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CM N°2120 du vendredi 07 octobre 2016

octobre 10, 2016

LES ENNEMIS DE LA PAIX ET DU DEVELOPPEMENT VEULENT BOYCOTER BRUXELLES ET FAIRE BASCULER LE PAYS DANS UN OCEAN DE SANG POUR ACCABLER TOUADERA DE TOUS LES MAUX

L’incident du mardi 04 octobre 2016, est un complot de très grande envergure intelligemment orchestré par certains aigris des régimes successifs de la transition. Un observateur  de la vie politique centrafricaine, a déclaré sur les ondes de RFI, ce mardi 05 octobre 2016 : « Il ya des gens qui ont intérêt à ce qu’il n’y ait jamais de paix dans le pays ». L’assassinat du commandant Marcel Mombéka n’est qu’une gâchette pour enflammer tout le pays. Les Anti-Balaka devaient entrer dans la danse. La population allait suivre, de même que les FACA. Le pays serait ingouvernable. L’occasion serait donc en or pour crucifier Touadéra, imposer  une nouvelle transition et ces vipères y trouvent leur compte. Un  leader de l’opposition avait déjà donné le ton : « Touadéra n’a rien fait ». Deux autres petits tintin, véritables cheveux dans la soupe, amusent la galerie des opposants. Malheureusement pour les sous-marins torpilleurs, Dieu n’est pas injuste, il protège  les  humbles et leur fait grâce.

Le sabotage de tout processus de paix ne profite à personne. Seulement, le peuple centrafricain doit être vigilant pour déceler ses véritables ennemis. Entre celui qui recherche la paix pour son peuple par tous moyens et celui qui détruit tout processus de paix, qui veut l’intérêt du peuple ? Les vampires ont envahi l’espace politique de la RCA pour barrer la route à la paix. C’est le peuple Centrafricain qui aspire à la paix. Comment des compatriotes, de surcroît intellectuels, prennent tout leur temps à saccager les efforts de paix ? Ils sont en plus les premiers à incriminer la Minusca, à la traiter de tout. Tout cela n’est que l’arbre qui cache la forêt. Ils sont tous connus et identifiés. C’est une honte de prolonger la souffrance et la misère du peuple centrafricain. C’est juste chercher des failles pour accuser Touadéra d’incompétent, d’incapable. Ces gens-là ont tous occupé des postes de responsabilité à différents niveaux. Ils n’ont pu faire mieux, sinon s’enrichir sur le dos de leurs compatriotes sans scrupule. La RCA a été totalement privée de gloire, de rayonnement, de réputation.

Dieu est le seul secours de Touadéra. La RCA est le miroir de la démocratie en Afrique  Centrale. La Communauté internationale est fière d’accueillir Touadéra aux Nations-Unies. Tous les Chefs d’Etat présents à l’Assemblée Générale des Nations Unies ont voulu voir Touadéra, échanger avec lui. La RCA entre par la grande porte dans le concert des Nations démocratiques, respectées et respectables. Titulaire de deux (2) doctorats, professeur des universités, avec des travaux, des publications scientifiques qui font autorité dans le monde entier. Il est démocratiquement élu à la majorité écrasante de plus de 63 %. Touadéra a un mandat de cinq (5) ans. C’est au peuple centrafricain de le juger et de le sanctionner. Après les mutineries successives, feu président Patassé avait dit : « J’ai été empêché de gouverner et les Centrafricains lui ont accordé un second mandat ». Pourquoi tant de haines, de rancœurs, de coups bas, de bâtons dans les roues, les médisances, les manigances, les complots, les blocages, les sabotages, le charlatanisme, pour faire obstacle à tous les efforts de paix ? Où est la jeunesse centrafricaine ? N’aspire-t-elle pas au travail, au bonheur, à une vie décente ? La jeunesse centrafricaine doit elle-même ouvrir les yeux pour bien voir les mains noires, les mains invisibles, les charlatans, les marchands d’illusions, les colporteurs de mauvaises nouvelles, ces créateurs de l’enfer, ces races de vipères qui s’opposent à tous les efforts de paix et de développement.

