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LE SECTEUR FINANCIER EN AFRIQUE, UN SECTEUR EN PHASE DE TRANSITION

septembre 9, 2016

 

Le secteur financier africain n’est pas homogène, avec des systèmes aussi différents que variés, qui évoluent à plusieurs vitesses. Le secteur va bien mais, il pouvait aller mieux, car il est encore entravé par le retard qu’accusent certains pays en matière de développement.

L’Afrique du Sud a le secteur financier le plus majeur, avec une participation de plus de 80% du total de la capitalisation boursière d’Afrique subsaharienne.

Mais au niveau du continent, nombreux sont les pays qui sont à la traîne, avec des systèmes financiers dominés par les banques nationales peu développées. Cependant, depuis près de dix (10) ans, une nouvelle dynamique a vu le jour, due en grande partie à l’assainissement impératif du secteur bancaire, soutenu par le croissance économique sur l’ensemble du continent. C’est le cas au Maghreb, des pays tels que le Maroc et l’Egypte, et en Afrique de l’Ouest, le Nigéria. Les secteurs les plus porteurs sont bien évidemment le pétrole, la banque, la finance, les ressources naturelles, et les télécoms. On peut également dire que la santé, l’agro-industrie et les infrastructures sont trois (3) domaines porteurs d’avenir. Par ailleurs, la crise financière a touché durement les économies mondiales et dans une moindre mesure, l’Afrique. En effet, la plupart des secteurs financiers étaient en pleine croissance, lorsque la crise a frappé et fait chuter de façon vertigineuse les bourses.

Juste avant, l’intégration de l’Afrique sur les marchés internationaux était très faible, dans la mesure où les banques africaines n’avaient que très faiblement recours aux capitaux d’emprunt étrangers et étaient en surliquidité. Par conséquent, l’exposition aux risques liés aux actifs toxiques et au déclin des banques internationales n’a pas eu l’effet dévastateur qu’on a pu observer sur les marchés européens, asiatiques et nord-américains. Certes, la crise a entraîné un ralentissement de l’économie africaine dans l’ensemble, mais le continent a su garder la tête hors de l’eau, notamment en mobilisant des ressources internes, qui devraient à l’avenir constituer la base de son financement. Les différents rapports de consulting indiquent que les retours sur investissement sont plus forts dans les pays du continent africain que dans le reste du monde. En effet, les entreprises africaines sont la plupart du temps des PME ou des TPE dont l’investissement de départ est moindre et le retour sur investissement assez rapide. Cela est vrai notamment pour des secteurs comme le commerce de détail.

Le soutien aux entreprises et le crédit aux particuliers représentent deux (2) demandes en constante augmentation sur le continent qui compte déjà trois cent (300) millions de consommateurs.

Jonas DEMBA

 

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