESERVOIR DES « HOLD-UP » ELECTORAUX : TCHAD, CONGO BRAZZAVILLE, CONGO DEMOCRATIQUE, GABON, CAMEROUN

 

 

François Mitterrand s’agiterait dans la tombe. La déclaration de la Baule est malmenée, torturée, cabossée, dans le giron francophone en Afrique. La RCA apparaît comme un oasis de démocratie au cœur du désert. Les démocrates du monde y trouvent de l’eau en plein désert pour étancher leur soif. L’Afrique Centrale est le cendrions  des dictateurs champions d’Afrique et des jeux olympiques toutes catégories confondues, des « hold-up » électoraux qui frisent le ridicule et un recul prononcé de la civilisation démocratique. Gouverner un pays de main de fer est une bombe à retardement qui expose le pays à une implosion dès que le maître absolu disparaît de la scène : la Côte d’Ivoire, la RD Congo (ex-Zaïre), le Cameroun en instance ; le Congo Brazzaville a donné le ton, car les élections et l’armée patrouillent ensemble pour traquer les opposants. C’est la main de fer et l’étau se referme. Le pouvoir n’a de béquille que l’armée, prête à tuer. Le Tchad y a vu une meilleure inspiration. C’est un passage à force au vu et au su de tous les démocrates de la planète terre. Le Rwanda, le Burundi, se passent de commentaires. Le Gabon entre dans la danse, scrutins et armées sont au coude à coude, les jumeaux très prisés des dirigeants d’Afrique Centrale. Que reste-t-il de la Baule de François Mitterrand depuis 1992 ? Seuls les archéologues politiques peuvent rechercher ses cendres en Afrique Centrale.

L’Afrique du Sud, le Ghana, le Sénégal, le Bénin, ont appliqué dans l’esprit et dans la lettre, l’alternance au pouvoir. Sont-ils des sous-pays ? La colonne vertébrale des dictateurs demeure les organes en charge d’organisation des élections et les différentes Cours Constitutionnelles, qui ne jurent que par le parti au pouvoir. Corruption, intimidation, recherche de gains sordides, sont le lot de ces institutions qui gravitent au cœur des scrutins. Ensuite, les forces armées au service des dictateurs et non de la République. Au Congo-Brazzaville, au Tchad, au Gabon, au Burundi, en RD-Congo, l’armée, la police et la Gendarmerie sont omniprésentes sur la scène politique. Les matraques par-ci, les balles réelles par-là, les arrestations en cascade des opposants, des ténors de la société civile, c’est la terreur noire. Le marteau-pilon permet d’écraser dans le sang toute résistance, toute opposition, pour conserver le pouvoir par tous les moyens.

Aux Etats-Unis, une démocratie traditionnelle, il y a eu recomptage des voix. Pire encore, la proclamation bureau de vote par bureau de vote est rejetée au Gabon, alors qu’en RCA, c’est ce qui a été fait. Le peuple dans son ensemble suit les résultats, ce qui apaise les esprits. La vieille garde en Afrique Centrale a toutes les peines du monde à se départir de la main de fer. Les élections et les scrutins ne sont que des décors environnementaux, sur fond d’une puissance militaire pour bâillonner les opposants récalcitrants et jusqu’auboutistes dans leurs revendications. La démocratie au sens du pouvoir souverain du peuple à choisir ses dirigeants, est une illusion, voire une peste en Afrique Centrale. Au lieu d’une fête nationale populaire, les scrutins en Afrique centrale tuent les libertés, le peuple et les velléités de l’opposition.

Ce qui choque, c’est de voir les problèmes d’élection dans un prisme français. Les africains ont-ils un mot à dire dans les élections et les scrutins en France ? La démocratie est universelle en tout point du globe, en dehors de quelques variables, régime parlementaire, semi-présidentiel, présidentiel, les royaumes, les empires. Les Constitutions définissent les régimes politiques adaptés à chaque pays, fruit du consentement et de la vision de chaque peuple. Pourquoi cette singularité de l’Afrique Centrale, et de surcroît tous les pays francophones ? Le « roi du Zaïre », Mobutu Sésé-Séko détrôné, la RD-Congo est dans la tourmente. La Côte d’Ivoire a désagréablement surpris le monde entier, après la disparition du grand baobab baoulé. Le Cameroun échappera-t-il à ce virus de désagrégation ? Après les élections au CongoBrazzaville, au Tchad, au Gabon, tout semble se tourner vers la France, alors que c’est une affaire afro-africaine. La nuisance des armées africaines, leur immixtion dans les affaires politiques, les tueries, les violences aveugles pour imposer un individu, c’est là le véritable goulot d’étranglement de la démocratie en Afrique Centrale. Idriss Deby Itno, Denis Sassou Nguesso sont des Chefs de guerre. Mais Ali Bongo est un civil. A peine le résultat proclamé que l’armée est dans la rue pour charger les manifestants. Il y a un malaise intérieur à Ali Bongo Ondimba qui veut incruster son forfait par tous les moyens.

