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CM N°2300 du mercredi 08/09/2016

septembre 9, 2016

AUTORISATION DE LA SELEKA POUR SORTIR DE BAKALA, FORMALITE DES FDS POUR FRANCHIR LES BARRIERES : QUI PROTEGERA REELLEMENT LES CENTRAFRICAINS ?

 

Les combattants Séléka d’un côté, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de l’autre, les populations centrafricaines sont sacrifiées sur l’autel du diable. Elles ne savent plus à quel saint se vouer.

Ce qui se passe aujourd’hui dans la ville de Bakala, située dans la préfecture de la Ouaka, et probablement dans certains régions du pays, encore sous les bottes des combattants de la Séléka, dépasse tout entendement humain. Sortir de la ville de Bakala pour se rendre dans un endroit du pays, est un véritable calvaire, un casse-tête chinois. Tout déplacement est autorisé par les combattants Séléka qui règnent dans cette ville. Aucun individu n’a le droit de sortir de ce périmètre urbain sans le consentement de ces derniers. C’est pour autant dire que la liberté d’aller et venir est bafouée, foulée aux pieds par ces hommes en armes. La ville se vide aujourd’hui peu à peu de ses habitants. Surtout ceux qui parviennent à se libérer du joug de leurs bourreaux, ne reviennent plus.

En plus de cette entorse à la libre circulation des personnes et des biens, la situation humanitaire est très dégradante. Les mille et une (1001) ONG humanitaires qui ont pris d’assaut la République Centrafricaine pour voler au secours des populations en détresse, ont délaissé la ville de Bakala. Il n’y a que les volontaires de la Croix-Rouge Centrafricaine qui font de leur mieux pour secourir leurs compatriotes. Où sont partis les autres humanitaires œuvrant dans le domaine sanitaire et autres ? Difficile de le savoir. Ces compatriotes sont-ils abandonnés à leur triste sort ? Il ne fait aucun doute. Les comportements des combattants Séléka doivent interpeller la conscience de tout un chacun. S’ils sont vraiment les fils de ce pays, nous ne savons pas pourquoi ils considèrent leurs concitoyens comme leurs sujets. C’est l’époque de RPF qui est revenue en grande pompe. Car la libre circulation des personnes et des biens a cédé la place à la contrainte qui a découlé sur l’autorisation de sortir de Bakala. Incroyable, mais pourtant vrai. Les combattants Séléka, surtout les récalcitrants sont en RCA pour asservir le peuple centrafricain. Cette façon de faire, nous pensons pour notre part, qu’elle doit cesser afin que le vivre ensemble entre musulmans et non musulmans revienne. Dans quel pays au monde, faut-il obtenir l’autorisation pour se rendre au champ, à la pêche, à la chasse, à la veillée mortuaire, et que savons-nous encore ? Il n’y a qu’en Centrafrique que cela se fait avec les combattants Séléka. Quelle race des groupes armés avons-nous en RCA ? Pendant que les uns cherchent la cohésion sociale, d’autres  préfèrent la division. Ouf, quel pays, la RCA ?

Nous ne pouvons parler inlassablement des forces non conventionnelles, surtout les combattants Séléka, sans pour autant nous appesantir sur nos Forces de Défense et de Sécurité. Leurs attitudes, leurs comportements sur les différentes barrières qu’elles tiennent, laissent à désirer. La formalité exigée par ces FDS sur les barrières est devenue une équation à plusieurs inconnus, à plusieurs variables, difficile à résoudre par le peuple centrafricain. Même les grands mathématiciens de ce monde ne parviendront pas à résoudre une telle équation. Mais nous pensons que nos FDS ont purement et simplement oublié que ce sont les formalités qu’elles réclament à coup de baïonnette, de kalachnikov qui sont l’une des causes de cette crise. Ramenant encore le peuple centrafricain à la case de départ, est vraiment grave pour l’avenir du pays et de son peuple.

D’après RJDH, un journaliste stagiaire à la Radio Nationale, Dieudonné Modompté a reçu une balle dans l’épaule droite. Cette balle a été tirée par un élément des FACA, sur la barrière du PK 26,parce que ce dernier n’avait pas un centime pour leur donner. Est-ce une manière de s’en prendre aux journalistes centrafricains ? Si tel en est le cas, nous osons croire que les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) se sont trompés largement. Car, n’eut été les journalistes, les FACA n’existaient plus. Les éléments des FACA doivent comprendre cela une fois pour toute. Et ce ne sont pas seulement les journalistes qui ploient sous le fardeau des formalités des FDS. Le cas des « Bouba-nguéré » (petits commerçants), des « Ouali-gara » (commerçantes), des pousseurs, des conducteurs de taxi-motos, pour ne citer que ceux-là, est très, très grave. Même les vieilles mamans et les vieux papas qui reviennent du champ ne sont pas épargnés. Ces formalités collectées à tour de bras sur les barrières, les check-points, vont-elles dans la caisse de l’Etat ? Les FDS déployées sur les barrières ne bénéficient-elles pas de leur Prime Général d’Alimentation (PGA) ? Ne sont-elles pas payées à la fin du mois ?

Autant de questions qui laissent perplexes le peuple centrafricain. Les agents de l’ordre et de sécurité, déployés dans certaines zones ne sont pas là pour sécuriser ou protéger, mais plutôt pour rançonner, racketter, dépouiller les populations civiles de leurs biens. Et ce qui est vraiment honteux et qui fait rire un animal, c’est que nos FDS, surtout les gendarmes et les policiers, dédallent comme des lapins à la moindre détonation d’arme. Ils tremblent même comme s’ils ont été piqués par une crise de paludisme. Mais à la vue de l’argent, ils s’abattent sur un individu comme les abeilles. Peut-on prétendre protéger ou sécuriser un peuple tout en le pillant, le ruinant, le dépouillant de ses biens et en fuyant devant les ennemis ? Pire encore, lui tirer dessus, ou le bastonner ? Si les Centrafricains réclament aujourd’hui à cor et à cri le redéploiement de la gendarmerie et de la police et l’opérationnalisation des FACA, c’est qu’ils espèrent obtenir d’elles, la paix et la sécurité.

