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L’EX-MINISTRE NINGATOLOUM SAYO ENVOIE UN ESCADRON DE LA MORT KIDNAPPER PASSI INGAM (R.J-2) POUR LE TORTURER ET L’EXECUTER : « FAITES VOTRE MISSION JUSQU’AU BOUT »

septembre 19, 2016

 

L’ex-ministre, Ningatoloum Sayo n’a jamais pensé à entretenir  ses hommes de troupes étant aux affaires. Ce qui a provoqué une dissidence au sein de son mouvement « Révolution-Justice (RJ) ». Le chef d’Etat-major de ce mouvement a pris ses distances en créant le mouvement « R-J-2 » et s’est inscrit au Comité Consultatif et de Suivi du processus DDRR. Cette dissidence a provoqué la colère rouge de l’ex-ministre Sayo, président du mouvement R-J-1.

Belanga, chef d’Etat-major du R-J, devient président du R-J-2 et s’est adjoint les services de Passi Ingam pour la représentativité de leur groupe au Conseil Consultatif et de Suivi. L’ex-ministre Sayo ne l’entend pas de cette oreille et entend régler ses comptes avec les dissidents par la manière la plus forte et la plus radicale : prise d’otage, torture et exécution systématique. C’est ainsi que Passi Ingam, bras droit de Belanga, sera pris en otage, séquestré, entrainé dans le cimetière de « Gui mo wara », de 04 heures du matin à 09 heures pour être torturé, exécuté, mais hélas, Dieu est avec lui et il sera libéré.

La tête de Passi Ingam mise à prix, est de quarante mille francs (40.000F)CFA promis aux tueurs à gage. Dans les filets de cet escadron de la mort, l’ex-ministre Sayo sera joint au téléphone pour mission accomplie. En retour, il leur dira « faites votre mission jusqu’au bout ». Avant de passer à la phase cruciale, fatidique, l’escadron de la mort exige empocher d’abord son argent, la prime d’exécution, avant d’achever leur victime. L’ex-ministre Sayo commence à éviter ses lugubres partenaires, leur proposant de s’adresser à un certain Jonathan, lequel est injoignable. Les tueurs à gage se déportent au domicile du ministre Sayo qui ne daigne nullement les recevoir. L’affaire tourne au marché de dupe. Il devient impossible de rencontrer leur commanditaire qui s’est enfermé chez lui sans autre forme de procès. Toutes les conversations entre l’escadron de la mort et l’ex-ministre Sayo ont été enregistrées. Furieux, l’escadron de la mort se rendant compte qu’il a été floué, passe au plan B, la contre-offensive et l’ex-ministre Sayo devient la cible, le cerveau de ce mercenariat devient aussi l’ennemi à abattre. Passi Ingam, ligoté, les yeux bandés, attendait sa dernière seconde avec le coup de grâce.

Curieusement, il est libéré, les cordes enlevées et les bandes notamment qui l’empêchaient de voir, qui est avec lui, qui sont ses ravisseurs et où il se trouve avec eux, au cimetière « Gui mo wara » en plein jour. Les éléments de conversations entre les ravisseurs et l’ex-ministre Ningatoloum Sayo, seront remis à Passi Ingam. Les ravisseurs lui révèleront qu’ils ont opéré ce kidnapping sur ordre de l’ex-ministre Sayo, qui voulait l’éliminer physiquement.

Contrairement à un ex-ministre qui a utilisé une voie déloyale, criminelle, Passi Ingam a choisi la voie de la justice de son pays. Il a saisi le procureur de la République par une plainte en bonne et due forme qui suit son cours. Et dans les jours qui suivent, le peuple centrafricain sera édifié sur cette forfaiture d’un ancien ministre de la République.

Les revendications politiques des leaders des groupes armés ne prennent nullement en compte le sort de leurs combattants. Ces leaders cherchent leurs propres intérêts égoïstes. Abdoulaye Hissein, Nourredine Adam et bien d’autres ont été ministres, ils se sont contentés de leurs propres familles et non des combattants qui doivent braquer, rançonner, prendre par la force, pour survivre. Les leaders des groupes armés sont, quant à eux, dans des voitures climatisées, abandonnant leurs combattants au gré du vent. Armel Ningatoloum-Sayo a été ministre, mais il ne s’est nullement soucié qu’il est le président d’un groupe armé avec plusieurs combattants. Sayo s’est occupé de lui-même et de sa famille. Tirant les leçons de cette mésaventure, Bélanga a intelligemment tiré son épingle du jeu, en s’inscrivant au Comité Consultatif et de Suivi (CCS) pour voir clair quant à son avenir et celui des combattants. Le camp de l’ex-ministre Sayo est un désert, car « en voulant trop gagner, on  perd», et il sera le grand perdant, puisqu’il sera bientôt derrière les barreaux de la prison pour tentative d’assassinat en relation avec un escadron de la mort, enlèvement et torture.

Ce schéma du R-J-1 et du R-J-2 est valable pour les groupes armés qui se cramponnent derrière les revendications politiques sans lendemain. Or, le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) prend en compte tout le monde, les leaders et les combattants et chacun y trouve son compte. Le FPRC, le RPRC et le MPC sont dans ce cas de figure. Les leaders cherchent leurs intérêts personnels, égoïstes, car les salaires et avantages liés à la fonction de ministre ou autre, ne peuvent prendre en charge les mille (1000) à trois mille (3000) combattants. Même avec Djotodia au pouvoir à l’époque, les combattants étaient abandonnés à leur sombre et lugubre sort. Il revient aux combattants de savoir où se trouvent leurs intérêts, leur avenir et celui de leurs familles, parents et connaissances. Il s’agit de sortir du maquis pour avoir une vie citoyenne, digne, une vie de famille heureuse. Touadéra déteste la violence, mais aime le dialogue, afin de rassembler tous les fils du pays autour de la reconstruction nationale, à travers une réconciliation nationale véritable et une cohésion sociale, pour le bonheur de tous.

Nairobi au Kénya avec les Japonais, New-York avec les Nations-Unies, puis Washington avec le président Obama et les grands investisseurs américains, enfin la boucle à Bruxelles en Belgique avec tous les bailleurs de fonds. Il est soutenu dans tout ce périple par la Communauté internationale. C’est pour ramener le sourire sur les lèvres des Centrafricains, meurtris par plusieurs années de crise militaro-politique à répétition. La paix, la sécurité sont des priorités des priorités, afin de céder le terrain au développement, aux investissements extérieurs et intérieurs. « L’argent n’aime pas les bruits de bottes », dit-on. Le peuple centrafricain a trop souffert et continue de souffrir. Toute crise a un début et une fin, car les armes n’ont jamais résolu un problème. Avec les armes en main, Bozizé est tombé. Avec les armes, Djotodia est éjecté du pouvoir. Le temps est aujourd’hui à l’Unité nationale.

 

Julien BELA 

 

 

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