La Cour Constitutionnelle dans tous les pays à faible rendement démocratique n’est que la voix de son maître. Et les chefs d’Etat dictateurs ne nomment que des personnalités acquises à leur cause. La Cour Constitutionnelle n’est que l’antichambre de la présidence de la République. La démocratie est une culture. Le Sénégal est un pays francophone au même titre que le Gabon, le Tchad, le Congo Brazzaville, le Congo Démocratique. Perdre les élections n’est pas la fin du monde. A chaque élection, des morts, des destructions, des déchirements qui sont inutiles et on ne peut parler de démocratie dans pareilles circonstances. La victoire est obtenue au bout du canon, ce qui déshonore un pays. L’Afrique Centrale ne va pas continuer à émettre des signaux toxiques. Ces régimes dictatoriaux en circuit fermé autour de la RCA empestent l’air aux Centrafricains qui savourent la liberté, mais les petits roublards en armes gesticulent.

La France a ses problèmes à elle au nombre desquels les élections prochaines. Les primaires à droite prennent leur vitesse de croisière. La gauche de François Hollande ne sera pas du reste. Donc la France a d’autres chats à fouetter que de gérer l’immaturité politique des poltrons en Afrique Centrale. L’armée gabonaise seule pouvait ramener l’équilibre. Malheureusement, elle a pris fait et cause pour Ali Bongo Odimba au pouvoir. L’équation est donc très corsée pour Jean Ping qui n’a que les yeux pour pleurer. Au Tchad, au Congo-Brazzaville, au Burundi, rien n’a changé d’un iota. Ali Bongo Odimba consolide le hold-up électoral par l’armée et les carottes sont définitivement cuites pour l’opposition. Ce tableau apocalyptique de la démocratie en Afrique Centrale a encore de bonnes années devant lui. Dommage !

                Julien BELA

 

 

LA LUTTE CONTRE L’IMPUNITE ET LA QUESTION DE RESTAURATION

DE L’AUTORITE DE L’ETAT

 

De graves préoccupations subsistent encore quant à la mise en place d’un système fonctionnel de l’administration de la justice et au respect de la primauté de l’Etat en RCA. Bien que la Cour Criminelle (CC) ait ouvert sa session 2016, après plus de trois (3) ans d’interruption, dus à l’insécurité généralisée, conséquence la plus néfaste de la plus grave crise militaro-politique. De ce fait, les autorités judiciaires ont été confrontées à des critiques acerbes pour manque de capacités institutionnelles, afin d’enquêter et de poursuivre les auteurs, co-auteurs et complices présumés des crimes, y compris ceux qui commettent des violations et abus des Droits de l’Homme. Car, plusieurs palais de justice et commissariats de police ont été pillés et saccagés pendant les évènements malheureux et douloureux qu’a connus le pays. Les dossiers des justiciables ont été, soient retirés, soient incendiés. Ce qui fait qu’un nombre important d’entre eux n’a pas été récupéré.

La visibilité limitée des institutions judiciaires de l’Etat en dehors de Bangui a obstrué la capacité des victimes à porter plainte contre les auteurs présumés des crimes et autres infractions. Du coup, dans certains cas, les magistrats affectés en provinces, ont fait savoir que les auteurs présumés sont mieux équipés et plus armés que les forces de sécurité de l’Etat. Ils ont donc exprimé la crainte que leur vie soit en danger, s’ils ouvrent des enquêtes contre eux. Dans certaines régions du pays, l’absence des autorités de l’Etat pousse les populations locales à procéder à des arrestations et à remettre les auteurs présumés à des groupes armés non conventionnels locaux. Ce qui débouche souvent sur la justice populaire ou les lynchages.