Mais à l’allure où vont les choses, un centrafricain lambda ou un observateur de la vie nationale, serait tenté de dire que les FDS ne sont pas différentes des forces non conventionnelles. Tout ce que font ces hommes en armes est semblable à ce que font les FDS, alors que tous disent qu’ils protègent les populations civiles. Face à ces bévues des groupes armés et des FDS, qui protègera réellement le peuple centrafricain ? A vous de nous donner la réponse à cette question. La fin du calvaire des Centrafricains n’est pour demain. C’est dommage !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LE PRIX DES HYDROCARBURES EST EN BAISSE :

QU’ATTEND LE MINISTRE DES TRANSPORTS POUR

REGULARISER SON SECTEUR ?

 

A l’issue d’un arrêté signé par le premier ministre centrafricain, Mathieu Simplice Sarandji, il y a de cela quelques jours et diffusé sur les ondes de la station nationale, le prix des hydrocarbures est revu à la  baisse. L’essence qui se vendait auparavant à 880 F CFA le litre, est réduit  à 865 F CFA. Le pétrole passe de 660 à 645 FCFA le litre. Et le gasoil de 870 à 865 F CFA le litre. Cette décision est intervenue suite à l’amélioration de la fiscalité pétrolière due à la baisse du prix des produits pétroliers sur  le marché international car, le baril du pétrole est passé en dessous de 50 dollars américains depuis 2010. L’arrêté signé par le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, était déjà entré en vigueur car bon nombre de centrafricains ont témoigné acheter le carburant à un prix différent de celui d’hier. Or, une telle baisse de prix des hydrocarbures doit avoir un impact sur la population en général, et particulièrement les usagers   des transports en commun. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

Le ministre des Transports et de l’Aviation Civile doit prendre ses responsabilités, afin que les usagers des transports en communs, notamment  ceux des taxis et bus ainsi que les taxis-motos, puissent bénéficier de cet arrêté baissant le prix des produits pétroliers à la pompe en RCA. Les syndicats des taxis et bus et les taxis-motos sont en place. Il faut les sensibiliser, les mobiliser sur la baisse du prix des hydrocarbures, afin que les tarifs fixés antérieurement par le ministère des Transports soient désormais revus à la baisse. L’arrêté fixant la réglementation des coûts de transports en RCA doit obligatoirement être modifié. Les conducteurs des taxis et bus, ainsi que des taxis-motos foulent habituellement aux pieds les textes réglementant les transports et agissent comme bon leur semble. Toute porte à croire que le ministère des Transports et de  l’Aviation Civile n’existe que de nom en RCA. Quand les conducteurs des taxis-motos violent les dispositions de la loi et transportent quatre (4) à cinq (5) personnes sur une seule moto, c’était un silence de cimetière qui ne dit pas son nom au ministère des Transports. C’était grâce à l’intervention de la presse nationale, avec le concours de certains compatriotes    qui ont  dénoncé haut et fort ce comportement néfaste de ces conducteurs des taxis-motos qui rendent la vie difficile à la population civile par de nombreux cas d’accidents de circulation, que le ministère de la Sécurité Publique s’est réveillé de son sommeil profond. Les conducteurs des taxis et bus font  toujours à leur tête. Un chauffeur de  taxi ou de bus qui quitte le PK 12, au lieu de se rendre directement à la ville, s’arrête en cours de chemin à son bon vouloir. Un passager qui quitte le PK 12 pour se rendre au centre ville, doit payer trois (3) fois le transport. Ce qui totalise une somme de 450 FCFA, rien que pour l’aller. Tout se passe comme si les autorités en charge du ministère des transports sont en congé. Le ministre des transports doit agir le plus vite possible avant que les enfants reprennent le chemin de l’école. Que les conducteurs centrafricains cessent de rendre la vie difficile à leurs propres frères en s’enrichissant illicitement sur le dos des usagers.

 

Bénistant BALLA

 

 

 

LE KM5 EN DEBANDADE CE MERCREDI 07 SEPTEMBRE, 

DETONATIONS D’ARMES : LE SAUVE-QUI-PEUT

 

Dans la journée du  mercredi 07 septembre 2016, dès 06 heures, le soleil avait  déjà fait son apparition dans le ciel. Le temps était beau. Chacun cherche à vaquer à ses activités quotidiennes. Les taxis et bus circulaient dans tous les arrondissements de la ville de Bangui.

Un confrère de la presse écrite qui habite au quartier Fatima, , a préféré passer par le Km5, pour se rendre au Centre ville. Arrivé au  Km5, au niveau du monument Koudoukou, et voyant que l’ambiance était bonne en ce lieu, il a voulu faire quelques achats. Chose bizarre, à 08heures 13 minutes,  il y a eu des crépitements d’armes légères au niveau de la deuxième ruelle, face au magasin Amigos. Un véritable  sauve-qui-peut général s’est installé. Les taxis-motos roulaient à vive allure vers le monument Koudoukou, via quartier Fatima, soit quartier Béa-Rex. Personne n’a osé poser une question de savoir qu’est ce qui se passe. Car mieux vaut chercher d’abord un lieu sûr pour se cacher. Ce qui est lamentable, une jeune dame, qui venait de faire sa provision, a vu le contenu de son sachet voler en éclat. Elle n’a récupéré dans la foulée qu’une boite de crème.

