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RWANDA, DECRYPTAGE D’UN ETAT QUI GAGNE

septembre 23, 2016

 

Le Rwanda, ce petit Etat de 11 millions d’habitants où une gouvernance exemplaire, inspirée par Paul KAGAME, un « leader visionnaire », a fait jaillir un modèle de réussite économique et sociale sur les cendres du génocide. Ce cliché n’en est pas un. Célébrée par le bailleurs de fonds, portée aux nues par une poignée d’investisseurs américains pour qui bonnes affaires riment avec bonnes actions, médiatisée par Bill Clinton et Tony Blair, l’expérience rwandaise fascine tous les visiteurs, en particulier africains, du pays des Mille Collines.

Mais ce pays qui en moins de 20 ans, a basculé de la francophonie à l’anglophonie, langue de la mondialisation, est, avec autant de régularités, accusé d’être un « Etat garnison » à la politique extérieure agressive, dirigé d’une main de fer par un PDG autoritaire. Ce revers de la médaille, qui a valu au Rwanda, une suspension de l’aide internationale en 2012 pour son intervention supposée en RD-Congo (mais qui ne l’a pas empêché d’être élu pour 2 ans au Conseil de sécurité de l’ONU), Paul Kagamé souhaite l’effacer. Joueur de tennis émérite, fan de l’équipe de foot Arsenal et de son entraîneur français Arsène WENGER, Paul Kagamé affirme que l’aide internationale a été suspendue sur la base d’un projet de rapport d’experts de l’ONU, dont le Rwanda n’a pas été informé et sur la foi de rumeurs et d’allégations anonymes. Kagamé affirme aussi que les problèmes du Congo, concernent le Rwanda dans la mesure où la RD-Congo abrite depuis 19 ans une force armée revancharde issue du génocide de 1994 et qui n’a pas renoncé « finir le travail ». Mais selon Kagamé, « il appartient au gouvernement congolais et à la Communauté internationale de les résoudre. Tout se passe comme si, ayant échoué, il estimait que le Rwanda devait payer pour cet échec.

Kagamé avait lancé un emprunt international en avril 2013, et qui a été immédiatement souscrit au-delà de toutes espérances, en dépit d’un contexte qui n’était pas favorable. L’élection au 1er tour du Rwanda comme membre non permanant du Conseil de Sécurité, malgré un campagne hostile, représentait déjà une 1ère victoire. Cette souscription, tout comme la réussite du fonds Agaciro, levé auprès de la population rwandaise, est une seconde victoire. Les investisseurs privés et le monde de la finance jugent le Rwanda sans œillères, car le Rwanda est désormais un pays fiable, sérieux, en phase réelle de décollage bancable.

Tony BLAIR parle même d’un « effet Kagamé ». En effet, le Rwanda se classe au 3ème rang africain sur l’index de liberté économique du Wall Street Journal et est l’un des très rares pays sur le continent où la croissance s’accompagne d’une vraie réduction de la pauvreté (1,5 million de Rwandais sont sortis de la pauvreté ces dix dernières années).

 

Jonas Demba

 

 

 

 

 

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