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LES ENSEIGNANTS TITULAIRES DOIVENT CHOISIR ENTRE LES ETABLISSEMENT PUBLICS ET PRIVES POUR DISPENSER LES COURS

septembre 19, 2016

 

« On ne poursuit pas deux (2) lièvres à la fois », dit un adage populaire. Ce qui n’est pas le cas en RCA où les enseignants titulaires disposent les cours en même temps dans les établissements publics et privés. Les établissements scolaires publics, secondaires voire universitaires sont souvent abandonnés par les enseignants titulaires qui préfèrent plutôt dispenser les cours dans les établissements privés où ils sont mieux payés. Le constat est amer car ce cumul de responsabilité entre les deux (2) établissements fait souvent que les enfants qui étudient dans les établissements publics n’arrivent pas à terminer les programmes des cours établis dès la rentrée des classes. Un (1) professeur titulaire peut intervenir dans deux (2), voire trois (3) établissements privés. Ce qui fait qu’il est totalement invisible dans l’établissement public où il est affecté pour accomplir sa tâche. Pour combler les heures perdues dans les établissements publics, ces professeurs mettent à la disposition des élèves, des vieux fascicules qui ne sont pas réactualisés et demandent aux élèves de les payer à des prix exorbitants. Ce sont des actes graves que nous déplorons car, c’est l’avenir de toute la République Centrafricaine qui est en danger.

Le Ministre de l’Education Nationale, Moukadas Noure doit veiller au grain sur l’ensemble du système éducatif centrafricain, durant cette nouvelle année académique 2016–2017. Les enseignants titulaires doivent choisir un seul établissement pour dispenser les cours. Quand on est intégré dans la fonction publique, c’est pour servir l’Etat. Malheureusement qu’en RCA, les fonctionnaires et agents de l’Etat agissent comme bon leur semble. Les fonctionnaires et agents de l’Etat, pour des intérêts égoïstes et personnels préfèrent servir plutôt les administrations privées que publiques. C’est le cas des médecins qui préfèrent consulter dans leurs cliniques où ils s’enrichissent en un laps de temps. Malgré tout, ils perçoivent normalement leurs salaires à la fin de chaque mois. C’est une manière de faire du beurre sur le dos de l’Etat.

Revenons à notre sujet. Si aujourd’hui, l’on déplore la baisse de niveau dans le secteur éducatif centrafricain, la toute première responsabilité incombe à ceux qui forment les enfants et notamment les enseignants. Pour une modique somme de cinq cents (500) ou mille (1000) francs CFA, les enseignants vendent les notes aux élèves. Ceux qui méritent et qui n’ont pas d’argent pour acheter les notes, sont recalés, cependant les tonneaux vides qui ne valent absolument rien, sont admis en classe supérieure. Le constat est très amer quand des étudiants qui vantent leurs diplômes soit de Master 1, 2, sont incapables de s’exprimer correctement en Français devant le public. Et c’est comme ça que même des professeurs et enseignants, ressortissants des écoles de formations (ENS, ENI), ne savent s’exprimer correctement en français devant les élèves.

Ce sont les enseignants qui tuent le pays et non les élèves. Les connaissances s’achètent et non s’acquièrent en RCA. Les médiocres, les bras cassés sont les plus considérés, les plus choyés que les véritables intellectuels qui se débrouillent eux-mêmes. La RCA atteindra-t-elle l’un des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), centré sur l’« Education Pour Tous » d’ici 2030 ? That is the question.

Bénistant MBALLA

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