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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

septembre 15, 2016

 

LE PARLEMENT SE REUNIT EN SESSION EXTRAORDINAIRE POUR CORRIGER LE BUDGET DE L’ANNEE EN COURS

Les parlementaires centrafricains sont réunis depuis ce matin en session extraordinaire. L’objectif de cette session est d’apporter des amendements au budget de l’année en cours.

Les élus de la nation, selon le président de l’Assemblée Nationale, Karim Meckassoua, sont appelés à revoir à la baisse les dépenses de l’Etat afin de les mettre à la hauteur des recettes de l’Etat.. « Ce collectif budgétaire va permettre de corriger le budget de la Nation de 2016, de manière à le faire correspondre à la réalité du moment, et aux attentes », précise t-il. Le président de l’Assemblée Nationale a indiqué que « les ressources soumises dans le collectif budgétaire sont estimées à 162.900.000.000 fcfa et les dépenses à 213.800.000.000, ce qui représente 51.000.000.000 de déficit soit 4,95% du PIB ».

Karim Meckassoua appelle au soutien du gouvernement dans cet exercice. « Pour le correctif budgétaire de l’année en cours, je demande au ministre des Finances et ses collaborateurs de se rendre disponibles afin de faciliter l’examen de ce document pour le bien être de notre pays », souhaite le président de l’Assemblée Nationale.

Cette session extraordinaire se tient deux semaines avant la session ordinaire qui doit statuer sur la loi des finances de 2017.

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 DES REFUGIES CENTRAFRICAINS AU MALI DEMANDENT LEUR RETOUR AU PAYS

Une centaine de réfugiés centrafricains au Mali demandent leur rapatriement. Ces Centrafricains disent vivre dans des conditions difficiles.

Ces Centrafricains réfugiés au Mali organisent depuis le 08 septembre des manifestations devant la base de l’UNHCR au Mali. De sources bien informées, ces réfugiés centrafricains dénoncent leurs conditions de vie et exigent leur retour au pays. « Nous voulons notre retour car nous vivons très difficilement ici. Il n’y a pas d’aide humanitaire », a lâché au RJDH un de ces réfugiés.

La demande des réfugiés centrafricains au Mali intervient une semaine après le lancement par le gouvernement, d’une enquête sur l’enregistrement des réfugiés et déplacés.

L’ONG Diaspora Centrafricaine É Kiri Na Ködrö (retournons au pays), s’est proposé de soutenir le retour de ces réfugiés. « Nous avons pu obtenir cinq (5) véhicules Pick-Up qui serviront au rapatriement volontaire de ces réfugiés par voie terrestre. Le transport sera gratuit pour tous, mais il n’y aura pas de prise en charge alimentaire. Chacun devra se prendre en charge durant les cinq (05) jours de voyage jusqu’ à Bangui », a expliqué Ludovic Ledo, promoteur de cette ONG.

É Kiri Na Ködrö confie avoir enregistré 63 réfugiés qui dorment devant le HCR dont 37 demandeurs d’asiles. « Tous demandent à rentrer », précise Ludovic Ledo qui déplore le manque d’engagement de l’Etat  centrafricain sur ce dossier. « Nous avons ainsi tenté de joindre les autorités de Bangui à cet effet par une approche administrative. Mais les procédures protocolaires nous retardent.. Ici, le HCR se dit dépassé par l’évènement », fait-il savoir.

Le HCR au Mali n’a pas été joignable pour donner des précisions sur ce dossier.

La situation des réfugiés centrafricains du Mali est similaire à celle du Benin et du Burkina-Faso dont certains comptent rejoindre ceux du Mali pour descendre à Bangui.

Selon les données du HCR, 6.597 centrafricains réfugiés dans les pays voisins sont rentrés en 2016. La grande majorité d’entre eux,  soit 6.588 étaient des retournés volontaires. Environ 468.000 Centrafricains sont encore réfugiés dans les pays de la sous-région et ailleurs.

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 LEGERE HAUSSE DU NOMBRE DE PERSONNES EN SITUATION D’INSECURITE ALIMENTAIRE

L’insécurité alimentaire s’est légèrement détériorée en Centrafrique, selon l’Analyse de Classification Intégrée de la Phase Humanitaire et de la Sécurité Alimentaire (IPC) de la FAO, rendue publique le 09 septembre dernier à Bangui.

Selon l’étude de la Fao, entre décembre 2015 et août  2016, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire a augmenté d’environ 10,62% soit 212440 nouvelles personnes. L’Analyse de Classification Intégrée de la Phase Humanitaire et de la Sécurité Alimentaire (IPC) a montré qu’environ deux millions de personnes sont touchées par l’insécurité alimentaire contre un million sept cent quatre-vingt-sept mille cinq cent soixante personnes (1.787.560) en décembre  2015.

