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LES AUTEURS DES CRIMES CONNUS ET IDENTIFIES POURSUIVENT LIBREMENT LEUR SALE BOULOT , ALORS QUE DES ENQUETES ONT ETE OUVERTES DEPUIS LA TRANSITION JUSQU’A CE JOUR

septembre 26, 2016

 

Tous les auteurs des crimes commis en RCA, pourtant connus et identifiés depuis belle lurette sont aujourd’hui libres comme du vent dans la nature et continuent sans cesse de défier l’autorité de l’Etat, en commettant du jour au lendemain les plus graves violations des droits humains : tueries, massacres, viols, pillages, incendies de villages et maisons, et que savons-nous encore ? Au moment de la transition, l’ambassade des Etats-Unis à Bangui avait menacé d’arrêter Ali Daras, pour des crimes graves commis par ce dernier et ses éléments sur les paisibles populations de la Ouaka. Mais depuis lors, rien n’a été fait. La Minusca est toujours présente dans la ville de Bambari sans pour autant empêcher ou arrêter les massacres que les éléments de Daras continuent de commettre sur les civiles, malgré la « ville sans arme », prônée tambour battant par Hervé Ladsous, ce « grand marabout » des Nations-Unies. La ville de Kouango vient de subir les exactions les plus graves dont les principaux auteurs demeurent toujours les hommes de l’UPC du soi-disant général Ali Daras.

C’est le même son de cloche à Kaga-Bandoro où les sanguinaires Nourredine Adam et Alkhatim, chefs charismatiques des mouvements FPRC, MPC et leurs éléments règnent en maître absolu, et agissent comme bon leur semble, en tuant, pillant, violant, brûlant les biens de l’Etat et des particuliers. Tout se passe comme si la RCA est un Etat à part qui vit sans une loi garantissant les droits de la personne humaine. A quoi sert-il d’ouvrir des enquêtes sans résultats probants, alors que les principaux auteurs des crimes commis, pourtant bien connus et identifiés, continuent, sans être inquiétés, à poursuivre leur sale boulot ? Abdoulaye Hissen, Aroun Gaye, Mahamat Tidiane , Faraz et bien d’autres recherchés activement par la justice centrafricaine viennent de se fondre dans la nature comme du beurre au soleil. Personne ne sait où ils se trouvent exactement en ce moment. Tantôt, leur présence est signalée à Ndélé, tantôt à Kaga-Bandoro. Mais cela ne doit pas être un prétexte pour la Minusca de laisser des criminels sans foi, ni loi, s’évaporer dans la nature. Ndélé et Kaga-Bandoro font partie intégrante de la RCA. Et la Minusca dispose des moyens nécessaires de communication pour savoir là où se trouvent ces criminels pour aller les rechercher et les traquer.

De tous les temps, nous nous sommes posé la question de savoir : que veulent réellement les Nations Unies en RCA ? Les Nations Unies elles mêmes empêchent les Forces Armées Centrafricaines (FACA) d’être opérationnelles à travers l’embargo, et assistent sans réagir aux massacres des populations civiles. Est-ce un complot des Nations-Unies envers le peuple centrafricain pour piller nos richesses naturelles ? Cela ne fait aucun doute. Car si nous analysons la position géographique des régions où règnent les seigneurs de guerre Ali Daras, Nourredine Adam et les autres, cela en dit long. Et nous comprenons dorénavant pourquoi le FPRC, le RPRC, le MPC et certaines branches des Anti-Balaka sont toujours réticents au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), dont les chantiers sont en exécution. Si le reste de ces groupes armés arrivent à s’aligner derrière le DDRR, les Nations-Unies vont tout perdre en ce qui concerne l’exploitation de nos richesses naturelles. Car selon un Centrafricain musulman du Km5 : « les avions atterrissent tous les jours dans la ville de Ndélé pour acheter de l’or, du diamant, des ivoires exploités frauduleusement par les groupes armés ». Dans ce cas de piètre figure, les Nations-Unies peuvent-elles réellement empêcher les groupes armés de manœuvrer ? Que devient finalement « l’impunité zéro », chantée sur tous les toits, si ce sont les Nations-Unies elles mêmes qui favorisent l’impunité ? Le gouvernement centrafricain et notamment les autorités judiciaires ne cessent de délivrer des mandats d’arrêt contre certains bourreaux du peuple centrafricain. Mais jamais, la Minusca n’a pris son temps de mettre ces mandats d’arrêt en exécution. Il suffit d’aller ouvrir les placards de la Minusca, et l’on se rend compte que « Centrafric Matin » n’a pas inventé ces propos. Faut-il encore en 2017 trouver un autre prétexte et prolonger le mandat de la Minusca ?

Les populations civiles de la Nana-Gribizi, de la Ouaka et autres régions où sévissent les groupes armés sans âme, ni conscience doivent s’organiser pour résister en cas d’attaque, au risque de se faire exterminer. Les populations du Haut Mbomou, après avoir tant souffert de la LRA, ont fini par s’organiser et lutter contre la LRA. Elles ont eu gain de cause en capturant deux (2) éléments de la LRA, malgré la présence des Casques Bleus de la Minusca déployés dans leur localité. Depuis plus de trois (3) ans aujourd’hui, dans quels pays les groupes armés continuent-ils de s’approvisionner en armes et autres munitions de guerre ? Seul Dieu le sait. Mais à l’allure où vont les choses, la souffrance du peuple centrafricain est encore loin de voir le bout du tunnel. Et c’est bien dommage !

 

Bénistant MBALLA

 

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