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CM N°2309 du jeudi 22 septembre 2016

septembre 23, 2016

UN COMPLOT OURDI PAR DES AVENTURIERS ERRANT EN FRANCE, MELE LE NOM DE MONSEIGNEUR NDAYEN CONTRE LE MINISTRE DE LA DEFENSE : UN CRIME DE LESE MAJESTE

 

Le ministre de la Défense, pendant qu’il était en France, avait créé une Association dénommée « Forum pour le Rassemblement Centrafricain (FORAC). En Centrafrique, le FORAC se transforme en parti politique selon la loi centrafricaine. En France, le FORAC regroupait certains compatriotes de la diaspora centrafricaine dont, Joseph Grela, Jean-Claude Yombo, Marie Christine, Rosette Mafoutapa et bien d’autres. Joseph Yaketé avait fait connaître à son association (FORCA) en France, son intention de se présenter à la présidentielle de 2015. Il nommera Joseph Gréla comme son directeur de Campagne. Joseph Yaketé est donc descendu à Bangui pour les formalités de candidature. Mais, hélas, Joseph Grela, directeur de Campagne a préféré rester en France. La campagne électorale s’est totalement déroulée en son absence. Joseph Yakété se positionne au second tour derrière Faustin-Archange Touadéra. Entre temps, Joseph Gréla n’a jamais fait signe de vie après le premier tour de la présidentielle. Touadéra est élu, quelques membres du FORAC viennent assister à l’investiture. Certains n’ont pas les moyens de repartir en France. Joseph Yaketé est nommé ministre de la Défense Nationale.

Depuis sa nomination à ce jour, Joseph Yakété, désormais ministre centrafricain de la Défense, ne respire plus. Il est noyé dans les appels téléphoniques, les SMS à n’en point finir, histoire de nommer les gens cités ci-haut à des postes de responsabilité au ministère de la Défense. Joseph Gréla s’accroche mordicus au poste de Directeur de Cabinet dudit ministère. Or, ce qu’il ignore, c’est que le statut du ministère de la Défense réserve le poste de directeur de Cabinet exclusivement aux officiers de l’Armée Centrafricaine. Ces aventuriers qui errent en France sont entrain d’ourdir un complot pour destituer le ministre de la Défense, Joseph Yakété, lequel est dénigré sur internet, sa vie privée étalée sur la place publique, son épouse vilipendée, insultée et injuriée. Joseph Yakété n’est que ministre, il n’a pas le pouvoir de nommer X ou Y.

Joseph Grela prétend avoir reçu le soutien de Monseigneur Ndayen pour leur nomination à des postes de responsabilité ici à Bangui. Il a rassemblé des tonnes de Curriculum Vitae (CV) pour attendre le retour de Touadéra à Paris, le 29 septembre 2016. Incroyable, mais pourtant vrai, quand on connait Monseigneur Ndayen, l’homme n’est pas de nature à descendre dans l’arène des mendiants de postes. A Bangui, il ne l’a jamais fait, comment peut-il le faire depuis la France ? Monseigneur Ndayen n’est pas l’avocat et ne sera jamais l’avocat des aventuriers perdus en France. Monseigneur Ndayen ne s’est plus prononcé sur les affaires centrafricaines depuis très longtemps. En plus, il est en France pour des soins et non pour être conseillé en nomination. Ces mêmes personnes étaient venues à Bangui quand Joseph Yakété devait annoncer sa candidature. Ces mêmes personnes ont laissé dans les Hôtels des ardoises lourdes que Joseph Yakété a pu éponger entièrement.

A l’exception de Joseph Grela, selon les informations en notre possession, c’est un petit club de « Mandja » qui veut « mandjaïser » le département de la Défense Nationale. La haine, la jalousie, la rancœur, le mépris les ont aveuglés. Il y a aussi des Centrafricains ici en Centrafrique. Ce n’est pas parce qu’on vadrouille en France qu’on a droit à des postes. Nous posons la question de savoir, que font réellement certains centrafricains en France ? Il faut revenir cultiver la terre que de chercher des postes parce qu’on est en France. Le séjour en France ne transforme pas les individus, ils restent eux-mêmes avec leurs tares, tant intellectuelles que professionnelles. La diaspora centrafricaine en France, est en grande partie oisive, parasite, de véritables courriers encombrants pour les Français. Beaucoup ont été nommés à des postes de responsabilité, notamment comme ministre, mais cette diaspora centrafricain n’est guère brillante intellectuellement, professionnellement, encore moins en terme de compétence. La France, grande nation de démocratie, n’a jamais influencé les Centrafricains de la diaspora, car ils sont plus nains d’esprit, plus pires que ceux qui sont restés sur la terre des ancêtres. Joseph Yakété est peut être l’unique exception.

