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CM N°2302 du mardi 13 septembre 2016

septembre 14, 2016

 

 

 

NOURREDINE ADAM VIT AU TCHAD, IL VIENT RECOLTER LES FRUITS DES RANÇONNEMENTS SUR LES BARRIERES, DANS LES BRAQUAGES ET IL REPART.

 

Nourredine Adam est dans son château au Tchad où il vit royalement sur le sang des Centrafricains. Le FPRC est manipulé. Ce sont les Centrafricains qui ne peuvent aller nulle part, qui rançonnent, braquent et constituent un trésor pour Nourredine Adam. Il vient de temps en temps s’enrichir copieusement et repart chez lui au Tchad, vivre la lune de miel. Et les Centrafricains sont manipulés contre leur propre pays. Faut-il encore avoir un certain niveau pour comprendre l’exploitation des combattants du FPRC par Nourredine Adam ? C’est le cas aussi de cet aventurier nommé Abakar Sabone. Ils construisent des villas chez eux au Tchad alors que les Centrafricains qui les suivent aveuglément n’ont rien, même pas la nourriture au quotidien. Nourredine Adam, Abakar Sabone, les instrumentalisent, les asservissent, pour leurs propres intérêts. Il revient donc aux combattants centrafricains, de s’affranchir du joug de ces aventuriers, pour saisir leur propre destin. Nourredine Adam et Abakar Sabone, savent que l’étau se resserre de plus en plus autour d’eux. Ils n’ont aucune chance. Alors, à partir du Tchad ils utilisent les réseaux pour traumatiser le peuple centrafricain.

Les combattants du FPRC doivent joindre leurs frères d’armes engagés dans le DDRR, pour se refaire la vie et devenir des opérateurs économiques, notamment les acteurs du développement de leur pays et de la reconstruction nationale. Les partenaires, les investisseurs sont nombreux qui frappent à la porte de la RCA. Faut-il demeurer des chairs à canon ? Sur 12 ou 13 groupes armés, seul le FPRC joue au récalcitrant, au seigneur de guerre, alors que tous les autres groupes armés cherchent une vie décente, une vie républicaine, une vie normale pour tout dire. En tout état de cause, le FPRC seul contre tous, la Communauté internationale, la  Minusca et les nouvelles autorités du pays qui, malgré tout, maintiennent le dialogue comme moyen privilégie de sortie de crise, ne pourra rien faire. Les manipulateurs de l’ombre n’arrivent plus à leur faire changer d’avis. C’est la dernière ligne droite vers la Sécurité, la paix, la réconciliation nationale et la cohésion sociale.

Bientôt, la première réunion du Comité Consultatif et de Suivi du processus DDRR va se tenir. C’est autant dire que les choses sérieuses commencent. Ce comité sera le vecteur de paix, de réconciliation nationale et de la cohésion sociale. Le peuple centrafricain attend de pied ferme, les premières lueurs du processus DDRR pour pousser un ouf de soulagement. Or, depuis le Tchad où ils sont copieusement installés, Nourredine Adam et Abakar Sabone transforment le FPRC en des marionnettes qu’ils manipulent à souhait. Les pauvres combattants centrafricains du FPRC sont à la limite, des esclaves qui produisent pour leur maître. Ils paralysent leur propre pays, sans aucune revendication conséquente. Les barrières sont devenues des sources juteuses de revenus qui permettent d’entretenir le maître qui vient se servir et repart au Tchad vivre la lune de miel. Et tantôt, c’est Zacharia Damane, disparu depuis belle lurette qui jaillit du néant, alors que le processus DDRR est déjà en marche. Chacun joue sa partition, sans songer un seul instant au peuple centrafricain. Le FPRC est donc téléguidé de loin, juste pour nuire aux Centrafricains qui n’aspirent qu’à la paix.

Le Comité Consultatif et de Suivi doit ignorer le FPRC. En démocratie, c’est le plus grand nombre, la majorité, qui décide. Sur treize (13) groupes armés, c’est le FPRC seul qui change de couleur comme le caméléon. Tantôt, c’est un ultimatum, la revendication des postes de responsabilité, tantôt la libération des criminels détenus. Les revendications se conjuguent au FPRC à l’infini, à n’en point finir. Le FPRC a finalement et en tout point de vue, versé dans des comportements capricieux, versatiles et dans la mauvaise fois pure et simple. La caravane du processus DDRR et de la RSS peut faire son chemin. Et tant pis pour les canards boiteux. La RCA ne s’écroulera pas, et le soleil ne s’arrêtera pas, à cause du FPRC. Et les patriotes qui se sont engagés pour le processus DDRR, ne peuvent moisir pour attendre des aventuriers déboussolés, désaxés, perdus qui ne savent plus où donner de la tête. Le peuple centrafricain et la Communauté internationale sont témoins de l’engagement, de la détermination, de tous les efforts déployés par Touadéra pour ramener la paix sans violence aucune. A Kaga-Badoro, à Bria, toutes les occasions sont mises à profit pour rencontrer les ex-combattants. Ce qui cadre parfaitement avec sa campagne sous l’étiquette du Rassemblement.

Le FPRC n’est pas l’unique groupe armé en RCA. Malgré tout, il y a des émissaires qui vont vers le FPRC  pour échanger, pour conquérir la paix chère à tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Les populations ne veulent plus de la présence des groupes armés. Malgré la concentration de tous les efforts sur le processus DDRR, le FPRC joue les prolongations stériles et inutiles. Il est donc temps de les abandonner sur le bord de la route. Les Centrafricains, plus de quatre (4) millions souffrent. L’heure est venue d’abréger leur souffrance, leur misère, au lieu de prêter attention au FPRC qui court après le vent. Le M23 en République Démocratique du Congo s’était  cramponné derrière ses grimaces et ne voulait nullement entendre raison. Le M23 a été foudroyé. Etant des ignares sans borne, le FPRC ne lit pas l’histoire. La RCA ne peut demeurer l’otage d’un groupuscule d’individus.