Bruxelles, c’est pour le développement de la RCA. C’est pour donner du travail aux Centrafricains. C’est pour construire les écoles, les hôpitaux, les routes, les ponts, donner l’électricité à tous, l’eau potable à tous, de belles maisons à tous, dans un environnement urbanisé, sain où il fait bon vivre, comme chez nos différents voisins : Cameroun, Congo-Brazza, Angola …Touadéra veut soulager la souffrance de son peuple. Les Etats-Unis font l’éloge de Touadéra, l’homme le plus intègre de la RCA après David Dacko, paix à son âme. Il n’y a pas en réalité de problème d’insécurité. Ce sont les hommes politiques centrafricains aigris qui s’agitent par groupes armés interposés. Touadéra n’a de problème avec aucun leader des groupes armés, avec aucun groupe armé. Il a tendu la main à tous les groupes armés. Il déteste la violence et privilégie le dialogue. Ce sont les hommes politiques qui créent l’insécurité, l’alimente, l’amplifie, pour leurs propres intérêts égoïstes. C’est le cas de l’assassinat du commandant Marcel Mombéka et les effets collatéraux qui s’en ont suivi. Le peuple centrafricain est privé de viande de bœuf, et les éleveurs peulhs sont privés d’argent. Ce sont les agitateurs, les pêcheurs en eau trouble qui y trouvent leur compte. Ces sous-marins ont paralysé le Km 5, les commerçants, le circuit de la viande de bœuf,  pour faire souffrir leurs compatriotes. Et demain, ils se présenteront en « Sauveur du peuple », ce même peuple qu’ils martyrisent aujourd’hui. Tout le monde est au courant car il n’y a pas de secret dans le monde d’aujourd’hui.

La Minusca a un drone. Toutes les actions ayant abouti à l’assassinat odieux du commandant Marcel Mombéka, ont été filmées, seconde après seconde, la fuite du commando de la mort, là où ils se sont refugiés. Le film est complet. Les commanditaires aussi sont bien identités. Ils n’échapperont pas à la justice. N’est-ce pas très absurde pour les commanditaires et le commando de la mort d’opérer sous l’observation d’un drone de surveillance ? La Minusca doit les traquer, les arrêter et les remettre à la justice. Un projet de construction de quinze mille (15.000) logements sociaux et économiques (en vente-location) pour les fonctionnaires et agents de l’Etat, traine dans la boue par la mauvaise fois, la haine, la jalousie, le charlatanisme. Il a fallu 42 jours pour obtenir le « Protocole d’Accord », après plusieurs injonctions et interventions du chef de l’Etat en personne, au ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. Incroyable, mais pourtant vrai, les cadres centrafricains sont foncièrement mauvais et très méchants, vis-à-vis du peuple centrafricain. Touadéra seul, peut-il occuper 15.000 logements ? C’est pour le bonheur du peuple centrafricain. Combien d’emplois ce projet peut générer pour la jeunesse centrafricaine ? Charpentiers, menuisiers, maçons, plombiers, poseurs de tôles, de carreaux, de vitres, de cadres pour portes et fenêtres, aides-maçons, aides-menuisiers, aides-plombiers, les jardiniers, doivent y bénéficier. Les ruelles, les avenues, le planting des arbres y font partie. Ce projet couvre tout le territoire national avec possibilité de reconstruction pour une seconde vague de 20.000 ou 50.000 logements sociaux et économiques au profit de tous les Centrafricains. Après le « Protocole d’Accord », il reste la garantie bancaire avec le ministère des Finances. Curieusement, ce projet ne suscite aucun engouement au sein de certains départements ministériels. Il va falloir attendre mille (1.000) ans, pour obtenir la garantie bancaire,  soit deux (2) mois pour obtenir deux documents fondamentaux qui ouvrent la voie à la phase opérationnelle de ce projet. Tout est mis en œuvre à travers le laxisme, les comportements nonchalants, pour décourager purement et simplement ces partenaires, afin qu’ils abandonnent  un projet de cette envergure, qui profite entièrement à la jeunesse en terme d’emplois, aux fonctionnaires et agents de l’Etat pour avoir un logement décent et au peuple centrafricain tout entier. Voilà un exemple concret où les hommes politiques n’aiment pas le développement du pays et entretiennent l’insécurité.

Tout est mis en œuvre pour démontrer que le gouvernement est incapable. Tous les démons de l’enfer sont sortis pour faire échec à Bruxelles. Pourquoi ? Difficile de le dire. Des individus malintentionnés, font des déclarations intempestives, nuisibles aux intérêts du pays. D’autres actions de sabotage sont en préparation pour ce mois d’octobre 2016 pour faire échec à Bruxelles. Depuis toujours, c’est le même rite. Dès qu’il y a une importante échéance pour la RCA, des crises sans tête, ni queue éclatent pour maintenir le pays dans la misère, la pauvreté, la mendicité, l’humiliation.