Les gens traînent leur bosse longtemps en France et reviennent chercher du travail à Bangui, au lieu de revenir implanter des PME-PMI, pour embaucher leurs cadets. « Mon fils est en France », disent les uns et les autres, mais en réalité, Satan seul sait ce qu’il fait en France, truand, escroc, mendiant, agent de course, ivrogne, profitant exclusivement des bienfaits sociaux. C’est au moment où le ministre de la Défense se bat pour remettre l’armée sur pieds, la reconstruire, que des affamés le perturbent dans sa délicatesse mission républicaine.

Depuis l’investiture à ce jour, aucun mouvement n’a été opéré dans les départements ministériels, même à la Présidence et à la Primature, il n’y a eu que quelques retouches. Pourquoi s’en prendre à un ministre qui ne dispose pas d’un pouvoir discrétionnaire de nomination ? Si l’opportunité se présente, il peut plaider, mais de grâce, laissez Joseph Yakété restaurer notre armée ! Certains veulent être consultés sans en avoir le profit. Les gens se couchent et se réveillent un matin et se disent, « je veux être ceci ou cela », car en Centrafrique, il n’y a que des souches d’arbres et non des êtres humains qui veulent aussi travailler. Des électrons libres, flottant au gré du vent dans l’hexagone, usent de subterfuge pour avoir des postes de manière malhonnête, honteuse et sinistre. D’autres ont leur titre de séjour expiré et ne savent plus comment repartir en France. Ils s’érigent en prophètes de malheurs, d’intrigues, en colporteurs de mauvaises nouvelles, en marchands d’illusions. L’heure n’est plus aux incantations lugubres, mais à la reconstruction nationale, pour un avenir en rose pour tous les Centrafricains.

 

Julien BELA

 

 

 

L’Editorial de Julien BELA

 

LES HOMMES PASSENT

LE PAYS DEMEURE

La RCA est le seul pays au monde où le pays, le territoire national, l’environnement immédiat, ne préoccupent personne. Le Congo-Brazzaville avance, se développe, s’urbanise pour le bonheur des Congolais. Le Tchad est entré dans la danse, après plus de vingt (20) ans de guerre. Quant au Cameroun et la RDC, n’en parlons pas, ces deux pays ont une large avance sur la RCA. Yaoundé, Douala, Ndjamena, Brazzaville, Kinshasa ne peuvent être comparées à Bangui, un gros village. Ce gros retard par rapport à nos voisins immédiats, avec qui nous avons eu ensemble l’indépendance, ne semble émouvoir personne.

Dans le contexte actuel, personne ne veut et personne ne cherche à apporter sa modeste contribution à la reconstruction. Les leaders politiques, au même titre que la société civile, ne voient pas le pays. Tout est Touadéra ceci, Touadéra cela, Touadéra n’a rien fait, Touadéra manque de fermeté, Touadéra ne vaut rien. Touadéra n’est qu’un être humain, fait de chair et de sang  comme tous les autres. Il n’est pas Dieu pour décider par la parole et tout change. Il a ses forces et ses faiblesses. Il a besoin de tout le concours de ses compatriotes pour avancer et pour être fort. Comme le stigmatisait le président Barack Obama, « Il faut des institutions fortes et non des hommes forts ». Les hommes forts, c’est Bozizé et Djotodia, aucun lézard ne mettait le nez dehors, tous sous leur lit.

Aujourd’hui, les Centrafricains ont retrouvé la liberté, surtout la liberté d’expression qui faisait cruellement défaut. Les retraités ont exprimé leur colère durant 48 heures, barricadant l’entrée du Palais de la Renaissance. Touadéra a contourné l’obstacle pour atteindre son bureau. La police, la gendarmerie, la Minusca étaient là, mais les retraités sont restés fermes. Personne n’a brutalisé nos papas. Or, nous avons vu sous Bozizé des grenades lacrymogènes, des tirs sur les retraités dont certains s’en sortent avec une jambe cassée, des blessures, des étouffements. Ce sont les qualités d’un démocrate homme d’Etat.

Devant la campagne, nous avons entendu des gens dire qu’ils ont beaucoup d’argent et qu’ils n’en ont plus besoin. Faut-il absolument être au pouvoir pour contribuer au développement de son pays ? Au lieu de distraire la galerie, mieux vaut se taire et attendre 2020 pour sortir la tête de l’eau. Les leaders politiques centrafricains n’ont d’existence que pendant les élections. Le peuple souverain est le seul juge au terme des cinq (5) ans de mandat.