Il est à noter aussi un nombre élevé de cas de détentions prolongées avant le procès dans tout le pays, y compris dans les prisons situées à Bangui, Bambari, Kaga-Bandoro, Bria, et Bouar, au-delà de la limite légale de 72 heures dans les commissariats et les brigades de la gendarmerie territoriale, et de deux (2) à trois (3) ans dans les maisons carcérales.

C’est dans ce contexte alarmant que le Forum National de Bangui (FNB) a élaboré des recommandations fortes relatives à la mise en place de la Cour Pénale Spéciale (CPS) et de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) sans oublier la création de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CMDH). Et tout ceci, pour renforcer davantage la lutte contre l’impunité et restaurer l’autorité de l’Etat en RCA.

Les nouvelles autorités du pays, issues des élections démocratiques de 2016, ont intérêt à faire siennes ces fortes recommandations du FNB, en les traduisant effectivement dans le vécu quotidien du peuple centrafricain. Etant donné que sans la justice, il ne peut y avoir l’autorité de l’Etat, gage incontestable pour le vivre ensemble et la cohésion sociale entre tout le peuple centrafricain, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

 

Le Petit YEKOA

 

 

LES PAVES A L’HONNEUR OU L’EXEMPLE CAP VERDIEN

 

Les métiers de tailleur de pierre et de paveur sont en vogue. Ils ont permis à l’archipel du Cap Vert, de se doter d’un réseau routier parmi les plus performants du continent africain. Situé à l’Ouest du continent, à 500 Km du Sénégal, le Cap Vert compte environ 400.000 habitants. A cause des conditions de vie difficiles offertes par les neuf (9) îles de l’archipel, 60 % de la population a choisi de vivre à l’étranger. Avec un revenu par habitant de 1090 dollars en 1997, une croissance économique de 3 %, le Cap Vert dépend des importations pour survivre, et son développement ne peut se faire que grâce à une grande rigueur de gestion. Le secteur routier en offre un excellent exemple. Ce qui frappe souvent les étrangers, c’est le très bon état des routes du Cap Vert : 80 % des routes et des chemins vicinaux, sans oublier les rues des villes, sont  pavés et bien entretenus.

En 1996, 858 Km étaient pavés, alors que 242 Km ne l’étaient pas. « Le développement, dit Cap Verdien, a démarré en 1975, après l’indépendance. Dans un pays épargné par les guerres civiles, tribales et les luttes pour le pouvoir, des efforts réguliers ont pu être consacrés aux routes ».

Ancien directeur du Centre de formation des techniciens urbains de Kinshasa de 1970 à 1975, et ancien responsable des stagiaires au Secrétariat français des missions d’urbanisme et d’habitats, René Gesrel, a été frappé par les résultats de cette politique.

« J’ai été agréablement surpris par l’état des routes au Cap Vert », explique-t-il. Ce pays devrait servir d’exemple à de nombreux pays africains en matière de construction et d’entretien du réseau routier. La dimension du Cap Vert n’explique pas à elle seule la qualité des routes. De 1975 à1977, le gouvernement Cap Verdien s’est employé à réparer les axes endommagés et ensablés par la pluie, ainsi qu’à achever les travaux commencés avant l’indépendance. Après 1977, le gouvernement s’est mis à construire des routes nouvelles, des ports et des aérodromes, et surtout, à entretenir le réseau routier existant.

Pour engager de grands travaux de terrassement, les aides extérieures n’ont pas manqué, mais elles ont aussitôt cédé la place aux équipes artisanales de tailleurs de pierre et de paveurs. De vieux métiers en voie de disparition, mais qui sont à la portée de nombreux pays en voie de développement ayant à leur disposition du grès (bloc de pierre) et du granite en abondance, ainsi qu’une main d’œuvre bon marché. Pourquoi dans ces conditions, recourir au bitume et utiliser de gros engins fort coûteux ? D’entretien facile, les routes pavées peuvent être goudronnées, le pavé servant alors de fondations solides. Une fois que les tailleurs de pierre ont fait leur travail, le paveur pose les pierres sur le sol, puis un seau à la main, s’occupe de boucher les trous. C’est simple et pas cher. Les seuls inconvénients des routes pavées sont relevés par les automobilistes : ce sont les petites secousses régulières dont souffrent les véhicules. Mais qu’importe, si cela donne des chaussées en bon état et qui abîment moins les voitures que des routes défoncées en mal de goudron et riches de nids-de-poules. Au Bénin, les rue de Cotonou sont pavées. A Bamako, une route pavée du quartier Quinzar-Bougou reste en bon état depuis 50 ans.