 

Julien BELA

 

 

RCA : 6% DE TAUX DE CROISSANCE

 

Malgré le sable mouvant d’insécurité dans lequel s’agite la RCA, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) estime que la RCA se porte mieux que les autres pays de la sous-région. Mythe ou réalité, c’est la BEAC qui a affirmé que le taux de croissance de la RCA, est passé de trois pour cent (3%) avant et pendant la transition, à six pour cent (6%) aujourd’hui. L’insécurité occupe tous les esprits, les groupes armés sont à la une, avec le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) sur toutes les lèvres, et toutes les tables. Le voile n’est pas encore levé sur l’économie que la RCA est déjà à 6% de taux de croissance. Qu’en sera-t-il lorsque Touadéra va donner le coup de fouet à l’économie nationale ? L’horizon économique est presque déjà en rose. La RCA peut s’inscrire sur la liste des pays émergents comme le Brésil, l’Inde…

A l’allure où vont les choses, il n’est pas exclu que Touadéra termine son mandat sur un taux de croissance à trois (3) chiffres. Puisque le climat des affaires sera au beau fixe. Les partenaires, les investisseurs, les bailleurs de fonds se bousculent à la porte de la RCA. Si le FPRC pouvait comprendre les attentes des investisseurs pour sortir ce pays du bourbier. La RCA, Dieu a voulu qu’elle soit au cœur de l’Afrique et au cœur du monde. L’heure du développement, des innovations, de la modernisation et des Nouvelles Technologies, a sonné. Malgré le poids de l’ignorance, la RCA, aujourd’hui déversoir , dernier pays, boulet de l’Afrique Centrale, sera le premier. « Le dernier sera le premier », dit-on. La RCA ne compte pas sur l’or noir, le pétrole, mais sur l’agriculture paysanne intensive et mécanisée, l’élevage de ranch de haute qualité comme aux Etats Unis. Tout comme l’artisanat, la culture, le sport sera notre meilleur ambassadeur à travers le monde. La RCA a des joueurs, mais il faut de l’argent pour engager des entraineurs expatriés de haut niveau, tant en Basket-ball, en football, qu’en hand-ball. La RCA a tous les talents qu’il faut, y compris des talents en herbe.

Ce n’est donc pas un mythe, mais la réalité, la vérité. Bien qu’embourbée dans les décombres de la crise, la RCA n’est pas très loin du taux de croissance à deux (2) chiffres en 2013. La RCA peut espérer une croissance à trois (3) chiffres en 2021, voire à quatre (4) chiffres en 2030. La vision du gouvernement cible un objectif en 2040 : « Electricité pour Tous »; « Education Pour Tous » ; les « Hôpitaux Pout Tous » ; les poulets de chair, les pondeuses, les œufs seront produits localement en « Made in Centrafrique ». L’autosuffisance alimentaire n’est qu’une question de temps. La RCA a tout à gagner, mais les groupes armés freinent encore ce décollage en trombe.

 

Julien BELA

 

 

ABOULAYE HISSENE APERCU A NDELE :

MAIS OU SONT PASSES AROUN GAYE, MAHAMAT TIDIANE ET AUTRES ?

 

L’un des leaders de l’ex-Séléka qui a quitté le Km5 dans la nuit du 12 au 13 août dernier serait aperçu dans la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de la Bamingui-Bangoran, d’où est née la rébellion de la coalition Séléka. Et ce n’est pas le moindre. Il s’agit bel et bien de Abdoulaye Hissène, ancien ministre de la jeunesse sous le régime de Michel Djotodia, recherché par la justice centrafricaine.

Comment Abdoulaye Hissène a pu rejoindre ses hommes à Ndélé ? Difficile de répondre à cette question. Mais tout ce que nous savons aujourd’hui, c’est que l’ombre de ce leader qui est l’un des plus récalcitrants au processus DDRR plane sur la ville de Ndélé. Un habitant de Ndélé, joint ce matin par la rédaction de « Centrafric Matin » et qui a requis l’anonymat, confirme la présence de cet homme dans la ville. « Depuis quelques jours, les informations fusent de part et d’autre que Abdoulaye Hissène est arrivé dans la ville de Ndélé. Je ne l’ai pas vu mais il est là. C’est le comportement de ses hommes présents à Ndélé qui témoigne de sa présence dans cette ville », a-t-il lâché. Il a poursuivi en disant, « sa présence est tenue secrète par ses hommes car il est sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la justice centrafricaine ». Il n’y a pas de doute. Abdoulaye Hissène se trouve aujourd’hui dans la ville de Ndélé. Tenterait-il de rejoindre le Tchad, après son bref séjour à Kaga-Bandoro ? C’est toute la question qui se pose aujourd’hui. Car ne perdons pas de vue que ce rebelle est toujours accusé par la population centrafricaine d’être un citoyen tchadien. Et c’est le même itinéraire qu’a emprunté Nourredine Adam pour rentrer au Tchad. Après avoir hissé son drapeau de la République du Dar-El-Kouti à Ndélé, Nourredine Adam avait été bouté hors du territoire centrafricain par les Casques Bleus de la Minusca, basés dans cette ville. Semblerait-il que Abdoulaye Hissène veut emboîter le pas à Nourredine Adam. Car nos frontières avec le Tchad sont poreuses, perméables à tous les combattants de la Séléka. Ils entrent et sortent de la RCA comme bon leur semble.