Les hommes passent, la RCA demeure. Il faut avoir de la ferveur patriotique pour son pays. Dans un pays, il y a l’administration, les commerçants, les ouvriers, les cultivateurs, les éleveurs, les artisans, les chômeurs, toutes catégories confondues, faut-il attendre Touadéra pour prendre des initiatives, pour manger, pour mener ses activités ? Chaque centrafricain réfléchit et tente de mettre la main à la pâte et le pays bouge, se développe.

 

Julien BELA

 

 

 

 

 

 

 

« NOUS MARCHERONS SUR BANGUI APRES LE DEPART DE LA SANGARIS », NE CESSENT DE REPETER LES SELEKA. DES DISPOSITIONS ONT-ELLES ETE PRISES ?

 

La République centrafricaine traverse une crise sans précédent. Depuis plus de trois (3) ans, les groupes armés écument, torturent, massacrent, tuent, rackettent des populations civiles à n’en point finir. Des maisons d’habitation et des édifices publics et privés sont incendiés presque quotidiennement. Bref, des exactions de tout genre sont commises sur les Centrafricains sans défense, au vu et au su de tout le monde.

Après la démission du président de transition, Michel Djotodia, le 10 janvier 2014, à Ndjamena au Tchad, la nébuleuse coalition Séléka s’est subdivisée en plusieurs factions. Après leur transfèrement avec toutes leurs armes de guerre par l’Organisation Internationale de la Migration (OIM), ainsi que la Sangaris et la Misca, vers le Centre, le Nord, le Nord-est de la RCA, la situation sécuritaire s’est dégradée dans ces régions. Aujourd’hui, ils règnent en maître absolu des régions occupées, se mobilisent dans les villes de Bria et Kaga-Bandoro, avec toute leur armada de guerre. Et personne ne nous démentira à ce sujet. Leur arrivée massive dans ces villes n’est pas un secret de polichinelle. La Minusca et le gouvernement sont bien informés de cette situation. Mais ce qui inquiète ou fait peur aux centrafricains, c’est que ces ennemis de la paix et de la République ont clairement fait savoir ceci :« nous marcherons sur Bangui après le départ de la Sangaris. Les  Casques Bleus de la Minusca ne valent absolument rien devant nous. Nous craignons la Sangaris parce qu’elle détient des avions de guerre et des armes de guerre très sophistiquées … ». Aussi, un musulman du Km5, lors de la table-ronde sur la situation sécuritaire en Centrafrique, organisée par le coordonnateur du Groupe de Travail de la Société (GTSC), Gervais Lakosso, a lâché, « avant que Abdoulaye Hissein, Aroun Gaye, Mahamat Tidiane et autres quittent le Km5, ils m’ont  dit, une fois que nous mettrons pied à Bangui, nous allons te tuer ainsi que tous ceux qui prônent la paix, le dialogue pour la solution à la crise centrafricaine ».

Peuple centrafricain, vous avez suivi de bout en bout ces témoignages. Nous osons croire qu’ils font froid dans le dos et doivent interpeller la conscience du gouvernement et de la Minusca. C’est pour cette raison que la rédaction de « Centrafric Matin » s’interroge en ces termes : « des dispositions sécuritaires ont été déjà prises par le gouvernement et  la Minusca pour pallier à d’éventuelles menaces ou marche des combattants Séléka sur Bangui, surtout les plus réticents et récalcitrants au processus DDRR » ? C’est toute la question qui se pose aujourd’hui avec plus d’acuité. Cette menace doit être prise au sérieux. Il n’y a pas de rumeurs à Bangui. Les rumeurs finissent toujours par devenir une réalité. Ce n’est pas le coup d’Etat de Bozizé le 15 mars 2003 qui nous dira le contraire. Avant l’entrée triomphale de Bozizé à Bangui et sa prise de pouvoir, des rumeurs circulaient, disant qu’il prendra le pouvoir le 15 mars 2003. Et tous les centrafricains qui étaient vivants à cette époque, ont été témoins oculaires de cet évènement. Il en est de même de la « ligne rouge » tracée à Damara et qui a été franchie par la coalition Séléka. Donc, les Centrafricains d’aujourd’hui croient toujours aux rumeurs, car elles se concrétisent toujours à 100%.

