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LE NIVEAU DES ENSEIGNANTS EST AUSSI BAS QUE CELUI DES ELEVES :  UN TEST S’IMPOSE AVANT LEUR INTEGRATION DANS LA FONCTION PUBLIQUE

septembre 28, 2016

La rentrée scolaire 2016 – 2017 est presque effective sur toute l’étendue du territoire national. Elèves et enseignants ont repris le chemin de l’école. Mais depuis plusieurs décennies, le système éducatif centrafricain est en perpétuelle régression. Sur le bout des lèvres des Centrafricains, on entend ceci, « le niveau des élèves est très bas », sans pour autant savoir, qu’est-ce qui est à l’origine de cette baisse de niveau ?

Alors, selon vous, un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Tous deux (2) ne tomberont-ils pas dans un trou ? C’est justement ce qui se passe aujourd’hui au ministère de l’Education Nationale. Nous pouvons affirmer sans nous tromper que certains enseignants sont aussi nuls que les élèves. Ont-ils vraiment appris la conjugaison, l’orthographe, la grammaire, le vocabulaire …, quand ils étaient encore sur les bancs de l’école ? Nous ne le pensons pas. Un professeur de lettres modernes (français), détenteur d’une maîtrise et qui a passé deux (2) ans à l’Ecole Normale Supérieure (ENS), n’arrive pas à écrire correctement le mot « fonctionnaire », comment allez-vous justifier cela ? Au lieu d’écrire fonctionnaire comme nous l’avons fait, il écrit ainsi : « fonctionnair », sans mettre le « e » à la fin. Est-ce normal ?

En outre, l’accord du participe passé avec les auxiliaires être et avoir ne lui dit aussi absolument rien. A titre d’exemple, il écrit la phrase, « La fille est venue », comme ça : « La fille est venu ». Ou encore, « J’ai vu les filles, je les ai vues ». Il écrit ainsi : « J’ai vu les filles, je les ai vu ». A-t-il respecté les accords du participe passé avec l’auxiliaire être ou avoir ? Nous attendons la réponse à cette question de ceux qui forment ces enseignants pour en dire plus. Mais en attendant, convient-il de le rappeler, le système éducatif centrafricain est pourri du sommet à la base. Si ceux qui transmettent les connaissances aux élèves ne maîtrisent pas les règles élémentaires de grammaire française, qu’en sera-t-il de ceux qui l’apprennent ? C’est toute la question qui se pose aujourd’hui avec plus d’acuité. Certains enseignants, pas tout le monde, ne sont pas à la hauteur de leur tâche. Et tout ceci est à mettre au passif de hauts cadres du ministère de l’Education Nationale. Au lieu de sélectionner des jeunes diplômés capables, intellectuels pour les former, ils ne recrutent que leurs parents, cousins, cousines, petits-fils etc. Sachant bien que le métier d’enseignant est une vocation et non une nécessite ou un passage obligé pour entrer dans la fonction publique centrafricaine.

Et c’est ce qui s’est passé aussi dans le recrutement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Les hauts gradés de l’armée nationale avaient préféré enrôler leurs cadets, amis et connaissances dans les FACA. En plus, le recrutement se faisait d’une manière ethnique, tribale, régionale. Et les conséquences de ces actes mafieux, égoïstes sont là devant nous. Nous les vivons au quotidien. C’est exactement ce qui se passe au ministère de l’Education Nationale. Tout ceci, c’est nous qui l’avons occasionné. Si un élève en classe de CM 2 ne sait pas lire, ni écrire, la faute incombe aux enseignants et non aux élèves.

C’est pour cette raison que nous demandons au ministère de l’Education Nationale d’organiser un test pour les enseignants intégrables. Leur liste est déjà sortie et ils attendent aujourd’hui leur intégration dans la fonction publique centrafricaine. Pour notre part, les épreuves que le ministère doit choisir sont la dictée et la préparation d’une fiche pédagogique. Sur ce, les dirigeants de ce département verront, qui est qui. Et ensuite, ceux qui seront admis à l’issue de ce test, peuvent être intégrés. Les échoués doivent encore subir des leçons de grammaire. Une fois qu’ils seront mûrs et bien rodés, ils pourront par la suite être intégrés. Ce faisant, nous augmenterons le niveau des élèves et enseignants. Car, n’oubliez pas que certains enseignants ne savent pas préparer leurs fiches pédagogiques qui, au Fondamental 1, commencent par la CAA (Connaissances d’Acquisition Antérieures), soit par le ‘’Procédé La Martinière’’ (PLM) ; ensuite la Leçon Proprement Dite (LPD) qui comporte plusieurs phases : la phase globale, la phase analytique, la phase synthétique, et nous en passons. Ou bien, le département organise des recyclages pour ceux qui sont déjà intégrés.

En agissant de la sorte, le ministère peut redresser la barre. Et le niveau des élèves et des enseignants qui est tombé plus bas que terre se redressera de lui-même. Dans le cas contraire, le ministère de l’Education sera comme un aveugle qui conduira un aveugle et tournera en rond sans voir le bout du tunnel. « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », disait Jésus-Christ.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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