Subitement, un homme fait son apparition à bord d’un taxi-moto, tout en criant en ces termes vers les fuyards : « c’est entre eux ! C’est entre eux ! ». Puis il s’est tourné vers les commerçants en disant, « c’est entre nous ! N’ayez pas peur ». Notre confrère qui s’est aventuré au Km5, s’est approché du conducteur de taxi-moto pour avoir le cœur net. Selon la version du conducteur de  taxi-moto, « un jeune commerçant musulman est venu nouvellement au marché Km5. Ses frères lui ont accordé une place pour installer sa table. Mais, ils estiment que la table installée est très grande. Comme le nouveau venu ne voulait pas les comprendre, ils ont détruit sa table. Furieux, il s’est retiré quelques minutes, est revenu avec une arme et a tiré deux coups en l’air. Mais ce n’est pas grave, il n’y a pas des cas de victimes car tout est déjà rentré dans l’ordre, puisqu’il a été déjà désarmé par le délégué du marché. ».

Le Km5 est un marché luxueux où l’on peut trouver des marchandises en bon prix. Mais, tout peut arriver d’un moment à l’autre, car le Km5 est une véritable poudrière d’armes de guerre de tout calibre. Donc la prudence devrait être de mise lorsque vous faites un tour au Km5.

Benjamin-Hervé LANGOSSENGUE

 

 

 

L’ACFPE ET L’ESPRIT D’ENTREPRISE :  AUTANT DIRE QUE, « LAVER LA TETE D’UN SINGE, C’EST GASPILLER DU SAVON »

 

Les Centrafricains, en terme d’esprit d’entreprise, sont un peuple singulier. Les esprits, tant d’intellectuels que de la jeunesse en général, sont encore  à l’économie de cueillette, à la facilité, au moindre effort. De la classe politique, en passant par la société civile, la culture de la mendicité, du « prêt à empocher », des détournements de  deniers publics, des fonds d’investissements venant de l’extérieur, l’escroquerie, les faux et usage de faux, sont le lot du quotidien. La RCA bat tous les records d’anciens ministres, d’anciens premiers ministres, d’anciens députés, d’anciens directeurs généraux, tous noyés dans la culture « des postes », qui attendent bras croisés, cinq à dix ans, une hypothétique nomination. Les partis politiques, c’est le forum des parasites, de l’oisiveté par excellence, au chômage pour tout dire. Les partis politiques sont des industries du mensonge, de médisance, de la calomnie, de la haine, des calculs mafieux, à telle enseigne qu’aucun esprit positif ne peut venir des partis politiques.

L’Agence Centrafricaine pour la Formation et l’Emploi (ACFPE), devait venir en complément des formations reçues au sein des partis politiques, en tant que structure technique spécialisée en formation et en emploi. Aucun parti politique ne forme ses militants à la citoyenneté, au patriotisme, à l’esprit d’entreprise ou initiative privée, à l’importance de la culture et des sports. C’est un Conglomérat d’oisifs, du leader du parti, aux militants. Il suffit d’observer les élections pour s’en convaincre, toutes les acrobaties, tous les Koudoufarisme », l’hypocrisie et les coups bas, les glissements spectaculaires d’un camp à un autre, c’est une  vraie peste politique. Certains leaders politiques sont de gros patients et peuvent moisir quinze (15),  vingt (20), trente (30) ans à ne rien faire pour attendre les échéances électorales : les crocos, les requins, les barracudas, les rapaces, les vautours, les profiteurs, les charlatans ont tous la voix au chapitre. Et le débat politique est stérile, déphasé, de bas étage. La RCA est ce que valent ses hommes politiques à la date d’aujourd’hui.

Les universitaires sont presque les ignares. Aucune vision s’inscrivant dans l’évolution du monde moderne. Le moteur du développement, c’est le secteur privé. La RCA n’a pas un secteur privé structuré, capable d’allumer la flamme de l’entrepreneuriat, des innovations, pour s’inscrire dans la dynamique globale des Nouvelles technologies. Le secteur privé n’est pas du ressort des mollusques comme en RCA. Il faut de la ténacité, de la persévérance, avec un goût prononcé des risques. Il faut oser, se battre, tomber et se relever avec une détermination à toute épreuve. Or, pour les centrafricains, dès que des difficultés apparaissant, c’est l’abandon. Les uns cherchent à être ministres, d’autres députés, soit directeurs généraux, un gain facile. Et tout porte à faire croire que c’est un royaume des paresseux, des sous-hommes, des ratés, des invalides, des mécréants, des moisissures humaines, incapables de réfléchir, de pondre des initiatives, de se fixer des objectifs à atteindre, pour se faire une place dans le monde des affaires, tant national qu’international.

Le régime Touadéra est à un tournant critique de l’histoire de la RCA. Il a une lourde responsabilité quant à l’esprit d’initiative, à l’entreprenariat, car il faut inculquer la culture pour donner naissance à un vrai secteur privé. A ce titre, la fibre optique doit suivre pour en être le détonateur. Des jeunes, après leurs études, restent quinze (15) à vingt (20) ans au chômage pour revendiquer l’intégration, alors qu’ils sont atteints de néo-analphabétisme, donc impropres à la  consommation d’une administration qui se veut dynamique et de développement intégral. Les cheveux et le menton blancs comme du coton, des gens se permettent d’attendre l’intégration. Dans certains pays où il y a des intellectuels qui ont une vision du futur de leur pays, ils proposent au gouvernement leur reconversion dans le secteur privé. Les jeunes diplômés sont réorientés, transformés en entrepreneurs, avec l’appui des experts. Ils créent, soit une ferme, soit des plantations, autant de secteurs porteurs. Ils sont accompagnés dans la gestion et la planification de leurs activités. Les Centrafricains ne veulent que des postes et tournent le dos aux secteurs qui produisent la richesse. La vie de la RCA, la consommation, ne tournent qu’autour des salaires des fonctionnaires de l’Etat.