D’ailleurs la mobilisation des combattants Séléka à Bria et Kaga-Bandoro est perçue aujourd’hui par le peuple centrafricain comme un signe de mauvais augure.  Le gouvernement et la Minusca qui sont censés protéger les Centrafricains doivent prendre leurs responsabilités dès aujourd’hui pour que le pire ne se reproduise pas. Les centrafricains ont tant souffert. Les combattants Séléka les plus radicaux ne peuvent encore une fois de plus ajouter des souffrances aux souffrances actuelles. Les élections sont terminées. Les résultats ont été approuvées par les Centrafricains et la Communauté Internationale. Ces élections ont été crédibles, démocratiques, transparentes et elles ont été qualifiées d’élections de dernière chance. Que cette dernière chance soit donnée au peuple qui a été malmenée pendant plus de trois (3) ans. Mais si on la donne aux groupes armés pour marcher encore sur Bangui, nous pensons que les propos tenus ça et là ne  sont que des mensonges, des opiums pour endormir le peuple.

Les combattants Séléka se mobilisent, se dotent des armes sophistiquées et prétendent marcher sur Bangui après le départ de la Sangaris. Il faut prendre des dispositions sécuritaires conséquentes pour barrer la route à ces criminels, ces va-t-en-guerre   qui ne cherchent que leurs propres intérêts et non ceux des Centrafricains. L’heure est grave et appelle des stratégies adéquates de la part du gouvernement et de la Minusca. Coups d’Etat sur coups d’Etat, rebellions sur rebellions, Trop, c’est trop. La RCA n’est pas condamnée à vivre le calvaire. Les Centrafricains sont des humains et non des animaux qu’on peut abattre à satiété.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

LES COMPTEURS PREPAYES DE L’ENERCA, ENCORE UN TRES MAUVAIS INVESTISSEMENT, MAL REFLECHI ET MAL ADAPTE

 

Le pouvoir d’achat des travailleurs reflète et ruisselle de misère et de pauvreté. Les trois quarts (3/4) des abonnés sont des débrouillards au jour le jour. Même un fonctionnaire ne peut s’hasarder à prendre le compteur prépayé. C’est une forme de dictature qui ne dit pas son nom, qu’exerce l’Enerca sur les consommateurs d’électricité. Le compteur prépayé ne s’impose pas, mais s’adapte à l’évolution rationnelle du pouvoir d’achat des ménages. Pire encore, l’électricité n’est pas permanente. Le délestage est d’autant plus fort qu’il faut faire avec. L’Enerca semble jouer sur la corde des apparences pour se donner une contenance et faire croire qu’elle travaille, mais en réalité, c’est un anneau d’or au groin d’un cochon.

Une entreprise digne de ce nom et qui se respecte et respecte les consommateurs, aurait dû appuyer sur l’accélérateur de Boali III, réduire sensiblement le délestage avant de se lancer dans la mésaventure du compteur prépayé. Les esprits n’ont pas été préparés aux compteurs prépayés, de plus, les paniers des familles sont loin du compte. Il y a des pays comme le Kenya, le Sénégal, le Rwanda qui peuvent s’offrir ce luxe. La RCA est au fond du gouffre et tente désespérément d’en sortir. Comment l’étude du marché a-t-elle été effectuée ? L’Enerca investit-elle au hasard des chemins ?  La facture a encore de beaux jours devant elle pour permettre aux foyers de profiter de quelques heures d’électricité. Quand la consommation du compteur prépayé s’épuise, vous resterez dans le noir autant que possible jusqu’à l’approvisionnement ou avec le retour de Jésus-Christ. Le mode de vie des Centrafricains se prête-t-il à ce genre de consommation qui est une mort subite ? Il faut faire la politique de ses moyens.

Au lieu de distraire la galerie, il faut mettre l’accent sur l’accroissement de la production pour répondre d’abord aux attentes des consommateurs, avant de songer à innover le mode de gestion. C’est pousser les consommateurs vers plus de branchements illicites. Admettons qu’un ouvrier qui travaille, oublie de contrôler sa consommation, le compteur prépayé s’arrête. Il a un travail urgent à réaliser. Nous voyons de plus en plus les ateliers de soudure, de menuiserie, de moulins à café qui travaillent la nuit. Ils seront dans l’obligation de tricher, car c’est une question de survie. Les innovations ne s’improvisent pas et ne s’imposent pas. Elles sont liées à l’amélioration des conditions de vie des ménages et des PME et PMI. Dans l’Etat actuel des choses, c’est un investissement contre productif, un investissement à fonds perdus. La population n’est pas encore prête, y compris l’Enerca elle-même. Le contexte n’est pas justifié.

