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ACFPE, ACTED, DRC : UN PARI DIFFICILE, MAIS IL FAUT BIEN PRENDRE LE TAUREAU PAR LES CORNES

septembre 9, 2016

 

Pendant que les jeunes combattants des groupes armés jouent les « messieurs pas pressés », les évènements s’enchaînent en faveur de la jeunesse centrafricaine. ACTED et DRC disposent de financements destinés à la création d’entreprises par les jeunes de Bangui, Bimbo, Bégoua et Bouar. C’est un pari extrêmement difficile, mais la jeunesse centrafricaine doit bien s’inscrire dans le fichier de l’économie globale et de la concurrence. Elle doit dès à présent, prendre le taureau par les cornes, se jeter à l’eau, car il faut oser. Dans une précédente édition, nous avions évoqué la culture de l’entrepreneuriat qui fait cruellement défaut en RCA. Les pouvoirs ont habitué la jeunesse à la facilité, à la mendicité, aux garçons de course, prête à applaudir les dirigeants à se rompre les mains.

La jeunesse représente la tranche d’âge la plus importante du pays. La RCA est le parent pauvre de l’initiative du président Barack Obama, en faveur des jeunes leaders d’Afrique. L’engouement de la jeunesse centrafricaine est difficilement perceptible. La jeunesse centrafricaine est toujours tournée vers le passé et non l’avenir. Les fonds sont là. ACTED et DRC attendent les projets des jeunes centrafricains. Ce sera l’embryon de la nouvelle classe d’hommes d’affaires, des entrepreneurs privés au sens propre du terme. Le secteur privé peut ainsi se former et émerger. C’est le moteur du développement du pays. La jeunesse centrafricaine est condamnée à relever le défi qui se situe dans la vision du gouvernement, d’ici à 2040. L’ACFPE, Organe Technique en Matière de Formation et d’Emploi, dispose de l’expertise nécessaire pour former et accompagner les jeunes entrepreneurs qui peuvent présenter des projets  bancables, impactant pour la première fois dans l’histoire sur la courbe du chômage en RCA. L’ACFPE peut également en parallèle  former les ouvriers qualifiés, adaptés aux besoins de ces entreprises en création.

Le fonds ACTED et DRC est une bénédiction de Dieu, un message d’espoir et d’espérance pour la jeunesse centrafricaine. Ce qui suppose un comportement, une attitude du civisme aigus et une rigueur dans la gestion de l’entreprise. Le goulot d’étranglement des entreprises en RCA demeure la gestion des ressources humaines et des finances. Les sentiments, le tribalisme, les copinages sont à la maison et non dans la structure opérationnelle d’une entreprise. C’est un effort constant pour occuper les 623.000 km², puis s’ouvrir sur le monde.

Une entreprise doit progresser d’une année à l’autre, en chiffre d’affaires, en s’appuyant sur les nouvelles technologies, les innovations,  afin de relever le défi de la concurrence. La jeunesse centrafricaine est au pied du mur, face à son destin. Malheureusement, le niveau d’instruction est chaotique et loin de soutenir et de favoriser la floraison et le foisonnement des entreprises. Mieux vaut maintenant que jamais, il faut mettre la main à la pâte.

La jeunesse ex-combattante, n’a plus le choix, car elle doit choisir la vie, l’espoir et l’emploi. La cloche du développement a sonné et elle ne peut demeurer en marge de la marche de la RCA. L’heure est venue de valoriser le génie créateur centrafricain. La RCA est vaste, la terre fertile, les pluies abondantes, la main d’œuvre disponible pour l’agriculture, l’élevage, le secteur minier, l’artisanat, la culture, les sports, les nouvelles technologies, les énergies hydroélectriques, solaires, les déchets organiques, la liste est longue. Tout le monde doit se donner au travail, une occupation et personne ne pourra perdre son temps à voir la tête de l’autre, à convoiter l’autre, à être jaloux. Il y a beaucoup à faire, la construction des bâtiments, des BTP, l’assainissement, bref, tout est à moderniser, à reconstruire, à innover.

La jeunesse combattante armée doit remettre les armes aux FACA, c’est leur métier. Le développement de la RCA interpelle tout le monde. La RCA est un vrai paradis terrestre, mais l’ignorance empêche la population de profiter pleinement de ce don du ciel. Les richesses du sol et du sous-sol abondent, notamment le massif forestier que les Centrafricains eux-mêmes détruisent pour de modiques sommes. Et pourtant, la RCA peut supprimer l’exploitation forestière dans sa forme actuelle, c’est de la destruction pure et simple. La RCA doit vendre de l’oxygène à l’humanité, produit de la forêt et avoir de l’argent frais pour investir dans le développement. Une seule entreprise peut produire des planches et autres dérivés pour la consommation locale. L’exploitation forestière actuelle est un crime contre l’humanité et contre les générations centrafricaines futures. Le bois centrafricain, non seulement est exporté en grume, mais en plus, il est vendu en surface et non à l’Unité. C’est de la destruction, du sabotage de l’économie forestière. Les retombées de l’exploitation forestière sont difficilement perceptibles. Les régimes qui se sont succédés, ont été tous complices de ce crime contre l’humanité. Et pire encore, une région d’exception, dite de transition, se permet le luxe d’octroyer des permis d’exploitation forestière. Tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir de l’Etat, n’aiment pas leur pays, mais leurs propres intérêts, leurs propres poches, tant pis pour la RCA. Dommage !

Julien BELA

 

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