Depuis 56 ans d’indépendance, la RCA n’a aucun homme d’affaires. Nous nous attendions à une percée de GACOA-SIV, avec une chaine de montage de véhicules .Aujourd’hui c’est juste un micron garage qui répare les Tako et les Turbo, vend des véhicules importés et tout s’arrête là. GACOA-SIV qui aurait dû être un exemple centrafricain, une référence, est pratiquement en voie d’extinction à petit feu. Le décalage entre la RCA et le reste de l’humanité, est ahurissant. Les esprits sont nains, tournés vers le passé, aucune vision, avec une nette domination de l’économie de cueillette. Pour toute prouesse, la bière, une forêt de bouteilles, c’est le développement en Centrafrique. Dieu a-t-il oublié de mettre l’esprit d’entreprise dans la tête des centrafricains ? Des centrafricains ont servi dans des banques internationales, dans de grandes institutions internationales, mais ils sont plus mafieux quand ils reviennent dans leur pays. Ils sont incapables d’insuffler une nouvelle dynamique. Aucun n’est revenu avec une petite idée d’entreprise, ou petit dossier d’entreprise dans son sac. Pendant que sous d’autres cieux, ceux qui dirigent le monde sont les chefs d’entreprises, les hommes d’affaires,  en RCA, il faut être à la tête du pays, dans le cas contraire, rien, absolument rien.

C’est encore pire avec la diaspora centrafricaine. Depuis la France ou ailleurs, elle ne cherche que des postes au pays. Elle est encore plus mafieuse, plus vorace, plus pernicieuse que les locaux. Comme une goutte d’eau dans l’océan Atlantique, c’est l’ACFPE qui tente de prêcher dans le désert, en émettant sur l’onde de l’entreprise, mieux encore, du secteur privé. Lorsqu’on observe les sociétés d’Etat, les offices publics, les entreprises privées, aucun ne progresse. Quel genre de DG avons-nous en RCA, qui, tous sont incapables d’avoir un bilan positif, synonyme d’investissements, d’extensions, ou de diversifications? La RCA est en détresse en terme de ressources humaines, à tous les niveaux. Au moins, un petit espoir, une lueur pointe à l’ACFPE. Les nouvelles autorités doivent faire de l’ACFPE, l’instrument de transformation radicale et d’inversion des mentalités et des courants parasitaires.

 

Julien BELA

 

 

LE TOURISME EST AU POINT MORT, LA FAUTE AU MINISTERE QUI MANQUE DE

DYNAMISME ET DE PROPOSITIONS

 

Le développement touristique remonte aux années 60 avec la création des structures comme l’Office Centrafricain du Tourisme (OCATOUR) pour aider les touristes dans l’organisation de leur séjour en RCA. A l’époque, les résultats semblaient encourageants, grâce à l’attraction des sites touristiques entre autres : le Musée Boganda, l’Ecole des Métiers d’Art (EMA), le domaine des pygmées (Lobaye), les chutes de Boali (50m de hauteur), le Lac des Caïmans sur la route de Boali, le Lac des sorciers près de Damara (75Km de Bangui), le Parc national de Bamingui Bangoran (1million d’hectares) qui abrite une faune variée : éléphants, hippopotames, panthères, rhinocéros noires, buffles, etc.). Le Parc de Manovo Saint-Floris (1.750.000 hectares) dans lequel on rencontre des troupeaux d’éléphants, lions, girafes, autruches, singes, oiseaux aquatiques etc., le Parc national André-Félix où l’on trouve des éléphants, des antilopes, et le Parc Dzanga-Ndoki (1222 Km²) au Sud-ouest, abrite des éléphants et des gorilles, sans compter les autres espèces animaux. Fort de cet inventaire touristique, l’on se dit que la RCA devrait accueillir une pléthore de touristes à l’instar du Kenya, de la Tanzanie ou de l’île Maurice, spécialisée dans l’industrie touristique de luxe. Mais non, il n’en est rien.

D’abord, les crises militaro-politiques récurrentes, et les mutineries ont découragé les tours opérateurs, qui avaient supprimé la RCA de leurs destinations. Même les touristes sud-africains, qui fréquentaient le parc de Bamingui-Bangoran en 2000-2001, ont plié bagages à cause des troubles qu’a connu le pays. Le braconnage sauvage encore récent (avec les Séléka) et un manque de plan directeur du développement touristique, freinent le tourisme.  A qui la faute ? Certainement le ministère du Tourisme et son nouveau ministre, Mme Pama, qui ne montrent aucune initiative puissante à l’endroit du développement touristique, malgré un patrimoine touristique substantiel. Il faut valoriser ce patrimoine,  Mme la ministre, regardez un peu ce qui se passe au Kenya, en Tanzanie avec les ledger de luxe  5 étoiles, ou encore l’île Maurice qui s’est modernisée quant à son hôtellerie. Les exemples de l’hôtel du Saint Gérant et l’hôtel Beau Rivage, devraient nous inspirer, Mme le ministre. Les 2 hôtels précités ont joué la carte de luxe raffiné, ils ont engagé des chefs réputés et servent une cuisine gastronomique. Ils ont multiplié les équipements de loisirs, chacun s’étant doté de centre de relaxation et de remise en forme, ainsi que de gymnase. Le Saint Gérant pour sa part, possède un terrain de golf. Madame la Ministre, il faut solliciter l’expertise mauricienne, kenyane, tanzanienne et faire unir ces experts en RCA, pour qu’ils nous bâtissent une industrie hôtellerie de luxe 5 étoiles. Merci !

Jonas DEMBA

 

 

VERS LE RETOUR IMMINENT DES PERSONNES DEPLACEES INTERNES (PDI) DANS LEURS QUARTIERS ET VILLAGES RESPECTIFS

 

Depuis le retour du pays à l’ordre constitutionnel, le 30 mars 2016, jusqu’à ce jour, le gouvernement que dirige le Premier ministre Simplice-Mathieu Sarandji, les partenaires humanitaires n’ont cessé de réfléchir jour et nuit, pour trouver des voies et moyens devant permettre aux personnes Déplacées Internes (PDI) de regagner leurs quartiers et villages respectifs habituels.

C’est dans cette optique que le gouvernement par le truchement du ministère des Affaires Sociales, de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale, en partenariat avec les ONG Humanitaires, avait organisé un atelier de formation de dix-sept (17) agents recenseurs, sur les techniques d’opérations de prolifération des PDI, la semaine passée. Et ce, durant 48 heures.