La RCA, contrairement aux Etats voisins, enregistre un grave déficit en termes d’électricité. Bangui n’est pas la RCA. Qu’est devenue cette fameuse Agence d’Electrification Rurale ? Une structure purement budgétivore, véritable sangsue qui vit du sang de l’Enerca. Alors que le département de l’Energie doit en être un puissant levier de sa politique d’électricité pour tous. Les potentialités en terme de chutes et de barrages ne font guère défaut. Depuis l’indépendance à ce jour, c’est le même slogan, les redites insipides, les délestages qui ne font que s’empirer. L’électricité est un véritable handicap pour les investisseurs, malheureusement les gouvernants regardent sans voir la réalité. La RCA semble appartenir à une autre planète que la terre du commun des mortels. Même les pays hyper désertiques dépassent la RCA en taux d’électrification. Faut-il importer des ministres, des directeurs généraux outre atlantique ou d’un pays africain plus avancé pour mettre le rouleau compresseur du développement en marche ? Les ministres se succèdent, se suivent mais l’Enerca devient d’autant plus naine. Et chaque année, les mêmes verbiages. Le Fonds OBAMA pour l’électrification de l’Afrique, existe depuis plusieurs années, mais les dirigeants centrafricains ne sont jamais au courant. L’Afrique de l’Ouest en tire énormément profit, notamment l’Afrique de l’Est, pendant qu’en RCA, les gens dorment les yeux ouverts, regardent sans voir, écoutent sans entendre.

Les compteurs prépayés favorisent l’entrée des recettes. C’est une bonne chose, mais ce n’est pas encore le moment, et l’Enerca donne l’impression de se moderniser, mais en réalité, c’est juste un luxe. Pour être plus rentables, les compteurs prépayés doivent toucher le plus grand nombre de consommateurs et non se limiter à quelques privilégiés à qui l’Enerca s’impose sans leur consentement. « L’habitude est le grand guide de la vie humaine », disait David Hume. Il faut informer, éduquer, sensibiliser, communiquer, si possible consulter les consommateurs sur cette mutation imminente. Malheureusement, les compteurs prépayés tombent comme un marteau pilon sur le crâne des consommateurs et s’imposent comme tel. C’est un progrès très audacieux dans un pays en déliquescence. Bravo !

Julien BELA

 

 

CENTRAFRIQUE : DES REPRESAILLES D’HOMMES ARMES PROCHES

DE L’EX-SELEKA SIGNALEES A KOUANGO

 

Des représailles des hommes armés proches de l’ex-Séléka sont signalées à Kouango depuis la semaine dernière. Plusieurs morts ont été recensés, selon des sources concordantes.

Ces représailles auraient fait, selon des témoins arrivés de Kouango, une douzaine de morts à la sortie Sud de Kouango. De sources bien informées, tout serait parti de la mort d’un sujet musulman à 17 km de Kouango. « Ces représailles font suite à la mort d’un jeune musulman qui a été tué à NKoui à 17 km. Pour venger leur coreligionnaire, des jeunes proches de l’ex-Séléka ont réprimé la population. Ils ont incendié plusieurs maisons et tué de nombreuses personnes sur l’axe Bianga. Une douzaine de corps ont été retrouvés mais c’est peut-être plus », a rapporté Placide Gawa-Pagonendji, parent d’une des victimes, rencontré au port de Ouango à Bangui. Le chef du village Sokambi et son fils, ont été tués, selon la même source.

Le bilan provisoire d’environs douze morts risque de s’alourdir car selon nos informations, plusieurs personnes sont portées disparues depuis l’incursion de ces hommes armés dans les villages environnants de Kouango, « beaucoup de parents sont introuvables depuis ces représailles. Nous savons que certains habitants du village Gbagaya, se sont noyés en tendant de rejoindre  le Congo Démocratique par le nage ».

Davy Yama, 3ème vice-président de l’Assemblée Nationale et député de Kouango 1, contacté par le RJDH a promis réagir sauf qu’au moment où nous mettons cet article sous presse, il ne s’est pas encore manifesté.

Les violences de Kouango ont eu lieu quelques jours avant celles qui ont fait plus d’une vingtaine de morts à Kaga Bandoro. Pour le moment, ni la Minusca, ni le gouvernement n’ont encore réagi par rapport à cette situation.

Kouango compte aujourd’hui deux gendarmes et une centaine de casques bleus. Cette sous-préfecture est contrôlée par l’ex-Séléka depuis février 2013.

