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ALAIN JUPPE DEPLORE LA NULLITE DU DEBAT POLITIQUE EN FRANCE

septembre 29, 2016

L’ancien Premier ministre ne semble pourtant pas emballé par un « remake » Hollande-Sarkozy à la présidentielle de 2017. Favori des sondages, Alain Juppé n’écarte pas l’hypothèse d’une défaite à la primaire à droite. Interrogé ce vendredi sur BFMTV, Alain Juppé a assuré qu’il se rangerait dernière Nicolas Sarkozy, si l’ancien président venait à l’emporter. Si la compétition est « impartiale », « je n’aurai aucun état d’âme », a-t-il affirmé. L’ancien Premier ministre a, par ailleurs, peu apprécié le discours aux airs de campagne prononcé jeudi par François Hollande. Le maire de Bordeaux a fustigé un « fantastique exercice de mensonge, qui contribue à décrédibiliser la parole publique. » « Il nous dit ‘je ne suis pas candidat’ et fait un discours de candidat, a jugé Alain Juppé. Cela ne trompe personne ».

Lors de son intervention dans la salle Wagram, le chef de l’Etat s’est posé en garant des valeurs de la République, multipliant les attaques contre les candidats à la primaire, à droite. « Il ment sur ce que disent ses adversaires ou ses concurrents », s’est indigné Alain Juppé. « Je n’ai jamais proposé de démanteler le système social français, je veux le consolider ». Selon l’ancien Premier ministre, cette stratégie, qui consiste à « dénaturer les propos de ses adversaires pour se faire valoir », est une « vielle façon de faire de la politique ».

Jeudi, François Hollande a réservé la majorité de ses flèches à Nicolas Sarkozy, autre candidat déclaré à la primaire à droite, avant que l’ancien chef d’Etat ne lui réponde dans la soirée. Alain Juppé n’exclut pas que ce duel à distance soit une manière de l’évincer de la course à la présidentielle. « Il y a la tentation du remake, a-t-il reconnu, en référence au scrutin de 2012. Mais nous ne sommes pas sûr que les Français en ont vraiment envie.  28% des Français envisagent d’aller voter à la primaire à droite, selon un sondage Odoxa pour L’Express. 28% des Français envisagent d’aller glisser un bulletin dans les urnes lors de la primaire à droite, selon un sondage Odoxa pour L’Express, France Inter et la presse régionale. La primaire à droite, qui se déroule les 20 et 27 novembre pourrait bien passionner les Français. A deux mois, jour pour jour du premier tour, plus d’un quart d’entre eux envisagent d’aller voter, selon le dernier sondage Odoxa pour L’Express, France Inter et la presse régionale.   Mais les objectifs poursuivis sont très divers. 53% disent vouloir empêcher l’un des candidats de sortir vainqueur du scrutin. Dans le même temps, 51% des votants potentiels reconnaissent apprécier énormément l’un des candidats. Pour 84% des sondés ayant l’intention d’aller voter, le vainqueur des primaires « aura de grandes chances d’être élu président en 2017 ».  Le problème, c’est que tous ces votants ne savent pas encore réellement comment va se dérouler la primaire. Ils sont au courant qu’elle est ouverte à tous, moyennant deux euros. Mais les sondés ne sont que 26% à connaître les modalités précises, en particulier les dates. 19% des personnes interrogées connaissent les dates du 1er et du 2nd tour des élections. La mobilisation des électeurs sera pourtant déterminante dans l’issue du vote.  Le maire de Bordeaux est au coude-à-coude avec Nicolas Sarkozy pour la primaire à droite de novembre 2016, en amont de l’élection présidentielle 2017. La candidature de l’ex-Premier ministre séduit les Français, selon les sondages qui ne laissent que quelques points d’écart entre les deux candidats à l’Elysée. Il serait toutefois doublé par l’ancien président lorsque les réponses sont restreintes aux sondés proches du parti Les Républicains.  Décidément, la polémique lancée par Nicolas Sarkozy (pour lequel « dès que vous devenez français, vos ancêtres sont gaulois »), passe plutôt mal à droite. Après Jean-François Copé, qui a dézingué dans les colonnes du HuffPost, une formule « ridicule », c’est au tour du principal challenger de l’ex-président, Alain Juppé, de dénoncer cette sortie qui a ulcéré historiens et cadres de la gauche.  Dans un tweet publié ce jeudi 22 septembre, le maire de Bordeaux a déploré la « nullité du débat politique que soulèvent certains à droite et à gauche » en référence aux « Gaulois » cités par Nicolas Sarkozy. « Et si on parlait d’avenir? », demande Alain Juppé.  Outre ce tacle en bonne et due forme glissé dans le cadre d’une campagne qui s’annonce musclée, il y a bien un message subliminal dans ce tweet. Car au delà de la simple critique de la polémique lancée par Nicolas Sarkozy, Alain Juppé oppose le concept d' »identité nationale » défendu par l’ex-chef de l’État (insistant sur les racines et le passé) à celui de « l’identité heureuse » vendue par le maire de Bordeaux (plus optimiste et tournée vers l’avenir).

 

JONAS DEMBA

 

 

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