D’une part, nous pouvons aussi affirmer que Abdoulaye Hissène s’est installé dans cette ville pour être en sécurité et protégé par ses hommes qui écument la région de la Bamingui-Bangoran en général, et la ville de Ndélé en particulier. Sera-t-il en paix dans cette ville ? Les Casques Bleus de la Minusca vont-ils mettre en exécution le mandat d’arrêt délivré à son encontre ? Il est trop tôt de se prononcer sur ce cas précis. Attendons ce qui va advenir dans les jours à venir pour en dire plus. Mais il est hors de question que Abdoulaye Hissène et ses hommes troublent la quiétude, le vivre ensemble entre musulmans et non musulmans dans cette ville. La cohésion sociale qui a toujours prévalu à Ndélé doit continuer à faire son petit bonhomme de chemin. Abdoulaye Hissène doit aussi comprendre qu’il n’est pas un extraterrestre. Tôt ou tard, il sera arrêté et traduit devant la justice centrafricaine pour répondre de ses actes. La meilleure façon de faire n’est pas d’être en cavale. S’il estime pour sa part qu’il n’a pas fait du mal aux Centrafricains, pourquoi a-t-il quitté clandestinement le Km5 pour se retrouver aujourd’hui à Ndélé ? En agissant ainsi, Abdoulaye Hissène serait rendu coupable des actes qui lui sont reprochés.

Mais où se trouvent aujourd’hui les autres qui l’accompagnaient dans sa fuite ? Nous voulons parler ici de Aroun Gaye, Mahamat Tidiane et autres qui faisaient partie du convoi de six (6) véhicules lourdement armés qui ont quitté le Km5, avant de se heurter, se buter contre une résistance farouche des FDS à Damara et à Galafondo. Aucune information n’est filtrée au sujet de ceux-là. Sont-ils toujours en cavale dans la brousse pour tenter de rejoindre leurs hommes ? Ont-ils perdu leur vie dans cette tentative de fuite ou se sont-ils discrètement implantés dans une ville ? Autant de questions qui nous laissent perplexes et dépassent l’entendement humain. « Il n’y a pas de secret dans ce monde », dit-on. Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, même s’ils se cachent dans une grotte ou caverne, ils seront aperçus.

Sadam Hussen d’Irak, Mouammar Kadhafi de la Lybie, pour ne citer que ceux-là, ont tous été rattrapés dans leur tentative de fuite, alors qu’ils disposaient de tout un arsenal de guerre et des gardes du corps bien formés et bien équipés. Où sont-ils aujourd’hui ? Si de telles choses sont arrivées aux baobabs, qu’en sera-t-il des lianes ? Abdoulaye Hissène, Aroun Gaye, Mahamat Tidiane et autres, seront un jour devant leurs faits accomplis. Tous les actes barbares, indignes, inhumains, bestiaux commis sur les populations civiles innocentes leur rattraperont car la bible déclare, « tout se paie ici-bas ». Si leurs consciences ne les reprochent pas, pourquoi sont-ils toujours en cavale et en perpétuels déplacements ?

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

POUR QUELLE CAUSE L’AFRIQUE EN GENERAL, ET LA RCA EN PARTICULIER

DOIT-ELLE CHERCHER A REALISER LE DIVIDENDE DEMOGRAPHIQUE ?

 

L’Afrique subsaharienne a une population en croissance rapide et jeune : deux (2) Africains sur trois (3), plus de soixante pour cent (60%) ont moins de vingt cinq (25) ans. Et si ces jeunes sont bien formés, sont en bonne santé et bien insérés dans le tissu socioéconomique pour produire plus que consommer, ce que nous voyons aujourd’hui en Centrafrique, ils contribueront à transformer le futur du continent. Grâce à eux, le continent africain amorcera son décollage économique. Pour cela, l’Afrique subsaharienne doit agir ici et maintenant afin d’opter pour un dividende démographique et éviter un désastre démographique.

En effet, il n’est point besoin de démontrer qu’une forte population de jeunes peu instruits, peu qualifiés, sans emploi et à la charge de leurs parents et de la société, représente une bombe à retardement, un vivier fertile pour les factions en conflit, les rebellions et autres groupes terroristes. C’est une réalité en Centrafrique. Et c’est ce que nous vivons aujourd’hui avec la crise qui frappe de plein fouet la RCA. Les jeunes centrafricains, plus nombreux et sans emploi rémunérateur, ont démontré leur puissance dans cette crise. Beaucoup ont été enrôlés par les groupes politico-militaires et nous avons été témoins oculaires des actes qu’ils posaient. Donc, ils étaient une véritable bombe à retardement.

De plus, lorsque ces jeunes en grand nombre vieilliront, ils n’auront pas fait les économies nécessaires pour assurer leurs vieux jours. Et aucun pays au monde ne pourra supporter une telle charge qui viendra s’ajouter à celle des enfants et des adolescents qui seront nés. Les études sur les NTA (National Transfert Accounts) ou (Comptes de Transfert Nationaux) dans plusieurs pays, ont montré que, si les Thaïlandais commencent à produire plus qu’ils ne consomment à partir de l’âge de vingt cinq (25) ans, les Nigérians ne le font qu’à partir de trente (30) ans et les Sénégalais à partir de trente cinq (35) ans.

C’est ainsi que les gouvernements africains ont pris conscience de la situation et se sont engagés à faire le nécessaire pour récolter le dividende démographique, notamment lors du sommet des Chefs d’Etats de l’Union Africaine (UA) du 22 janvier 2014, dans la position commune africaine sur l’agenda du développement après 2015. En voici leur position commune lors de ce sommet : « afin de nous assurer que la croissance de la jeunesse africaine se traduit par des dividendes démographiques, nous devons élaborer des politiques et des stratégies axées sur le renforcement des aptitudes et des capacités entrepreneuriales ; accroître l’accès des jeunes aux services financiers ; promouvoir la création d’emplois décents et adaptés aux compétences ; accroître l’accès à des services consultatifs pour les entreprises et les facilités de crédit ; promouvoir la participation aux processus de prise de décision et soutenir l’initiative de l’UA visant à créer un cadre continental sur les dividendes démographiques », fin de citation.