RJDH

 

 

 

LES COMPORTEMENTS QU’AFFICHENT CERTAINS ELEMENTS DES FACA LAISSENT A

DESIRER : CAS DE VENTE DES TENUES ET DES CHAUSSURES DE SPORT

 

 

L’armée nationale, la grande muette, est remplie de bon nombre de délinquants, de brebis galeuses, qui ont la moralité douteuse et brillent négativement dans des actes d’indélicatesse. Et ce, malgré la grave crise militaro-politique sans précèdent que le pays continue de subir atrocement ses effets collatéraux et pervers.

A cet effet, il y a de cela quatre (4) jours, le ministère de la Défense Nationale, via l’état-major des FACA, avec l’aide de ses partenaires, avait doté tous les corps des FACA en tenues et en chaussures de sport. Et chaque élément des FACA recensé et ponctuel au travail, a reçu quatre (4) ou cinq (5) tenues et paires de chaussures. Ceci pour leur permettre de les échanger au fur et à mesure, pour être propres et présentables lors des pratiques sportives.

Force est malheureusement de constater qu’à Damala dans la commune de Bégoua, certains éléments des FACA, habitant ledit quartier, ont vendu ces tenues et ces chaussures de sport, à de vils prix à des jeunes civils confondus. Incroyable, mais pourtant vrai. Ne sont-ils pas payés régulièrement chaque fin du mois par le gouvernement, au même titre que les fonctionnaires et agents de l’Etat ? Surtout que les FACA ne sont pas opérationnelles depuis plus de trois (3) ans. Que dire aussi des PGA (Primes Globales d’Alimentation) dont elles (FACA) bénéficient ? Cela dépasse tout entendement humain. A quand nos FACA prendront-elles conscience de la nécessité et de l’importance de leurs missions à jouer dans le pays ? C’est la question fondamentale que nous nous posons. Pauvres FACA!

Le Petit YEKOA

 

 

QUELS SONT LES IMPACTS DES MARCHES PACIFIQUES OU DE PROTESTATIONS ORGANISEES ? MAIS CONTRE QUI EN RCA ?

Il est de tradition en RCA de constater que face à une situation politico-économique, sécuritaire, financière, humanitaire, sociale … donnée, et pour manifester publiquement leur ras-le-bol, les tenants du régime en place, les leaders des partis politiques d’opposition et les responsables de la société civile, organisent des marches pacifiques ou de protestations contre X ou Y, pour faire entendre leur voix et avoir gain de cause. Et ce, à travers des mémorandums avec des points de revendications précises, remis à qui de droit : mais la problématique qui se pose avec plus d’acuité aujourd’hui, est celle-ci : « Quels sont les impacts des marches pacifiques ou de protestations organisées en RCA » ? Ce qui nous donne matière à réflexion sur les tenants et les aboutissants de la marche de protestation contre la Minusca et la Sangaris, à travers tout le pays, de ce mercredi 21 septembre 2016. Et ce, pour exiger leur départ de la RCA, étant donné que ces forces internationales, ont failli à l’exécution de leur mandat en RCA.

Eu égard aux expériences du passé, l’organisation de toutes ces marches pacifiques ou de protestations contre X ou Y, n’ont eu aucun impact et n’ont nullement changé le cours de l’histoire et des évènements en RCA. Deux (2) preuves parmi tant d’autres suffisent pour nous donner raison : la tentative de coup d’Etat de 2002 et le coup d’Etat du 15 mars 2003 par le déchu président général d’armée François Bozizé ; et le déclenchement des hostilités le 10 décembre 2012 ainsi que la prise de pouvoir par coup de force de la nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodia, le 24 mars 2013. Il serait donc judicieux, par rapport aux expériences négatives du passé, de changer de cap, de redéfinir de nouvelles stratégies et techniques, trouver de nouveaux voies et moyens, devant mobiliser de masses populaires, pour faire pressions sur tel ou tel, afin de se faire entendre et avoir gain de cause. Et ce, dans l’intérêt supérieur de toute la nation et au nom de tout le peuple centrafricain.

Toutefois, attendons de voir ce que va nous accoucher le lendemain de cette marche de protestation de ce mercredi 21 septembre 2016, pour avoir le cœur net. A la dernière minute, cette marche a été annulée par le gouvernement.

Le Petit YEKOA

 

 

 

PRONONCE DU VERDICT DANS L’AFFAIRE BEMBA ET AL. DEVANT LA CPI

LE 19 OCTOBRE 2016

 

Situation: République centrafricaine

Affaire : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido.