Pour plus de précisions, ces opérations de prolifération des PDI vont débuter dans les jours à venir sur le site de M’Poko dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui. Car étant considéré comme le site qui abrite un nombre impressionnant des PDI de Bangui, la capitale. Et surtout qu’il se trouve plus proche d’un lieu hautement très stratégique, à savoir, l’Aéroport international Bangui-M’Poko.

A cet effet, ces agents recenseurs formés, auront pour travail à faire, le recensement des PDI ; l’identification de leurs provenances ; la prise en compte de leurs intentions (retour ou non dans leurs domiciles, quartiers et villages habituels).

A la vue des résultats des opérations de prolifération, le gouvernement et ses partenaires humanitaires, vont devoir, de commun accord, définir les stratégies et trouver les moyens appropriés pour l’accompagnement de ces PDI à regagner leurs lieux habituels de résidence. C’est le premier cas. Mais pour les PDI qui ont tout perdu, y compris leurs habitations, elles seront relocalisées dans des sites de transit ou secondaires, en attendant de voir ce qu’il y a lieu de faire pour elles à la longue. C’est le second cas.

Cette première expérience des opérations de prolifération des PDI du site M’Poko, va s’étendre au fur et à mesure  aux autres sites de la ville de Bangui, des communes de Bimbo et Bégoua, sans oublier ceux de l’arrière pays. N’est-ce pas là une bonne nouvelle pour le peuple centrafricain ?

Le Petit YEKOA

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

 

LES ARTISANS MINIERS DE BRIA RECLAMENT LA LEVEE DE L’EMBARGO SUR L’EXPORTATION DE DIAMANTS ET OR

Les artisans miniers et les collecteurs de la ville de Bria réclament la levée de l’embargo sur l’exploitation des diamants et or dans cette région. Une demande exprimée lors de leur rencontre avec le Chef d’Etat Faustin Archange Touadera,  le lundi 05 Septembre dernier.

Cette demande des artisans miniers et collecteurs de Bria intervient après la levée partielle de l’embargo sur l’exploitation des diamants et or dans les zones Sud-Ouest ou ils ne sont pas concernés.

Mahamat Ouada l’un des collecteurs de cette ville qui a pris part à cette rencontre avec le Président de la République a souligné  que, « l’économie de notre pays est en baisse à cause de cet embargo et l’insécurité qui sévit dans les chantiers par la présence des éléments de la LRA qui envahissent les zones. Nous voulons que le gouvernement trouve une solution à cette situation et déclenche très rapidement le processus du DDRR et négocie aussi pour la levée prochaine de l’embargo ».

Un autre collecteur de diamants qui a requis l’anonymat a mentionné les difficultés pour les collecteurs de se rencontrer à Bangui à cause des évènements qui ont eu lieu. «  Nous avons la peine de nous rendre librement à Bangui, car nous, les sujets musulmans, craignons pour notre sécurité. Mais comment allons-nous évacuer les diamants si l’embargo sera levé ? », s’est-il plaint.

En réponse à ces doléances, le Président de la République Faustin Archange Touadera a promis le retour de la sécurité qui est d’abord primordial en déclarant que, « rien ne pourra se faire sans la sécurité. Nous allons mettre tout en œuvre pour rétablir d’abord la sécurité ».

La ville de Bria fait partie des villes diamantifères du Nord-est qui sont sous embargo depuis quelques années.

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 FIN DE FORMATION D’OBTENTION DE LA LICENCE « C » CAF DES 62 ENTRAINEURS DE FOOTBALL

Soixante-deux entraineurs qui ont pris part à un séminaire de formation  du 22 aout au 5 septembre attendent la délibération des résultats pour l’obtention de la licence « C » de la Confédération Africaine de Football (CAF). Les résultats de ce séminaire permettront aux heureux admis d’avoir cette licence qui leur permettra d’entrainer des clubs partout en Afrique et peuvent assister les clubs ou équipes nationales dans  les compétitions de la CAF.

« D’ici 2017, les entraineurs qui n’auront pas leur licence « C » ne pourront pas se mettre sur les bancs de touche pour entrainer »,  a dit Flavien Averel FADA, officier Education  de la Confédération Africaine de Football. Selon l’investigation du RJDH, la RCA fait partie du peloton de queue des pays à organiser ce séminaire de formation en Afrique.

Ce séminaire a été réalisé par les instructeurs centrafricains de la Confédération Africaine de Football. Les copies ont été expédiées à la CAF pour correction et les résultats seront rendus publics après cette correction.

C’est une formation de haut niveau qui ouvre ainsi les portes des compétions africaines aux entraineurs centrafricains. Selon un constat du RJDH, seules cinq femmes figurent parmi les candidats. « J’appelle mes consœurs femmes qui sont anciennes joueuses de venir massivement s’intéresser au métier d’entraineur », nous a confié Viviane BENGUE, ancienne internationale centrafricaine, coach d’un club féminin de Bangui.

« Nous ne pouvons pas faire du développement de sport dans le pays sans parler de la formation des encadreurs », a dit Célestin Yanendji, le 1er vice-président de la Fédération centrafricaine. Il a annoncé la formation des entraineurs des jeunes dans les jours à venir. Il nous a, en  outre, confié que la formation pour l’obtention de la licence B aura lieu en 2018.

Ce séminaire a été plusieurs fois reporté depuis 2012 à cause de la situation sécuritaire dans le pays.

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 LA RELANCE ECONOMIQUE CONDITIONNEE PAR LA REDYNAMISATION DU SECTEUR BTP

 

Les responsables du secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP), ont dénoncé lundi 05 septembre, lors d’une conférence de presse, la fragilité des entreprises après la crise militaro-politique. Ils exigent du gouvernement un appui pour leur relèvement.