Pour ce faire, Lee et Mason estiment qu’une baisse accélérée de la fécondité peut accroître le revenu par habitant de trente (30) à  trente deux pour cent (32%) de 2010 à 2040 au Ghana et en Ethiopie et qu’une fécondité maintenue à son niveau actuel, réduira de 1,1% la croissance du revenu au Nigeria et au Mozambique. Par contre, selon une étude récente issue du Word Economic Forum (Forum Economique Mondial), basée sur des hypothèses optimistes sur l’évolution de la structure par âge de la population et de l’espérance de vie du Nigeria, le Produit National Brut (PNB) par habitant sera près de vingt neuf pour cent (29%), plus élevé en 2030 qu’en 2010. Et si les pays de l’Afrique subsaharienne font les investissements qu’il faut dans le capital humain, les dividendes démographiques combinés s’élèveront à au moins cinq cent (500) milliards de dollars par an pendant trente (30) ans, soit l’équivalent du tiers du PNB actuel.

Nous osons croire que si nos dirigeants appliquent la position commune de l’UA par rapport aux dividendes démographiques, en élaborant de bonnes politiques et des stratégies axées sur le renforcement des aptitudes et des capacités entrepreneuriales, … et que les Centrafricains pratiquent une baisse accélérée de la fécondité, la RCA récoltera le dividende démographique qui découlera sur sa croissance économique.

En outre, les populations en âge de travailler doivent produire plus et non trop consommer. C’est ce qui fait que le pays n’avance pas car il y a trop de bouches à nourrir et moins d’efforts à fournir. Mettons-nous résolument au travail et non nous contenter de faire trop d’enfants pour ne pas s’occuper d’eux à la fin. Les autres l’ont fait, pourquoi pas nous ?

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LES CAUSES DES VIOLENCES EN RCA

 

La RCA est en proie à un cycle de violence sous toutes ses formes depuis plus de trois (3) décennies. Et la récente crise militaro-politique déclenchée le 10 décembre 2012 par la nébuleuse et tristement célèbre coalition Séléka, sa prise de pouvoir par coup de force, le 24 mars 2013, et l’avènement des Anti-Balaka, le 05 décembre 2013 sur la scène nationale, ont davantage enfoncé le clou. Si bien que l’autorité de l’Etat n’existe que de nom, car étant mise à rudes épreuves par les groupes armés, les bandits de grand chemin et autres malfrats de tout bord. Aussi, les agents et fonctionnaires de l’Etat, craignant la flambée de violences et voyant leur vie menacée en permanence, ont fui l’arrière-pays pour trouver refuge à Bangui, la capitale. Il ne faut pas aussi perdre de vue que les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ne sont pas opérationnelles depuis plus de trois (3) ans.

Une telle situation d’insécurité galopante et généralisée est propice aux violences sous toutes ses formes et autres exactions de tout genre. Et leurs principales causes sont entre autres, la pauvreté absolue ; l’analphabétisme criard ; l’ignorance totale ; le chômage endémique ; le manque chronique d’emploi et nous en passons. Ces causes précitées sont à l’origine de violences sous toutes ses formes en RCA. Motif pour lequel la Bible déclare : « Par manque de connaissances, mon peuple périt ». Et c’est exactement ce que nous vivons aujourd’hui en RCA. Mais comment faire pour remédier aux causes de ces violences, dans la situation actuelle où se trouve le pays ?

Les autorités centrafricaines ont l’obligation, entre autres, de prioriser la lutte contre l’impunité pour les graves violations et atteintes aux droits humains passées et présentes, en veillant à l’achèvement rapide des enquêtes en cours et des poursuites dans les abus et violations, y compris l’assurance de la sécurité aux magistrats qui jugent ces cas de violences en prenant des mesures pour la protection des victimes et témoins ; de continuer à travailler avec une grande urgence pour la mise en place effective de la Cour Pénale Spéciale ; de poursuivre comme une question d’urgence, le déploiement des fonctionnaires et agents de l’Etat sur tout le territoire, y compris les magistrats et autres autorités chargées de l’application des lois, pour rétablir l’autorité de l’Etat et la primauté du droit ; de mettre en place une Commission Nationale des Droits de l’Homme en conformité avec les Principes de Paris, en promulguant le projet de loi y relatif ; de mettre en place un plan d’actions pour les droits de l’Homme, en tenant compte des recommandations formulées par les mécanismes des Droits de l’Homme ; de sensibiliser et d’informer les populations, en particulier les victimes, sur les différentes options de justice transitionnelle, y compris la sensibilité d’établir des mécanismes non judiciaires, comme une Commission Vérité, et les modalité de leur participation à ces mécanismes ; de créer un mécanisme efficace pour aider les victimes des violences sexuelles basées sur le genre et leur fournir l’assistance médicale, psychologique et juridique, ainsi qu’un mécanisme effectif de réparation ; de veiller à ce que la police et les autorités judiciaires soient formées pour interagir avec les victimes de telles violences d’une manière appropriée, et de les protéger à travers les unités contre les violences sexuelles nouvellement créées ; d’organiser des campagnes de sensibilisation pour prévenir les violations et les abus des Droits de l’Homme dans le cadre de la sorcellerie ; de traduire les auteurs présumés en justice et de revoir le Code Pénal centrafricain ; de surveiller attentivement et de prendre des mesures contre les violations des Droits de l’Homme liées aux élections, avec des mesures énergiques, pour traduire les auteurs présumés en justice et de revoir le Code Pénal.

