Skip to content

LE VIVRE ENSEMBLE, LA RECONCILIATION NATIONALE SONT-ILS POSSIBLES ENCORE AVEC CE REGAIN DE VIOLENCE ?  

octobre 4, 2016

« Ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu ». Qu’est-ce qui nous empêche aujourd’hui de vivre ensemble, de nous réconcilier ? Absolument rien. Le président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra a prôné et prône toujours le dialogue. Il ne s’est pas encore écarté de cette voie. Si nous emboîtons le pas à notre président, nous osons croire que le vivre ensemble et  la réconciliation nationale viendront d’eux-mêmes.

Nous savons à l’heure actuelle que les combattants Séléka tuent, massacrent des civiles innocents, incendient leurs maisons et villages. Ces actes sont des crimes de guerre et crimes contre l’humanité et sont condamnables. C’est ce qu’ils oublient, faute de connaissance. Mais de telles pratiques peuvent trouver des solutions. Comme l’a dit l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, nous citons, « nous devons tous aller à la rencontre de nos frères et sœurs, les pardonner … ». Malheureusement, tel ne semble pas être le cas. Nous aimons toujours nous rétracter dans nos coquilles pour critiquer, dire des mensonges, vociférer sur X ou Y, traiter les autres comme tels. Aller vers son prochain, le consoler, le sensibiliser, le pardonner pour sa faute, est un véritable calvaire, un mont insurmontable. Alors que, si nous ne nous approchons pas les uns des autres, pouvons-nous connaître nos difficultés, nos problèmes réciproques pour enfin trouver des solutions ?

Si nos compatriotes musulmans du Km5, partisans de la paix, avaient croisé les bras pour attendre la manne du ciel, pensez-vous que les Centrafricains pouvaient et peuvent aller au Km5 pour faire leurs achats et vendre leurs produits ? Nous osons croire qu’ils ont multiplié des démarches auprès des drogués, des criminels, des Anti-Balaka et autres. Aujourd’hui le marché du Km5 grouille de monde. Musulmans et non musulmans se côtoient, se parlent entre eux, mangent ensemble et se partagent des idées. N’est-ce pas là une preuve du vivre ensemble et de la réconciliation ?

A Boda, les musulmans et non musulmans qui se regardaient en chien de faïence, travaillent à l’heure actuelle ensemble dans de petits travaux d’intérêt général. Ils se fréquentent et sont soudés. Dans les villes de Bangassou, Ndélé, Bria, pour ne citer que celles-ci, ces deux (2) communautés vivent en parfaite harmonie et s’entraident. N’est-ce pas encore une seconde preuve du vivre ensemble et de la réconciliation nationale ? Ces concitoyens ont-ils opéré un miracle ?

Si dans certaines villes du pays, les groupes armés prennent leurs compatriotes pour des esclaves, c’est qu’ils n’ont pas compris le sens du vivre ensemble et de la réconciliation. Donc, il s’avère indispensable que des compatriotes de bonne foi s’approchent d’eux et les conseillent. Ils peuvent aussi organiser une table ronde au cours de laquelle chacun expose ses problèmes, ses difficultés. A la fin, une solution pourra être trouvée. Cette méfiance vis-à-vis des uns et des autres se dissipera en un quart de tour. C’est la mauvaise foi, la rancœur, la haine, l’esprit de vengeance, la tolérance zéro qui nous empêchent de vivre ensemble, de nous réconcilier.

Nous manquons aussi d’esprit de pardon. Les Rwandais ont pardonné leurs bourreaux. Ils vivent ensemble aujourd’hui et développent leur pays au grand dam de ceux qui ont organisé, planifié et orchestré le génocide. Pourquoi ne devons-nous pas pardonner aussi ceux qui nous ont commis du tort ? Nous pensons qu’en agissant ainsi, nous allons éviter le bain de sang qui découle toujours des affrontements ou des représailles.

Mobilisons-nous dès aujourd’hui autour de notre président de la République pour le retour du vivre ensemble et de la réconciliation nationale qui déboucheront inéluctablement sur la cohésion sociale. Si certains centrafricains pensent que le vivre ensemble et la réconciliation nationale ont fondu comme du beurre au soleil, ils se trompent largement. Nous ne devons pas nous décourager mais plutôt persévérer dans la recherche de ces deux (2) concepts, très primordiaux pour le devenir de notre beau et cher pays, la RCA qui est une et indivisible. C’est notre pays et nous sommes ses occupants. Que personne nous induise en erreur et nous entraîne dans l’abîme.

Le vivre ensemble et la réconciliation sont toujours d’actualité et se concrétiseront un jour ou l’autre. Ne nous décourageons pas. Il y a un ministère de la Réconciliation qui travaille dans ce  sens. Il y a aussi des Centrafricains de bonne foi qui sont impliqués dans le vivre ensemble et la réconciliation. La Minusca de son côté, fait un travail remarquable dans ce sens sur le terrain. Ayons la patience. Ces derniers événements douloureux à Ndomété, Kouango et Koui ne remettront pas en cause le vivre ensemble et la réconciliation nationale. Nous y aboutirons !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :