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SILENCE DE CIMETIERE APRES LE RETOUR DES JEUNES LEADERS CENTRAFRICAINS DE « YALI » QUI ONT PARTICIPE AU MANDELA WASHINGTON FOLLOW AUX USA.

septembre 23, 2016

Huit (8) jeunes leaders centrafricains de « Yali » ont participé, il y a de cela quelques mois, au Mandela Washington Follow aux Etats-Unis, une rencontre sur initiative de Barak Obama, président des Etats-Unis. Plusieurs thèmes ont été débattus par tous les participants venus de différents horizons lors de cette rencontre. C’était une occasion pour les jeunes leaders centrafricains qui ont pris part  à cette assise qui a duré plus d’un (1) mois, d’acquérir de nouvelles expériences dans différents domaines, de revenir dans leur pays mobiliser et conscientiser les jeunes à prendre leur destin en main. Tel ne semble pas être le cas au regard de ce que nous observons aujourd’hui. Pourquoi ce silence de cimetière qui ne dit pas son nom après le retour de ces jeunes leaders centrafricains de « Yali » en RCA ? Cela est-il faisable sous d’autres cieux ? Il y a déficit criant de culture en termes de leadership en RCA.

Il faut obligatoirement faire un compte rendu lorsqu’on participe à une grande assise, à l’exemple de celle de Mandela Washington Follow  à laquelle ces jeunes leaders centrafricains ont pris part. Le leadership ne signifie pas qu’il faut aller faire du tourisme à l’étranger et revenir croiser les bras, ni tousser un seul mot sur ce qu’on a vécu ailleurs. Etre un leader, c’est oser, tenter l’impossible, créer, inventer, innover dans tous les domaines. Que sert-il d’aller apprendre ailleurs, acquérir de nouvelles expériences et de garder le silence une fois rentré sur son propre territoire ? Les jeunes leaders centrafricains manquent cruellement d’une vision objective, celle de créer, d’inventer, d’innover pour mobiliser toute la Jeunesse centrafricaine à sortir de la pauvreté, du chômage, de la souffrance. Quand les jeunes créent une association en RCA, c’est pour des intérêts égoïstes et personnels et non pour sensibiliser, conscientiser, moraliser toute la jeunesse. C’est l’exemple du Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine (CNJ-CA), une grande structure nationale regroupant tous les jeunes de la RCA. Que fait réellement le CNJ-CA en termes d’éducation de la jeunesse centrafricaine qui continue jusqu’aujourd’hui à moisir dans les quartiers, sans vision objective pour prendre leur destin en main ? Selon les informations en notre possession, le président du CNJ-CA est là tous les temps impliqué dans des pratiques mafieuses. Quand le CNJ-CA reçoit un financement, c’est la manne tombée du ciel. Les principaux bénéficiaires, ce sont les parents, les amis regroupés au sein du CNJ-CA. Cependant, la jeunesse est abandonnée à son triste sort dans les quartiers à ne rien faire à longueur de journée. Voilà les comportements rétrogrades, antipatriotiques des jeunes leaders centrafricains qui minent et gangrènent le pays depuis toujours.

Revenons à nos moutons. A travers   « Yali », le gouvernement Américains essaie d’initier la jeunesse des pays africains à lutter contre la pauvreté et le chômage qui déciment les jeunes. Certains leaders des pays africains qui ont pris part à cette rencontre ont saisi l’occasion pour changer l’image de leurs pays ou le train de vie de la jeunesse, une fois de retour dans leur pays. Ce qui n’est pas le cas des jeunes leaders centrafricains qui ont participé à cette grande rencontre aux Etats-Unis. Et pourtant, la RCA a toutes les potentialités en termes de développement. Il suffit que les leaders des associations des jeunes se mobilisent dans l’entreprenariat, le petit commerce, l’agriculture, l’élevage, la chasse, la pêche, les Activités Génératrices de Revenus (AGR), et nous en passons, pour que la RCA occupe le 1er rang des pays de la sous région en terme de développement. Malheureusement que les jeunes centrafricains préfèrent l’escroquerie, le vol, le détournement, la fraude, le mensonge comme solutions faciles à trouver leur gain quotidien. C’est ce que les leaders des associations de la jeunesse ont l’habitude de faire. Les associations des jeunes polluent l’ensemble du territoire national sans résultats probants, ni réalisations concrètes. Certaines associations des jeunes existent depuis dix (10),  voire vingt (20) ans. Mais jamais, on ne sent ce qu’elles réalisent dans le pays. Les leaders sont là, sollicitent des financements auprès des partenaires internationaux. Quand l’argent arrive, on ne sait quel type de serpent l’avale.

Les autorités centrafricaines doivent cesser de délivrer des agréments à des gens qui ont la moralité douteuse. Des gens qui ne valent rien et ne représentent rien pour leur propre pays. Quand on crée une association, c’est dans l’intérêt général. Or en RCA, les associations sont créées pour des intérêts égoïstes et personnels. C’est le  blocage systématique du pays qui ne fait que tourner en rond depuis plus de cinquante (50) ans après l’indépendance.

 

Bénistant MBALLA

 

 

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