 

Le Petit YEKOA

 

 

LE MANQUE DE PROFESSIONNALISME, LA CORRUPTION, LE VOL,

LE DETOURNEMENT DES DENIERS PUBLICS … CREENT DES CONDITIONS DEFAVORABLES AU SEIN DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES ET PRIVEES, AINSI QUE LES SOCIETES D’ETAT EN RCA

 

Tout tourne autour de l’argent, et non d’une vision objective, celle de créer, d’innover, d’inventer pour remettre le pays sur les rails du développement. Le manque de professionnalisme, la corruption, le vol, le détournement des deniers publics, l’escroquerie, le faux et usage de faux etc, créent des conditions défavorables au sein des administrations publiques et privées ainsi que des sociétés d’Etat en RCA. Les nominations à des hautes fonctions de l’Etat reposent uniquement sur le critère d’affinité politique, ethnique, raciale, religieuse, philosophique. Et non d’un choix responsable, fondé sur la compétence, la rigueur et l’intégrité morale. Un ministre ou un Directeur Général (DG), est celui qui doit faire bouger la ligne de son département pour attirer les partenaires internationaux et notamment les bailleurs de fond. Malheureusement que certains ministres et directeurs généraux, une fois arrivés à la tête de leur département, ne visent que leurs propres intérêts égoïstes et personnels, et se livrent à des pratiques mafieuses de tout genre : corruption, vol, détournement des biens de l’Etat, escroquerie, exploitation frauduleuse des employés, à telle enseigne que les choses ne font que tourner en rond après plus de cinquante (50) ans d’indépendance.

Les sociétés d’Etat en RCA sont restées telles quelles sont, depuis qu’elles existent avec les mêmes problèmes. La SODECA, l’ENERCA, depuis qu’elles sont nées, quel progrès ont-elles fait ? Depuis les indépendances à ce jour, c’est le calvaire que les centrafricains traversent au quotidien : manque d’eau potable dans certains arrondissement de Bangui et dans l’arrière pays, délestage à répétition pendant le jour comme la nuit. Quand un transformateur explose, il faut au plus tard trois (3), quatre (4), voire cinq (5) mois pour le réparer. Or à chaque fin du mois, les clients paient normalement leurs factures soit à la SODECA ou à l’ENERCA. Les cours d’eau ne font pas défaut en RCA pour alimenter en même temps l’étendue du territoire en eau potable et en électricité. C’est le manque de leadership et du professionnalisme des directeurs généraux qui se succèdent à la tête de ces deux (2) sociétés qui font que, rien n’a bougé d’un iota.

Prenons le cas d’ORGEM et de COMIGEM, que font réellement ces deux (2) sociétés minières d’Etat en RCA ? Les employés recrutés au sein de ces deux (2) sociétés totalisent quarante huit (48) mois d’arriérés de salaires. Selon les informations que nous avons recueillies auprès d’un employé de la société COMIGEM, le directeur général de la dite société aurait  reçu douze millions (12.000.000) de F CFA pour payer les employés. Malheureusement, celui-ci n’a préféré payer que ses propres parents et acheter le diamant avec le reste de l’argent. Qui bénéficiera de la retombée du diamant qu’il préfère acheter ? Faites un tour au sein du COMIGEM et vous risquerez bien fort d’être mordu par un serpent à cause des herbes qui l’hébergent.

Comment expliquer l’attitude de nos gouvernants et notamment certains ministres et directeurs généraux ? Ceux qui sont censés nous protéger sont pires qu’un démon. Les Forces de Défense et de Sécurités (FDS), braquent et rançonnent les populations civiles d’une part. Les hauts responsables de l’Etat volent et exploitent frauduleusement les fonctionnaires et agents de l’Etat d’autre part. La RCA est entre le marteau et l’enclume des escrocs, des profito-situationnistes, des braqueurs, des voleurs, bref des médiocres qui ne voient que le bout de leur propre nez. Les Centrafricains partent étudier à l’étranger tout comme les autres. Mais quand ils reviennent dans leur propre pays, on ne sent aucun impact de leur étude même sur leur propre vie. Or sous d’autres cieux, ceux qui partent étudier ailleurs, une fois rentrés dans leurs pays, créent des entreprises, embrochent des jeunes pour réduire le chômage. Est-ce le cas pour les Centrafricains ? La RCA a encore du chemin à parcourir.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

LA MINUSCA EXPULSE UN GROUPE D’HOMMES ARMES DE BOGUILA

Les forces de la MINUSCA ont expulsé environ 200 hommes lourdement armés se réclamant du MPC de Boguila (nord-ouest), le 4 septembre dernier, alors qu’ils tentaient de s’établir dans ce village de l’Ouham pour y « faire régner la sécurité ». L’information a été rendue publique mercredi 7 septembre, par le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, qui a rappelé qu’une autre intervention des casques bleus avait permis de stopper une colonne d’ex-Sélékas à Dékoua le 3 septembre.

Vladimir Monteiro a également rejeté les accusations contre les casques bleus civils et militaires déployés dans la ville de Bambari, en soulignant l’impartialité de la MINUSCA. « Ces collègues tout comme les casques bleus dans d’autres parties du territoire n’iront jamais à l’encontre des principes des Nations Unies. Ils n’ont qu’un seul objectif, celui de contribuer à la protection des populations », a dit le porte-parole. Sur les casques bleus mauritaniens, il a précisé que leur professionnalisme a été souligné par le préfet, le sous-préfet et le maire lors des visites des secrétaires généraux adjoints des Nations Unies Jane Lute et Atul Khare. Pour Monteiro, « les Mauritaniens comme d’autres casques bleus font un travail exemplaire ».

Au cours de ce point de presse, le porte-parole a rappelé l’engagement de la Mission à protéger la population et à faire respecter l’autorité de l’État, « en faisant usage de la force, si nécessaire ». Le porte-parole invite par ailleurs les groupes armés à répondre à l’appel au dialogue du Président Touadera, et en adhérant au processus du DDR, tout en respectant leurs engagements pris lors de la signature de l’Accord sur les principes du DDRR.

