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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

septembre 29, 2016

REGAIN DE VIOLENCES DANS PLUSIEURS VILLES DE L’ARRIERE-PAYS, SELON UN DOCUMENT DE OCHA

 L’insécurité reste persistante dans plusieurs villes de l’arrière-pays, selon un rapport de la coordination humanitaire. Ce regain de violence, d’après le même document met à mal les actions de protection.

Les derniers jours sont marqués dans plusieurs provinces centrafricaines, par des violences que relève l’aperçu humanitaire de Ocha.

A Mbomou dans le Sud-est, deux personnes ont été prises en otage par un groupe armé, le 15 septembre à 18 km de Nzako, rapporte l’aperçu humanitaire de la coordination des affaires humanitaires.

Au centre du pays, selon le même document, deux jeunes hommes âgés de 21 et 28 ans ont été tués dans la nuit du 24 au 25 septembre par des hommes armés dans un quartier situé derrière l’aérodrome de Bria. Le 20 septembre, un véhicule a été pillé par des hommes armés qui ont pris quelques passagers en otage. Au moment où nous mettons sous presse cette information, les otages sont encore entre les mains de leurs ravisseurs.

La population de la ville de Yalinga, toujours dans la même région, a trouvé refuge  au camp des forces internationales et à la résidence du sous-préfet, suite aux incursions répétées des hommes armés et surtout la présence signalée d’un groupe armé dans les périphéries de la ville.

Au nord, précisément dans la commune de Niem-Yelewa, le document de Ocha fait état de plusieurs morts enregistrés après des représailles organisées le 18 septembre par un groupe armé au village Dangkobira.

Dans le nord, les patrouilles des forces internationales et les missions humanitaires sur l’axe Kambakota-Batangafo sont difficiles en raison d’une panne sur la barge.

Alors que l’aperçu sur les villes Nzako, Bria,  Yalinga et Niem-Yelewa fait état de violence, à  Kaga Bandoro, la situation semble de plus en plus stable après les combats des 12 et 13 septembre dernier. Un retour progressif des personnes déplacées est observé à Ndomété, village où avaient eu lieu les violences. Selon Ocha, au 21 septembre, environ 50% des déplacés, soit au moins 1 600 personnes, avaient regagné leurs maisons.

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62% DES DOSSIERS TRAITES PAR LA COUR LORS DE LA SESSION CRIMINELLE 2016

62% des dossiers enrôlés ont été traités, lors de la dernière session criminelle, selon les données de la justice centrafricaine. Plusieurs affaires, selon Benoit Narcisse Foukpio, Avocat général près la Cour d’Appel de Bangui,  ont été renvoyées à la prochaine session par manque d’investigation.

Ce sont 36 des 58 dossiers qui ont été jugés lors de la session criminelle, selon Benoit Narcisse Foukpio,  Avocat général à la Cour d’Appel de Bangui. « Les statistiques générales font état de  36 dossiers jugés dont 26 jugés selon la procédure de la contumace conformément aux dispositions des articles 294 à 312 du code de procédure pénale », résume-t-il.

Narcisse Foukpio a donné des précisions sur les condamnations prononcées en ces termes, « la Cour a enregistré 7 cas d’acquittement, 15 condamnations à des peines forcées à temps, ont été prononcées, 2 condamnations à des peines de travaux forcés à perpétuités et 11 condamnations ont été prononcées à des peines simples d’emprisonnement fermes allant de cinq années à la détention à perpétuité ».

Selon les données présentées par l’Avocat  Général, 22 dossiers ont été renvoyés à la prochaine session criminelle. Certains l’ont été par manque d’information, d’autres pour complément de dossier.

La difficulté fondamentale de la dernière session criminelle  se situe au niveau des investigations préliminaires et des cabinets d’instructions. « Nous avons eu des peines à mobiliser les pièces à conviction dans le cadre des preuves. C’est là la principale difficulté que nous avons enregistrée » , a fait savoir Benoit  Narcisse Foukpio.

La session criminelle 2016 s’est tenue du 23 aout au 23 septembre. C’est la deuxième session depuis le coup d’Etat de mars 2013.

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CENTRAFRIQUE : DE NOUVELLES VIOLENCES SIGNALEES DANS LA VILLE DE KOUI

La sous-préfecture de Koui  a enregistré depuis 4 heures du matin de nouvelles violences qui ont contraint de nombreux habitants à quitter la localité. L’information est confirmée par des sources humanitaires contactées par le RJDH.

De sources indépendantes, ces violences font suite à la mort de six éléments de Sidiki, leader militaire d’un nouveau mouvement armé dénommé Retour Réclamation et Réhabilitation (RRR).

La sous-préfète de Bocaranga, Héleine Dénembai assurant l’intérim à Koui, confirme ces nouvelles violences et parle de situation critique dans la ville.« On continue de recevoir les personnes déplacées en provenance des villages environnants suite aux violences de ce matin à Koui. Toute la sous-préfecture de Koui s’est vidée à cause des affrontements entre les éléments de Sidiki et les jeunes autodéfense qui ont réagi à l’assassinat des membres d’une famille. La situation est critique sur place depuis ce mardi 27 septembre  », confie-t-elle.

Héleine Dénembai dit craindre une attaque de ces hommes armés contre la ville de Bocaranga. « Il nous a été rapporté que Sidiki projette d’attaquer Bocaranga. C’est une réelle inquiétude pour moi aujourd’hui », avance la sous-préfète qui parle de plus de vingt morts suite aux violences de ce mardi.

Anicet Georges Dologuélé, député de Bocaranga déplore cette situation et appelle le gouvernement à l’action. « J’ignore ce que le tristement célèbre Sidiki veut. Que le gouvernement entreprenne une discussion avec lui comme il a fait avec les autres groupes et en même temps, qu’il prépare des FACA aux fins d’assurer la sécurité de la population. Car les innocents ne peuvent pas continuer de mourir comme des animaux. Sidiki a bien dit qu’il va conquérir toute la région, mais qu’est-ce que le gouvernement attend ? », s’interroge t-il.

La Minusca a promis à travers son porte-parole, réagir demain sur les violences enregistrées dans la ville de Koui. Impossible d’entrer en contact avec Sidiki et des sources à Koui par défaut de liaison téléphonique.

Deux villages environnants de Koui ont été attaqués entre le 13 et  22 septembre par les combattants de RRR. Ces attaques ont fait une dizaine de morts. L’attaque de ce matin est la troisième du genre en l’espace de dix (10) jours.

 

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