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LA MINUSCA EST-ELLE UNE BAGUETTE MAGIQUE ? QUE FONT LES CENTRAFRICAINS (PARTIS POLITIQUES ET SOCIETE CIVILE), POUR LEUR PAYS ?

octobre 3, 2016

 Touadéra a imprimé la marque et a annoncé la couleur dans la série noire de  la crise centrafricaine. La non violence et le dialogue constituent le socle de la « Touadérisation ». Bien avant son investiture, la plate forme religieuse s’est engagée dans cette voie. Malheureusement, elle n’a pas inscrit dans son agenda, la médiation avec les groupes, privilégiant les actions sociales et humanitaires, alors qu’il faut d’abord définitivement éteindre le feu. La plate forme religieuse joue en solo sa partition sur la braise. Le dialogue étant une vertu, il a porté ses fruits, car dix (10) groupes armés sur treize (13) ont adhéré au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Au dialogue avec les groupes armés, s’est ajouté un autre dialogue avec les populations de Kaga-Bandoro, Bria, Sibut, une stratégie de proximité. Les partis politiques, la société civile, auraient dû prendre le relai, pour multiplier la fréquence des contacts, pour faire rallier les récalcitrants. Malheureusement, ce n’est pas le cas, alors que selon la Communauté internationale, il revient aux Centrafricains de prendre leur responsabilité pour agir.

Nous n’avons pas d’armée et cela n’est un secret pour personne. La Minusca n’est pas une baguette magique pour savoir à l’avance, qu’il y aura des tueries, des exactions, des incendies des villages à Kouango, à Koui, à Bocaranga, à Ndomété. Les groupes armés (RPRC, FPRC, MPC, et RRR) n’appellent pas la Minusca pour l’informer qu’ils ont soif de verser le sang et de semer la désolation. L’ignorance est si ancrée que les partis politiques et la société civile ne comprennent pas ce que c’est qu’un « Mandat de maintien de paix ». Ce n’est pas une force d’attaque, une force d’agression. C’est aux Centrafricains de se mobiliser derrière leurs autorités pour aller à la conquête de la paix et de la sécurité. C’est cela l’Union Sacrée. Au regard du calendrier chargé du Chef de l’Etat, les partis politiques et la société civile auraient pu jouer aux facilitateurs pour tenter d’aplanir les divergences et rapprocher les deux (2) bouts. L’image du médecin après la mort est trop simpliste et ne colle pas à la réalité. Aucun parti politique, encore moins  la société civile, n’a demandé à la Minusca de l’aider à aller rencontrer nos frères encore récalcitrants, ne fut-ce que pour s’informer de leurs exigences.

Les déclarations fracassantes dignes de la manipulation, n’apporteront aucune solution. Les experts des joutes oratoires prêchent dans le désert et renforcent les clivages. D’autres, à l’exemple du ministre de la Sécurité, risquent de provoquer le pire, l’irréparable. L’usage de la force est une voie sans issue. Les clichés du passé nous entrainent très loin de la paix qui préoccupe tous les Centrafricains. Malgré la gendarmerie et la police qui patrouillent nuit et jour, les malfrats trouvent toujours une faille pour commettre des forfaits. Des voix se sont élevées pour dénoncer les braqueurs au niveau du pont Saint Charles. Les Centrafricains doivent se résoudre à prendre les taureaux par les cornes et par le dialogue. Pour certains observateurs, c’est ce mot « Rapatriement » qui irrite certains leaders des groupes armés encore récalcitrants. Quelle alternative faut-il proposer ? Les revendications politiques sont définitivement tombées. Les groupes armés savent contourner la Minusca pour aller verser le sang, incendier les villages et semer la désolation. Il faut savoir décrypter les agissements en face, la tête froide.

De l’autre, les partisans de Bozizé, menés par son fils Francis Bozizé, veulent torpiller tout le processus de paix, avec la complicité de certains leaders politiques. Personne ne les dénonce, personne n’en parle. Alors qu’ils sont les causes des malheurs que vivent les Centrafricains. Le gouvernement Sarandji n’est nullement solidaire. Certains membres jouent leur propre carte, et n’épousent pas la stratégie et la vision de Touadéra. La RCA appartient aux Centrafricains. Ce sont eux qui souffrent. Pour ce faire, il revient aux Centrafricains de prendre leur destin en main. La Communauté internationale et la Minusca viennent en appui. Les bavures ne doivent pas nous décourager. Il faut être en paix pour pouvoir travailler. Les Consultations Populaires à la Base, ont lieu sur toute l’étendue du territoire national. Les élections se sont déroulées sur l’ensemble du pays et ce, malgré l’insécurité, les bavures, les flambées de violence. Pourquoi la paix pourrait-elle être impossible ? La haine, la mauvaise foi, les rancœurs, la jalousie nous tiennent prisonniers et nous empêchent d’agir pour restaurer la paix. Au sein de la Minusca, les gens ont des têtes, réfléchissent, observent et se rendent compte que les forces vives n’ont aucune volonté, aucune détermination de restaurer la paix. C’est « Touadéra qui est élu, il doit se débrouiller seul ». Au lieu de le laisser faire, bien des gens tapis dans l’ombre, lui mettent des bâtons dans les roues, voulant son échec pour rebondir. Malgré les miracles opérés par Dieu à travers Moïse, il y avait des gens pour détourner le peuple d’Israël de la voie du Dieu Tout-Puissant afin de les égarer, derrière, dans le culte des idoles, notamment le veau d’or fabriqué de main d’homme. Si la classe politique et la société civile n’arrivent pas à distinguer l’intérêt supérieur de la nation, qu’en sera-t-il de leurs militants ? Pendant que certains ruminent leur rancœur, leur haine, leur jalousie, d’autres passent le clair de leur temps à singer au nom de la Minusca, à vociférer au nom de la Minusca, à pleurnicher. Mais aucune action concrète, décisive en faveur de la paix. Comme la cigale, ils vont chanter tout l’été sans apporter un grain de paix dans le grenier. Tous les Rwandais (dirigeants et populations) ont mis la main à la pâte pour restaurer la paix, le vivre ensemble et le développement.

Un pays qui n’a pas d’armée, est au gré des  caprices des bandes armées. A qui la faute, si nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sont dans un état de déconfiture avancé, exposant la population à l’humiliation ? Les vrais responsables reviennent narguer les nouvelles autorités et la population, au vu et au su de la classe politique et de la société civile. Cela n’émeut personne. Comment la Minusca peut-elle prendre au sérieux la classe politique et la société civile ? Grâce à la société civile tchadienne, Hissein Habré a été jugé au Sénégal. Les hommes de Bozizé s’agitent, alors que les ex-Séléka sont là en puissance. Pour des raisons électoralistes, certains candidats n’ont pas hésité à faire alliance avec l’enfer. D’autres ont joué sur la corde Séléka. Où sont passés ces leaders pour ramener la paix à leurs compatriotes ? Pour avoir perdu les élections, le pays et son peuple sont abandonnés à leur triste sort. Et pourtant, on les connaît tous, avec leurs affinités pour tel ou tel groupe armé. Ce sont ceux–là qui doivent ramener la paix dans le pays. La haine, la méchanceté les empêchent de sauver leur pays. Et demain, ils reviendront devant ce même peuple qu’ils ont méprisé, pour solliciter son suffrage. Pourquoi la Minusca doit-elle  porter le diable, alors que la classe politique et la société civile sont irresponsables et démissionnaires devant LA PATRIE EN DANGER ?

Julien BELA

 

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