De même, Monteiro a souligné que le leadership de la Mission est en contact avec les responsables locaux et les forces vives dans les préfectures pour expliquer la mise en œuvre du mandat de la MINUSCA, dont l’objectif stratégique est de réduire la présence et la menace des groupes armés, ainsi que le partenariat avec les autorités centrafricaines. A ce sujet, il a rappelé le déplacement cette semaine du Représentant spécial du Secrétaire général en République Centrafricaine à Bria et Obo.

Sur le processus de DDR, le porte-parole a noté que la barre de 4.000 ex-combattants enregistrés dans le cadre du programme de pré-DDR va être franchie cette semaine, 11 mois après le lancement des activités par la Mission. Quant aux Droits de l’Homme, Monteiro a annoncé que 28 incidents de violations et abus des droits de l’homme ont été commis par les groupes armés et certains éléments des forces de l’ordre, affectant au moins 55 victimes.

De son côté, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a noté que la situation sécuritaire reste volatile à cause de l’agissement de certains groupes armés. « Ces groupes veulent étendre leur présence en totale ignorance de leurs différents engagements sur le DDR », a-t-il dit, en promettant que la Force continuera d’adopter une posture offensive pour prévenir et contenir toute dégradation causée par l’attitude des groupes armés. Afin d’aider à la restauration de l’autorité de l’Etat, la force de la Minusca a escorté 784 véhicules commerciaux la semaine dernière, sur les trois grands axes routiers qui desservent la capitale, a ajouté le porte-parole militaire.

Pour sa part, le Lieutenant Salifou Konseiga, porte-parole de la police de la MINUSCA, a indiqué que le calme se stabilise en ce moment dans le pays, en dépit de quelques cas de criminalités enregistrés en province et des coups de feu entendus dans plusieurs arrondissements de Bangui. En prévision, la Police va poursuivre les différentes patrouilles, les gardes statiques, les opérations de lutte contre la délinquance, en collaboration avec les forces de sécurité intérieure. Le Lieutenant Konseiga a également fait savoir que la Police de la MINUSCA a débuté ce mercredi, une retraite de 72 heures pour faire un bilan de ses activités au moment où la mission en Centrafrique de son Commissaire, Luis Carrilho, arrive à sa fin.

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MONDIALISATION ET RECHAUFFEMENT PLANETAIRE

 

 

Cet aspect résulte des conséquences énergétiques de la généralisation de la croissance économique selon des modes de production et de consommation anciens. Au contraire, les nouvelles techniques pourraient contribuer à la solution du problème.

Sans avoir véritablement prédit la fin du sous-développement dans des pays comme l’Inde ou la Chine, ni d’ailleurs la nouvelle révolution technologique, divers travaux comme ceux du Club de Rome (rapport Meadows sur les limites de la croissance de 1972), avaient attiré l’attention sur le caractère inéluctable de l’apparition d’externalités globales comme disent les économistes.

Sur le plan de cheminement d’idées et du passage à l’action, l’affaire du réchauffement climat est remarquable. Elle a commencé par des mises en garde d’analystes plus ou moins rigoureux, comme les experts du Club de Rome, en même temps qu’apparaissent les premiers mouvements politiques qualifiés de « Verts », d’abord considérés comme folkloriques. Elle a suivi une longue phase scientifique avec la mise en œuvre de moyens importants coordonnés sur le plan international (par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat : GIEC). Cette phase a abouti à un vaste consensus sur le réchauffement anthropique de notre planète et sur la nature de ses conséquences, instantanées à l’échelle du temps géologique. Ce consensus ne fait toutefois pas l’unanimité comme l’illustre en France, l’attitude de l’ancien ministre Claude Alégré. Progressivement, la question est devenu politique dans de nombreux pays, sans qu’émerge un accord au second degré portant cette fois-ci sur les remèdes. D’où l’échec relatif du protocole de Kyoto (adopté en 1997, entré en vigueur le 16 février 2005), faute de l’adhésion de plusieurs des principaux émetteurs de gaz à effets de serre.

Puis ce fut l’échec des négociations à la Conférence de Copenhague en 2009. Et enfin les accords de Paris de décembre 2015, que la Chine et les Etats-Unis ont ratifié en septembre 2016.

Les observateurs attendent des stratégies consensuelles efficaces pour l’immédiat. Du moins les problèmes sont-ils désormais posés pour être traités ? Cela dit, une partie du mal est irréparable et l’on ne pourra au mieux qu’en soigner les effets, dont certains sont susceptibles de provoquer des conflits internationaux (partage de l’eau par exemple) d’autant plus sérieux que la pratique de la multipolarité (à ne pas confondre avec le ‘’multilatéralisme’’), s’éloignera des conditions théoriques de la mondialisation libérale. La même remarque vaut pour l’accès aux ressources naturelles en général. Le problème de l’accès ne se pose pas dans un monde abstrait où l’économie fonctionne conformément au modèle des marchés parfaits. Dans la réalité, la compétition politique autour de l’énergie sous toutes ses formes ne cesse de s’intensifier. On le voit avec les exemples du pétrole et du gaz.

 

Jonas Demba

 

 

ENERGIE NUCLEAIRE VERS UNE RELANCE MONDIALE

 

 

La relance de constructions de centrales nucléaires est à l’ordre du jour dans de nombreux pays. Divers facteurs incitent de nouveau à considérer cette énergie comme déterminante pour la satisfaction des besoins à venir, raréfaction des ressources fossiles, tensions géopolitiques, prix des énergies, changement climatique etc. L’expression « Nucléaire Renaissance » apparue en Europe et aux Etats-Unis traduit cette nouvelle ambiance, mais quelles perspectives recouvre-t-elle ? La montée en puissance de l’énergie nucléaire s’est ralentie à la suite de l’accident de Tchernobyl et du contre- choc pétrolier en 1986. Ainsi la capacité installé n’a crû que de 1, 2% par an sur la période 1989-2005, mais la production a augmenté deux (2) fois plus vite grâce aux progrès réalisés sur la productivité des réacteurs. Avec une puissance installée de 390 gigawatts (GW), l’énergie nucléaire assure 16% de la production mondiale. Au niveau mondial, l’Europe reste prééminente (près de 50% du parc mondial, mais l’ensemble du potentiel de croissance de parc à moyen terme se situe dans les pays asiatiques (Japon, Corée du Sud, Chine et Inde). Les mises en service programmées antre 2007 et 2013 montrent une moyenne de 06 nouveaux réacteurs par an.

