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POURQUOI ATTENDRE JUSTE LES PHASES-CLES DU DDRR, DE LA REHABILITATION DES FACA ET DE LA TABLE RONDE DE BRUXELLES, POUR RALLUMER LE FEU DANS LE PAYS ? IL Y A ANGUILLE SOUS ROCHE.

octobre 4, 2016

 

Tous les groupes armés ont pris la ferme volonté de contribuer au retour de la paix en RCA pendant les élections couplées de 2015-2016. Malgré la situation sécuritaire très délétère, les élections se sont déroulées sur l’ensemble du territoire. Même dans certaines zones rouges où les bandes armés régnaient en maître absolu, les populations étaient allées massivement choisir leurs futurs dirigeants. Depuis les opérations de l’enrôlement des électeurs sur le fichier électoral, le vote du référendum, puis la tenue des élections présidentielle et législatives couplées, les groupes armés ont bel et bien contribué à l’ensemble du processus électoral. Et nous avons cru que la page sombre de l’histoire du peuple centrafricain est définitivement tournée à travers la mise en place de nouvelles institutions démocratiquement élues. Malheureusement, le pays vient de replonger à nouveau dans des violences qui compromettent dangereusement tous les efforts consentis par le peuple centrafricain, les Nations-Unies, la France, voire la Communauté Internationale. Trois (3) groupes armés seulement peuvent-ils fouler aux pieds les travaux du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA), et la tenue de la table ronde de Bruxelles prévue pour le mois de novembre prochain ? Pourquoi attendre juste ces trois (3) phases-clés pour rallumer le feu dans le pays ? Il y a certainement anguille sous roche.

Le DDRR, la réhabilitation des FACA, la table ronde de Bruxelles, sont les trois (3) défis majeurs de l’heure à relever pour mettre un terme à la souffrance des Centrafricains, et remettre le pays sur la voie de développement. La réussite du DDRR permet de rétablir la sécurité et la paix, ainsi que le rétablissement de l’autorité de l’Etat, la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA), une fois reformées et rééquipées, seront redéployées sur le terrain pour sécuriser les institutions du pays et les populations civiles. C’est dans ce climat de stabilité que les bailleurs de fonds pourront éventuellement venir investir dans le pays, une fois la table ronde de Bruxelles sera tenue. Mais ce qui se passe ces derniers temps en RCA et notamment dans l’arrière-pays, risque de mettre en péril les bonnes initiatives des autorités centrafricaines. Comment expliquer l’attitude des Nations-Unies, de la France, de la Communauté Internationale, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, bref des partenaires internationaux, qui assistent sans pour autant réagir efficacement aux agissements de trois (3) groupes armés minoritaires dont les leaders sont connus et identifiés de tous, et qui continuent de tuer, piller, violer, incendier des villages et maisons ? Supposant que la table ronde de Bruxelles est déjà tenue et que certains bailleurs de fonds ont déjà investi dans le pays. Et face à la recrudescence des violences de ces derniers temps, quelle sera la situation ? Ne serait-il pas de l’argent jeté par la fenêtre ? Ou bien serait-il un complot organisé et téléguidé par la Communauté internationale contre le peuple centrafricain ?

Nourredine Adam, Ali Daras, Sidiki et bien d’autres, ne sont pas des Centrafricains. Ce sont des mercenaires étrangers qui jouent aux récalcitrants et font en même temps la grande virgule sur le dos des Centrafricains. Ce ne sont ni les Nations-Unies, ni la France qui nous démentiront. Qu’attend le conseil de sécurité des Nations-Unies pour prendre une mesure urgente, autorisant le rapatriement sans délai et sans condition de ces criminels, ces bandits de grand chemin, ces hors-la-loi, ces ennemis du peuple et de la République, sans âme, ni conscience ? A notre humble connaissance, la RCA retrouvera la paix, et la stabilité que lorsque ces criminels étrangers seront rapatriés. Les dix (10) groupes armés qui sont de véritables fils du pays, se sont alignés derrière le programme DDRR pour faire la paix, voilà que des ingrats veulent remettre le couteau dans la plaie.

Le peuple centrafricain en général, la classe politique et la société civile en particulier, au lieu de se mobiliser comme un seul homme, pour lutter contre ces démons de l’enfer, préfèrent plutôt garder le silence, soit se cacher derrière des mains invisibles pour jeter toutes les ordures sur les nouvelles autorités du pays. De tous les temps, nous nous sommes posés la question de savoir : que font réellement la classe politique et la société civile pour sortir le peuple centrafricain du bourbier ? Est-ce seulement les autorités du pays que ces groupes armés leur font du mal ? Face aux attitudes de la Communauté internationale d’une part, de la classe politique et société civile d’autre part, qu’on peut affirmer qu’il  y a des mains invisibles derrière la crise centrafricaine qui continue de perdurer.

 

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

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