Or, dans le contexte actuel, Touadéra est une chance pour la RCA. Il est écouté et soutenu par la Communauté internationale, voire le monde entier. L’assassinat du commandant Marcel Mombéka est à la limite d’un attentat qui présage ce qui arrivera d’ici peu : la chaîne infernale de crises. Nous attirons l’attention des Centrafricains sur les agissements des fauteurs de trouble, afin qu’ils soient vigilants. Le monde entier nous honore à travers le processus électoral. C’est un accouchement douloureux, car dans l’insécurité, sous les crépitements des balles, le peuple centrafricain s’est donné un président propre qui porte haut, l’Etendard de la Patrie. A New-York et à Washington, Touadéra a ravi la vedette, véritable chouchou de la Communauté internationale. Il faut la paix et la sécurité pour capitaliser les acquis de cette diplomatie agressive. Les Centrafricains doivent être fiers de leur président. C’est un très bon présage pour le sommet de Bruxelles, le plan Marshall à la Centrafricaine. Les hommes politiques, ces requins, ces charlatans, ces oiseaux de mauvais augures, ces vipères, ces marchands d’illusions doivent arrêter d’empester l’espace vital des Centrafricains. Les vrais auteurs de l’insécurité, ce sont les hommes politiques qui tirent les ficelles, manipulent, financent les malfrats pour embraser le pays. Quoi qu’ils fassent, Bruxelles sera un succès éclatant et retentissant, n’en déplaise aux aigris, aux jaloux.

 

Julien BELA  

 

 

 

L’Editorial de Julien BELA

 

LES ENFANTS DE LA RUE

RISQUENT DE METTRE A RUDE EPREUVE TOUS LES EFFORTS

 

Depuis l’évènement du Km 5, les enfants de la rue sont devenus une armée de loups à la recherche de nos frères musulmans. Ils ne font aucune distinction, aucun discernement. Ils sont prêts à se ruer sur tout ce qui ressemble à un musulman. Plusieurs fois, nous avons interpeller la Mairie de Bangui et le ministère de la Sécurité Publique sur le danger que représentent les enfants de la rue au centre-ville : les vols, les agressions et maintenant la chasse au grand boubous. Et les forces de sécurité sont absentes au centre-ville et le temps de les appeler, le mal est déjà consommé. Le ministre de la Sécurité Publique et le Maire de la ville de Bangui, doivent prendre les dispositions qui s’imposent pour garantir la liberté d’aller et venir.

Chaque fin de mois, les pauvres papas qui viennent chercher leurs salaires et pensions sont systématiquement dépouillés. A la moindre inattention, votre téléphone, votre argent, vos papiers administratifs, s’évaporent dans la nature. La vie au centre-ville devient infernale à cause des enfants de la rue. Ils n’ont pas le temps de chercher à comprendre, ils veulent vous faire les poches et emporter vos biens. Ils sont convaincus que tout musulman dispose sur lui, d’une certaine somme d’argent. Ce jeudi 06 octobre 2016, ils ont agressé un monsieur qui faisait ses achats dans une boutique voisine de Phénicia, sur l’avenue Boganda. La police de même que la gendarmerie, n’étaient visibles nulle part. Or, les enfants de la rue sont si nombreux et si agressifs qu’une présence permanente de la police ou de la gendarmerie est nécessaire en cas de besoin. Un incident est arrivé, les enquêtes suivent leur cours, il ne revient pas aux enfants de la rue de faire leur propre loi.

D’autres individus s’improvisent comme étant des FACA au niveau du marché central et veulent appréhender les musulmans, au nom de quoi ? Sont-ils habilités ? Le ministre de la Sécurité Publique et le Maire de Bangui doivent communiquer, parler à la population, car tout peut arriver et remettre la pendule à zéro. Dans les attentas par vague qui ont frappé la France, le ministre de l’Intérieur parlait chaque  une heure de temps pour rassurer et calmer les esprits. La tension est encore latente et perceptible dans bien des arrondissements, au centre-ville. Les FACA du Km 5 se sont mises à l’œuvre pour retrouver l’assassin. La justice centrafricaine suit le dossier. La population civile, les enfants de la rue n’ont rien à y voir. Les incidents du genre ont ponctué la vie des Centrafricains depuis le début de la crise. Cela ne découragera personne dans la voie de la recherche de la paix. Quelque soit le temps que cela prendra, la justice triomphera toujours.