 

Jonas DEMBA

 

 

 

 

 

 

BAVURE DES FACA SUR UN JOURNALISTE STAGIAIRE DE LA RADIO NATIONALE

Dieudonné Modompté, stagiaire à la radio Centrafrique a reçu dans la soirée du dimanche  04 septembre 2016, une balle au bras droit au PK 26. Selon la victime, tout serait parti d’une affaire de formalités qu’exigent les forces nationales sur la barrière qu’elles tiennent au PK 26.

Revenant de Garoua-Mboulai,  Dieudonné Modompté parle d’une mésentente sur les questions de formalité. « J’étais sur ma moto. Arrivé au PK 26, les douaniers m’ont exigé 2500 FCFA  pour la formalité. Au moment où je voulais partir, un gendarme s’est présenté pour demander 500 francs mais  je lui ai remis les 240 F qui me restaient. Voulant partir à nouveau, les FACA qui sont derrière moi, ont commencé à crier. Les trois qui se trouvaient en face de moi, ont voulu m’arrêter et dans la foulée,  l’un de ceux qui étaient derrière moi, m’a tiré une balle dans l’épaule droite et je suis tombé », a expliqué la victime.

Dieudonné Modompté a été conduit, après l’incident, à l’Hôpital Communautaire de Bangui puis  à l’Hôpital  Général où il est pris en charge par Médecins Sans Frontière.

Le RJDH a tenté en vain toute la journée d’entrer en contact avec le ministre de la Défense.

RJDH

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

L’ACFPE LANCE UNE SERIE DE FORMATIONS SUR LA GESTION DE PROJET

L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et de l’Emploi (ACFPE), a lancé ce lundi 05 septembre à Bangui, une série de formations sur la gestion de projet, la gestion financière et la formation des ouvriers. Une activité financée par  l’institut Bioforce et Agence Française de Développement.

Plusieurs modules sont prévus dans le cadre de cette série de formations amorcées par l’ACFPE. Thierry Max Zouma, Directeur de la formation et du conseil à l’ACFPE, a indiqué que ces formations sont décidées pour soutenir les acteurs nationaux et internationaux qui s’engagent dans l’aide au développement ou dans la réponse aux urgences. « Donc aujourd’hui, nous débutons avec les acteurs humanitaires sur la gestion de projet. D’autres modules vont suivre toujours dans le cadre de ce projet », précise le Directeur.

L’ACFPE a aussi engagé la formation de 75 ouvriers dans divers domaines, notamment la menuiserie,  l’électricité, la plomberie, la peinture.

Ce volet, selon Xavier Le Mouel, expert à l’Agence Française de Développement, concerne les agents des entreprises engagées dans les Travaux à Haute Intensité de Mains d’Oeuvre (THIMO).

Ces séries de formations s’inscrivent dans le cadre d’une convention signée en août dernier par l’ACFPE et l’institut Bioforce. Les formations prévues s’étaleront jusqu’en fin décembre 2016.

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UNE ATTAQUE D’EX-SELEKA FAIT PLUSIEURS BLESSES DANS UN VILLAGE PROCHE DE DEKOA

Une attaque d’un groupe d’ex-Séléka a fait plusieurs blessés au village Yoro situé à 8 km de Dekoa. L’acte s’est produit lors de la veillée mortuaire du chef   Bernard Bangui et son frère, tous deux tués par des ex-Séléka alors qu’ils se rendaient au champ.

Selon le sous-préfet de Dekoa, Guy Yves Mbetigaza,  « le chef et son frère se rendaient au champ où se trouvait sa femme. C’est en route qu’ils  sont tombés sur ces combattants qui les ont abattus le 03 septembre 2016. Les corps ont été ramenés et inhumés le soir au village Yoro ».

C’est lors de la veillée mortuaire qu’un groupe d’ex-Séléka a fait irruption dans le village et a blessé plusieurs personnes. « Le même soir, des ex-Séléka de Kaga-Bandoro étaient arrivés en motos et ont ouvert le feu sur les gens qui se trouvaient à la place mortuaire. Plusieurs personnes ont reçu des balles dont un cas grave que nous avons évacué à Sibut », a précisé le sous-préfet.