Le constat de RJDH révèle que plusieurs entreprises  des BTP manquent cruellement de moyens après la crise militaro-politique. Ces faits seraient liés aux multiples cas de vandalisme perpétrés sur les matériels des entreprises des travaux publics.

Pour Evariste Dignito, Directeur-Gérant de La Semence, une entreprise BTP, précise qu’ « environ 370 entreprises composent le secteur BTP en Centrafrique. Parmi elles, presque 170 ne sont  pas opérationnelles, tandis que 100 sont les plus actives. Le manque de matériels dû aux pillages a rendu inefficace la plupart de nos entreprises ». Il a relevé que « l’économie du pays a chuté, par manque de moyens financiers, matériels et logistiques des entreprises. Environ 19 milliards de FCFA, ont été le chiffre d’affaire octroyé pour trois ans par des partenaires extérieurs », a-t-il déploré.

Même son de cloche de Pierrot Thierry Bégolanzaré, Directeur Général de l’entreprise Le Crayon qui souligne que « les chiffres d’affaires doivent être revus en hausse » et encourage le gouvernement à soutenir les opérateurs des BTP pour une relance effective de l’économie. Pour lui, devant le délabrement des infrastructures publiques et privées, les opérateurs du BTP est un partenaire privilégie de l’Etat dans «  la reconstruction des infrastructures publiques et privées détruites où délabrées. Pour leurs réfections, les services de BTP peuvent s’y mettre, et pour cela, il faut les moyens », a-t-il recommandé.

Dans cet ordre d’idée, un atelier d’échange regroupant les responsables des entrepreneurs des BTP, le Ministère de l’Equipement et les partenaires ouvrira ses portes le 9 du mois. L’objectif de cette rencontre sera de discuter des possibilités de la redynamisation du secteur du BTP en vue de la relance économique du pays.

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MAHAMAT ZACHARIE DENONCE LES MOYENS DERISOIRES DE LA POLICE ET DE LA GENDARMERIE

 

Mahamat Zacharie, ancien Conseiller National a dans une interview accordée au RJDH déploré le manque de moyens des Forces de Sécurité Intérieure et exige du Gouvernement une collaboration qui consiste à présenter à la Minusca un cahier de charge.

RJDH : M Mahamat Zacharie Bonjour. Quelles sont vos dernières informations concernant Abdoulaye Issène ?

MZ : Le cas d’Abdoulaye Issène nous a pris de court, parce que les informations fusent de toute part et nous ne disposons pas d’éléments réels sur ce qui s’est passé. Comment les gens sont-ils sortis ? Que s’est-il passé et pour quelle raison ? Telles sont aussi nos interrogations, trop d’inconnus et d’improvisation et cela a joué sur des émotions et aujourd’hui cela met en mal le processus de paix.

RJDH : l’improvisation de la part de qui, Mr le Conseiller?

MZ : L’improvisation ! Vous savez qu’à chaque fois qu’il y a un doigt accusateur, prenant le cas de la communauté qu’on n’a pas fait ceci, tel n’a pas fait cela, ça pose un réel problème. Il n’y a pas de lucidité pour démêler le vrai du faux sur la réalité de ce qui s’est passé. Personne ne peut donner la vraie version des faits. Ces gens sont sortis du KM 5, et pour moi, c’est un problème de police et de sécurité qui est du ressort du gouvernement.

RJDH : Après cet événement, l’opinion nationale accuse la MINUSCA de ne pas jouer la bonne carte, celle d’arrêter les personnes visées par le mandat d’arrêt.

MZ : Il faut faire très attention dans les accusations. Faire de la MINUSCA un bouc émissaire de tout ce qui s’est passé, je ne suis de ceux qui l’incriminent. Je n’aime pas accuser mais plutôt chercher à comprendre et à démêler. Les Nations-Unies sont là pour nous accompagner. Aujourd’hui, le problème, c’est de garder le calme et de ne pas prendre la population à témoin, de ne pas créer des émotions. Aujourd’hui, la RCA n’est pas ce qu’elle était. Alors, c’est bien beau d’accuser, mais le fond du problème, c’est un mandat d’arrêt. Les gens sont là. J’ai été agressé par Aroun Gaye au Km5 et j’ai porté plainte à la justice.

Que s’est-il passé ? Rien ne se passe et pourtant le minimum que l’Etat doit poser comme acte pour la sécurité à l’intérieur de Bangui, c’est de doter la police et la gendarmerie en moyens de travail afin qu’elles patrouillent la nuit et le jour, car l’embargo est sur l’Armée Centrafricaine et non sur les Forces de Sécurité Intérieure.

RJDH : Donc, selon vous, il faut renforcer la capacité opérationnelle de la gendarmerie et de la police ?

M.Z : Mais bien sûr !  Est ce qu’elles ont suffisamment de carburant pour patrouiller ? Je ne crois pas. Disposent-t-elles de moyens conséquents ? Ont-elles un encadrement technique, sont-elles bien équipées ?   Le fond du problème, c’est de voir les dispositifs que le gouvernement met en place, on ne peut pas faire une jouissance du pouvoir.

RJDH : Ceci explique selon vous que les dispositifs sécuritaires instaurés par le gouvernement sont fragiles ?

MZ : Mais que s’est-il passé cette nuit-là à 23h ? Les gens quittent et vont jusqu’au Pk 12 et restent une demi-heure avant de continuer sans la moindre réaction. Où sont la police et la gendarmerie ? Tous les véhicules de la police et de la gendarmerie sont garés parce qu’il n’y a pas de carburant. Que s’est-il passé ?

Devant cet imbroglio, il faut reconnaitre les failles en soi pour chercher à les combler que de sauter directement pour brandir les mandats d’arrêt. Les mandats d’arrêt, il faut une force coercitive pour pouvoir les appliquer. Car, un Juge n’a pas les moyens si les Officiers de Police Judiciaires ne font pas leur travail comme il se doit, ça pose un réel problème.

