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FARC (FORCES ARMEES REVOLUTIONNAIRES DE COLOMBIE) : 15 DEPUTES, 250 000 CIVILS MASSACRES, ILS DEMANDENT PARDON AU PEUPLE ET SIGNENT LA PAIX

septembre 28, 2016

 

Il a fallu quatre (4) ans de négociations, de discussions, de concertations, de dialogues entre le gouvernement colombien et les FARC. La on violence, le dialogue ont des vertus inimaginables et une force. Les Centrafricains veulent la paix en quelques fractions de seconde. Certains envisagent l’usage de la force. C’est aller droit au mur. Les partisans de force veulent-ils replonger le pays dans le bain de sang ? La crise est là, c’est une maladie et la guérison est lente. Il faut une forte dose de patience comme en Colombie. De plus, il faut examiner avec les rayons laser les points d’achoppement. C’est parfois rien du tout qui bloque. Il y a eu trop de morts, de destructions, ça suffit.

 

Après cinquante (50) ans de rébellion dans les maquis, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), demandent pardon au peuple colombien et signent, ce jour 27 septembre 2016, la paix avec le gouvernement colombien. Rappelons que 15 députés qui voulaient jouer la médiation entre les FARC et le gouvernement, ont été tous massacrés dans la jungle colombienne où vivent les FARC. Il y a eu deux cent cinquante mille (250 000) civils tués durant les cinquante (50) ans de guérilla colombienne. Cela ne pouvait plus continuer. Les FARC ont finalement décidé de déposer les armes. Malgré les incertitudes sur leur devenir, ils ont accepté de faire la paix pour le bonheur de leurs compatriotes et de leur pays. C’est un exemple qui peut inspirer nos frères du FPRC, du MPC et du RPRC, de jeter un regard rétrospectif sur leur pays.

La Colombie est un Etat d’Amérique du Sud, avec une économie solide, malgré cinquante (50) ans de guerre. C’est une économie qui peut faire face aux dépenses liées à la restauration de la paix. La paix coûte très chère. Et pourtant des supports internationaux se manifestent pour aider la Colombie à se remettre : les Etats-Unis, la Banque Mondiale et tant d’autres donateurs. Or, le cas de la RCA est une véritable catastrophe, l’apocalypse pour tout dire. Tout est par terre : les routes, l’économie, le social, la sécurité intérieure et extérieure, le pouvoir d’achat, le climat des affaires qui clignotent rouge. La RCA est le dernier de tous les pays de la planète dans l’indice de développement humain durable, dernier en tout et dans tous les domaines. Au sein du monde rural, le niveau de vie est en-dessous du seuil animal. La malnutrition aiguë et sévère, a fait son apparition, dans un contexte où les infrastructures de santé ont été détruites, autant pour les établissements scolaires, l’eau potable, l’énergie, c’est la misère absolue. N’eut été la ruée massive des ONG internationales en Centrafrique, la misère ferait une hécatombe plus que les armes des groupes politico-militaires. La population ne peut vaquer à ses occupations, en perpétuelle randonnée dans la brousse face à l’agressivité de la nature dont les intempéries. Elle est incapable de se procurer à prix d’argent, un comprimé de paracétamol qui coûte cinquante francs (50 F) CFA. Quant à la nutrition, cela se passe de tout commentaire. L’économie de cueillette occupe encore une place très importante dans l’alimentation du peuple centrafricain. C’est le support naturel de la survie des Centrafricains.

En principe, avec l’avènement du régime Touadéra, tous les groupes armés devaient déposer les armes, juste par ferveur patriotique et la compassion pour leurs compatriotes, leurs propres familles, pour leurs enfants, leur région. Selon l’Ambassadeur des Etats-Unis, il faut très vite mettre des projets dans les régions de Vakaga, Haute-Kotto, Bamingui-Bangoran et Nana-Gribizi pour soulager ces populations qui se sentent marginalisées depuis l’indépendance. Déjà, la route Kaga-Bandoro – Ndélé est en réhabilitation. C’est le point de départ, mais il faut très vite restaurer la paix. C’est autant dire que les cris des populations du Nord ont été entendus tant à Bangui qu’au-delà des océans et sont pris entièrement en compte. De plus, tous les protagonistes de la crise sont hors du pouvoir, pourquoi maintenir la tension, avec des exactions intolérables et inadmissibles ? Les armes ne peuvent plus servir d’arguments, ni de moyen de pression, mais nuisent exclusivement à la vie de toute la population : hommes, femmes, enfants et vieillards qui meurent comme des mouches sous les balles ou de toutes autres maladies, voire la famine. Les groupes armés font mal au peuple centrafricain et non à un régime. Le FPRC, le MPC et RPRC courent après le vent.

Nous en appelons à nos compatriotes qui sont dans ces trois (3) groupes armés de voir leur pays et leurs frères qui souffrent atrocement pour rien au monde. Les populations déplacées, les populations en exil dans les pays voisins, tout cela n’honore pas le pays qui renoue avec les instances internationales, retrouve sa place dans le concert des nations, et se remet peu à peu sur les rails. La RCA est très en retard sur tous les plans. Nous ne pouvons pas creuser nous-mêmes notre propre tombe. Il y a assez de morts, de destructions, de déchirements, il est temps de passer à la Réconciliation, à l’Unité et à la Cohésion sociale, facteurs de développement de notre pays. Après cinquante (50) ans de guerre, les FARC ont déposé les armes. Après quatre (4) ans de bain de sang en RCA, l’heure est aussi venue de faire définitivement la paix.

La classe politique et la société civile centrafricaine sont stériles, médiocres, dépourvues de toute culture, incapables de se mobiliser pour sortir leur pays du gouffre. Les calculs funestes, égoïstes, sur fond de haine, de rancœur, empêchent la classe politique et la société civile de réaliser un sursaut d’orgueil, de bannir la peur et de franchir le rubicond. La classe politique et la société civile n’ont aucune profondeur, aucune initiative salutaire. Le mal centrafricain, c’est le centrafricain lui-même, un loup pour son compatriote. La médisance, les complots, les combinaisons lugubres, sataniques, profito-situationnistes, charlatanesques, de « brutus » en puissance, des marchands d’illusions, et que savons-nous encore. La classe politique et la société civile par défaut sont la risée de la Communauté internationale et du monde entier. Comprennent-elles réellement la langue de Molière, « that is the question ». Elles pédalent dans le yaourt, embourbées dans du sable mouvant où elles s’enfoncent chaque jour. Touadéra doit organiser un séminaire national de remise à niveau en direction de la classe politique et de la société civile, afin que chaque entité puisse maîtriser et donner une vraie orientation à son aventure hasardeuse, ce saut dans l’inconnu où elles ne savent quoi faire, où aller. Et pourtant, la Plateforme religieuse est un exemple de vision à court , moyen et long terme, qui pouvait inspirer. Malheureusement, le nanisme politique empêche la classe politique de voir la réalité, alors elle se contente de l’ombre des choses dans la caverne.

 

Julien BELA

 

 

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