 

Julien BELA

 

 

DES MESURES URGENTES POUR REHABILITER ET

REDEPLOYER LES FACA S’IMPOSENT :

SEULE SOLUTION POUR METTRE FIN AUX CAPRICES DES BANDES ARMEES

 

 

La Minusca, par la voix du représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies en RCA, Parfait Onanga Anyanga avait annoncé, nous citons : « Il n’y’aura pas de coup d’Etat ». L’analyse d’un tel propos démontre bel et bien que les agissements des bandes armées ces derniers temps dans le pays, constituent des actes crapuleux, se caractérisant par le grand banditisme qui se développe  sur  l’ensemble du territoire, à travers des tueries, des viols, des pillages, des braquages, des incendies de villages et maisons, pour ne citer que ces quelques exemples. L’assassinat odieux et crapuleux du commandant Marcel Mombéka, par des bandits armés du Km 5, ce mardi 04 octobre 2016 en est une parfaite illustration. A cela s’ajoutent les graves violations des droits humains commises par des bandits de grand chemin, des va-t-en-guerre dans les villes de Koui, Kouango, Kaga-Bandoro, et au village Ndomété, il y a de cela deux (2) semaines. A l’origine de tous ces malheurs, l’absence des Forces de Défense et de Sécurité intérieure et notamment les Forces Armées Centrafricaines (FACA). Des mesures urgentes pour réhabiliter et redéployer les FACA dans un délai raisonnable s’imposent. Et même qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, c’est la seule solution pour mettre fin aux caprices des bandes armées sans foi, ni loi, qui ternissent l’image de la République Centrafricaine depuis bientôt quatre (4) ans.

Pendant que la nouvelle mission européenne EUTM est en pleine phase de la restructuration de l’armée nationale et particulièrement les FACA pour une durée de deux (2) ans, c’est-à-dire jusqu’en 2018, la voie est totalement libre et les drogués, les chanvreurs, les malfrats agissent comme bon leur semble. Faut-il continuer à ce rythme ? Car, si nous poussons loin notre réflexion, il ne fera aucun doute que ce sera en 2017 que la première vague des Forces Armées Centrafricaines (FACA), reformées et rééquipées par l’EUTM sera opérationnelle. Et si les autorités centrafricaines et les Nations-Unies ne tiennent qu’à cela, la RCA risquerait de se vider de sa population un de ces quatre (4) petits matins à l’allure où vont les choses. C’est pourquoi, les autorités centrafricaines, avec le concours des Nations-Unies doivent trouver d’un commun accord des points d’entente, afin que l’embargo qui pèse sur les armes à destination de la RCA soit levé, et que toutes les forces de défense et de sécurité (police, gendarmerie et FACA), soient effectivement opérationnelles sur l’ensemble du territoire, afin de réduire la gâchette facile des malfrats. Km 5, Bambari, Bria, Kouango, Kaga-Bandoro et Koui doivent cesser d’être de nouvelles républiques en RCA où les groupes armés ont le pouvoir de percevoir les impôts et taxes, ériger des barrières illégales, empêchant la libre circulation des personnes et des biens, de tuer, piller, incendier, sans âme, ni conscience. Il n’y a qu’un seul pouvoir dans tout Etat au monde qui a le privilège de contrôler et de prendre des grandes décisions engageant la vie politique de la nation. Ce ne sont ni les Nations-Unies, ni la France, ni la communauté internationale qui nous prouveront le contraire.

L’acte qui vient de se produire ce mardi 04 octobre 2016 au Km5 a failli replonger la capitale dans le bain de sang. Heureusement, le peuple centrafricain sait maîtriser ses pulsions. Malgré tout, certains compatriotes centrafricains, innocents ont payé le pot cassé de deux (2) côtés. Le Km 5 est depuis fort longtemps le « couloir de la mort » où des  pertes en vies humaines ne cessent d’être enregistrées au quotidien. Mais aucune mesure concrète n’est prise pour garantir des droits humains. D’où les mêmes criminels refont surface d’un moment à l’autre pour dicter leur propre loi à la population centrafricaine, au vu et au su de la France, des Nations-Unies … Incroyable mais pourtant vrai. C’est le même son de cloche dans certaines régions de l’arrière pays. La Minusca, au lieu de distraire la galerie, doit montrer devant la communauté nationale et internationale sa « pleine capacité » ou sa « montée en puissance » qu’elle avait prônée tambour battant. La montée en puissance ne signifie pas qu’il faut croiser les bras et attendre que l’acte soit consommé afin de réagir. Il faut toujours prendre des précautions nécessaires à l’avance pour empêcher le pire. La prolifération des armes est synonyme de tous les actes barbares que nous continuons de vivre aujourd’hui. Tant que les Forces de Défense et de Sécurité continuent de moisir, nous allons vivre l’apocalypse un de ces quatre (4) petits matins.

