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PROJET DE CONSTRUCTION DE 10.000 LOGEMENTS SOCIAUX ET ECONOMIQUES SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE NATIONAL

septembre 29, 2016

 

faustin-archange-touaderae-18-juillet-a-kigali-en-marge-du-sommet-de-lunion-africaineLe 23 septembre 2016, MEM  GROUP a signé avec le ministre de l’Habitat, un protocole d’Accord portant sur la construction de dix mille (10.000) Logements sociaux et économiques, sur l’ensemble du territoire centrafricain. Il a fallu 42 jours pour obtenir ce document. C’est une bouffée d’oxygène pour les fonctionnaires et agents de l’Etat à travers le pays. Ils n’auront plus à se décarcasser pour se donner un toit. Touadéra conjugue déjà l’un des cinq verbes du MESAN de Barthélémy Boganda, à savoir :

Loger : la dignité d’un homme, d’une famille, passe par un toit. Touadéra a compris la préoccupation essentielle des fonctionnaires et agents de l’Etat. C’est le premier pas vers la restauration de la dignité humaine du peuple centrafricain. C’est l’un des plus grands projets sociaux de tous les temps en Centrafrique, depuis l’accession du pays à l’indépendance. L’ex-empereur a été un précurseur dans ce domaine. C’est la première vague et il n’est pas exclu que d’autres suivent pour urbaniser toute la RCA, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Chaque préfecture aura son lot à répartir entre toutes les sous-préfectures.

La procédure arrive presque à son terme, il ne reste qu’un seul document à savoir la garantie bancaire. C’est un pool constitué des quatre (4) banques de la place qui doit émettre la garantie bancaire au MEM GROUP. Les banques n’ont rien à perdre mais elles ont tout à gagner du fait que de l’argent frais et d’un montant très important, sera logé dans les 04 établissements bancaires : CBCA, BPMC, ECOBANK et BSIC. Ces banques peuvent utiliser cet argent en même temps que le projet se réalise.

Le démarrage du projet est imminent, car dès réception de la garantie bancaire, la phase opérationnelle se mettra en branle. Les architectes, les ingénieurs et les financiers de MEM GROUP seront dans la semaine qui suit à Bangui pour la réalisation de ce grand projet d’envergure nationale. Touadéra honore ainsi le peuple centrafricain et singulièrement la jeunesse qui trouvera du travail pour sortir de la chaîne de la misère. C’est pourquoi les banques de la place doivent faire vite, en octroyant cette garantie. Si le protocole d’accord a pris 42 jours, qu’en sera-t-il de la garantie bancaire, n’est-ce pas pour 1000 ans ? C’est la RCA et le peuple centrafricain qui en sont les bénéficiaires. Un tel projet, pour des Centrafricains nantis d’une ferveur patriote, ne devait pas trainer aussi longtemps, car cela fait plus de 50 jours que ces partenaires moisissent à l’Hôtel. Tout porte à faire croire que la RCA doit rester en l’état et ne jamais se développer. C’est tout de même triste qu’un projet de cette envergure ne soulève pas l’enthousiasme au sein du gouvernement et surtout des banques qui vont énormément profiter du transfert et du stockage des fonds de ce vaste projet hyper social.

Rappelons que le Nigéria et le Royaume du Maroc s’étaient proposés de construire deux cents (200) logements pour le premier pays et cent (100) logements pour le second, au profit des populations déplacées de Bangui M’poko. Pour certains, « si la construction des 10.000 logements se réalise, ils n’auront pas d’arguments vis-à-vis de Touadéra en 2020 … ». Est-il possible qu’un centrafricain raisonne de cette manière ? Faut-il voir le pays et le peuple ou voir un individu ? Touadéra va partir, un autre centrafricain va venir. Il va compléter ce que Touadéra a fait durant son mandat. C’est la RCA qui compte et c’est le peuple centrafricain qui prime sur toutes les autres considérations. Ce projet a traîné tout simplement parce que c’est Touadéra, sur fond de mauvaise foi, de manque de culture politique et de patriotisme. « La patrie d’abord », disent les burkinabé. Les hommes passent mais la nation demeure. Faut-il arrêter la marche du soleil parce que ce n’est pas mon parti qui a gagné les élections ? Faut-il bloquer les dossiers de développement du pays ? Nous nous posons la question de savoir pourquoi entrer dans un gouvernement, si vous devez servir de goulot d’étranglement à ce même gouvernement auquel vous appartenez ? Peut-on scier la branche sur laquelle on est assis ? Ce qui est horrible, c’est que les partenaires parviennent à lire ce comportement négatif d’un fils du pays qui ne veut pas du bien pour son pays.

Cela fait partie du climat des affaires et compromet la ruée des investisseurs dans le pays. Les Centrafricains doivent changer de mentalité, de moralité, de comportement, d’attitude, afin de servir avec enthousiasme leur pays, en toute honnêteté. Les gens pensent mettre les bâtons dans les roues de Touadéra, alors qu’ils sont entrain de poser un acte criminel vis-à-vis de leur pays. Parce qu’on a perdu les élections, il faut en sourdine étouffer les dossiers et par conséquent le pays. Ce n’est pas notre régime. Pourquoi être entré dans le gouvernement, si c’est pour faire barrage à celui là même qui a pris la peine de signer, sans discrimination, car tous sont des Centrafricains, le décret qui nomme les membres du gouvernement ? Ce projet de 10 000 logements sociaux et économiques devait être expéditif en un quart de tour. Les partenaires ont un cœur pour la RCA, sinon, ils l’auraient abandonné, car les autres pays leur courent après, alors qu’en RCA, on les traîne dans la boue. Touadéra a intérêt à bien choisir ceux qui peuvent l’aider à franchir le cap. Il y a beaucoup de loups dans la bergerie. Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme pouvait bien coopérer avec le ministre des Finances pour accélérer ce dossier au bout de 72 heures ou 07 jours au maximum, mais hélas.

Le ministre des Finances vient de FAGAS où il a signé plusieurs accords de financement avec les pays de l’Afrique de l’Ouest, comment peut-il faire trainer un projet de 10.000 logements sociaux et économiques dont l’importance n’échappe à personne. Il y a quatre banques à Bangui. Dire à ces 04 banques de se mettre en pool pour donner une garantie au « MEM GROUP », faut-il attendre un siècle ? Touadéra, et tous les Centrafricains le disent, il s’est fourré le doigt dans l’œil en nommant ses pires ennemis à des postes clés. Le cas des partenaires de MEM GROUP est largement édifiant pour que Touadéra se réveille de son sommeil, s’il veut donner du sourire aux centrafricains. Les pires ennemis de la jeunesse centrafricaine, ce sont les hommes politiques à l’exemple du ministre des Finances qui fait trainer un projet qui peut embaucher plus de cinquante (50)  à cent mille (100.000) jeunes sur l’ensemble du territoire. En Afrique de l’Ouest, il a fait bénéficier de financements à plusieurs pays, mais pour son propre pays, non, ce n’est pas son régime. Touadéra a du pain sur la planche car son échec est voulu et programmé par ses rivaux au gouvernement. Un pays, la RCA où les cadres sont eux-mêmes les bourreaux de leurs compatriotes, il n’y a qu’en RCA qu’on peut voir un tel paradoxe qui relève d’un monde à l’envers.

Julien BELA

 

 

 

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