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LE DDRR TANT ATTENDU PAR LES CENTRAFICAINS REUSSIRA-IL A CAUSE DE NOURREDINE ADAM ?

septembre 16, 2016

 

Le président de la République, professeur Faustin-Archange Toudéra, fait du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), son cheval de bataille. C’est la priorité des priorités du gouvernement. C’est justement dans cette logique qu’il avait effectué des visites à Kaga-Bandoro, à Bria. Le chef d’Etat a profité de son bref séjour dans ces villes pour rencontrer les principaux leaders des combattants des groupes armés qui règnent dans ces régions et qui écument, rackettent, rançonnent les populations civiles et les empêchent de vaquer librement à leurs occupations habituelles. Au cours de ses visites, il a été accompagné par de hautes personnalités tant nationales qu’internationales.

C’est pour autant dire que la machine du DDRR est en marche. La Communauté internationale, les bailleurs de fonds tels que la Banque Mondiale et les partenaires au développement de la RCA se mobilisent davantage pour le DDRR afin de relever le défi sécuritaire. Nous savons tous que la crise qui frappe la RCA de plein fouet est très complexe. Ceux qui sont venus au chevet de la RCA ne cessent de le dire, de le répéter à longueur de journée. Mais « ce qui est impossible à l’homme, est possible à Dieu ». Pourquoi se faire des soucis quant à la réussite du DDRR ? Ne soyons pas pessimistes mais plutôt optimistes. Qui a cru un jour que les violences vont baisser d’intensité, qu’une paix précaire va s’établir sur le territoire ? Nous sommes tous témoins oculaires de ce qui se passe aujourd’hui. A Bangui, les 4e, 5e, 8e, 3e arrondissements de la ville de Bangui qui étaient les foyers de tension, on voit aujourd’hui que la paix est revenue dans ces arrondissements. Il n’y a que les criminels du Km5 qui s’agitent encore, alors que les Anti-Balaka du 4e arrondissement de Bangui se sont tus et n’attendent que le DDRR. Le 4e arrondissement, considéré comme « zone rouge », a retrouvé son calme, son quiétude. Les gens se promènent tard dans la nuit et ne sont nullement inquiétés. Tout ceci, à cause de la sensibilisation, des dialogues, des pourparlers, entamés par des Centrafricains de bonne fois auprès de leurs compatriotes. Ils ont entendu leur conseil et sont aujourd’hui sur la bonne voie.

Mais, c’est seulement dans l’arrière pays, surtout les zones contrôlées par le FPRC de Nourredine Adam et ses hommes que la tension est encore palpable. Nous voulons parler ici d’une partie de l’Ouham, de l’Ouham-Pendé, de la Bamingui-Bangoran, de la Nana-Gribizi, de la Haute-Kotto, et que savons-nous encore? Dans ces régions, il est difficile aux populations de circuler librement, de vaquer à leurs activités quotidiennes. La raison est très simple ; Nourredine Adam et ses acolytes sont encore réticents aux processus DDRR qui est déjà en cours. Ils ne sont pas des extraterrestres, ni des génies, ni des démons, encore moins des fantômes. Ce sont des êtres humains. Le même sang qui circule dans nos veines, coule aussi dans les siennes. Ils ont la même peau que nous. Ils réfléchissent comme nous. Avec le dialogue prôné par le chef de l’Etat et qui est la seule issue pour le DDRR, tôt ou tard, ils finiront par accepter de s’aligner sur ce programme.

Plus de dix (10) groupes politico-militaires se sont déjà adhérés au DDRR. Aujourd’hui le FDPC de Abdoulaye Miskine se dit prêt à signer avec le gouvernement centrafricain l’accord du DDRR. Pourquoi pas Nourredine Adam et ses commanditaires ? Dans toute chose, il y a un début et une fin. Et ceux-ci doivent le comprendre. Il ne sert à rien de se dresser sur ses ergots pour faire des réclamations inutiles, fallacieuses alors qu’elles sont déjà prises en compte par le gouvernement et la Communauté internationale. Comme l’a dit le haut représentant des Etats Unis en Centrafrique, l’ambassadeur Jeffrey Hawkins, « certaines revendication des groupes armés sont légitimes et ces gens ne sont pas plus que des bandits ». C’est une réalité. Certaines régions du pays ont été délaissées par les régimes qui se sont succédés en RCA. Il n’y a pas de routes, de ponts et les populations dans ces régions ne peuvent écouler leurs produits agricoles ou autres sur les marchés. C ’est grave et c’est un manque à gagner tant pour les populations que pour l’Etat.

Si Nourredine Adam, ses hommes et ses acolytes déposent les armes pour faire la paix, nous osons croire que le gouvernement et les partenaires au développement vont se pencher dans un bref délai sur ce dossier. Mais hélas, Nourredine et autres persistent et signent dans leurs actes barbares. Dans une telle situation, peut-on investir dans leurs revendications ? Qu’ils sachent une fois pour toute que l’argent n’aime pas le bruit des bottes. Donc, la meilleure façon pour eux, c’est de déposer les armes car les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, n’aspirent qu’à la paix, la sécurité et rien du tout.

Mais, il convient de souligner aux Centrafricains que « le chien aboie, la caravane passe ». Le DDRR qui est tant attendu par le peuple centrafricain n’est plus un rêve mais une réalité. Toutes les dispositions sont prises par le gouvernement et la Communauté internationale pour sa réussite. Ce n’est qu’une question de temps. Que Nourredine Adam et ses fidèles partisans qui s’opposent encore farouchement au DDRR abandonnent cette voie car celui-ci suit son petit bonhomme de chemin.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

 

 

 

 

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