Guy Yves Mbetigaza dit avoir des informations sur la présence de ces hommes armés dans la brousse. Il demande aux autorités et à la Minusca des dispositions sécuritaires à Dékoa. « Les ex-Séléka sont là dans les champs et nous avons interpellé les habitants de ne pas aller aux champs par mesure de sécurité. Nous avons aussi saisi la hiérarchie sur la situation sécuritaire de notre localité afin qu’une décision soit prise, car nous sommes actuellement entre le marteau et l’enclume », explique t-il.

Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec les responsables des ex-Séléka de Kaga Bandoro, mis en cause dans cette affaire.

Dékoa est sous menace des hommes armés identifiés comme des ex-Séléka depuis la fuite des cadres militaires de ce mouvement le 12 août 2016. Deux jours avant l’assassinat de ce chef de village, un combat a opposé un groupe d’ex-Séléka aux jeunes auto-défenses de Dékoa. Le bilan faisait état d’un mort et quelques blessés dans les rangs de l’ex-Séléka.

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DES PROFESSIONNELLES DU SEXE FORMEES SUR LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES ET LE VIH

Vingt cinq (25) femmes professionnelles du sexe dans le  6ème arrondissement ont été formées sur la protection contre les Infections Sexuellement Transmissibles (IST), les Violences Basées sur le Genre (VBG) et le VIH/SIDA. Une initiative de l’ONG « Séwa Maï » en partenariat avec le FNUAP.

Le but de cette formation, selon Lassy Lord Josué  Agoalo, coordonnateur de l’ONG  Séwa Maï, est de renforcer la capacité technique de ces femmes et Professionnelles de Sexe afin qu’elles s’impliquent dans la lutte contre les IST,  le VIH /SIDA.

La méconnaissance de la maladie au milieu des professionnelles du sexe constitue, d’après Lassy Lord Josué  Agoalo, un risque de propagation de l’infection à VIH et des IST. « C’est pour cela que nous avons choisi de former cette catégorie de personnes afin de minimiser les risques », explique-t-il.

Poursuivant, le coordonnateur de l’ONG  Séwa Maï a promis de mettre ces professionnelles de sexe en réseau pour subir d’autres formations. « Nous allons créer le réseau de ces femmes, ce qui va nous permettre de les inscrire à des programmes d’alphabétisation qui vont durer 6 mois, après quoi, il y aura des volets relatifs à la couture, à la planification familiale », rapporte-t-il.

Cette formation qui prendra fin le 07 septembre prochain, sera ponctuée par des séances de causeries éducatives. Selon de récentes estimations, le taux de prévalence du VIH/SIDA est en hausse chez les professionnelles de sexe depuis le début de la crise.

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UN AGENT DE LA SOCIETE SIMFOCAM PORTE DISPARU DANS LA FORET DE BAYANGA

Christ Tokiviko, un agent de la Société Industrielle Forestière Centrafricaine et d’Aménagement (SIMFOCAM) est porté disparu dans la foret de Bayanga depuis le 1er  Septembre  dernier. L’information est confirmée au RJDH par Justin Mobanza, président de la délégation spéciale de la ville.

La disparition de Christ Tokiviko, selon le Maire de Bayanga, a été signalée par l’un des agents de la société. De sources bien informées, le disparu était malade lors de sa disparition. Christ Tokiviko serait tombé malade en forêt et avait demandé qu’on le ramène au village. « Christ Tokiviko était malade et un de ses amis devait l’accompagner à la maison. En cours de route, Christ ne pouvant plus marcher, a sollicité l’appui de son ami. C’est quand celui-ci est parti chercher secours qu’il a disparu et personne ne sait encore ce qui s’est réellement passé », a confié le maire de la ville.

Les recherches jusque-là engagées, se sont révélées vaines. « Les recherches ont été lancées à travers la forêt mais toujours rien », a expliqué une source proche de la société.

Cette disparition, selon les parents de la victime, serait liée à une affaire de femme. De sources bien indépendantes, un jeune homme a été arrêté à la gendarmerie et accusé d’être responsable de cette disparition. « Il semblerait qu’il reproche à Christ de courtiser sa femme. Pour le moment, le suspect, gardé à vue à la gendarmerie pour nécessité d’enquête, a été libéré pour absence de preuve », rapporte la source.

Cette disparition est signalée trois mois après celle du chef de quartier de Bongo-ville 2 à Bayanga. Ce dernier était revenu deux  jours après.

 

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