Le verdict dans l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido devant la Cour pénale internationale (CPI) sera prononcé par la Chambre de première instance VII le mercredi 19 octobre 2016 à 14h30 (heure locale de La Haye), au cours d’une audience publique qui sera tenue au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas).  La Chambre a ordonné aux cinq accusés d’être présents à cette audience. La peine serait prononcée ultérieurement, uniquement si les accusés étaient condamnés. La Chambre de première instance VII est composée de M. le juge Marc Perrin de Brichambaut, juge président, M. le juge Bertram Schmitt et M. le juge Raul C. Pangalangan.

 

Contexte : Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido sont accusés d’atteintes à l’administration de la justice qui auraient été commises dans le cadre de l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, consistant en la subornation de témoins devant la CPI et en la production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause. Leur procès s’est ouvert le 29 septembre 2015 devant la Chambre de première instance VII. Le 29 avril 2016, la Chambre a clôturé la présentation des éléments de preuves dans l’affaire et les conclusions orales du procès ont eu lieu les 31 mai et 1er juin 2016. Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido comparaissent volontairement devant la Cour puisque qu’ils ont été mis en liberté provisoire le 21 octobre 2014. Jean-Pierre Bemba Gombo est en détention au quartier pénitentiaire de la CPI en lien avec l’autre affaire à son encontre.

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CHARLES ARMEL DOUBANE, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

OU UN MINISTRE FANTÔME

 

A la nomination de Charles-Armel Doubane à la tête du Ministère des Affaires Etrangères, on ne peut que s’exclamer, « oh, encore une vieille tête, toujours les mêmes qui viennent émarger sur le budget de l’Etat, sans renouveler, ni réinventer la fonction ». Grosse déception en d’autres termes. En effet, la diplomatie centrafricaine est atone, morne, aucun esprit d’initiative de la part du ministre Doubane. La RCA ne fait que répondre aux invitations de ses partenaires. Mais aucune inventivité, aucun dynamisme, aucun volontarisme, aucune volonté de faire exister la RCA sur le plan international. De nombreux partenariats stratégiques pouvaient être conclus, mais rien à l’horizon, le néant total. C’est du pilotage à vue de la part de notre ministre des Affaires Etrangères. Monsieur Doubane est pourtant spécialisé en relations internationales, mais dans les faits, rien ne permet de déceler de telles aptitudes ou dispositions.

C’est comme si la diplomatie centrafricaine était entrée en hibernation pour une durée indéterminée. Et quand on mesure l’ampleur des défis qui attendent le pays de Boganda, l’attitude attentiste du ministre Doubane a de quoi donner l’insomnie ou quidam centrafricain. Pourquoi Monsieur Doubane adopte ce rythme lénifiant ? Il veut nous endormir avec son peu d’entrain à la tâche. On ne le perçoit pas dans l’actualité centrafricaine et encore moins internationale (ne soyons pas trop exigeants).

C’est un spectre, un fantôme qui a été nommé à la tête de ministère des Affaires Etrangères, et c’est la RCA qui s’en trouve dès lors pénalisée.

Il y a tant d’accords de coopération à négocier et à conclure. Monsieur Doubane devrait initier tant de dossiers avec des pays amis, et cela bénéficierait au pays, lui redonnerait la visibilité que la RCA avait au temps de l’Empereur Bokassa, du temps où la RCA était la Suisse africaine. Il faut une nouvelle impulsion à la diplomatie centrafricaine, en nommant des Ambassadeurs bardés de diplômes en relations internationales, de véritables techniciens de négociations internationales, capables d’attirer les investisseurs des pays amis, à même de nous construire des infrastructures et des équipements qui font cruellement défaut à notre pays. A ce titre, il semble que madame Christelle Sappot n’a pas le profil de diplomate rompu aux négociations internationales de haut niveau.

Dès lors, qu’attend le Président Touadéra pour rapporter le décret que Catherine Samba-Panza avait pris pour nommer (que disons-nous « placer ») sa fille chérie en Guinée Equatoriale. Notre représentation diplomatique à Malabo ne mérite mieux qu’une secrétaire de direction. Président Touadéra, changez le casting du ministère des Affaires Etrangères, il en va de la crédibilité de notre République à l’étranger.

 

Jonas Demba

 

 

MARINE LE PEN CONTINUE DE SEDUIRE L’ELECTORAT FRANÇAIS

 

Alors que les attentats terroristes se multiplient en France (tuerie de Charlie Hebdo, tuerie du supermarché Cacher de Vincennes, tuerie des policiers, tuerie de Bataclan, tuerie du 14 juillet sur la Promenade des Anglais à Nice), le Front National ne cesse de caracoler dans les sondages. Et les récents xénophobies et populismes ne cessent de gagner de nouveaux électeurs potentiels.