 

Bénistant MBALLA

 

 

JOURNEE INTERNATIONALE DES ENSEIGNANTS 2016 :

« L’AFRIQUE A BESOIN DE 17 MILLIONS D’ENSEIGNANTS POUR ATTEINDRE

L’EDUCATION POUR TOUS D’ICI 2030 »

 

Le monde entier célèbre le 05 octobre de chaque année, la « Journée Internationale des Enseignants (JIE) », instituée par l’Assemblée Générale (AG) des Nations Unies, il y a de cela des années. Et ce, pour mettre un accent particulier sur le rôle combien important que joue l’éducation dans toutes les nations, d’une part, et attirer l’attention des gouvernements sur les politiques et stratégies à mettre en œuvre pour que l’éducation soit accessible à toutes les couches sociales et de tous âges, d’autre part.

Malheureusement en RCA, comme d’habitude, cette JIE 2016 est passée sous silence absolu. Il n’y a aucune manifestation officielle et publique organisée à cet effet. Pourtant, c’est l’occasion jamais en or pour le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji de s’asseoir autour d’une même table, avec ses partenaires sociaux incontournables, les centrales syndicales, pour débattre ensemble les maux qui gangrènent le système éducatif centrafricain de bien fonctionner comme il se doit. Et ce, pour leur apporter , trouver des solutions idoines et appropriées, dans l’intérêt général de la nation.

Malheureusement, tel ne semble pas être le cas, car les régimes se succèdent, passent au pouvoir en RCA, mais se ressemblent tous dans leur gestion des affaires publiques. Si bien que les « mêmes faits produisent les mêmes effets ».

Selon le rapport rendu public par l’Unesco, le 05 octobre 2016 à l’occasion de cette JIE, « l’Afrique a besoin de 17 millions d’enseignants pour atteindre l’Educatin pour Tous d’ici 2030 ». précisons que c’est l’un des objectifs fixés pour les objectifs de Développement Durable (ODD), à l’horizon 2030, pour tous les Etats au monde.

Mathématiquement, il ne nous reste que quatorze (14 années, pour arriver au terme des ODD. Le défi de « l’Education pour Tous d’ici 2030 », va-t-il être atteint et relève en RCA ? La réponse à cette question revient à qui de droit. Toutefois, attendons l’année 2030 pour avoir le cœur. Car, n’oublions pas que la RCA est un pays de tous les paradoxes. D’ici là, rendez-vous à 2030.

 

Le Petit YEKOA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA NOUVELLE RENTREE DES CLASSES ET LA PROBLEMATIQUE DE L’INSECURITÉ AU KM 5, KAGA-BANDORO, KOUI, KOUANGO …

Les élèves ont repris le chemin de l’école depuis la date du 19 septembre 2016, quand brusquement, les démons de l’enfer, refont surface au Km 5, Kaga-Bandoro, Kouango et Koui, en commettant des crimes horribles sur les paisibles populations civiles. Est-ce à ce rythme que les enfants vont terminer la nouvelle rentrée académique 2016 – 2017 ? Les actes barbares, indignes et inhumains que les bandes armées viennent de commettre ces derniers temps à Bangui et à l’intérieur du pays compromettent dangereusement les bonnes conditions de l’éducation de nos enfants. Les Nations Unies ne peuvent nous dire le contraire. Un ultimatum a été lancé par la Minusca aux groupes armés de quitter sans condition les bâtiments scolaires qu’ils occupent. Mythe ou réalité ? Seule la Minusca peut éclairer la lanterne du peuple centrafricain à ce sujet.

Les villes de Bambari et Kaga-Bandoro étaient déclarées « villes sans armes » par la force onusienne en RCA. Cela suppose qu’on ne peut voir une personne se promener avec une arme ou un engin explosif, ni entendre les crépitements d’armes le jour comme la nuit. Le calme doit régner à 100 % dans ces deux (2) villes citées ci-haut, en attendant le véritable programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), dont les chantiers s’exécutent lentement mais sûrement. Est-ce vraiment ce que nous sommes entrain de vivre à Kaga-Bandoro et Bambari ? Or, si la Minusca prend des dispositifs sécuritaires, en traduisant ces paroles  en actes, la sécurité et la paix devraient régner dans l’arrière-pays et notamment dans les zones rouges où les bandits armés continuent de servir. Et ceci pouvait permettre aux enfants d’aller apprendre, se former, s’éduquer. La population civile de son côté peut vaquer librement à ses occupations quotidiennes. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