La majeure partie du développement nucléaire mondial jusqu’en 2020 sera portée. Les augmentations programmées sont actuellement de 33 GW pour la Chine, 28 pour la Russie, 13 pour le Japon, 20 pour l’Inde et 09 pour le Corée du Sud. Pour les Etats-Unis, le scénario de référence du ministère de l’Energie retient à minima les 06 GW qui bénéficieront d’un crédit d’impôt selon les dispositions de l’Energy Act de 2005.

Le besoin en nouvelles capacités nucléaires pourrait s’accélérer après 2020 par la combinaison de 03 facteurs = le renouvellement progressif des grands parcs nucléaires (Etats-Unis, France, Japon) ; la montée en puissance des pays émergents dont les besoins énergétiques seront colossaux (Chine, Inde, Brésil), le démarrage du nucléaire dans de nouveaux pays.

A l’heure où la géopolitique opère un retour sur la scène énergétique, l’énergie nucléaire présente l’avantage de s’appuyer sur des approvisionnements diversifiés. Certes les ressources en uranium se situent, comme les ressources fossiles dans des pays tiers, mais la sécurité d’approvisionnement tient à l’abondance des réserves d’uranium dans le monde et à leur répartition équilibrée (Australie, RCA, Kazakhstan, Canada, Namibie, Niger). Par ailleurs, les réserves identifiées à moins de 50 dollars la livre, permettent d’alimenter le parc actuel pendant 70 ans. Surtout, les réacteurs de 4ème génération à l’étude pour 2040, accroîtront le taux d’utilisation de l’uranium naturel d’un facteur 50 au moins.

L’horizon passera alors à plusieurs milliers d’années.

 

Jonas DEMBA

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

 

LA BEAC SALUE LE TAUX DE CROISSANCE DU PIB DU PAYS

Le Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), Lucas Abaga N’chama se dit satisfait de l’évolution du taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) de la RCA après la crise. Satisfaction exprimée après la réunion tenue le 07 Septembre dernier avec le Ministre des Finances, Henri-Marie Dondra et le Comité National de Crédit, au siège de la BEAC à Bangui.

La Centrafrique a vite retrouvé la croissance de son P.I.B, c’est le constat du Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC),  Lucas Abaga N’chama. « En pleine progression depuis l’année dernière, et nous nous attendons à ce qu’il atteigne 05 à 06% cette année car, la plupart des secteurs ont repris leur rythme de croisière même si des efforts restent à faire», a-t-il relevé.

Le Ministre Henri-Marie Dondra, a rappelé les points forts de cette rencontre avec le Comité National de Crédit. « Nous avons discuté sur la croissance économique et financière de la RCA et souligné les manquements au sein de la  CEMAC », explique t-il.

Malgré cette croissance, le membre du gouvernement, estime que beaucoup reste à faire. «L’amélioration du PIB est la preuve des efforts du Gouvernement pour la relance économique du pays mais malgré ce progrès, beaucoup reste à faire », reconnait le ministre des Finances.

La rencontre entre la BEAC et le Comité National de Crédit se tient au moment où le Gouvernement et les partenaires au développement préparent la Table Ronde de Bruxelles, table ronde prévue le 17 Novembre 2016.

 

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L’ANE SENSIBILISE POUR DES LEGISLATIVES APAISEES A BIMBO 1

L’Autorité Nationale des Elections (ANE) a plaidé pour des législatives apaisées à Bimbo 1. Elle a organisé ce matin une rencontre avec les candidats à qui elle a demandé de relayer l’information auprès de leurs  électeurs.

La campagne pour des élections apaisées à Bimbo 1, est engagée par l’ANE après l’annulation de quatre (4)élections législatives dans cette circonscription. Bernard Voémakoa, président de la commission formation et sensibilisation à l’ANE, se félicite de la présence des candidats à travers qui, il souhaite faire passer le message de l’ANE. « Je suis très satisfait puisqu’on a prévu une réunion et ils sont venus, comme des candidats. Nous leur avons demandé de travailler pour des élections apaisées et nous pensons qu’ils vont relayer le message », espère-t-il.

Le chargé de logistique à l’ANE, Renée Sakanga, a appelé les candidats au fair-play : « les élections ont été annulés parce que, vous candidats, n’avez pas accepté les résultats. Je vous exhorte à l’esprit du fair-play pour ces législatives ».

Albert Kpangba, sous-préfet de Bimbo, a demandé aux candidats de sauver l’honneur de la localité à travers ces élections qu’il qualifie de dernière chance.  « Je pense que vous êtes appelés à sauver l’honneur de notre commune  à travers ces élections de dernière chance », souhaite-t-il.

La date butoir du dépôt des candidatures pour ces législatives est fixée au 13 septembre. De sources proches de l’ANE, la liste complète des candidats sera publiée deux jours après. Les électeurs de cette circonscription se rendront aux urnes d’ici le 23 octobre 2016.

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TOUADERA DISCUTE DE LA SECURITE TRANSFRONTALIERE LORS DE SA VISITE AU SOUDAN

 

Le président centrafricain a profité de sa visite hier au Soudan pour aborder la question de sécurité au niveau des frontières avec le Tchad et le Soudan. La discussion a, de sources autorisées, réuni les présidents de la RCA, du Tchad et du Soudan.