L’augmentation de nombre de personnes touchées par l’insécurité alimentaire est établie alors que le gouvernement centrafricain et la BEAC ont annoncé la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) entre 5 et 6%.

C’est en zone rurale que l’insécurité alimentaire est beaucoup plus significative. Selon les données de la Fao, un million huit cent soixante-dix-neuf mille huit cent vingt-sept (1.879.827) personnes touchées se trouvent en milieu rural, soit 37% de la population totale contre seulement 15% (129.028), à Bangui soit 3% de la population générale.

La situation alimentaire, d’après l’analyse est beaucoup plus préoccupante dans les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Nana-Gribizi et la Ouaka, préfectures dans lesquelles les mouvements des groupes armés se sont intensifiés ces derniers temps. La détérioration alimentaire est aussi significative dans le Mbomou, le Haut-Mbomou et la Haute-Kotto où la LRA a multiplié ses incursions ces derniers mois.

La situation alimentaire s’est par contre améliorée dans la Mamberé-Kadei, la Sangha –Mbaéré, la Lobaye et l’Ombella-Mpoko. Dans ces régions, la sécurité s’est davantage consolidée depuis plusieurs mois, permettant aux populations de s’adonner aux activités agropastorales.

Le gouvernement centrafricain bien que présent lors de la présentation de la conclusion de cette étude n’a pas encore réagi

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LE DEPUTE DE PAOUA 1 APPELLE LES GROUPES ARMES AU DDRR

Le retour à la paix, gage d’un développement socio-économique préoccupe la population et les autorités. Dans cet élan de pacification, le Député de Paoua I a sensibilisé les groupes armés à s’adhérer au DDRR. Sont-ils prêts à déposer les armes ? Sous quelles conditions ? Les réponses dans les lignes de cette interview.

RJDH: Honorable Lucien Mbaïgoto bonjour!

LM: Bonjour monsieur le journaliste!

RJDH: Paoua à l’instar des autres villes de la République Centrafricaine a vécu les affres de la crise militaro-politique. Les activités champêtres tournent au ralenti pour cause d’insécurité, sans oublier la mésentente entre les communautés. Alors Honorable Lucien Mbaïgoto, quel est déjà votre projet pour le retour de la paix à Paoua ?

LM: Mr le journaliste, avant de vous répondre, je voudrai rappeler que Paoua était l’un des greniers de la RCA et nous nous attelons à ce que cette région retrouve ses lettres de noblesse au bénéfice de sa population. Ainsi, pour que la paix,  denrée rare, revienne dans cette cité, je ne cesse de multiplier la sensibilisation sur la cohésion sociale entre les différentes communautés. Au mois d’août dernier à l’occasion d’une cérémonie avec mes électeurs, j’ai lancé un appel pressant aux groupes armés non conventionnels de s’entendre et d’adhérer au processus du DDRR pour le retour de la paix dans la sous-préfecture de Paoua.

RJDH: Après cet appel et vos échanges avec les différents groupes armés qui écument votre région, croyez-vous qu’ils sont prêts à déposer les armes et adhérer au DDR ?

LM: Après mon élection, je me suis investi à rencontrer les groupes armés et discuter avec eux sur la paix, notamment : le MPC, la Révolution Justice, le Patriote, tous basés dans les périphériques de Paoua. Mes échanges avec eux sont fructueux. Ils se disent disposés à adhérer au DDRR et n’attendent que son lancement. Mais avant leur prise en charge par le DDRR, ils ne peuvent enlever les barrières, car cela constitue leur seul moyen de survie, c’est ce qu’ils m’ont dit.

Par ailleurs, ils étaient sous-informés sur le rapatriement.  Je leur ai répondu que ce point ne concerne que les combattants étrangers (les mercenaires). Ceux qui sont des centrafricains seront démobilisés et retourneront à la vie civile lorsque le processus sera lancé dans la région de Paoua.

RJDH: Vous avez demandé au parquet de Paoua de traduire en justice les responsables de crimes commis lors de votre cérémonie au mois d’août 2016. Où en sommes-nous avec ce dossier?

LM: Monsieur le journaliste, je ne pourrai cautionner l’impunité, la mort d’homme ne restera pas impunie. Il appartient maintenant à la justice à travers le parquet de Paoua de déterminer l’identité des responsables et de les traduire devant la justice.  Et le dossier suit son cours normal auprès des autorités judiciaires de la ville.

RJDH: Honorable Lucien Mbaïgoto, Député de la circonscription de Paoua I,  je vous remercie!

LM: Je vous en prie Monsieur le Journaliste!

*********RJDH********

 

 

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