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LES FORCES VIVES DE LA NATION MONTENT AU CRENEAU, LES ANTI-BALAKA MENACENT DE BOYCOTTER LE DDRR : EN TOILE DE FOND, L’INCAPACITE DE LA MINUSCA

octobre 3, 2016

 

Le regain de violences a repris de plus bel dans certaines villes de nos provinces. Nous citons entre autres, la ville de Kouango dans la préfecture de la Ouaka où les combattants de l’UPC d’Ali Daras ont massacré plus d’une cinquante de nos compatriotes et incendié des centaines de maisons d’habitation ; au village Ndomété, dans la ville de Bandoro, c’est le MPC d’Akhatime, la branche de la coalition Séléka la plus réticente et hostile au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) qui s’en est pris violemment aux citoyens civiles. Des dizaines de morts, de blessés et des maisons brulées ont été enregistrés. Récemment à Koui, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, c’est une nouvelle rébellion qui vient de voir le jour, dénommée Retour, Réclamation et Réhabilitation, (RRR), du camerounais Sidiki, qui écume cette partie du territoire national. La liste des exactions, des actes barbares, indignes, inhumains, bestiaux des Séléka est longue et non exhaustive.

C’est dans ce contexte et face à la dégradation sécuritaire très galopante, avec des massacres et incendies de maisons à grande échelle, que les Forces Vives de la Nations (FVN) sont montées au créneau. « Nous demandons également à la Minusca d’assumer, conformément à la dernière résolution 2301 du conseil de paix des Nations-Unies donnant à cette dernière un mandat robuste d’assumer d’une manière correcte et honnête sa mission respectivement de maintien de la paix, de la sécurité et de la protection de la population civile sur toute l’étendue du territoire national », ont martelé les Forces Vives de la Nation. Elles n’ont pas aussi manqué d’interpeller le gouvernement en ces termes : « Par ailleurs nous interpellons le gouvernement par l’entremise des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) à prendre leurs entières responsabilités afin de garantir la sécurité au peuple centrafricain ».

Pour éclairer la lanterne des Centrafricains sur cette déclaration, le coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), Gervais Lakosso n’est pas passé par quatre (4) chemins pour lancer un ultimatum de deux (2) semaines à la Minusca qui brille par son incompétence, son incapacité à protéger les populations civiles, de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de protéger ces dernières. Il envisage aussi d’envoyer des pétitions pour recueillir les signatures des Centrafricains pour un probable départ des Casques Bleus de la Minusca de la République Centrafricaine. Dans le même ordre d’idée, les FVN projettent aussi un changement au niveau de la haute direction du pays.

Nous osons croire que dans les jours à venir, c’est un bras de fer qui sera engagé entre les FVN et la Minusca d’une part, et entre les FVN et le gouvernement d’autre part. Mais la question que les Centrafricains se posent aujourd’hui est de savoir : « Est-ce que les FVN ont-elles pris des dispositions nécessaires pour garantir aussi la sécurité de tout le peuple centrafricain » ? Car nous savons d’avance pour notre part que la Minusca a presque failli à sa principale mission, celle de la protection des populations civiles, en dépit du mandat robuste, pour reprendre les propos des FVN que le Conseil de Sécurité l’a donné à travers la résolution 2301. Il serait judicieux de demander au gouvernement de faire pression sur les Casques Bleus pour qu’ils respectent scrupuleusement leur mandat.

Il est certes vrai que les pertes en vies humaines choquent et fâchent tout un chacun de nous. Et c’est la Minusca qui doit théoriquement épargner ces vies humaines, en l’absence des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Mais hélas, tel ne semble pas être le cas. La Minusca vogue au gré du vent, sans aucune vision objective. On tue, on incendie des maisons, on massacre sans que cela les émeuve. Interviendront-ils pour protéger les morts après la politique de la « terre brûlée », menée par la coalition Séléka ? Qu’est-ce qu’ils attendent pour protéger les civiles qui meurent sous les balles de la Séléka comme des bœufs à l’abattoir ? Cette complicité de la Minusca dans la crise centrafricaine ne se concrétise-t-elle pas lentement mais sûrement ? Les FVN ont-elles raison de réclamer le départ des Casque Bleus de la Minusca ? Méditons-en ensemble.

Mais demander aussi un changement au niveau de la haute direction de l’Etat, c’est vraiment absurde. Car nous savons tous aujourd’hui que le gouvernement que dirige Simplice Sarandji sous la très haute impulsion de son Excellence, président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra, n’a pas d’armée. Les forces de sécurité intérieures sont sous équipées. Elles manquent presque de tout. Alors dans ce cas précis, que peut-il faire ? Il serait urgent et capital que les FDS soient associées aux Casques Bleus de la Minusca pour protéger les Centrafricains. C’est ce que nous devons demander au président Touadéra de faire à l’instant même. Que la Minusca le veule ou pas, elle doit conjuguer avec nos FDS pour sauver des vies humaines. Dans le cas contraire, ce serait un génocide comme ce fut en 1994 au Rwanda.

Une situation qui doit interpeller la conscience de nos gouvernants, c’est la menace des Anti-Balaka de boycotter  le processus DDRR pour renforcer sa position. Cette menace doit être prise au sérieux. Car une fois que les Anti-Balaka vont commencer à se réorganiser, la RCA sera vouée aux catastrophes humanitaires incalculables. Les affrontements entre ces derniers et la Séléka seront très meurtriers. S’ils ont l’intention de boycotter le DDRR, c’est parce que les combattants Séléka ne cessent de massacrer des populations sous la barbe des Casques Bleus de la Minusca sans que ces derniers les empêchent.

La Minusca, le gouvernement et toute la Communauté internationale doivent agir vite auprès des combattants Séléka et Anti-Balaka pour les ramener à la raison. Car le peuple centrafricain a trop souffert, le sang a trop coulé sous le pont. Il est temps d’agir avec rigueur et non de faire des discours stériles. Que les uns et les autres aillent auprès de ces groupes politico-militaires, les conscientisent, les sensibilisent pour la paix et la sécurité tant souhaitées par le peuple. La Minusca, de son côté doit mettre en œuvre la résolution 2301 dans toute sa plénitude.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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