RJDH : M. Mahamat Zacharie, le président de la République a nommé les membres du comité consultatif et de suivi du DDRR, quelle lecture en faites-vous ?

MZ : C’est une proposition qui a été présentée au Chef de l’Etat par des personnalités qui sont censés piloter ce projet, mais je pense qu’il faut faire très attention lorsqu’on parle d’un comité consultatif et de suivi, cela fait deux directions et quelque chose de bicéphale. On ne peut pas être en même temps un comité consultatif et de suivi. Là aussi, je vois les gens de la société civile, les personnes ressources au point que je me demande que c’est quoi ? Cela aura quel impact. Ces gens, quel est leur travail réel ? On avait vu cela avec le forum, on a mis en place le comité de suivi du forum. Où en sommes-nous avec ce comité ?

RJDH : Selon vous, avec ce format, l’échec est-il prévisible ?

MZ : Pour moi, ce n’est pas le format. La première des choses que je suggère au pouvoir, c’est d’aller vers la MINUSCA. Nous avons la potentialité, et en termes de moyens que nous avons, la communauté internationale est prête à mettre à la disposition de la RCA, les ressources qu’il faut. Mais quel est le cahier de charge que le gouvernement présente à cette communauté internationale ?

RJDH : Beaucoup sont ceux  qui pensent que la MINUSCA n’est pas là pour se substituer à l’Etat ?

MZ : Justement, pourquoi je dis le gouvernement n’a pas un cahier de charge spécifique pour montrer l’état des besoins de la RCA, solliciter une contribution de la communauté internationale pour la reconstruction de la Centrafrique.

Un exemple. Vous ne pouvez pas demander aux gens d’aller au DDR si les infrastructures ne sont pas en place. La première des choses, c’est de préparer les camps avec tout ce qui suit, après, mettre en place un comité qui va recenser. Car aujourd’hui on ne sait pas qui est groupe armé et qui ne l’est pas. J’ai lu ce Décret, mais je vous dis, qu’il y a des gens qui ne se réclament de groupe armé que de nom ! Sur le terrain, si vous cherchez à voir leurs hommes, mais vous ne verrez personne !

RJDH : Le gouvernement vous dira que c’est un processus inclusif ?

MZ : On ne peut pas faire un tam-tam sur une vieille peau, sur quelque chose qui va s’arrêter en mi-chemin. On exclut personne, mais le fond du problème est de savoir qu’est-ce qu’on fait du DDR ? Comment peut-on sortir du DDR, sinon c’est la continuité. Je suis sceptique qu’il puisse  aboutir à quelque chose. L’application de ce processus DDR  ne va jamais se réaliser. Aujourd’hui d’autres personnes disent qu’elles ne sont pas consultées.

RJDH : Monsieur Mahamat Zacharie je vous remercie

MZ: Je vous en prie.

*****************

 LE FPRC POSE DES CONDITIONS POUR SA PARTICIPATION AU DDRR

 

Le FPRC réclame des garanties pour sa participation au DDRR. Zacharia Damane, cadre de ce mouvement a confié avoir exprimé cette attente au chef de l’Etat lors de sa rencontre avec les groupes armés à Bria.

Pour participer au DDRR, le FPRC réclame des garanties sécuritaires pour ses membres et la fin de la poursuite contre ses cadres. Ces réclamations, selon Zacharia Damane ont été exprimées au président Faustin  Archange Touadéra.  « Nous exigeons du gouvernement une garantie sécuritaire, car nous constatons qu’il n’y a pas de sécurité pour nos membres. Aussi, il faut arrêter de traquer nos cadres et nous rassurer quant à l’enrôlement de nos éléments dans l’armée. Ce sont les points que nous avons soulevés lors de la rencontre avec le président de la République », a confié ce cadre du FPRC joint au téléphone ce matin par le RJDH.

Ce mouvement rebelle souhaite que le chef de l’Etat crée un cadre de dialogue avec les groupes armés. « Dans les discussions avec le chef de l’Etat, je lui ai dit de trouver un espace d’échange avec les groupes armés. C’est dans ce cadre que nous pouvons aborder au fond les réclamations des uns et des autres », a-t-il soutenu.

Zacharia Damane se dit toutefois pessimiste sur l’issue du  DDRR. « Le DDR n’est pas nouveau. C’est depuis six ans qu’on a tenté de faire le DDR, ça n’a pas marché, le forum, ça n’a pas marché aussi. Nous attendons de Bangui le résultat. Nous sommes des militaires soumis aux ordres mais je ne suis pas rassuré par ce processus », a-t-il lâché.

A la présidence, on ne souhaite pas commenter ces réclamations. Un ministre conseiller a sous couvert de l’anonymat confié que les discussions ont eu lieu en huit clos et qu’il n’avait pas à se prononcer sur ces échanges.

Plusieurs groupes armés issues de l’ex-Séléka hésitent toujours de donner leur plein accord pour le DDRR que le chef de l’Etat pose comme passage obligé pour la sortie de crise en Centrafrique.

 

******RJDH*****

 

 

 

 

L’ENJEU ET LES PERSPECTIVES POUR LA RELANCE DES CENTRES RURAUX D’EDUCATION ET DE FORMATIONS (CREF)

 

 

L’heure de la relance de l’agriculture, poumon de l’économie nationale, et plus loin, du développement du monde rural semble sonner en RCA. C’est ainsi que les autorités politiques, à bras le corps, veulent coûte que coûte relever les défis du développement rural, notamment en classant la relance agricole au rang de la deuxième priorité nationale, après la sécurité, la paix et la réconciliation nationale. Seulement, cette dynamique de développement rural ne serait que vue d’esprit si les organes et structures sous tutelles du ministère de l’Agriculture et du Développement du Monde Rural ne sont pas redynamisés, ni appuyés pour se mettre au pas, en vue de traduire en actes concrets la vision politique portée au plus haut sommet de l’Etat. Pour ce faire, les Centres Ruraux d’Education et de Formation (CREF) constituent l’une des structures sous tutelles non négligeable pour le véritable développement du secteur agro-pastoral en RCA.