Comment les enfants peuvent étudier avec des crépitements d’armes ? La psychose et la peur sont les deux (2) facteurs qui perturbent et causent de graves troubles empêchant le bon fonctionnement et l’évolution du système nerveux de l’enfant ou de l’adolescent. L’enfant doit être exempt de toutes contraintes ou influences exercées de l’extérieur. Il doit être totalement disposé avec un esprit calme pour apprendre et mieux mémoriser les leçons. Mais ce qui s’est passé et continue de se passer en RCA, dépasse l’entendement humain. Depuis bientôt quatre (4) ans, les élèves et étudiants sont sacrifiés sur l’autel des guerriers qui, pour des intérêts égoïstes et personnels leur rendent la vie difficile, en pillant, saccageant, incendiant des bâtiments scolaires surtout à l’intérieur du pays. Certains élèves du lycée Barthélemy Boganda furent blessés par des balles perdues ; d’autres ont été étouffés par des gaz lacrymogènes et transportés à l’hôpital pour des soins, lors d’un accrochage entre les forces onusiennes et les Anti-Balaka de Boy-Rabé. Ce ne sont pas les autorités de la transition qui nous démentiront. C’était le même son de cloche quand Michel Djotodia était encore au pouvoir.

Peut-on parler de baisse de niveau dans un pays où les droits de l’enfant à l’éducation sont bafoués, foulés aux pieds par les groupes armés depuis plus de trois (3) ans ? L’Unicef et d’autres organismes internationaux ne cessent de multiplier des efforts allant dans le sens de promouvoir et prioriser les droits de l’enfant à l’éducation. Hélas, peine perdue, car les droits de l’enfant à l’éducation en RCA sont encore loin de compte pour devenir une réalité. Pendant que les pays voisins de la RCA sont en pleine phase de la conquête de l’ « Education Pour Tous » d’ici à 2030, le système éducatif centrafricain est constamment en régression. Le manque d’enseignants qualifiés d’une part, le manque des salles de classe et des bibliothèques adaptés aux nouveaux matériels didactiques d’enseignement et de communication, plombent davantage l’éducation des élèves et étudiants centrafricains. L’avènement des « maîtres-parents », un système adopté par le ministère de l’Education Nationale vient empirer la qualité de l’enseignement. Certains maîtres-parents ne savent même pas écrire leur propre nom, ni lire correctement, encore moins parler la langue de Molière (français). Un enfant, même en classe de la maternelle, les dépasse en écriture. Certains enseignants qui se vantent des diplômes professionnelles de l’enseignement (Certificat de Fin d’Etudes, CAPPC, CAPES …), sont dans la même logique que ces « maîtres-parents ». Est-ce une malédiction pour le système éducatif centrafricain ? A l’exception du régime de Bokassa où les enseignants donnaient des formations de qualité aux élèves et étudiants, tous les autres régimes qui se sont succédés à la tête de l’Etat n’ont fait qu’enfoncer l’éducation des enfants au fin fond du gouffre. C’est sur fond de critère d’affinité politique, ethnique, raciale, régionaliste, religieuse que les apprentis enseignants sont souvent recrutés et formés, alors que certains ne valent rien et ne représentent rien. Quel genre de formation peuvent-ils donner aux enfants ? A y voir de près, c’est le Centrafricain lui-même qui tue son propre pays. Et c’est bien dommage.

Bénistant MBALLA

 

 

 

 

LA FRANCE, LES ETATS-UNIS, L’ONU, BREF LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE, CONDAMNENT SANS REAGIR AUX MASSACRES, … DES CENTRAFRICAINS

 

Ce qui s’est passé à Ndomété, Kouango et Koui et qui se passe aujourd’hui à Bangui, principalement dans l’enclave musulmane du  P.K.5, dépasse tout entendement humain. On tue, massacre, viole les populations civiles. Des maisons et villages entiers sont incendiés. Les biens et les locaux des humanitaires sont pillés à outrance. On s’en prend aussi aux humanitaires. Les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont devenus les cibles des drogués,  des criminels, des malfrats et des bandits de grand chemin du KM 5. L’exemple patent est l’assassinat du commandant Marcel Mombéka, le mardi 04 octobre 2016 en plein cœur du KM 5.

