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TOUADERA, DEMOCRATIQUEMENT ELU PEUT-IL COMPOSER AVEC UNE MILICE ARMEE ? LES CENTRAFRICAINS SONT D’UNE NAIVETE INQUALIFIABLE AU POINT DE CROIRE A TOUT

septembre 27, 2016

Le baromètre de la conscience politique centrafricaine est plus bas que terre. Les « Brutus » de la scène politique entrent en action, distillant de l’intoxication à qui veut les entendre. L’accord de Nairobi regroupe aussi bien les combattants Séléka (branche Mokom). Ces groupes armés nairobistes sont aujourd’hui actifs sur le terrain, récalcitrants au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Sous Catherine Samba-Panza, le 26 septembre 2015, ce sont les Anti-Balaka, version Nairobi, qui ont tenté un coup de force sous la transition, alors qu’elle se trouvait à New-York au nom de la RCA. Les partisans de Bozizé ne démordent pas. Le retour de Francis Bozizé a galvanisé les pro-Bozizé qui tiennent des réunions par-ci et par-là. C’est cette branche proche de Bozizé qui continue d’agir sur le terrain. Les autres Anti-Balaka ont presque déposé les armes et attendent le démarrage du processus DDRR. Comment Touadéra, démocratiquement élu, disposant des lambeaux des FACA, de la Gendarmerie et de la Police, peut-il coopérer avec une milice armée qui lui est foncièrement hostile, au point d’en vouloir à son fauteuil ?

Touadéra a affiché clairement sa démarche, la non violence et le dialogue. Et des missions se succèdent auprès des récalcitrants pour restaurer la paix. Il dispose également de la Minusca. Est-il vraiment étonnant que les pro-Bozizé aillent provoquer les ex-Séléka et mettent cette bavure sur le dos de Touadéra ? Bozizé et ses partisans sont des industriels de nuisance. C’est un calcul qui entre en ligne dans le boycott du processus DDRR. Le clan Bozizé veut absolument faire échec non seulement au DDRR, mais aussi au mandat de Touadéra. C’est pourquoi, les Centrafricains doivent faire très attention à cette campagne d’intoxication qui risque de nous ramener au plus profond de la crise. Depuis les accrochages de Ndomété, et malgré la mise au point gouvernementale sur les ondes mettant en exergue les Anti-Balaka version Mokom, les industriels de l’intox continuent de faire propager que c’est « Touadéra qui a envoyé des milices pour aller attaquer les Séléka du RPRC ». Aujourd’hui, il est question de Coup d’Etat. Bozizé et les siens se sont alliés à un candidat à la présidentielle de 2015. Ce conglomérat continue de ruminer son échec cuisant et son amertume.

Depuis la transition sous la houlette de Catherine Samba-Panza, les partisans de Bozizé sont aux aguets à tous les instants. Ont-ils consulté le peuple centrafricain ? A quoi sert-il de s’accrocher à l’opportunité d’un coup d’Etat, quand vous savez que le peuple centrafricain vous renie ? Les pro-Bozizé ne mesurent toujours pas tout le mal qu’ils ont fait au peuple centrafricain et aux collecteurs de diamant sur l’ensemble du territoire national. Les destructions, mais surtout cet océan de sang qui continue de faire des vagues du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Touadéra a pourtant tendu la main à tout le monde, fidèle à sa philosophie de « Rassembleur ». Tout le monde est représenté dans le gouvernement sans distinction. Malheureusement, les démons du mal ne l’entendent pas de cette oreille.

Touadéra est l’élu des Centrafricains et non du seul clan de Bozizé. Bozizé et son fils tirent les ficelles de leurs partisans d’un côté, Djotodia et Nourredine en font de même côté Séléka. Sur treize (13) groupes armés, dix (10) se sont ralliés au processus DDRR. Les trois (3) récalcitrants sont ceux qui ont signé l’Accord de Nairobi. Aucune milice n’est utilisée par Touadéra et que les Centrafricains doivent faire un effort de discernement, d’analyse pour faire la part des choses, que de prendre pour argent comptant des insanités, des intoxications, destinés à ternir l’image de Touadéra, à le discréditer, mais surtout faire échouer le processus DDRR. Au sein de la classe politique, certains leaders sont prêts à faire feu de tout bois pour accéder au pouvoir, soit par les pro-Bozizé, soit par les Nourredine et Alkhatime. C’est pourquoi, les avancées significatives du processus DDRR, ont subitement du plomb dans l’aile. La recrudescence de la violence est le venin de certains candidats malheureux qui ont des accointances avec ces trois (3) leaders des groupes armés. Dans de telles circonstances, comment Touadéra peut-il servir d’une milice ?

Cela nous rappelle les ragots à propos du départ du Km 5 de la bande à Abdoulaye Hissen. Des individus ont juré sur la tête de Satan que « Touadéra les a reçus et leur a délivré un ordre de mission ». Or, la perquisition opérée au domicile de Abdoulaye, a révélé qu’il est un faussaire. Tous les cachets de la présidence, des départements ministériels, de certains services, ont été découverts à son domicile. La naïveté des Centrafricains est mortelle. Les rumeurs, les intoxications, les ragots de tout genre, le mensonge, la haine, les rancœurs, la méchanceté, vont bon train en RCA. Aucun effort de discernement, d’analyse, de clairvoyance. Comme des enfants, les adultes centrafricains ont un cœur dur comme une pierre, et croient fermement au père Noël, aux légendes, aux mythes, au venin mortel. Que la terre va disparaître d’un moment à l’autre, les Centrafricains y croient comme un bébé. Les partisans de Bozizé ont compris cette naïveté et l’exploitent pour semer la terreur, mettre les bâtons dans les roues de Touadéra et faire basculer le processus DDRR.

Touadéra, une chose est sûre, n’a pas encore renoncé à ses convictions : la non violence et le dialogue avec tous les groupes armés sans exclusive. Et ce, malgré leurs caprices, des caractéristiques propres aux groupes armés, aux rebellions. Il n’est pas encore découragé. Il a besoin de tous ses frères pour la reconstruction du pays. La RCA veut des bras pour se relever. C’est une question de temps, de persévérance et de patience. Les nairobistes, partisans de Bozizé sont fertiles en nuisance et en intoxication, alors que les nairobistes, partisans de Djotodia, excellent dans la violence, les tueries, les incendies des villages entiers. Ce qui provoque une forte vague de personnes déplacées, pendant que d’autres vont en exil en République Démocratique du Congo. « La patrie est en danger », a déclaré Touadéra, avant de lancer l’appel à ses compatriotes pour une « Union Sacrée ». Gaston Mandata-Nguérékata, ancien candidat à la présidentielle de 2015 et président du PARC en posture d’un congrès de restructuration, est le seul à avoir la tête sur les épaules, à comprendre la complexité de l’équation sécuritaire et à saisir en toute objectivité la dure réalité du pays à laquelle est confronté Faustin Archange Touadéra. Il y a encore des esprits lucides, clairvoyants qui peuvent apporter un concours, un soutien, une pierre à l’œuvre titanesque de restauration de la paix et de la reconstruction nationale. C’est la RCA et le peuple centrafricain qui comptent et non la tête d’un individu. C’est l’intérêt supérieur de la nation qui prime sur toutes les autres considérations mesquines.

 

Julien BELA

 

 

 

 

 

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