Il y a vingt (20) CREF à travers tout le pays, regroupés au sein de l’Union des Centres Ruraux d’Education et de Formation (UCREF) qui a été créée officiellement en 1996 dans la ville de Mala par un prêtre. La Direction Générale dont le siège se trouve aux 92 Logements dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui, et dirigée présentement par l’Expert Martin Kopalet, est un organe d’appui technique, de conseil et de formation des CREF de base, mis en place par le ministère de l’Agriculture et du Développement du Monde Rural. Il s’agit d’une politique d’approche de proximité auprès d’un certain nombre de groupes cibles souvent marginalisés, à savoir, les jeunes ruraux et les familles agricultrices. Les CREF ont généralement les principales missions suivantes : appui en animation pour organiser et structurer les paysans, les familles agricultrices, les éleveurs, les pisciculteurs, les apiculteurs et les jeunes ruraux en déperdition scolaire ; appui en éducation. « L’éducation est la base du développement ». Une personne non éduquée ne pourra jamais discerner le bien et le mal, c’est-à-dire de savoir quels sont les freins et les opportunités pour les productions agropastorales. Ici, il est question d’amener les paysans à apprendre comment faire pour améliorer leur condition de vie. L’appui en formation passe par des connaissances techniques à la pratique. Les formateurs de CREF déployés auprès des paysans font un travail de fond qui consiste à entraîner les paysans vers les résultats concerts : c’est le « savoir-faire ».

L’appui à travers l’accompagnement: ici, les paysans qui sont éduqués et formés, bénéficient le plus souvent de l’aide des partenaires au développement, des Kits pour la mise en pratique de leur « savoir-faire ». Il s’agit également d’encadrer ces bénéficiaires en sorte que les kits reçus soient utilisés à bon escient.

L’appui en suivi-évaluation qui vise le contrôle qui se fait, en vue de déceler les forces et les faiblesses, non seulement de la mise en œuvre des connaissances acquises par le biais des formateurs de CREF, mais également de l’utilisation des kits qui ont été donnés aux paysans.

Entre temps, ces différentes formes d’appui des CREF s’opèrent à travers deux (2) approches dont celle dite « d’alternance », c’est-à-dire le paysan est appelé à faire un va-et-vient entre le CREF et sa vie familiale tout le long de l’apprentissage. Tout ce qu’il apprend au niveau du CREF est mis en œuvre dans sa famille ou sa ferme. Et à chaque fois qu’il se confronte à une difficulté dans la mise en œuvre de ses connaissances, il recourt au CREF pour chercher à corriger le problème qui le bloque. Et ce, jusqu’à la résolution totale du problème. Il y a aussi l’approche VJA (Voir – Juger – Agir): c’est une séance lors de laquelle, les paysans identifient un problème, soit sur une plantation. Ils observent le problème, puis portent leur analyse sur les causes, les conséquences, tous les facteurs possibles; et  enfin définissent des actions et stratégies à mettre en place pour résoudre les problèmes. Et ceci, en présence et avec les conseils des formateurs de CREF en répondant aux questions : Qui fait quoi ? Avec qui ? Avec quoi ? Comment ? Où et quand ?

« Les CREF ne sont pas totalement affaissés heureusement comme certaines institutions affectées par la récente crise. Sur le minimum qui reste, la Direction Nationale est en plein chantier pour redorer le blason de cette institution, mais surtout avec le nouveau vent insufflé par les nouvelles autorités. Elles nous a demandé, avec les moyens de bord, de nous recentrer sur l’essentiel et de relancer les choses », a conclu Martin Kopalet, lors d’une émission sur les ondes de la radio Centrafrique, consacré à l’Agriculture et au Développement du Monde Rural.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

LA MINUSCA SOUTIENT LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN POUR POURSUIVRE LE DIALOGUE AVEC LES GROUPES ARMES DANS LE CADRE DU DDRR

 

C’est l’essentiel tiré de la conférence de presse hebdomadaire de ce mercredi 07 septembre 2016, tenue dans la salle de conférence de la Minusca, aux environs de 11 heures, par Vladimir Monteiro, porte parole de ladite institution onusienne.

Selon ce dernier : « Le président de la République, Faustin Archange Touadéra, lors de sa visite effectuée à Bria, chef lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, était accompagné de la Représentante Spéciale adjointe du Secrétaire Général de l’ONU en RCA. Cela témoigne de la ferme volonté et de l’engagement de la Minusca à soutenir le gouvernement centrafricain, pour poursuivre le dialogue avec les groupes armés dans le cadre du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) dont les chantiers sont en exécution. La Représentante Spéciale adjointe du Secrétaire Général de l’ONU s’est rendue également à Obo dans le Haut-Mbomou, pour s’enquérir de la situation sécuritaire qui y prévaut, suite aux attaques de la LRA dans cette région. La Minusca appelle tous les groupes armés à prôner le dialogue ».

Toutefois, Vladimir Monteiro a souligné que : « Deux éléments des Casques Bleus de la Minusca ont été grièvement blessés par balles à Dékoa par des éléments des ex-Séléka. Vingt-huit (28) incidents de violations des Droits de l’Homme ont été enregistrés. Les principaux auteurs de ces actes demeurent les ex-combattants Séléka, Anti-Balaka, ainsi que les éléments de la police et de la gendarmerie. Les activités du pré-DDRR se poursuivent à Bria, Bouar et Birao où les ex-combattants continuent de se faire enregistrer.

Le porte parole de la police de la Minusca a, quant à lui, fait savoir que : « Une retraite a démarré ce mercredi 07 septembre 2016 au siège de la Minusca, pour faire le bilan des activités menées dans le cadre du nouveau mandat de la Minusca ».

C’était sur un échange entre les journalistes et les animateurs de cette conférence de presse que la séance est close vers 12 heures 15 minutes.

Bénistant MBALLA

 

 

 

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