En marge de la cérémonie du sixième anniversaire de la signature de l’Accord de fin de conflit au Soudan, Faustin Archange Touadéra et ses homologues tchadien Idriss Déby et soudanais Omar-El Béchir, ont discuté de la sécurité au niveau du triangle centrafricano-tchado-soudanais.

Rien n’a filtré de la rencontre entre les trois Chefs d’Etat. Mais selon le ministre centrafricain des Affaires Etrangères, Charles Armel Doubane, il s’agit d’une rencontre habituelle qui permet aux trois (3) Etats de faire l’état de la situation sécuritaire au niveau de leurs frontières communes. « Les trois Etats  relèvent d’une entité commune, sous régionale qui permet chaque fois à ces Etats de voir la situation sécuritaire à leur frontière, la question du développement et la question de la stabilité. Il s’agit d’une rencontre normale », a-t-il précisé.

La rencontre entre ces trois (3) chefs d’Etat se fait au moment où le Tchad nomme un nouvel ambassadeur en Centrafrique après deux (2) ans de fermeture de sa mission diplomatique dans le pays.

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LA VILLE DE NDELE RETROUVE SON CALME APRES UNE TENSION ENTRE LA JEUNESSE ET LES ELEMENTS DU FPRC

Le calme est revenu à Ndélé après la tension signalée la semaine dernière entre les combattants du FPRC et la jeunesse. Selon le préfet de Bamingui-Bangoran, Abdoulaye Mahamat, les activités reprennent progressivement.

Ce calme est signalé à Ndélé après l’opposition de la jeunesse la semaine dernière, au prélèvement des taxes imposé par les éléments du FPRC. Abdoulaye Mahamat, préfet de la région parle d’un calme relatif après des efforts de conciliation. « Ce calme est intervenu grâce aux efforts des autorités et de la Minusca. Je dois avouer que la tension était vive la semaine dernière entre la jeunesse et les combattants du FPRC mais aujourd’hui, la ville retrouve peu à peu son calme », a rapporté le préfet.

De sources indépendantes, les activités ont repris dans la ville. « Les gens ont repris les activités de manière générale. Je parle surtout du commerce et de l’administration »,  a confié un humanitaire qui a requis l’anonymat.

Dans un rapport publié au début de la semaine, la coordination des actions humanitaires en Centrafrique a fait état de la montée en puissance de violence contre la population civile dans la ville de Ndélé et de prélèvement abusif des taxes par des groupes armés.

 

******* RJDH ******

 

 

« BIENS MAL ACQUIS »: LE POINT SUR LES ENQUETES VISANT DES CHEFS D’ETAT AFRICAINS

 

 

Au lendemain du renvoi de Téodorin Obiang devant un tribunal correctionnel, en France, où en sont les enquêtes concernant les autres chefs d’Etat visés par l’affaire des « biens mal acquis » ? Trois chefs d’Etats et leurs entourages sont visés par des enquêtes en cours, dont Denis Sassou-Nguesso, François Bozizé ou encore la famille Bongo.

Depuis 2010, les juges s’intéressent au congolais Denis Sassou-Nguesso, soupçonné d’avoir détourné l’argent de la manne pétrolière de son pays. Plusieurs sociétés offshore sont notamment au cœur des investigations des juges. Elles auraient reçu des dizaines de millions d’euros du Trésor public congolais pour financer les dépenses de la famille Nguesso en France.

Une villa et deux appartements ont été saisis par la justice française. Au mois de février, Denis Sassou-Nguesso a porté plainte en France, estimant que les documents sur lesquels l’enquête se fonde ne sont « pas conformes à la réalité ».

Les juges s’intéressent aussi à l’ancien président centrafricain. François Bozizé disposerait, en France, de plusieurs biens immobiliers, de comptes bancaires et de voitures de luxe. Les juges d’instruction se sont notamment penchés sur plusieurs millions d’euros de commissions, versés pour l’obtention de contrats miniers parmi lesquels celui décroché par la société Areva après le rachat du canadien UraMin.

Enfin, la succession du défunt Omar Bongo, du Gabon, est également au cœur d’une enquête, à Paris. Là, c’est une société immobilière qui a été saisie. Une société dont les juges estiment qu’elle appartenait au moins partiellement à Omar Bongo. Au total, selon l’organisation Transparency International, la famille Bongo disposerait de 33 propriétés en France, dans les quartiers chics de Paris et sur la Côte d’Azur.

RFI

 

 

UN « LAC » SITUE DERRIERE LA SOCIETE COLALU, DONNE DU FIL A

RETORDRE AUX VEHICULES DE PASSER LIBREMENT

 

Un « lac » se situant derrière la société Colalu, en pleine Centre-ville de Bangui, donne du fil à retordre aux véhicules de toutes les marques, de passer librement. En fait, ce « lac » couvert d’algues d’eau douce et de hautes herbes, a été à la cause d’enfoncement de bon nombre de véhicules en général, et surtout des véhicules de marque « CBH » en particulier. Et ce, au vu et su de tout le monde, y compris le ministère des Travaux Publics et de Fonds d’Entretien Routier (FER). Incroyable mais pourtant vrai. Lac

Imaginez que dans ce troisième millénaire où nous vivons et en pleine Centre-ville de la capitale, se trouve un « lac », qui n’a attiré l’attention d’aucune autorité de la place. Est-ce normale ? Et les véhicules qui s’enfoncent à tout temps dans ce « lac », avec des tractations difficiles pour les faire sortir, ne leur disent rien ? A qui incombe la charge de boucher ce « lac » ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain.

A cela, il faut ajouter l’insalubrité, avec des tas d’ordures de toutes les sortes, éparpillés çà et là dans toute la ville de Bangui. C’est un spectacle désolant à vous couper la respiration et un danger réel pour la santé publique. C’est bien dommage pour l’avenir environnemental en RCA. Mais on est où là ? Chut ! En RCA, pays de tous les paradoxes.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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