Tous ces actes barbares, odieux, indignes, inhumains, bestiaux n’émeuvent personne. Et pourtant la France, les Etats-Unis et l’ONU sont présents en Centrafrique. Les représentants de ces pays cités ci-haut vivent et observent au quotidien les souffrance du peuple centrafricain. Certains centrafricains s’entassent dans des sites des déplacés, les un sur les autres. Les uns errent d’un lieu à un autre, à la recherche d’un abri sûr. D’autres, pour échapper à la foudre, à la furie des hommes en arme, préfèrent se refugier dans les pays voisins. Pendant ce temps, les plus vulnérables, les innocents meurent sous les balles de ces groupes armés.

Et pourtant, la France, la puissance colonisatrice de la RCA est sur le champ de bataille avec les soldats de l’Opération Sangaris depuis le 05 décembre 2013. Mais malgré tout, la situation sécuritaire du pays et de son peuple n’évolue guère. Tantôt la France somme les combattants des groupes armés à déposer les armes. Mais depuis lors, c’est le statu quo de la part de ces criminels. Pour notre part, nous avons cru que la France pourrait prendre des mesures draconiennes pour mettre ces malfrats hors d’état de nuire. Mais tel ne semble pas être le cas. C’est un silence de cimetière, un mutisme total de la part de l’ancienne puissance colonisatrice de la RCA. Et d’ici la fin de ce mois d’octobre, les quelques rares soldats français de l’opération Sangaris encore visibles en RCA vont plier bagages. Il ne restera que trois cents (300) soldats qui vont certainement intégrer la force onusienne. Peuvent-ils réellement contrecarrer les actions de ces groupes armés réticents et récalcitrants au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) ?

De l’autre, les Etats-Unis, défenseur  des Droits de l’Homme, ne fait presque rien pour arrêter ce regain de violences, ce bain de sang, ces tueries et massacres à grande échelle. Mais nous savons que ce pays a énormément investi, injecté de l’argent dans la chaîne pénale. En plus, il contribue à hauteur de 28 % du budget de la Minusca. C’est bien. C’est un apport considérable pour la résolution pacifique de la crise centrafricaine. Mais c’est insuffisant à l’égard du peuple. Les centrafricains souhaitent aujourd’hui que ce pays ami de la Centrafrique s’engage ouvertement sur le terrain militaire après la fin de l’Opération Sangaris comme c’est le cas à Obo, pour la traque de Kony et de ses hommes. En agissant ainsi, les centrafricains seront soulagés. Les groupes armés auront peur et baisseront leurs bras. Soutenir la Minusca sur tous les plans, c’est une bonne chose. Condamner les violences en est une autre. Mais agir serait encore mieux.

Mais, il faudrait que la Minusca fasse son travail comme il se doit. Nous ne nous opposons pas aux actions menées par la Minusca sur le terrain. Nous exhortons purement et simplement les Casques Bleus de la Minusca à faire davantage pour épargner le plus grand nombre de vies humaines. Car il y a trop de failles, d’incohérence dans l’exécution de leurs mandats. Partout, les centrafricains se plaignent de leurs comportements lors des attaques ou des représailles des groupes armés. Nous leur demandons tout simplement de rectifier leur tir, de changer de fusil d’épaule et d’adopter des stratégies qui tiennent compte de la situation sécuritaire du pays. Nous pensons qu’ils n’ont pas de baguette magique pour retourner la situation en un laps de temps. Mais un peu de courage, de détermination, de clairvoyance, ils parviendront à atteindre leur objectif. S’ils affirment toujours qu’ils ne sont pas venus en Centrafrique pour mourir à la place des centrafricains, alors, dans ce cas précis, nous pouvons dire que le peuple centrafricain est abandonné à son triste sort.

Donc, pour mettre fin à cette crise qui dure depuis bientôt quatre (4) ans, la France, les Etats-Unis, l’ONU à travers la Minusca, bref la Communauté internationale, tous doivent parler le même langage, adopter les mêmes attitudes vis-à-vis de ces hors-la-loi qui écument le peuple centrafricain à longueur de journée. Si chacun ne regarde et ne préserve que son intérêt, nous  osons croire que les centrafricains sont sacrifiés sur l’autel du diable. Car toutes les préoccupations des groupes politico-militaires ont été prises en compte par le gouvernement. Nous ne voyons pas pourquoi ils persistent dans des actes barbares. On ne pourra désenclaver la région Nord dans les troubles. Alors, la France, les Etats-Unis, l’ONU… aidez-nous à sortir dans ce bourbier, cette crise larvée.