Le courant bleu Marine n’arrive pas à conclure aux élections locales, mais étrangement caracole dans les sondages. La tendance est à la peur en France. Le péril musulman et islamiste fait partie de la rhétorique de Marine Le Pen qui fustige les prières de rue, en plein milieu de la route, qui bloquent le trafic routier et pose des problèmes de sécurité.

Marine Le Pen vilipende les mosquées, lieu de radicalisation de futurs djihadistes, et lieu de préparation des attentats terroristes où certains imams tiennent des prêches appelant à tuer les mécréants, y compris le juif, le chrétien, l’athée. Tout ceci fait peur au français lambda, de culture judéo-chrétienne, qui voit le discours conquérant des imams et de la frange musulmane radicalisée qui impose le voile à leurs femmes, comme une menace d’abord pour la culture française et pour la liberté du culte (rappelons l’Abbé égorgé par des djihadistes, près de Rouen en France).

Le Front National se sert de tous ces actes terroristes revendiqués par l’Etat islamique pour séduire un nouvel électorat. Electorat qui se révèle composite, des classes populaires aux classes moyennes qu’elles-mêmes ne parviennent pas à joindre les 2 bouts, votent désormais le Front National (FN). L’extrême droite gagne donc du terrain quand François Hollande chute littéralement dans les sondages.

Marine Le Pen avec son discours offensif et protectionniste, rassure les masses populaires qui voient leur pouvoir d’achat se réduire comme peau de chagrin. Avec la récession de l’économie française, le marasme social qui gagne toutes les catégories socioprofessionnelles, l’heure est au repli et on assiste à une montée de ce xénophobie en France, que la multiplication d’attentats n’a pas aidé à résorber, sans compter un chômage galopant et les perspectives de croissance ne sont guère réjouissantes. Ainsi sous le mandat Hollande, plusieurs Chefs d’entreprise ont fermé leurs usines pour les délocaliser sous d’autres contrées plus clémentes d’un point de vue de la charge fiscale. Et avec l’engagement de la France sur plusieurs théâtres d’opérations militaires, les menaces de nouvelles actions terroristes proférées de la part de l’Organisation Etat islamique, ne sont pas prêtes de s’amenuiser, pire encore, elles ne peuvent que connaître une recrudescence sur le territoire français et dès lors d’opérer une crispation de la perception française des populations musulmanes vivant en France. La stigmatisation des musulmans a déjà commencé depuis janvier 2015 et les assassinats au Magazine Charlie Hebdo, période du retour en grâce de Marine Le Pen et de son parti.

Jonas Demba

 

 

 

Centrafrique: Le trafic d’ossements humains s’amplifie A Nola

 

Le commerce d’ossements humains prend de plus en plus de l’ampleur à Nola. Plusieurs corps ont été déterrés ces derniers temps à Nola, selon Ibrahim Beninga, président de l’Antenne du Bureau Régional des Droits de l’Homme qui condamne cette pratique.

De sources dignes de foi, plusieurs tombes ont été profanées à Nola, ces derniers temps dans le but de retirer des organes humains qui seraient vendus à prix d’or. « Il ne se passe plus un seul jour que des corps soient déterrés. La semaine dernière par exemple, un individu a exhumé un cadavre et a enlevé le crâne. Après le forfait, les membres de la famille ont inhumé à nouveau le corps. La pratique est redevenue récurrente à  Nola », a expliqué Ibrahim Beninga, président de l’Antenne du Bureau Régional des Droits de l’Homme de Nola.

Le commerce des organes serait très lucratif dans la région. «  Certaines personnes ont abandonné les activités champêtres, commerciales et diamantifères au profit de ce trafic grâce à l’argent que génère cette pratique. On nous dit qu’un crâne est échangé contre une importante somme d’argent et des motos. Il semblerait qu’un crâne coûte entre 5 et 16 millions Fcfa », rapporte Ibrahim Beninga qui dénonce cette pratique et appelle à l’intervention de l’Etat. « Nous dénonçons cette manière et appelons à l’intervention rapide des autorités afin de mettre fin à cela », lance t-il.

La reprise du commerce des ossements humains à Nola est signalée après plusieurs mois de suspension suite à un combat acharné mené par les autorités de la localité et les membres de la société civile.

RJDH

 

 

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