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FACE A L’URGENCE DE L’HEURE, LA MINUSCA ET LE MINISTERE DE LA SECURITE PUBLIQUE DOIVENT CONJUGUER LEURS EFFORTS

septembre 28, 2016

Ce qui prévaut actuellement dans certaines régions du pays doit interpeler la conscience de tous les Centrafricains. Si les sourds-muets, lors de leur Journée Internationale ont exhorté le peuple centrafricain à faire la paix, c’est que l’heure est grave. Ils sont allés loin, pour dire nous citons, « la paix et la sécurité, c’est l’affaire de tous et non du gouvernement et de la Minusca ». C’est pour autant dire que l’heure n’est plus aux discours stériles, vains mais plutôt aux actes concrets que chaque centrafricain doit poser pour lui et son pays.

C’est dans ce contexte que nous avons jugé mieux que la Minusca et le ministère de la Sécurité Publique s’entendent, conjuguent leurs efforts pour protéger les populations civiles en détresse, en perpétuels déplacements et qui sont les cibles des groupes armés, principalement les combattants Séléka. Car deux (2) ans et deux (2) semaines se sont écoulés, depuis que la Minusca est déployée en Centrafrique. A part la sécurisation des élections, cette force onusienne a vogué et vogue toujours au gré du vent. Les gens sont tués, massacrés sous leur barbe. Leur principale mission qui est et demeure la protection des populations civiles est foulée aux pieds et n’existe que de nom. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ce sont toujours les mêmes revendications qui jaillissent de la bouche des Centrafricains, « déployez nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sur l’ensemble du territoire national pour nous protéger car les Casques Bleus ne font pratiquement rien. Ils sont complices des actes barbares qui nous arrivent. Ils sont de connivence avec les groupes armés. Ils n’agissent pas à temps pour nous secourir … ».

Ces déclarations, revendications, cris de détresse et de lamentation des populations civiles, prouvent à suffisance que la Minusca a montré ses limites. Nous ne pouvons affirmer que les Casques Bleus de Parfait Onanga-Anyanga ont échoué sur tous les plans mais ont failli à leur devoir. Si la Communauté Internationale et les hauts responsables de l’ONU ont estimé pour leur part que les deux (2) ans d’activités de la Minusca en RCA sont satisfaisants, le peuple centrafricain se dit très déçu des prestations des soldats onusiens. Leurs attentes ne sont pas prises en compte par les hommes de Parfait Onanga-Anyanga et de Ban Ki-Moon. Les Centrafricains sont restés sur leur soif et subissent les pires atrocités des combattants des groupes politico-militaires, après le retour à l’ordre constitutionnel. C’est impensable et irréaliste.

C’est pourquoi, il s’avère indispensable que les Forces de Sécurité intérieures (gendarmes et policiers) appuient les Casques Bleus dans leur noble mission de protection des populations civiles sans défense. Le ministère de la Sécurité Publique dont Serge Bokassa pilote et la Minusca, sous Parfait Onanga-Anyanga, doivent trouver des stratégies communes pour protéger au mieux les civiles. Mais c’est avec amertume et regret que nous avons appris que les gendarmes qui faisaient route vers le village Ndomété ont été stoppés par les Casques Bleus et ont dû rebrousser chemin. Si cette information est vraie, nous osons croire que la Minusca n’est pas venue en RCA pour protéger les citoyens centrafricains, mais plutôt pour faire du tourisme militaire ou bien aider certains groupes armés à massacrer, à réduire en cendre les autres. Et c’est ce qui se passe dans certaines villes de nos provinces.

Et pourtant, la gendarmerie et la police qui relèvent du ministère de la Sécurité Publique ne sont pas concernées par l’embargo. Alors pourquoi la Minusca a-t-elle empêché à Dékoua le déploiement des gendarmes à Kaga-Bandoro ? Il y a anguille sous roche. La Minusca ne veut pas que la paix revienne en RCA. L’or, le diamant et l’ivoire qui leur sont vendus par les combattants Séléka, les ont aveuglés. Si la crise cesse, ils ne bénéficieront pas de cette manne du sous-sol centrafricain.

Les élections sont terminées. Les institutions de la République sont déjà en place et aux pieds d’œuvre. Les autorités ont l’obligation et le droit de déployer les forces intérieures sur le terrain, conformément aux revendications de leurs gouvernés. Mais d’où vient cette interdiction ? C’est ça la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national que la Minusca prétend soutenir ? Si nous ne prenons pas nos responsabilités, surtout le ministère de la Sécurité Publique, la Minusca marchera sur nos orteils et les groupes armés nous extermineront tous pour satisfaire les besoins de la Minusca.

Les forces de sécurité intérieures doivent être aux côtés des Casques Bleus pour que la paix et la sécurité reviennent le plus rapidement possible en Centrafrique car l’attitude de ces derniers n’est guère pour le retour de la paix. Si rien n’est fait dans ce sens, alors les centrafricains mourront comme des mouches ou des bœufs à l’abattoir. La Minusca aura toujours ses mots à dire.

A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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