 

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

KOUANGO DANS LA DESOLATION

 

 

Depuis le 10 septembre 2016, des attaques dans les villages environnants de Kouango, dans le centre sud de la République centrafricaine, ont fait plusieurs morts et poussé des milliers de personnes à fuir. La Minusca et le gouvernement envisagent d’envoyer une enquête sur place.

Joseph Inganji, chef du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA), en RCA, fait un état des lieux accablant:« Suite aux attaques dans plusieurs villages à partir du PK10 jusqu’au PK27, 3 500 personnes qui habitaient cette zone sont maintenant des déplacés. Nous avions une mission humanitaire sur place qui a pu constater que dix villages sont complètement vides. Personne n’y habite. Environ 480 maisons ont été brûlées et plus de 19 personnes tuées. Les personnes déplacées se retrouvent en brousse et quelques-unes essayent de passer en République démocratique du Congo (RDC) », a-t-il précisé.

Joseph Inganji insiste sur le fait que toutes ces personnes ainsi que d’autres déplacés dans d’autres localités, en RCA, ont besoin d’une aide d’urgence et d’assistance mais les moyens sont largement insuffisants.

« En RCA, le besoin d’aide humanitaire augmente de jour en jour si on veut donner une réponse immédiate pour sauver des vies et soulager les souffrances de personnes qui sont dans le besoin. Nous allons demander aussi une assistance additionnelle car sans assistance, c’est difficile d’y répondre. Nous venons de parler de plus de 3 000 personnes déplacées à Kouango mais nous avons aussi 4 000 personnes déplacées à 10 km de Kaga-Bandoro et nous avons presque la même situation à Bouar », a-t-il ajouté.

Le chef du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires en RCA souligne que les besoins en aide humanitaire d’urgence sont estimés à plus 530 millions de dollars. Mais les partenaires humanitaires n’ont reçu que 28 % de la totalité de la somme.

Une mission conjointe gouvernement  et Minusca est prévue dans les tout prochains jours dans la localité de Kouango afin d’évaluer la situation sécuritaire qui prévaut dans la ville. Cette mission a été décidée au cours d’une rencontre du Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji et une délégation de la Mission onusienne en Centrafrique.

Selon les responsables de la Minusca, « des mesures ont été prises après les violences enregistrées le 10 et 11 septembre sur l’axe Kouango-Bianka ».

Des violences qui auraient, selon la Coordination des affaires humanitaires (OCHA), fait « 19 morts, 3500 déplacés et 481 maisons brûlées ». Ces actes de violences sont attribués selon les informations de RNL, aux combattants de la Seleka et concernent les « villages situés entre les PK9, PK13 et ceux du secteur fleuve à Kouango ».

De sources concordantes, « ce serait une histoire de jalousie soldée par la mort d’un jeune musulman », qui est à l’origine de cette nouvelle montée de tension dans la localité.

 

Jonas  DEMBA

 

 

RCA : 11 morts dans les violences

mardi à Bangui (nouveau bilan ONU)

Des membres d’un groupe d’auto-défense musulman sécurisent le quartier PK5, à Bangui, durant le vote du 13 décembre 2015

Onze personnes ont été tuées à Bangui dans des violences qui ont suivi l’assassinat mardi d’un officier de l’armée dans la capitale centrafricaine où le calme était revenu jeudi, selon un dernier bilan établi par la force de l’ONU (Minusca).

« Nous déplorons à ce stade 11 morts, 14 disparus et 14 blessés enregistrés. La force des Nations unies s’est interposée mardi et mercredi entre des groupes cherchant à créer des problèmes », a indiqué le directeur de la Communication de la Minusca, Hervé Verhoosel.

« La situation a Bangui est maintenant calme », a ajouté M. Verhoosel, rappelant que « la Minusca et les autorités locales demandaient à la population de ne pas répondre à la violence par la violence ».

Un bilan de sources hospitalières avait fait état mercredi de six morts.

L’assassinat mardi du commandant Marcel Mombéka par des « groupes d’auto-défense » dans le quartier musulman du PK5 avait provoqué une flambée de violences dans un pays où les groupes armés menacent une paix fragile.

La prise du pouvoir par la rébellion Séléka à dominante musulmane en 2013, après le renversement de l’ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique dans le chaos avec des tueries intercommunautaires.

Une contre-offensive de milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes, a entrainé de nouvelles exactions contre la communauté musulmane. Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, d’après les Nations unies.

L’intervention de l’opération française Sangaris, puis de la Minusca, a ensuite stabilisé la situation et permis l’élection dans un calme relatif du président Faustin-Archange Touadéra en début d’année 2016.

 

AFP

 

 

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